- il y a 7 semaines
Bonsoir DICI accompagne les téléspectateurs de BFM DICI dans leur soirée avec un focus sur l'actualité locale : infos, météo, sport, trafic.
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00:13Bonsoir et bienvenue sur BFM d'ici, très heureux de vous retrouver en ce lundi 7 septembre.
00:19Dans un instant, toute l'actualité de votre territoire, mais un mot aussi sur votre soirée.
00:23A 18h45, c'est le retour de notre focus bien-être avec notre diététicienne ce soir.
00:30Et puis à 19h, c'est aussi le retour du Club des Alpes avec Hugo Marseille.
00:34Il reçoit Nicolas Thomas-Trailer qui racontera sa première expérience à l'ultra-trial du Mont-Blanc.
00:41Mais tout de suite, voici les titres en ce lundi.
00:44Presque deux mois après le début de l'incendie du bois noir, l'heure du bilan.
00:48Les élus avaient rendez-vous ce lundi avec le préfet et les pompiers pour comprendre ce qui a mené à
00:52un tel brasier.
00:53Le plus important de ces 50 dernières années dans les Hautes-Alpes.
00:57Alors, y a-t-il eu des erreurs ?
00:59Tout a-t-il été mis en oeuvre pour éviter le sinistre ?
01:02Le préfet des Hautes-Alpes, Philippe Bailbet, et le colonel Alain Juge, directeur du service d'incendie et de secours,
01:08sont nos invités.
01:10Fini le département entièrement placé sous la même vigilance, jaune ou orange.
01:14Météo France affine désormais ses alertes météo à l'intérieur même des départements.
01:20Une nouveauté qui simplifie aussi le travail des élus en cas de catastrophe, vous l'entendrez.
01:25Et puis, nous irons aussi à Simiane, la Rotonde, où se tenait ce dimanche la fête de la tomate.
01:31Ce fruit, l'un des plus consommés en France, n'a pas fini de révéler tous ses secrets.
01:40510 hectares parcourus par les flammes dans un secteur escarpé en plein été caniculaire.
01:47Souvenez-vous, en juillet, un feu détruisait une grande partie de la forêt du bois noir à l'argentière, la
01:52baissée et fraissinière.
01:54Très vite, les critiques ont surgi de toutes parts pour dénoncer la gestion de cet incendie connu dès le 15
02:00juillet, mais éteint seulement un mois après.
02:02Mais alors, avec le recul, aurait-il été possible d'intervenir autrement ?
02:07Le préfet et les pompiers ont rencontré les élus ce matin après plusieurs semaines d'enquête en interne.
02:12Le résumé, Jade Buisson.
02:14Le préfet des Hautes-Alpes est clair.
02:17Je n'ai pas dit qu'il n'y avait pas eu d'erreur sur la gestion de cet incendie,
02:20mais les opérations de secours ont bien respecté les priorités fixées.
02:24Sauver les vies, protéger les habitations et préserver les forêts.
02:28Une question fait donc beaucoup débat aujourd'hui.
02:31Est-ce qu'on aurait pu intervenir plus tôt et surtout empêcher le feu de se propager aussi rapidement ?
02:37C'est aussi le cas de ces deux alpinistes.
02:39Je vous rappelle qu'il y avait le 18 juillet essayé, tenté d'éteindre des départs de feu
02:45et qu'il y avait aussi appelé les secours.
02:47Mais ce jour-là, le colonel juge le rappelle.
02:49Après une reconnaissance au sol et par drole, le secteur avait été considéré comme trop difficile, voire impossible d'accès.
02:56Il rappelle également que pour éteindre complètement un feu, il faut environ 200 litres d'eau par minute, mais aussi
03:03du personnel.
03:04Et dans ce relief, il était impossible d'acheminer suffisamment d'eau pour éteindre le feu.
03:10Ce jour-là aussi, les moyens aériens n'étaient pas disponibles puisqu'ils étaient engagés sur d'autres feux.
03:16Et c'est justement tout l'enjeu de ce retour d'expérience.
03:19Comment préparer l'avenir ? Comment intervenir plus rapidement sur ces terrains escarpés ?
03:26Il y a plusieurs solutions qui sont en cours de discussion, comme améliorer les accès, créer des zones de coupe
03:31-feu,
03:31développer l'utilisation de drones pour qu'ils puissent directement lancer de l'eau et pour préserver les moyens humains.
03:39Plein de nouvelles techniques d'intervention sont en cours d'études.
03:43Car avec ces épisodes de chaleur qui se multiplient, les feux de forêt pourraient être de plus en plus fréquents.
03:50Et l'objectif, maintenant, ce serait de pouvoir intervenir plus rapidement, plus efficacement, surtout sans mettre en danger l'homme.
03:57Merci beaucoup, Jade Buisson.
03:58Lucas Sanson, bonsoir.
03:59Bonsoir, Enzo.
04:00On va revenir avec vous sur la chronologie de cet incendie qui va durer un mois.
04:05Et tout commence le 11 juillet.
04:08C'est exactement cela. Tout démarre le 11 juillet dans le secteur du bois noir, sur les communes de Frécinière
04:14et de l'Argentière-la-Bécée,
04:15avec un impact de foudre qui va frapper la montagne.
04:18À ce moment-là, aucune inquiétude, mais les premières fumées vont apparaître à partir du 15 juillet.
04:24Et ensuite, tout va s'enchaîner assez rapidement.
04:26Le feu va réellement prendre encore plus d'ampleur à partir du lundi 20 juillet.
04:30La zone est escarpée et difficile d'accès, mais surtout, le vent permet à l'incendie de se propager encore
04:35plus rapidement.
04:36Certains axes routiers sont aussi coupés à la circulation à cause du risque de chute de pierre,
04:41notamment entre Champs-Éla et l'Argentière-la-Bécée.
04:44Certains hameaux sont aussi évacués.
04:46Et dans les jours qui suivent, l'incendie prend une ampleur encore plus importante.
04:49Le nombre d'hectares brûlés passe de 60 à 400 en l'espace de 4 jours.
04:54Quels étaient les moyens engagés pour permettre de stopper la propagation du feu ?
04:58Et bien pourtant, ils étaient assez importants.
05:00450 pompiers, des largages aériens avec un avion d'âche sur place, mais aussi des hélicoptères bombardiers d'eau.
05:06La situation est aussi délicate car au même moment, il y a aussi des incendies plus importants,
05:11que ce soit dans la Gironde ou même dans le Var.
05:14Le préfet des Hautes-Alpes espère alors que les conditions météorologiques s'améliorent
05:18avec la possibilité d'averse et d'une baisse des températures en fin de semaine.
05:22Et finalement, ce n'est que le 28 juillet, après avoir parcouru 510 hectares, que le feu est fixé.
05:28Il faudra alors ensuite attendre encore un peu plus de deux semaines
05:31pour que le feu soit officiellement éteint à partir du 13 août.
05:35Et comment a été vécue la situation par les riverains ?
05:38Et bien plutôt mal, même très mal, on peut le dire.
05:40Plusieurs polémiques remises en question de la part des habitants
05:43qui ont éclaté justement sur la gestion de l'incendie du bois noir.
05:47Ils ont notamment remis en cause le temps d'attente pour intervenir contre ce feu.
05:51Certains estimaient même que tous les moyens n'ont pas été mis en place
05:54pour pouvoir arrêter plus rapidement la propagation plutôt importante de ce feu.
06:00Merci beaucoup Lucas Sanson.
06:01Et justement, nous allons revenir sur ces polémiques
06:04qui sont nées au cours de l'été avec nos invités qu'on recevra tout à l'heure.
06:08Nous serons avec le préfet des Hautes-Alpes, Philippe Belbet,
06:11mais également le colonel Alain Juge,
06:14le directeur du service départemental d'incendie et de secours.
06:18Interview à suivre à la fin de ce jour.
06:22Dans l'actualité aussi, un homme mis en examen pour tentative d'assassinat.
06:26Il avait été interpellé le 1er septembre à Fort-Calquier
06:29après avoir porté neuf coups de couteau à un autre homme,
06:32avenu Fontoris.
06:33D'abord visé par une enquête pour tentative de meurtre,
06:36le juge a finalement retenu la préméditation.
