00:00Encore plus grave, encore plus grave.
00:02Et donc, oui, restons mobilisés, mobilisons-nous, élargissons le champ du rassemblement.
00:09C'est l'ARS qui l'a interdit aussi.
00:11L'ARS, c'est l'ARS qui a interdit.
00:15C'est ça.
00:15Donc, c'est sûr, avant qu'il ne plaît pas, il se sait.
00:20La question, il faut bien le comprendre, c'est pas...
00:23On a maintenu ce rassemblement, déjà pour expliquer la situation,
00:26et puis pour demander une toute autre logique sur cet hôpital.
00:29Parce que ça fait des années qu'on ferme des lits.
00:31Il était à 390 lits, cet hôpital, quand il était en service dans les années 2000.
00:35Il est aujourd'hui à moins de 250.
00:38La population a augmenté.
00:40L'hôpital de Sanlis a quasiment complètement fermé.
00:43Il reste 20 lits d'hospi, la matière et la gériatrie.
00:45C'est-à-dire qu'il n'y a plus d'hôpital autour.
00:47Donc, en gros, c'est lui, cet hôpital de Creil,
00:51qui rend service à tout le bassin élargi désormais.
00:54Et il perd des moyens.
00:55Et donc là, les logiques d'austérité qui sont portées par l'ARS,
01:00donc le gouvernement, doivent s'arrêter sur cet hôpital.
01:03Il faut, au contraire, réattirer des professionnels, réouvrir les lits.
01:07120 millions de déficits.
01:09Mais est-ce qu'on peut parler, je reprends ce que disait le camarade de la CGT,
01:13est-ce qu'on peut parler de déficit pour un hôpital ?
01:15Évidemment, non.
01:18Évidemment, non.
01:19Bien sûr, on est soucieux d'argent public.
01:23Mais un hôpital, ça ne peut pas être rentable.
01:26Et on ne peut pas chercher la rentabilité.
01:28Or, quand l'agence de régression sociale...
01:33C'est mon truc, ça.
01:34C'est comme ça qu'elle s'appelle.
01:36C'est une agence comptable.
01:38Si nous sommes, nous, élus, aujourd'hui,
01:40la base de notre engagement, c'est de servir.
01:43C'est servir les habitants.
01:45C'est construire un service public qui vous permette de bien vivre.
01:50Et quand on maltraite la santé, on ne peut pas bien vivre.
01:53Donc c'est vraiment la base, me semble-t-il.
01:55Je pars sous votre contrôle, mais on sera d'accord là-dessus.
01:57C'est la base.
02:01Donc cet immense gâchis, il n'est pas possible, il n'est pas soutenable.
02:05Il faut qu'on le défende, qu'on soit tous solidaires.
02:07La population est importante.
02:08De fait, l'ARS est un rouleau compresseur.
02:12L'État est un rouleau compresseur.
02:13Nous sommes des élus locaux, vous êtes les habitants.
02:16On doit tous se défendre pour faire en sorte que nos hôpitaux,
02:20que notre service public, ils soient maintenus.
02:22Dans le bassin créole, le service public, il a une place importante.
02:24Je vous rappelle, parce qu'on est dans un territoire où il y a beaucoup de précarité.
02:28Pour les gens qui n'ont rien, le service public, c'est tout.
02:31Et ça, c'est important de le rappeler.
02:33Et en plus des questions de précarité, de difficultés sociales, des difficultés économiques,
02:39on est sur un territoire où la désertification médicale, elle est bien présente.
02:44Tous les jours, on rencontre des créoises et des créois,
02:46ou des habitants de ce territoire qui nous expliquent qu'avoir un rendez-vous chez un généraliste,
02:51c'est compliqué.
02:52Chez un dermatologue, c'est compliqué.
02:54N'importe quel médecin avec n'importe quelle spécialité, on se retrouve face à des difficultés.
02:59Alors oui, nous le disons ce soir à l'ARS, à notre direction,
03:02nous ne laisserons pas sacrifier l'hôpital public sur l'hôtel des économies.
03:07Nous serons là pour défendre les agents, leur emploi, leurs conditions de travail,
03:11mais surtout défendre le droit de chacun à accéder à des soins de qualité près de chez lui.
03:17Le passement aujourd'hui devient intolérable pour beaucoup de familles.
03:19Donc on est sur une situation de privatisation et de coupure de l'accès aux soins.