00:00Moi, j'ai rarement vu ça, personnellement.
00:02On a quand même une très grande chance sur ce film,
00:04c'est qu'il est produit par Hugo, que tu connais bien.
00:07Hugo Célignac, donc Shifoumi, et lui, j'ai l'impression que
00:11quand il a choisi de faire exister un film, il va jusqu'au bout
00:15et qu'il a une force de frappe aujourd'hui qui est difficile à remettre en question.
00:20Donc je ne sais pas si c'est le projet qui est facile à produire
00:24ou si c'est Hugo qui a une facilité à produire des projets
00:28une fois qu'il a décidé de le faire.
00:29Oui, en tout cas, il produit ce qu'il a envie de défendre.
00:33Pour les bonnes raisons, je crois.
00:34Je crois qu'il croyait beaucoup au film et du coup, il ne s'est pas posé de questions.
00:38D'ailleurs, je sais qu'il y a eu pas mal de dépassements en cours de production
00:42et qu'il a remis...
00:45Ça, c'est un truc où les techniciens et les gens sur le tournage
00:48n'étaient pas forcément au courant, mais le film a failli s'arrêter.
00:50C'est vrai que Hugo a remis, comme on dit, sur la table de sa propre poche.
00:55Comme on dit, c'est quand même des gestes en tant que producteur
00:58qui sont assez courageux.
00:59Je ne sais pas si c'est rare, mais je pense que oui.
01:01Ah si, c'est rare même qu'un producteur accepte qu'il y ait beaucoup de dépassements.
01:06C'est vraiment pour l'artistique.
01:08Quand parfois on n'avait pas forcément le temps de tout faire entrer en une journée,
01:13si ça dépassait, ce n'était pas grave parce que c'était pour le film.
01:17Et ça, c'est vrai que ce n'est pas à tout le monde.
01:18Parce qu'il y en a qui arrivent et qui disent « on arrête tout de suite.
01:21Il y a la scène, il n'y a pas la scène, c'est terminé. »
01:23Oui, oui. Et là, moi, j'ai rarement vu ça, personnellement.