00:00Les politiques ça n'existe pas, il n'y a pas une classe de politique, d'accord ?
00:03Non, non, non, il n'y a pas ça.
00:05Non, non, il n'y a pas de classe de politique.
00:07La preuve c'est qu'on a des avis différents et des positions différentes.
00:10Et donc à partir de là, on n'a pas des intérêts communs qu'on défendrait, etc.
00:14Je dis ça parce que sinon, ça va centrer le débat de manière, à mon avis,
00:19j'allais dire quelque peu démagogique et on va oublier les vrais problèmes.
00:23Notamment sur ce que vient de dire, t'es gentil.
00:25Mais donc l'idée c'est de dire qu'un gouvernement qui est minoritaire en juillet 2024,
00:30qui continue à imposer des budgets minoritaires, qui n'a pas de majorité à l'Assemblée,
00:34eh bien il faudrait que les oppositions votent pour ce budget en acceptant qu'il se soit maintenu,
00:39ce qui n'est jamais permis dans aucune démocratie à dire moderne et qui n'est permis en France que
00:44parce que...
00:45La majorité, vous l'avez parlé, si vous n'êtes pas élu, vous n'allez pas vous plaindre.
00:49On a une cinquième république qui permet de passer sans vote le budget parce que figurez-vous,
00:52vous ne le savez peut-être pas, mais ça fait des années qu'on n'a plus le droit de
00:55voter le budget dans ce pays.
00:56Donc c'est quand même sidérant si on veut bien comprendre que la démocratie française,
01:00la république, la révolution est née de la question du budget.
01:03Ça c'est un prêle.
01:05Deuxièmement, moi ce qui m'intéresse, c'est que...
01:08Mais précisément, parce que c'est un peu le moment de la grande explication,
01:10parce que vous avez mis, enfin Jean-Luc Mélenchon a mis le sujet de la dette au centre.
01:15On en parle.
01:16Voilà, on en parle.
01:17En disant qu'on pouvait mettre au feu les titres de la dette, une partie des titres de la dette.
01:19Donc je vais vous dire un premier point. Les chiffres, je les connais. Chaque émission, on a...
01:25Le 3588 milliards.
01:26Déjà, divisez-le par 8 ans et 6 mois, c'est-à-dire à peu près la moyenne à laquelle
01:29on rembourse la dette.
01:30Non mais si, ici.
01:31Oui, oui, je sais bien, je sais bien.
01:32Vous aurez la moyenne à laquelle les intérêts de cette dette sont remboursés,
01:37et vous aurez un chiffre qui sera un peu moins affolant, c'est-à-dire à peu près 13 à
01:4114% du PIB.
01:42Mais ce chiffre-là, il n'est pas faux.
01:43Parce que donnez ce chiffre-là, donnez ce chiffre-là, parce que vous compariez avec les ménages,
01:47il y a au moins une comparaison qui vaut.
01:48C'est comme si, par rapport à... Vous achetez une maison en tant que telle,
01:52et on vous compare le prix de votre maison sur lequel vous êtes endetté à vos revenus à un instant
01:57T.
01:57Donc ça ne veut rien dire.
01:58Mais monsieur Coquerel, c'est quand même 70 milliards par an.
02:00C'est quand même 70 milliards à 80 milliards par an.
02:03Donc on compare des stocks et des flux.
02:05Donc déjà, premièrement, attention de faire peur.
02:07Deuxième chose, je vais vous le dire, je vous le dis à une chose.
02:10Aujourd'hui, la dette, là, actuellement, elle est supportable.
02:13Elle est supportable.
02:14Ce n'est même pas moi qui le dis.
02:15C'est que, figurez-vous, j'ai interrogé Roland Lescure, ministre de l'Économie, en avril dernier,
02:19pour une bonne raison, c'est que, je vais venir après,
02:21je pensais que la dette ne le serait peut-être plus à l'avenir,
02:24et on a des murs d'investissement, notamment en matière environnementale,
02:27qu'il va falloir.
02:29Je lui ai proposé une solution.
02:30Il me dit, ah non, il n'y a pas de problème avec la dette,
02:32on va affoler les marchés si on fait ça.
02:34La dette, aujourd'hui, vous avez deux fois plus de personnes
02:36qui se précipitent pour acheter la dette française
02:38que de levées d'emprunts.
02:40La dette est supportable.
02:41À plus de 4%.
02:44La dette est supportable.
02:45Les Allemands sont à 3,38.