06:38On sait désormais qu'il avait donné rendez-vous à son rival
06:40pour régler ses comptes.
06:41Sur fond de jalousie amoureuse, il a été placé en détention provisoire.
06:46Dans les Hautes-Alpes, la FDSEA, les jeunes agriculteurs refusent de rencontrer
06:51le directeur général de l'Office français de la biodiversité
06:54qui est attendu demain dans le département.
06:56Invité par le préfet, les syndicats dénoncent un dialogue de façade
07:00et des contraintes toujours plus nombreuses pour les agriculteurs,
07:03notamment sur la question du loup.
07:04Ces syndicats qui, je cite, reprochent à l'OFB de placer trop souvent
07:08les agriculteurs du côté du suspect plutôt que du côté de l'acteur.
07:12La FDSEA et les jeunes agriculteurs des Hautes-Alpes se disent toutefois prêts
07:16à reprendre le dialogue.
07:17À condition que l'OFB change de méthode, les éleveurs n'ont pas besoin
07:21de nouvelles promesses.
07:22Ils ont besoin de résultats, ont-ils écrit dans leurs communiqués.
07:26C'est une grande nouveauté chez Météo France.
07:29Depuis quelques jours, l'organisme a fait évoluer son dispositif de vigilance.
07:33Désormais, le niveau d'alerte peut varier au sein même d'un département
07:37pour prévenir d'une canicule, d'un risque d'orage ou d'une inondation.
07:40Une nouvelle carte qui a toute son utilité dans nos départements montagneux.
07:44Plus précise, elle va permettre aux collectivités de mieux gérer les crises
07:48et d'alerter directement les populations concernées.
07:51Les explications avec Jérémy Casso.
07:53Les alertes, vigilance, neige, inondation, pluie, vent et orage
07:57indiquées avec plus de précision.
07:59Une bonne nouvelle pour cet élu de Val-Louise Pellevoux
08:01qui vient de subir des crues dévastatrices dans sa commune.
08:05Ça pourrait effectivement nous permettre d'anticiper encore mieux.
08:08Mieux anticiper pour protéger les habitants, gérer les évacuations
08:12et sauvegarder les habitations et les infrastructures.
08:16Plus en amont, c'est vrai que l'avantage qu'on a,
08:19c'est qu'on peut commencer à communiquer auprès des populations,
08:22surtout en période estivale où on sait qu'on a des gens
08:24qui dorment souvent au bord du torrent, en van ou dans les campings.
08:29Ça nous permet de mieux coordonner les équipes,
08:32de faire en sorte qu'élus et services soient disponibles
08:35et de les mettre en alerte aussi.
08:37Surveiller les cours d'eau et éviter les évacuations de dernière minute
08:40en déclenchant plutôt le plan communal de sauvegarde.
08:44Voilà l'avantage de cartes avec des délimitations,
08:46des risques plus précises, des indications actualisées
08:49qui pourront servir à tout le monde, assure Météo France.
08:52Les randonneurs pourront savoir par exemple si ça concerne plutôt
08:55tout le département ou plutôt un secteur restreint,
08:59par exemple le Kira ou les écrins, ce genre de choses.
09:02On sera amené à pouvoir donner cette précision.
09:04Des précisions pour éviter les risques lors des sorties en montagne.
09:07Prudence, les orages soudains et la foudre qui les accompagne
09:11sont toujours nombreux en fin d'été.
09:14Et comme de nombreux producteurs, les apiculteurs ont eux aussi souffert
09:18des épisodes caniculaires à répétition cet été.
09:21Manque d'eau, floraison plus précoce et récolte avancée.
09:25Les conséquences du changement climatique se font déjà sentir dans les ruches.
09:29Car pour produire du miel, il faut des abeilles, mais aussi des fleurs.
09:33Et cette année encore, la sécheresse a raréfié ses ressources si précieuses.
09:37Reportage, Jade Buisson.
09:39Cette année, la saison du miel s'est jouée plus tôt que prévu.
09:43Près d'un mois d'avance pour la nature, avec des températures élevées et peu de pluie.
09:48Résultat, les récoltes ont été écourtées.
09:51Ça a été extrêmement difficile.
09:52On cite la lavande parce que ça a été le cas le plus problématique.
09:55On a une petite baisse sur la production de montagne également.
09:57Je crois qu'un apiculteur peut produire, je ne sais pas,
10:00entre 15 et 25 kilos de miel de lavande.
10:02Cette année, je crois qu'on annonce 4 kilos, je crois.
10:05Donc une perte considérable.
10:08Un miel de plus en plus rare.
10:10Dès le milieu de l'année prochaine, certains stocks pourraient même déjà être épuisés.
10:14À quelques kilomètres de là, même constat du côté des lavandes.
10:18Mais pour s'adapter, cet apiculteur mis sur la diversification.
10:22Cette année, ça a été une belle année pour le miel d'acacia.
10:24Par rapport à tous les autres miels sur l'acacia, ça a bien donné.
10:27Il y a eu un miel de qualité et on en a eu.
10:30Donc ça, on est content.
10:31Donc on peut dire qu'on a une perte à peu près de 50% sur le miel de montagne.
10:35Miel de haute montagne, pareil.
10:37Et puis miel de forêt, ça a été encore plus compliqué.
10:39Là, on peut dire 80% au moins.
10:42Vraiment, on n'a pas eu beaucoup de miel de forêt.
10:45Des récoltes en baisse qui inquiètent les apiculteurs.
10:48Reste à savoir maintenant si les abeilles auront suffisamment de réserves pour passer l'hiver.
10:54Il y a le miel.
10:55Il y a aussi les tomates dans nos départements.
10:58La deuxième édition de la fête de la tomate s'est tenue hier à Simiane-la-Rotonde,
11:02dans le jardin de l'abbaye de Val-Synthe.
11:05Une journée pour découvrir différentes variétés, apprendre à mieux les cultiver,
11:08mais aussi bien sûr les déguster.
11:10Sous le soleil, les curieux sont venus nombreux profiter de ce rendez-vous
11:14placé sous le signe des saveurs et du jardin.
11:17Lucas Sanson.
11:19La tomate a l'honneur dans le jardin de l'abbaye de Val-Synthe.
11:22Elles sont exposées de différentes couleurs le long du jardin et préparées dans l'assiette
11:26du midi avec un repas proposé qui peut se déguster en plein cœur du domaine.
11:30Les tomates sont excellentes et c'est très bien préparé.
11:34Écoutez, il n'y a rien à dire.
11:35On peut déguster dans le super joli jardin de l'abbaye, au calme.
11:40Donc on est ravis.
11:41Une démonstration de cuisine qui était très intéressante.
11:44Et puis là maintenant, un repas très sympa, très simple, dans un bel environnement.
11:47Durant cette journée, plusieurs animations ont été mises en place.
11:51Une démonstration de cuisine.
11:52De manière à amener le surplus de huile d'olive.
11:57Et même des conférences dans le potager de l'abbaye pour mieux comprendre
12:00les caractéristiques de ce fruit et comment cultiver ses propres tomates.
12:04En fait, si elles étaient directement en contact avec la pulpe, comme ça,
12:08la graine germerait à l'intérieur de la tomate.
12:10L'objectif, c'est déjà de sensibiliser les gens à faire leur jardin.
12:14Même si là, ces dernières années, c'est de plus en plus compliqué.
12:17Donc ça peut décourager certains à faire le potager chez eux.
12:20Et donc nous, ce qu'on cherche à faire, c'est de montrer que rien n'est perdu
12:23et qu'on puisse encore avoir quand même des résultats en ayant des bons réflexes.
12:28Il est aussi possible d'acheter les graines directement dans le jardin.
12:32Violette expose ses variétés bien particulières et difficilement trouvables.
12:36Elle propose également à l'achat les graines de ses tomates
12:39pour permettre à tout le monde de cultiver la variété qu'ils souhaitent.
12:43Il y a une infinité de possibles et en fait, on a des goûts, chacun, chacune, qui sont différents.
12:47Donc forcément, qui vont se porter sur des fruits, des textures, des saveurs qui vont être différentes aussi.
12:54Un aliment toujours autant plébiscité dans notre pays.
12:56En France, 14 kilos de tomates sont consommés en moyenne par personne et par an.
