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  • il y a 13 heures
La grève des médecins généralistes et l'épidémie de grippe augmentent le nombre de patients aux urgences de l'hopital public, ce qui rend les conditions de travail des soignants encore plus compliquées. Ici, à Rennes, des soignants ont manifesté devant le CHU ce mercredi 14 janvier, pour demander aux pouvoirs publics plus de moyens à long terme.

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Transcription
00:00Ce dont on a vraiment besoin, c'est des lits.
00:02Des lits pour pouvoir hospitaliser nos patients,
00:05pour qu'ils ne restent pas sur des brancards aux urgences.
00:07Il y a des gens qui ont peur, il y a des gens qui viennent vers nous en disant
00:09« mais moi j'ai peur quoi ! »
00:11Et c'est quand même pas normal d'avoir peur dans un service d'urgence.
00:15Comment on fait pour prendre en charge normalement 150 patients,
00:18et il y en a 283 ?
00:20Comment c'est possible physiquement ?
00:22Comment une aide-soignante est faite pour s'occuper de 29 patients ?
00:25Pour lui donner à manger, pour faire la toilette, pour les emmener aux toilettes ?
00:29Des urgentistes, des soignants, des infirmières, des médecins
00:32manifestent au CHU de Rennes pour dénoncer les conditions de travail
00:36et aussi les conditions d'accueil des patients de plus en plus compliquées.
00:40En fait, il y a actuellement une surcharge de travail au sein du service des urgences
00:45qui était déjà préexistante et qui là s'est majorée
00:50avec à la fois la grève des médecins et l'épidémie de grippe.
00:57Ce qui fait que là, le nombre d'entrées est exponentiel aux urgences depuis quelques temps,
01:04avec un pic à plus de 280 entrées lundi, ce qu'on n'avait jamais vu aux urgences.
01:10Moi, ça fait 20 ans que je travaille aux urgences et je n'avais encore jamais vu ça.
01:13Aujourd'hui, cette manifestation est un prétexte pour ces soignants
01:16pour dénoncer une situation de plus en plus compliquée.
01:20Ils clament leur ras-le-bol et demandent des moyens beaucoup plus importants
01:23pour mieux accueillir les patients et tout simplement pour mieux travailler.
01:27La première demande, c'est des lits d'aval.
01:28Parce que je pense qu'à partir du moment où on a la capacité des gens
01:32qui sont aux urgences de les envoyer vers les services d'hospitalisation,
01:36on s'en sortirait.
01:37Là, le problème, c'est qu'on mélange.
01:38On fait de l'urgence et on fait de l'hospitalisation.
01:41On ne gère actuellement que les crises, mais on ne gère pas les problèmes de fond.
01:45Concrètement, vous demandez quoi, là ?
01:47Et à qui ?
01:48Là, je m'adresse au pouvoir public.
01:51Je m'adresse au pouvoir public.
01:53Ils doivent mettre en place une politique de santé basée sur l'hôpital public
02:01puisque aujourd'hui, c'est le seul qui est à même de répondre aux besoins de la population.
02:08Le privé ne répond que partiellement aux besoins de la population.
02:13Nous, on est là 24 heures sur 24, 360 jours par an.
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