00:00Une expression qu'on lit et qu'on voit beaucoup dans les médias, dans la presse ces derniers jours,
00:04nous serions en situation de pré-insurrection.
00:07Il y a même la référence à 1789, la France sur un volcan, vous dites ça, ça bouillonne.
00:12Est-ce que, effectivement, vous sentez aujourd'hui que cette colère peut déboucher sur autre chose ?
00:17Non, parce que, dans tous les cas, pas aujourd'hui, parce que l'enjeu c'est la présidentielle.
00:22Donc il y a encore un processus électoral très attendu par les Français,
00:25très attendu d'ailleurs par les sympathisants du RN ou de la France Insoumise,
00:28qui se disent, et c'est important de l'avoir à l'esprit,
00:31on peut gagner, et qui donc veulent et pensent qu'il va y avoir une rupture,
00:36on n'est pas simplement dans le changement, dans une demande de changement
00:39qui était le leitmotiv de toutes les présidentielles.
00:42Là, ça rappelle plutôt 1981, avant 1789, c'est rupture, renversons la table.
00:49Donc l'enjeu, il est là, et ces Français sont très divisés.
00:53Vous êtes RN ou LFiste, vous vous dites que l'élection aura des résultats positifs,
00:58pour le pays et pour vous-même.
01:00Vous le dites moins si vous êtes dans ce grand bloc qui va du centre-gauche jusqu'à la droite,
01:05on va dire.
01:06C'est plutôt nourri par une dynamique qui profite aujourd'hui aux populistes de droite ou de gauche,
01:14puisque tout ce qu'on voit là, permettez-moi juste de rebondir,
01:17mais nous montre à quel point on est en réalité face à une offre politique qui est populiste, chimiquement pure.
01:26Le peuple, en définitive, a toujours raison, nous a dit Marine Le Pen,
01:30donc ce n'est pas le droit, ce ne sont pas les contre-pouvoirs, c'est le peuple.
01:33Et puis on le voit sur les éléments aussi qui ont trait à un certain nombre de contre-pouvoirs,
01:40ou maintenant à l'Ukraine, ou maintenant à la question migratoire.
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