13:03Un mot de votre soirée à présent sur BFM d'ici à 20h.
13:07Votre émission dans la lumière.
13:09Laurie Médina reçoit ce soir le DJ star Mozyman révélé en France dans la Star Academy en 2008
13:16et qui a depuis connu une carrière internationale.
13:18Évidemment, écoutez-le.
13:20S'il y avait une formule, je pense que s'il y avait une formule, tout le monde l'aurait
13:23déjà fait.
13:24En tout cas, ma formule à moi, c'est de pouvoir se réveiller le matin,
13:28de se regarder dans le miroir et de se dire que je suis bien où je suis
13:31et je suis aligné en tant qu'artiste, en tant que papa et en tant qu'homme simplement.
13:50Il est 18h24, bonsoir et merci de regarder BFM d'ici.
13:55C'est le plus gros incendie que les Hautes-Alpes ont connu ces 50 dernières années.
13:59Cet été, le feu du bois noir à l'Argentière l'abaissait et à Fraissinière a laissé des traces.
14:03Des centaines d'hectares brûlés, évidemment, mais aussi énormément de questionnements,
14:08voire de polémiques.
14:09A-t-on suffisamment pris conscience de l'ampleur du sinistre dès le début ?
14:13Y a-t-il eu des loupés ? C'est oui, lesquels ?
14:15Eh bien, ce soir, on fait le bilan.
14:16Le préfet des Hautes-Alpes est le directeur du service départemental d'incendie et de secours.
14:25Bonsoir Philippe Belbet, préfet des Hautes-Alpes.
14:27Je salue également le colonel Alain Juge.
14:29Bonsoir.
14:30Bonsoir.
14:30Vous êtes le directeur du service départemental d'incendie et de secours.
14:34Ma première question sera pour vous, monsieur le préfet.
14:36Comment est-ce possible qu'un feu connu dès le 15 juillet, ce feu qui a ensuite ravagé 510 hectares,
14:42ait parcouru, justement, en à peine 10 jours, autant de surface ?
14:47Alors d'abord, le feu n'a pas été connu, enfin, il n'a pas démarré le 15, mais il
14:51a démarré le 11.
14:51Et en vous répondant de cette façon, je veux dire que l'histoire qui a été racontée sur les réseaux
14:59sociaux est très différente de la chronologie des faits.
15:02Et c'est l'objet de, à la fois du retour d'expérience que nous avons fait en direction des
15:07élus et des médias aujourd'hui.
15:09Mais cette chronologie, on la voit à l'écran, le 11 juillet, c'est un impact de foudre qui déclenche
15:14cet incendie.
15:14On est d'accord sur ce point.
15:16Ensuite, les pompiers en auront connaissance quelques jours après, le 15 juillet.
15:20En réalité, la foudre tombe le 11 juillet, un endroit précis qui est dans une falaise qui est inaccessible.
15:26Et pendant 4 jours, le feu va se déplacer de manière rampante et invisible, c'est-à-dire sans fumée,
15:34dans un humus extrêmement sec, dans des débris de bois.
15:38Et il apparaît pour la première fois par de la fumée à partir du 15.
15:43Et durant la période qui court du 15 au 19, il va de manière intermittente apparaître, disparaître.
15:52C'est un feu qui est atypique par la zone dans laquelle il est tombé, par la difficulté d'accès,
15:58et évidemment par les conditions météorologiques dans lesquelles il s'est développé.
16:01Et cette chronologie explique, en tout cas vient apporter un éclairage sur les histoires
16:09qui sont racontées sur les réseaux sociaux, qui ont suscité énormément des mots à juste titre,
16:13mais qui ne sont pas la vérité des faits.
16:15Mais colonel, concrètement, quand est-ce que vous avez connaissance de cet incendie,
16:18de ce début, de ce départ de feu pour la première fois, vous chez les pompiers ?
16:21Le 15 juillet, on a des appels, les premiers appels qui nous arrivent sur le numéro 18
16:28pour nous dire « envoie de la fumée dans la falaise ».
16:30Et entre le 15 juillet et le 19 juillet où vous intervenez pour la première fois,
16:34vous n'engagez personne sur ce laps de temps ?
16:37Ah, si, si, les pompiers ont été engagés.
16:40Dès le 15 juillet, on a engagé des gens pour aller au contact du feu si c'était possible.
16:45On a demandé des hélicoptères bombardiers d'eau pour partir en intervention.
16:49Mais les premiers pompiers engagés pour aller au contact nous ont dit
16:52« c'est un feu qui est situé dans une falaise à 300 mètres d'altitude,
16:56on ne peut pas aller le chercher ».
16:57Donc ces pompiers qui ont été engagés, concrètement ces premiers pompiers,
17:00n'ont pas pu intervenir directement sur le feu, ils y sont allés en reconnaissance ?
17:04À l'appel, on nous dit qu'on a de la fumée, on envoie des pompiers pour intervenir,
17:09puisqu'on met des camions à incendie pour intervenir.
17:12Et quand les pompiers reviennent de leur reconnaissance et de la première phase d'intervention,
17:16c'est possible, ils nous disent « c'est pas possible pour nous, c'est dans une falaise ».
17:19Vous déclenchez tout de même l'unité de secours en milieu périlleux par exemple,
17:22qui est spécialisée dans ces incendies compliqués à gérer ?
17:26Alors la première intention dès lors qu'on a des fumées sur une falaise,
17:29c'est d'aller acheminer de l'eau pour éteindre le feu, voire le limiter.
17:33Et pour acheminer de l'eau, la réaction la plus rapide,
17:37c'est d'envoyer un hélicoptère bombardier d'eau pour pouvoir faire des largages sur ce feu-là.
17:41Et c'est pour ça qu'on a immédiatement demandé des hélicoptères bombardiers d'eau.
17:44Et là se pose la question, évidemment, M. le Préfet,
17:46pourquoi les hélicoptères bombardiers d'eau ne sont pas arrivés dès ce jour-là,
17:50ce qui aurait pu peut-être permettre d'éviter la propagation de l'incendie ?
17:54Pour être très précis, la première demande d'hélicoptères bombardiers d'eau a été exprimée le 15.
17:59Je précise qu'à partir du 16 en soirée et le 17, il n'y avait plus de fumée,
18:05il n'y avait plus de flammes visibles.
18:07Et ensuite, le feu réapparaît par intermittence le 18 soir, puis le 19.
18:12Et donc, le SDIS, le colonel juge a demandé un hélicoptère bombardier d'eau le 15,
18:20puis le 16, un hélicoptère pour réaliser une reconnaissance en altitude.
18:26Et dans les deux cas, les moyens étaient déjà engagés ailleurs
18:29parce que ce feu intervenait concomitamment à toute une série de feux
18:34qui ont ravagé la France cet été.
18:35Donc quand on vous demande ces moyens aériens, vous dites non ?
18:39Pardon ?
18:40Que ce n'est pas possible de les engager ?
18:41Non, c'est la zone qui l'exprime.
18:44C'est-à-dire que les moyens aériens sont des moyens qui sont pilotés
18:48à l'échelle d'une zone de défense, c'est-à-dire...
18:50Une région plus large.
18:51On peut considérer ça comme ça ?
18:52Deux régions.
18:53Deux régions.
18:53En réalité, 21 départements.
18:55Et ces moyens...
18:56Et ce n'est pas vous qui décidez ?
18:57Ce n'est absolument pas le préfet de département qui décide.
18:59Les moyens sont à la main du préfet de zone de défense
19:02qui allouent les moyens disponibles à l'échelle d'une zone de défense,
19:07c'est-à-dire 21 départements.
19:08Et lorsque l'EUSDIS demande cet appui aérien,
19:14la réponse qui est apportée, c'est le 15.
19:18Il n'y a pas de moyens aériens disponibles.
19:20Ils sont déjà tous engagés.
19:21Il en va de même, le 16,
19:22puisque une reconnaissance aérienne est demandée par le code de juge
19:26pour se rendre compte de la situation,
19:30alors qu'il n'y a quasiment plus de fumée.
19:32Et les deux hélicoptères de Procambrianne à celui des 7 ans de pied
19:35sont également déjà en montagne.
19:37Donc le constat que vous faites à ce moment-là,
19:39si on vous entend, c'est qu'il y a un début d'incendie,
19:42mais qu'on ne peut rien faire.