02:46La dette est supportable, aujourd'hui, pour notre économie.
02:50La dette, aujourd'hui, est supportable pour notre économie,
02:52pour la bonne raison.
02:53C'est ce qui a été dit, c'est qu'effectivement,
02:54vous ne remboursez jamais le stock.
02:56Pourquoi ? Parce que la France est un pays tellement sûr
02:59que les emprunteurs arrivent.
03:00Donc, c'est le taux d'intérêt qu'il faut regarder.
03:01Ce taux d'intérêt, aujourd'hui,
03:03il va être effectivement bientôt de 70 milliards.
03:05Alors dire, c'est 70 milliards qu'on a acheté par la fenêtre.
03:07Là aussi, c'est en partie vrai, d'ailleurs.
03:10Pas par la fenêtre, mais dans les poches des ultra-riches.
03:12Mais je vais y venir.
03:13Mais bien sûr, bien sûr.
03:14Mais la question qui est posée, c'est qu'une dette, elle est nécessaire.
03:18La question, c'est de savoir, un, qui la détient ?
03:21Qui la détient ?
03:22Deux, à quoi elle sert ?
03:23Figurez-vous que la moitié de la dette que nous subissons aujourd'hui,
03:27elle a été créée par une politique très claire,
03:30assumée de la part de M. Macron,
03:32qui a été dit en 2017,
03:33on va essayer de faire des cadeaux fiscaux
03:35plus riches détenteurs du capital,
03:38pour qu'ils viennent en France,
03:39et qu'ils permettent qu'une politique qui ruisselle,
03:42et tout va mieux.
03:43Le bilan, c'est qu'on a à peu près perdu
03:45deux points émis de recettes,
03:47et c'est ça qui vous explique la dette par an,
03:48par an, près de 100 milliards,
03:50qui sont partis dans la poche de,
03:53principalement, personnes ici,
03:55mais quelques dizaines de milliers de personnes,
03:56figurez-vous, qui sont ultra-riches.
03:58Il y a un site qui s'appelle Société.com,
04:00et ça va vous choquer sûrement,
04:01ou alors si ça ne vous choque pas,
04:03ne t'inquiète pas, ça j'en ai déjà raconté,
04:05qui vous choquera sûrement,
04:07mais qui payent moitié moins d'impôts
04:09professionnellement que les Français.
04:10– Sur le fait, parce qu'il faut que la parole tourne,
04:12il faut que la parole tourne.
04:14– Non, pas la dette en 30 secondes, excusez-moi.
04:16– Attendez, alors déjà, ça ne fait pas 30 secondes,
04:18et vous avez vu que tout le monde essaie de se gendarmer
04:20sur la longueur des interventions.
04:23– Le problème, c'est à quoi sert la dette,
04:25premièrement, première question.
04:26Et effectivement, ce n'est pas normal que la dette
04:28ait servi à des cadeaux fiscaux,
04:29qui en plus n'ont eu aucune répercussion sur les condis françaises,
04:32parce que le chômage est bientôt à plus de 8%,
04:34parce que, c'est vrai de le dire,
04:36la pauvreté a explosé,
04:37et nous avons le record d'augmentation de la pauvreté
04:40en Europe depuis 2017,
04:41donc ça n'a pas servi à l'économie française.
04:44– Ça, c'est la première question.
04:46– La deuxième chose,
04:48bientôt va se poser la question qui détient la dette,
04:50parce que là, personne ne répond.
04:51– Samuel.
04:52– Figurez-vous, il y a besoin de murs d'investissement
04:54à l'avenir,
04:56pour faire face,
04:57s'adapter aux problèmes écologiques,
04:59et si possible,
05:00essayer tant que faire se peut,
05:01de refroidir la machine.
05:02– Samuel, et ensuite Alexandre,
05:04qui n'a pas répondu la parole.
05:05– Paul répondu à la question,
05:06et c'est pour ça que nous mettons sur la table
05:07le fait qu'au lieu d'aller devant les marchés,
05:09on ferait mieux de faire ce qu'on a fait
05:11pour la dette Covid,
05:12s'adresser à la BCE,
05:13elle l'a fait,
05:14y compris si c'était contraire au traité,
05:15pour qu'on prête directement aux États,
05:17et que nous possédions nous-mêmes
05:18notre propre dette,
05:19parce que c'est la seule façon,
05:20vu les taux d'intérêt augmentant,
05:22à l'avenir,
05:22de faire face.
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