19:44D'abord, je vais préciser, le préfet n'est pas sur place.
19:47Parce qu'à ce moment-là, ça n'est pas un incendie,
19:50c'est un impact de foudre dont la date est indéterminée
19:53avec des zones chaudes et un départ de feu.
19:57Le feu démarre de manière très importante à partir du 19.
20:02Pourquoi ?
20:03Parce que ce feu rampant, invisible, puis intermittent
20:06est considérablement ravivé par les vents thermiques,
20:12mais avait déjà parcouru une surface importante
20:15sans que cela puisse être identifié par le SIS.
20:17Les Hautes-Alpes ont souffert finalement des autres feux,
20:21en Gironde, et plus particulièrement pour nous, dans le Var.
20:24Si on n'avait pas eu ces feux, est-ce qu'on aurait eu des moyens aériens
20:27peut-être dès le début ?
20:29D'abord, c'est une saison qui est inédite.
20:31Jamais le département, ni la France d'ailleurs,
20:35n'a connu des températures aussi élevées,
20:37une sécheresse aussi importante,
20:38une sécheresse des sols, mais aussi une sécheresse des végétaux,
20:41n'a connu une telle température en altitude,
20:44et enfin, six impacts de foudre dans le département
20:49ont déclenché des incendies.
20:51C'est parfaitement nouveau, cette récurrence.
20:53Et donc, ce que la France a connu,
20:55mais ce que les Hautes-Alpes ont connu,
20:57ce sont des incendies atypiques,
21:00extrêmement rapides dans leur déploiement,
21:04et pour lesquels la doctrine opérationnelle
21:06n'apporte pas l'intégralité des réponses.
21:08Donc oui, effectivement, cette concomitance des feux
21:12a amené les zones de défense
21:14à orienter prioritairement les moyens aériens
21:18vers les zones où des personnes étaient en danger,
21:20où des habitations étaient en danger,
21:22et effectivement, les autres incendies
21:25ont été traités avec d'autres moyens.
21:26Ça, c'est la doctrine, justement, le protocole officiel,
21:29c'est-à-dire que les moyens aériens doivent être engagés
21:30lorsqu'il y a des habitations,
21:32lorsqu'il y a des vies qui sont en danger,
21:34c'est la priorité ?
21:34On ne peut pas mettre sur le même plan une vie humaine,
21:38et d'autres priorités.
21:38Mais cela pose la question peut-être de l'évolution
21:41de ces protocoles à venir, à y réfléchir.
21:43Peut-être faudra-t-il, avec ces incendies plus nombreux,
21:46réfléchir à de nouveaux protocoles ?
21:47Ce qui est important, c'est de s'adapter
21:49au changement climatique.
21:50La réalité de ce que la France a connu,
21:52mais de ce que les Hauts-Alpes ont connu,
21:54ce sont des feux comme on n'en a jamais rencontrés jusqu'ici.
21:57Par leur intensité, par la rapidité de propagation,
22:00par la complexité d'intervention,
22:02et j'y ajoute, par l'exigence de ne pas exposer
22:06d'une manière excessive les vies humaines,
22:09les vies des sapeurs-pompiers.
22:11N'oublions pas, dix jours avant,
22:13un jeune sapeur-pompier mourait en Savoie,
22:16dans des circonstances analogues,
22:18c'est un feu déclenché par la foudre,
22:19dans une zone inaccessible,
22:20emportée par un bloc.
22:22Est-ce que c'est ça, colonel aussi,
22:24qui a primé en tout cas sur vos décisions,
22:26c'est-à-dire de ne pas engager la sécurité
22:28de vos hommes et de vos femmes
22:30pour éteindre le feu dès le début ?
22:34On va dissocier les choses.
22:36Il y a l'activité opérationnelle
22:37et le risque et les enjeux qu'on fait prendre
22:39à nos sapeurs-pompiers.
22:41Ça, c'est le chef de corps qui s'exprime,
22:42qui amène ces troupes au combat.
22:45Donc, il n'y a rien de pire que de rentrer le soir
22:46en disant qu'on a perdu un homme ou une femme.
22:49Ça, j'en veux pas.
22:50Premièrement.
22:51Deuxièmement, comme M. le Préfet vient de l'expliquer,
22:54les moyens aériens ont été demandés,
22:56les moyens au sol ont été engagés,
22:58avec des reconnaissances.
22:59Et c'est un feu qui a rampé,
23:02qui s'est développé dans de l'humus,
23:05et dont la surface allait au-delà d'un impact
23:09sur un tronc d'arbre.
23:10Et donc, la question était,
23:12quelles sont nos capacités pour aller chercher ce feu ?
23:14Premièrement.
23:15Deuxièmement,
23:17il apparaissait de façon intermittente.
23:19Un jour, on voyait des fumées.
23:21Le lendemain, il n'y en avait plus.
23:22Après, il n'y en avait plus.
23:23Après, il n'y en avait plus.
23:24Jusqu'à ce que le samedi soir,
23:26ça se remette à fumer.
23:27Et là, à ce moment-là,
23:28le dimanche,
23:29avec le changement de météo,
23:32le régime de brise et la chaleur,
23:33là, effectivement,
23:34on s'est rendu compte
23:35que la totalité des points chauds
23:37qui étaient disséminés sur la face,
23:39qui fait 300 mètres de haut, je le rappelle,
23:40c'est à la hauteur de la tour Eiffel,
23:42là, se sont réactivés
23:44et certains sont tombés en partie basse.
23:45Mais c'est réellement qu'à partir de ce moment-là
23:47que vous prenez l'ampleur
23:49de la gravité de cet incendie.
23:51J'aimerais, en fait, j'insiste,
23:52mais j'aimerais comprendre
23:52ce qui se passe aussi
23:53dans la tête d'un colonel
23:54qui gère un service départemental
23:56de l'incendie de secours.
23:57Ce n'est véritablement qu'à ce moment-là
23:59que vous imaginez peut-être
24:01la suite qu'il va y avoir ?
24:02Alors, on l'imagine dès le départ.
24:04Mais la question qui est la mienne,
24:06qu'elles sont,
24:07à l'issue des reconnaissances,
24:09quel est le niveau de développement du feu ?
24:12Existe-t-il encore ?
24:14Et à partir de là,
24:15quel type de réponse opérationnelle
24:16je peux y apporter ?
24:17Dès lors que le 15,
24:18il y a de la fumée dans la face,
24:20je demande un hélicoptère bombardier d'eau.
24:22Je ne peux pas l'obtenir.
24:24Le lendemain, il n'y a quasiment plus rien.
24:27Le surlendemain, il n'y a rien.
24:29Le samedi, je n'ai pas d'appel téléphonique.
24:31Et je n'ai pas d'appel téléphonique de témoins,
24:35hormis les grimpeurs qui étaient dans la face.
24:37Et le dimanche, à ce moment-là,
24:38et le samedi soir, quand les points chauds reprennent,
24:41le dimanche, il y a des braises
24:44qui se développent sur la totalité de la face,
24:46qui tombent au niveau du sol.
24:47Et là, on change de format en termes de dimensionnement.
24:50Mais dans tous les cas,
24:50on se doit d'anticiper, c'est mon rôle,
24:52mais on doit répondre aux besoins réels existants.
24:55Vous l'avez évoqué ce samedi 18 juillet,
24:57il y a deux alpinistes, deux grimpeurs,
24:59qui contactent le 18, le centre opérationnel des pompiers,
25:01pour vous avertir de ce qu'ils voient sur place.
25:04En l'occurrence, nous avons des vidéos,
25:06on le voit des foyers avec des fumeroles.
25:09Cet appel n'a déclenché aucune intervention des pompiers.
25:13Est-ce que les équipes sur place,
25:14vos équipes sur place, à ce moment-là,
25:16sont au courant de cet appel,
25:17de ce que les alpinistes voient en direct ?
25:20Alors, s'ils nous appellent,
25:21on est de fait au courant.
25:22Donc, au niveau du Codis CTA...
25:23Vous, mais pas forcément les pompiers qui sont sur l'incendie.
25:28et de secours de l'argentière,
25:30n'ont pas la capacité technique
25:31pour intervenir sur un feu en falaise.
25:34Ça, c'est impossible.
25:35Ça, c'est la première chose.
25:36La deuxième, l'accès par le haut
25:39était également impossible, en guillemets,
25:42parce qu'il faut qu'on amène de l'eau
25:44pour éteindre un feu.
25:46Et quand on a commencé à le traiter
25:48à partir du sol vers au niveau du col,
25:51qui était le verrou,
25:52les tuyaux délivraient 250 litres minute,
25:55250 litres minute,
25:57en permanence,
25:58avec des pompiers,
25:59avec des râteaux riches
26:00qui grattaient le sol
26:01pour pouvoir éteindre le feu.
26:03Donc, on a eu les guides au téléphone.
26:05On leur a expliqué
26:06ce qu'ils pouvaient faire
26:08avec les moyens dont ils disposaient.
26:10Mais le feu était déjà disséminé
26:12sur d'autres secteurs.
26:13Et nous, on n'avait pas les moyens techniques
26:15d'aller le chercher
26:16avec la quantité d'eau nécessaire
26:17pour l'éteindre.
26:18Mais c'est un sentiment d'impuissance
26:20que vous racontez là,
26:21qui est lié aussi peut-être
26:22au manque de moyens.
26:23Alors, ce que vous évoquez,
26:25c'est le retour d'expérience de ce feu.
26:28Dès lors qu'on connaît le scénario,
26:32dès lors qu'on sait comment
26:33on s'est adapté pour faire face,
26:35il faut regarder ce qui a bien fonctionné,
26:37ce que l'on doit améliorer.
26:39Et d'ores et déjà,
26:40j'ai demandé à l'ensemble de mes équipes
26:42de mener un retour d'expérience
26:45avec la chaîne de commandement,
26:47les sapeurs-pompiers
26:48qui étaient au contact,
26:49et on doit en tirer les enseignements.
26:50et on doit s'améliorer
26:51de façon à ce qu'avec le changement climatique,
26:54on soit en capacité de faire face
26:56à ce type de feu demain.
26:56Vous aviez quand même en tête,
26:58j'imagine,
26:58le précédent de 2003
26:59qui avait été aussi
27:00un très grand feu
27:02à peu près
27:02dans le même secteur.
27:04Vous l'aviez en tête aussi,
27:05cet incendie ?
27:06Vous en êtes servi ?
27:07Alors, je l'avais bien entendu à l'esprit.
27:09Les sapeurs-pompiers
27:10qui ont participé,
27:11qui ont commandé ce feu,
27:12l'avaient à l'esprit.
27:13On l'a évoqué avec eux,
27:14mais on était sur un scénario
27:15complètement différent.
27:16En 2003,
27:17il est parti du bas de la route
27:18et il a été propagé vers le haut
27:21à très grande vitesse,
27:23propagé par un régime de bris soutenu.
27:25On était sur un scénario
27:26complètement différent.
27:27J'aimerais vous faire réagir,
27:28monsieur le préfet,
27:29parce que c'est aussi vous
27:30qui avez été très critiqué
27:31pendant cette période
27:32en tant que représentant de l'État
27:33à cette interview
27:34dans le Dauphiné libéré
27:35du général Biseul,
27:36un ancien militaire
27:37qui a utilisé des mots
27:38assez francs.
27:40Il dit, par exemple,
27:41le manque d'esprit de décision
27:42et l'incapacité
27:43de prendre des risques calculés
27:44ont conduit
27:45au dérapage de la situation.
27:47Qu'est-ce que vous répondez
27:48à cette analyse ?
27:49Alors, de façon globale,
27:51évidemment,
27:52chacun peut avoir un avis.
27:53En la matière,
27:54il faut à la fois du sérieux
27:56et de l'humilité.
27:57Le sérieux,
27:58c'est parler de choses
27:59que l'on connaît.
28:00Le général en question,
28:02Fantassin,
28:03n'était pas sur les lieux.
28:05Et ce que nous venons d'évoquer
28:06en matière de chronologie,
28:08il ne peut pas en connaître.
28:10Par ailleurs,
28:13il n'a pas,
28:14comme général,
28:14de deuxième section
28:16une compétence
28:16à exprimer
28:18de cette façon-là
28:19un avis.
28:19Alors, j'entends
28:20qu'il considère
28:22un échec opérationnel,
28:24un échec opérationnel,
28:25c'est un échec
28:25de la mise en œuvre.
28:26Il y a la stratégie,
28:28c'est le préfet
28:28qui l'a définie.
28:29Et ma stratégie,
28:30celle que j'ai donnée
28:31comme effet à obtenir,
28:33c'est aucune vie
28:34perdue,
28:35aucune habitation brûlée
28:36et sauver la forêt
28:37au maximum.
28:40Si les troupes au sol,
28:42si les pompiers engagés
28:43et les moyens aériens
28:44n'étaient pas intervenus
28:46de la manière
28:46dont ils l'ont fait,
28:46le feu se serait propagé
28:48dans le vallon du Fournel
28:49jusqu'à Puy-Saint-Vincent
28:51détruisant une richesse
28:52faunistique et floristique
28:53considérable.
28:54Ils ont été sauvés
28:55en quatre jours,
28:55plus de 1000 hectares
28:56qui étaient immédiatement
28:57en danger
28:58et 3000 hectares
28:59jusqu'à Puy-Saint-Vincent.
29:00Donc, ce que l'on appelle
29:02un échec opérationnel,
29:03ce n'est pas l'échec
29:04de la définition stratégique
29:05des instructions
29:05que j'ai données,
29:06c'est l'échec
29:07de la mise en œuvre.
29:08Et cet échec
29:09de la mise en œuvre,
29:09je m'inscris en faux,
29:11je veux dire aux sapeurs-pompiers
29:12qui sont intervenus
29:13à la fois ma fierté,
29:15ma reconnaissance.
29:16Enfin, enfin,
29:17en général,
29:18la deuxième section
29:18n'a pas à exprimer
29:20un avis sans fondement
29:23en tenue
29:24dans la presse.
29:25Et donc,
29:26je serais amené
29:26compte tenu
29:27des réactions très vives
29:29que cela a suscitées
29:30dans un grand nombre
29:31de scénacles
29:32de sapeurs-pompiers
29:33et à juste titre
29:34à signaler
29:35ce comportement.
29:36Pour vous,
29:36il n'y a pas eu d'erreur
29:37de votre part
29:38ou de la part
29:38du commandement
29:39des pompiers ?
29:40Je vous le disais
29:41du sérieux
29:42et de l'humilité.
29:43Ce matin,
29:44nous avons réalisé
29:45un retour d'expérience
29:45avec les trois élus
29:46au cours duquel
29:47nous avons répondu
29:48à toutes leurs questions.
29:49Il ne s'agit pas
29:50de dire
29:51si ce qui a été réalisé
29:53était très bien
29:54ou pas bien.
29:56Il s'agit de dire
29:57voilà à quoi
29:57nous étions confrontés,
29:58un feu atypique
29:59par le lieu
30:00où il se développait,
30:01par l'inaccessibilité,
30:03par le risque
30:04considérable
30:04pour nos sapeurs-pompiers.
30:05Il y a un véhicule
30:06qui a été écrasé
30:06par un bloc rocheux,
30:08trois sapeurs-pompiers
30:10étaient sortis
30:10de véhicules
30:1145 secondes avant.
30:13Nous avons failli
30:14avoir trois morts.
30:15À partir de ce moment-là,
30:16on approche
30:18la conception tactique,
30:20ce qui est le rôle
30:20du commandement
30:21des opérations,
30:22c'est-à-dire
30:22le colonel-juge,
30:23d'une façon
30:23très différente.
30:24Donc encore une fois,
30:25chacun peut avoir
30:26un avis.
30:27Mon rôle,
30:28c'est à la fois
30:28de piloter
30:29au plan stratégique,
30:30de rétablir
30:30la vérité des faits
30:31et d'appeler
30:32à chacun
30:33qui commente
30:35l'humilité
30:36que cela requiert.
30:37Mais est-ce qu'il n'y a pas eu
30:38de votre part
30:39un loupé aussi
30:39dans la communication
30:40que vous avez fait ?
30:41Par exemple,
30:41quand sur notre antenne
30:42lors de la conférence
30:43de presse en direct,
30:44vous avez cette phrase
30:45de 21 juillet,
30:46nous devrions avoir
30:46du répit samedi
30:47avec de la pluie
30:48et c'est à ce moment-là
30:49que l'on pourra envisager
30:50de concentrer
30:50des moyens supplémentaires
30:51contre le feu.
30:52Cette citation
30:53a été énormément reprise
30:54sur les réseaux sociaux.
30:57Cette attente
30:58de la pluie,
30:58est-ce que finalement
30:59vous n'avez pas eu
30:59non plus,
31:00pas toujours eu
31:01les bons mots
31:02pour communiquer,
31:03pour rassurer
31:03les habitants
31:04et les élus ?
31:05Vous avez parfaitement raison.
31:06S'il y a un échec
31:07dans cette opération,
31:08c'est la communication
31:09et en particulier
31:10celle sur les réseaux sociaux.
31:11Parce que,
31:12lorsque,
31:13pour ma part,
31:14je me rends sur site
31:16pour prendre
31:16la direction
31:17des opérations,
31:18nous sommes le 20,
31:19c'est-à-dire que
31:19le feu était rampant
31:21du 11 au 15,
31:23il était intermittent
31:24du 15 au 19
31:26et lorsqu'il se déploie
31:28sur plusieurs communes,
31:30là,
31:31cette opération
31:31devient une opération
31:32du niveau du préfet.
31:33je me déplace
31:34donc sur site
31:35et je me rends compte
31:36en réalité
31:36qu'une part
31:37de la bataille
31:39de la communication
31:40est déjà perdue
31:41parce qu'il y a
31:42ceux qui se déploient
31:43sur les réseaux sociaux
31:44pour commenter,
31:45pour dire comment
31:45il faudrait faire
31:47et puis,
31:47il y a ceux qui luttent.
31:48Mon rôle,
31:49à ce moment-là,
31:50ce n'est pas,
31:51pardon,
31:52de me répandre
31:53sur les réseaux sociaux
31:54mais bien
31:55de piloter les opérations
31:56à partir du 20
31:57et jusqu'au terme
31:58de cela.
31:59Mais vous avez raison,
32:00la bataille
32:00de la communication,
32:01c'est une bataille
32:02essentielle.
32:02J'y ajoute
32:03une chose,
32:05le feu
32:06s'est propagé
32:07à une vitesse considérable
32:08compte tenu
32:09des conditions
32:11hygrométéorologiques.
32:12Nous avons connu
32:13un été
32:14exceptionnellement chaud,
32:14le plus chaud
32:15que les Hautes-Alpes
32:16ait jamais connu.
32:17Et donc,
32:17oui,
32:18lorsque les conditions
32:19hygrométéorologiques
32:20deviennent plus favorables,
32:22c'est-à-dire plus humides,
32:23les sapeurs-pompiers
32:24peuvent conduire
32:25une opération
32:25qui est très différente.
32:26et il faut être,
32:27pardon de le dire,
32:29il faut être suffisamment
32:30éclairé sur ces sujets
32:31pour considérer
32:32que sans l'humidité
32:35et sans la pluie,
32:37on est moins efficace.
32:39Parce qu'il y a même eu
32:39des appels à la démission
32:40vous concernant.
32:43Oui, mais...
32:43Vous l'avez pris
32:44comme une attaque personnelle ?
32:45Non, pas du tout.
32:46Je l'ai pris
32:47comme l'expression légitime
32:50« Donnez-moi ».
32:51Vous avez eu l'incompréhension
32:52aussi de la part des élus
32:53et des habitants
32:53qui ont vu cette forêt volée ?
32:53C'est précisément
32:54ce que je suis en train de dire.
32:55D'une incompréhension,
32:57d'une tristesse,
32:58parce que la forêt,
33:00c'est notre patrimoine.
33:01Je suis aussi un amoureux
33:02de la forêt.
33:02Et je veux redire,
33:04aucune habitation,
33:05aucune vie perdue.
33:06Mais par ailleurs,
33:07une grande forêt sauvée,
33:09une grande forêt sauvée,
33:10parce que j'ai eu le coutume
33:12de dire que le feu
33:12restait dans l'enveloppe,
33:13avait été déterminé
33:15dès le départ.
33:16Une zone au-delà de laquelle
33:17on ne pourrait pas
33:18contenir le feu.
33:19Il a été contenu.
33:20Il n'est pas parti
33:21dans le Vallon-du-Fournel.
33:22Il n'est pas parti
33:23dans la grande forêt de Mélèze
33:25qui va jusqu'à Puisse-Saint-Vincent.
33:26Mais vous avez raison.
33:29La bataille de la communication,
33:31le sentiment de tristesse,
33:34de colère, d'incompréhension,
33:35ce sont des éléments
33:36que nous devons, à l'avenir,
33:38améliorer considérablement.
33:40482 hectares brûlés,
33:42quand même, colonel,
33:43une dernière question
33:43très rapide, justement.
33:44Qu'est-ce que vous allez retenir
33:46de cet incendie ?
33:47Est-ce que cela va entraîner
33:49aussi pour les prochaines années
33:51des changements peut-être
33:52de décisions d'organisation,
33:54en tout cas pour les pompiers ?
33:55Ce que je retiens,
33:56c'est un engagement total
33:57des sapeurs-pompiers volontaires
33:58des Hautes-Alpes
33:59et des renforts.
34:00Ça, c'est clair.
34:00Ça, c'est la première chose.
34:02La deuxième,
34:03on fait un retour d'expérience
34:04et à partir du retour d'expérience,
34:05il faut voir comment
34:06on peut s'améliorer.
34:07Et je vois déjà deux axes.
34:09Un, comment accéder
34:10aux endroits
34:11qui sont extrêmement compliqués ?
34:13Donc, avec des pistes,
34:13par exemple,
34:14carrossables pour les camions ?
34:15Peut-être.
34:15Ça, c'est de la DFCI,
34:16Défense des forêts
34:17contre l'incendie,
34:18l'aménagement du territoire.
34:19C'est un sujet
34:20qu'il faudra porter
34:21effectivement collectivement.
34:22Mais au sein du SIS,
34:23c'est comment on peut
34:24acheminer des sapeurs-pompiers
34:25sur le territoire
34:26au plus près de l'incendie.
34:27Et deuxièmement,
34:28pour éteindre un incendie,
34:29il faut de l'eau,
34:29comment on assure
34:30la permanence de l'eau ?
34:31Donc ça, ça passe par des travaux
34:32qu'on va mener en interne.
34:33Je suis demandé à mes équipes
34:35de d'ores et déjà
34:35y réfléchir
34:36avec les sapeurs-pompiers
34:37qui étaient au contact.
34:38Et ça peut passer également
34:39par l'acquisition
34:41d'un drone
34:41qui serait susceptible
34:42de larguer
34:43100 litres d'eau,
34:44par etc.,
34:45d'autres solutions.
34:46Donc c'est une réflexion
34:48qu'on se doit de porter
34:49et qu'on portera.
34:50Merci beaucoup,
34:51colonel.
34:52Merci également,
34:52monsieur le préfet,
34:53d'avoir été nos invités
34:54et d'avoir répondu
34:55à mes questions
34:56et aux questions
34:56des téléspectateurs
34:57ce soir.
35:0418h48 sur BFMDC,
35:06merci à vous
35:06si vous nous rejoignez.
35:08Tout de suite,
35:09on retrouve notre
35:10focus bien-être
35:11avec Émilie Cossec.
35:17Bonsoir, Émilie.
35:18Bonsoir.
35:19Ravie de vous retrouver.
35:20Vous êtes diététicienne
35:21à Gapes
35:21et vous étiez déjà venue
35:23la saison passée
35:24dans ce focus
35:25nous parler justement
35:25des bonnes habitudes
35:27alimentaires
35:28et on va en reparler.
35:28Je salue également
35:29Lucas Sanson.
35:30Bonsoir Renzo.
35:31Qu'on retrouvera tout à l'heure
35:32pour l'histoire du jour.
35:35Ça y est,
35:35l'été c'est terminé,
35:36c'est la rentrée.
35:37Alors, les barbecues
35:38sont à peu près finis normalement,
35:40les apéros entre amis,
35:41il y en a un petit peu moins,
35:42les glaces,
35:43on les oublie aussi.
35:44Alors forcément,
35:45quand on est en ce mois de septembre,
35:47eh bien,
35:47on a envie de reprendre
35:48des bonnes habitudes,
35:49notamment alimentaires.
35:51Alors,
35:51est-ce que l'on doit
35:51tout chambouler ?
35:53Justement,
35:53on va voir ça avec vous.
35:55Déjà, première question.
35:56Est-il vrai
35:57qu'on prend un peu plus
35:58de poids traditionnellement
35:59pendant l'été
36:00avec tous ces petits excès
36:01que l'on peut faire ?
36:03Eh bien,
36:04pas forcément.
36:05Pas forcément.
36:05On parle surtout
36:06de fluctuation de poids.
36:08Et c'est là
36:08que c'est très différent.
36:10En fait,
36:10prendre du poids,
36:11c'est du poids
36:11qui s'installe
36:12sur du long terme.
36:13Donc,
36:13c'est du vrai poids.
36:14La fluctuation de poids,
36:15c'est plus un poids
36:16qu'on va prendre
36:18temporairement,
36:19mais qui est dû à,
36:20par exemple,
36:20l'été,
36:21on peut faire
36:21un petit peu plus
36:22de rétention d'eau.
36:23Quand on n'est pas chez soi,
36:24on peut avoir
36:25un petit peu aussi
36:25un transit qui est ralenti.
36:27Toutes ces choses-là.
36:28Et on peut boire
36:29un petit peu d'alcool
36:30qui favorise un petit peu aussi
36:32des modifications physiologiques.
36:34Mais globalement,
36:35on ne prend pas réellement de poids.
36:36Il y a certaines études
36:38qui ont montré
36:38qu'en moyenne,
36:39les Français
36:40avaient une fluctuation
36:41d'environ 400 grammes
36:42sur trois semaines de vacances,
36:44mais qui repartaient
36:45très vite par la suite.
36:46Donc,
36:47non,
36:48ce n'est pas du vrai poids.
36:49Bon, Lucas,
36:50vous,
36:50comment s'est passé
36:51votre été ?
36:52Est-ce que vous avez
36:53fait attention ?
36:54Est-ce que vous avez
36:54fait du sport ?
36:56Surtout,
36:56bien fait plaisir.
36:57Mais justement,
36:57sur ces kilos
36:58qu'on dit l'été,
36:59est-ce que c'est vrai
36:59ou est-ce que c'est un mythe
37:00qu'ils sont faciles à perdre ?
37:03Oui,
37:03ils sont très faciles à perdre.
37:05Justement,
37:05en fait,
37:06en reprenant
37:06de bonnes habitudes alimentaires
37:08et en reprenant
37:09tranquillement une routine,
37:10ça va partir tout seul
37:12comme c'est venu.
37:13Parce que vous imaginez bien
37:14que si on prenait du poids
37:15à chaque vacances,
37:16on serait tous forcément
37:17en surpoids
37:18ou en obésité aujourd'hui.
37:19pas forcément de régime
37:21là pour ce mois de septembre ?
37:22Non,
37:23juste reprendre
37:24tranquillement sa routine,
37:25ne pas choquer son corps,
37:26ça n'a pas d'intérêt
37:27et se remettre
37:28dans quelque chose
37:29de tenable
37:30et de viable surtout.
37:31On peut parler aussi
37:32des cures détox
37:33que l'on voit
37:33un peu partout.
37:35Est-ce que c'est
37:36réellement efficace ?
37:37C'est très marketing
37:39pour le coup.
37:40Le corps est très bien fait.
37:41Il a lui-même
37:42ses propres organes
37:43qui s'occupent
37:44de la détox.
37:45Ça va être le foie,
37:46les poumons,
37:47les reins
37:49et la peau.
37:50Donc ça travaille
37:51tout seul en fait.
37:52On n'a pas besoin
37:53de détoxifier un corps.
37:54Il le fait lui-même.
37:55On peut l'aider,
37:56le soutenir
37:57dans ces fonctions-là.
37:58Mais non,
37:59c'est surtout très marketing.
38:00Ce qui va être important
38:02surtout,
38:02c'est de reprendre
38:02une bonne alimentation,
38:04bien s'hydrater
38:04pour aider à favoriser
38:06l'élimination rénale
38:08et aussi avoir
38:09un très bon sommeil
38:09parce que c'est surtout
38:11pendant la nuit.
38:12On oublie souvent.
38:12Le sommeil est aussi
38:13l'une des clés.
38:14On l'avait déjà parlé
38:15mais avoir 7 à 8 heures
38:16de sommeil par nuit,
38:18c'est ce que l'on recommande
38:19en général,
38:20ça aide aussi
38:21notre estomac
38:22finalement à éliminer
38:24les calories,
38:25à digérer.
38:26En fait,
38:26c'est pendant la nuit
38:27surtout que tous les processus
38:30vont se jouer.
38:30Donc on va avoir
38:31un renouvellement
38:32des cellules,
38:33notamment au niveau
38:33de la peau,
38:34de certains organes
38:35et c'est aussi
38:36pendant cette période-là
38:37que le foie
38:38va beaucoup plus travailler.
38:41C'est pour ça
38:41que quand on se lève
38:42le matin,
38:42par exemple,
38:42les urines sont
38:43beaucoup plus foncées
38:44parce qu'on a
38:45une grande partie
38:46des déchets
38:46qui va être éliminée.
38:48Et alors là,
38:48en cette rentrée,
38:49justement,
38:49qu'est-ce qu'on peut manger
38:50comme aliments,
38:51comme fruits et légumes ?
38:52Peut-être des fruits et légumes
38:53de saison
38:54pour reprendre
38:56des bonnes habitudes
38:57et qui sont des fruits
38:57qui ne sont pas forcément
38:58caloriques non plus ?
39:00On peut manger de tout,
39:01alors idéalement
39:02tout à fait de saison,
39:03mais c'est vrai
39:04qu'il n'y a pas
39:05d'aliments à bannir
39:06parce qu'on n'a pas
39:08à punir son corps
39:09de ça te fait plaisir
39:10ou autre.
39:10C'est bien,
39:11c'est un bon message.
39:12Exactement,
39:12on ne punit pas son corps,
39:14juste on reprend
39:14des habitudes,
39:15on intègre de tout.
39:17Tout est une question
39:18de fréquence,
39:18de consommation,
39:19de quantité
39:20et d'équilibre global.
39:22Supprimer des aliments,
39:23ça en revient
39:24à se frustrer
39:25et la frustration
39:26peut entraîner
39:26par la suite
39:27des craquages
39:27qui vont faire entrer
39:29dans un cercle vicieux
39:30qui n'est pas sain.
39:31Donc on intègre de tout
39:32et surtout ce qui compte
39:34ce n'est pas
39:34ce qu'on va faire
39:35sur trois semaines
39:36de vacances,
39:37c'est ce qu'on va faire
39:37tout le reste de l'année.
39:40Donc on garde
39:40un bon équilibre
39:41et on mange de tout.
39:42Est-ce que vous conseillez
39:44quand même par exemple
39:44la prise de compléments
39:46alimentaires
39:46pour se donner
39:47de l'énergie
39:47ou de se booster ?
39:48Ça peut aider parfois
39:49quand on a un petit coup
39:51de mou.
39:52On ne va pas demander
39:53si c'est bien ou pas
39:54mais est-ce que c'est
39:55efficace quand même ?
39:55C'est vrai qu'on voit
39:56beaucoup de multivitamines
39:57un petit peu en vente
39:58de partout
39:59mais rien ne remplacera
40:01une bonne hygiène de vie
40:02avec une alimentation
40:03variée, équilibrée,
40:04un bon sommeil,
40:05une bonne hydratation,
40:06de l'activité physique,
40:07une vie sociale épanouie.
40:09Ça c'est vraiment
40:10des remèdes efficaces
40:11pour le corps.
40:12Les cures de vitamines
40:13elles peuvent complémenter
40:15mais un complément
40:16porte très bien son nom.
40:17Ça vient complémenter
40:18quelque chose
40:19qui a déjà été
40:19plutôt bien optimisé
40:21et il faut faire aussi
40:23attention avec les compléments
40:24parce que certains
40:25peuvent avoir
40:26des interactions médicamenteuses
40:27et on peut aussi se retrouver
40:29avec des surdosages
40:29donc il ne faut jamais
40:30se complémenter à l'aveugle,
40:32toujours se faire aider
40:33et accompagner
40:34par des professionnels
40:35de santé.
40:35Il y a autre chose aussi
40:36qui est assez à la mode
40:37en ce moment surtout
40:37pour les sportifs
40:39avec des applis
40:39c'est le comptage
40:40des calories par exemple
40:41par jour.
40:42Alors avec notre métabolisme
40:43de base on peut déterminer
40:44un certain nombre de calories.
40:46Est-ce que vous le conseillez
40:48ça aussi pour essayer
40:48de savoir en tout cas
40:49où est-ce que l'on est,
40:50ce que l'on mange par jour ?
40:51Pour moi c'est très mathématique
40:53et c'est un petit peu
40:54à double tranchant.
40:54ça peut être intéressant
40:55pour prendre conscience
40:56mais de le faire au quotidien
40:58ça peut aussi devenir
40:59très oppressant,
41:00très stressant.
41:01Je pense qu'aussi
41:02le fait de compter
41:03ses calories
41:05c'est se déconnecter
41:07des sensations de son corps
41:08et manger simplement
41:10en suivant
41:10une règle mathématique
41:12c'est dommage
41:13là où le corps
41:14peut envoyer des signaux
41:15de faim,
41:15de satiété
41:16qui sont aussi
41:16beaucoup plus intéressants.
41:18Donc si on apprend
41:18à être à l'écoute
41:19de son corps
41:20à répondre à ses besoins
41:22à intégrer du plaisir
41:23on n'a pas de réelle raison
41:24simplement on essaye
41:26de créer un équilibre
41:27et on cherche
41:28plutôt à ajouter des choses
41:30pour justement
41:30créer cet équilibre
41:31plutôt que de chercher
41:32à retirer
41:33ou se priver.
41:34Alors moi si je dois
41:35vous confier un petit secret
41:35j'ai aussi un petit problème
41:36et à la rédaction
41:37on est au courant
41:38j'adore,
41:39j'ai des envies de sucre
41:39comme ça,
41:40j'adore avoir un petit bonbon
41:41des fois de temps en temps
41:42même en rentrant du travail
41:44le soir
41:44un petit carré de chocolat
41:45comment on peut faire
41:47pour éviter
41:47ces envies ?
41:49C'est très fréquent
41:50et alors le sucre
41:51souvent en fin de journée
41:52c'est un petit réconfort
41:53parce qu'on peut avoir
41:54eu une journée
41:55un petit peu compliquée
41:56et c'est le petit moment
41:57doudou
41:57pour quand on rentre
41:59du travail
42:00donc en soi
42:01la collation
42:02c'est vraiment
42:03le moment
42:04pour intégrer
42:04un produit
42:05un petit peu sucré
42:06ça peut être des fruits
42:07ça peut être du chocolat
42:08mais c'est vrai
42:09que les envies de sucre
42:09qui sont très très persistantes
42:11elles montrent aussi
42:12qu'il peut y avoir
42:13un déséquilibre
42:14voire même
42:14un manque d'apport alimentaire
42:16pour ça
42:17c'est vraiment
42:17travailler sur la structure
42:18de toute l'alimentation
42:19à savoir un bon petit déjeuner
42:21protéiné
42:22des repas structurés
42:23et surtout
42:24accepter d'intégrer
42:25des aliments
42:26avec du plaisir
42:27et faire des plats
42:29avec aussi des sauces
42:30des herbes
42:32des épices
42:32Boire de l'eau
42:33ça aide aussi
42:33on dit souvent
42:34que boire beaucoup d'eau
42:35dans la journée
42:35ça aussi évite
42:37d'avoir des fringales
42:37est-ce que c'est vrai ?
42:39Alors oui et non
42:40d'une certaine façon
42:41si on boit de l'eau
42:42parce qu'on a faim
42:43et qu'on se dit
42:43bon de boire
42:44ça va me remplir l'estomac
42:45c'est pas réel
42:47et là on en revient aussi
42:48un petit peu
42:48à se déconnecter
42:49de ces sensations justement
42:51mais non
42:52pour moi si on a faim
42:53c'est que le corps
42:54envoie un signal
42:54comme quoi il a besoin
42:55d'énergie aussi
42:56Donc un petit carré
42:57de chocolat
42:57ça ne fait pas de mal
42:58du chocolat noir
43:0070% c'est encore meilleur
43:01avec plein de bonnes choses dedans
43:04Merci beaucoup
43:04Émilie Cossèque
43:05d'être venue nous reparler
43:07encore une fois
43:07de ses bonnes habitudes alimentaires
43:09et puis vous restez avec nous
43:10parce que Lucas Sanson
43:11nous raconte
43:11une jolie histoire
43:12aujourd'hui
43:18Et oui parce que
43:19on vous en avait parlé
43:20on vous en avait parlé
43:21pardon
43:22à la fin de l'été
43:22cette histoire malheureuse
43:24d'un chat de vacancier
43:25qui s'était échappé
43:26sur une aire d'autoroute
43:27alors que la famille
43:29partait dans le dévoluie
43:30et bien bonne nouvelle
43:31ce soir Lucas
43:32ce chat
43:33il s'appelait Chanel
43:33il s'appelle Chanel
43:34a été retrouvé
43:36Exactement
43:37On va revenir au tout début
43:38de l'histoire
43:39le 8 août
43:39Stéphane et sa famille
43:41avec leur chat
43:41partent en vacances
43:42direction la station
43:44haute alpine
43:45de Superdévoluie
43:46pour une dizaine de jours
43:47tout bascule
43:48sur l'air d'autoroute
43:49de l'île d'Abo
43:50au sud de Lyon
43:51ils décident de faire
43:52prendre un peu l'air
43:52à leur chat de Chanel
43:53qui en profite
43:54pour s'échapper
43:56à partir de ce moment-là
43:57c'est la fin des vacances
43:58pour la famille de Versailles
44:00ils essayent de mettre
44:01tous les moyens possibles
44:02pour retrouver
44:03leur animal de compagnie
44:04ils restent même
44:0512 jours sur place
44:06à dormir à l'hôtel
44:07et proposent même
44:08une récompense
44:08de 500 euros
44:09pour retrouver l'animal
44:10Et cette recherche
44:11a donc porté ses fruits
44:12puisque presque un mois plus tard
44:14Chanel est retrouvé
44:15saine et sauve
44:16Il fallait prendre son mal
44:17en patience
44:17pour cela
44:18la famille
44:19a été aidée
44:20par des bénévoles
44:21d'une association
44:21qui a été très impliquée
44:23durant cette disparition
44:24et c'est dans la nuit
44:25du 4 au 5 septembre
44:26que Chanel est capturée
44:28l'animal n'avait finalement
44:29pas énormément bougé
44:31du lieu où elle a disparu
44:32puisqu'elle se trouvait
44:33dans un périmètre
44:35de 200 mètres
44:35autour de l'air d'autoroute
44:37une histoire
44:37qui se termine bien
44:38pour la famille
44:39qui avait l'impression
44:40avec cette disparition
44:41d'avoir perdu
44:42un membre de leur famille
44:43Et alors comment elle se porte
44:44maintenant cette chatte ?
44:45Très bien
44:46visiblement
44:47elle n'était pas du tout effrayée
44:48et semblait être très heureuse
44:49même d'avoir retrouvé
44:50son domicile
44:51et sa famille
44:52mais en tout cas
44:53une chose est sûre
44:53pour Stéphane
44:54le père de famille
44:55il ne faut jamais
44:56baisser les bras
44:57en tout cas
44:57pas de regret
44:58d'avoir raté
44:59les vacances à Superdévoluie
45:00car tout est finalement
45:01bien rentré dans l'ordre
45:02Et puis bien évidemment
45:03on les invite à revenir
45:04dans notre beau département
45:05et pourront revenir
45:06l'année prochaine
45:07à Superdévoluie
45:07merci beaucoup Lucas Samson
45:09et puis on vous retrouve
45:10demain pour une autre
45:11histoire du jour
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