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  • il y a 20 heures

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Transcription
00:00Quand on produit un film, le producteur en fait il est en risque au développement.
00:03Il paye des auteurs et si à la fin son scénario tout le monde trouve ça nul, l'argent sera perdu.
00:10Quand tu as un bon scénario, tu vas chercher, par exemple, le film coûte 5 millions d'euros,
00:13tu vas chercher 5 millions d'euros de financement.
00:15Donc tu vas voir Studio Canal, France Télé, Canal+, Netflix,
00:21sauf qu'ils ne te donnent pas 5 millions d'euros parce que tu ne leur as pas livré un film.
00:24Là je reçois une lettre de Canal, de France 2, de Netflix, de Studio Canal.
00:28Si Hugo va au bout et nous livre le film, on lui donnera ses 5 millions d'euros.
00:35Donc là tu prends les papiers, tu vas dans une banque et tu dis,
00:38regardez, si je réussis à faire le film, ils donneront les 5 millions.
00:43Donc tu empruntes ces 5 millions d'euros pour faire le film.
00:47L'idée en fait c'est de ne pas spécialement mettre ton argent,
00:51c'est d'aller chercher l'argent du marché.
00:54Mais parfois, ça m'arrive aussi, c'est que le film coûte 5,
00:58mais on ne m'a donné que 4 millions 5.
01:00Et donc du coup, tu as investi ton argent, enfin mon argent, l'argent de la société.
01:05Parce qu'on a un schéma, et je parlais de l'exception culturelle,
01:07il y a aussi le fonds de soutien.
01:08Donc le fonds de soutien en fait, c'est que quand tu fais des entrées avec un film qui est en salle,
01:12en fait on te donne de l'argent, qui est un argent qui doit être réinvesti dans le cinéma.
01:16C'est le CNC ça ?
01:17Et donc du coup, avec ce fonds de soutien, souvent, si d'un seul coup, tu as le sentiment que le marché ne t'a donné que 4 millions 5,
01:25mais que toi tu veux 5 millions, parce que tu as envie de rajouter une semaine de tournage,
01:29parce que tu as une ambition, par exemple le royaume, j'ai investi de l'argent pour atteindre cette ambition,
01:36parce que j'avais le sentiment en fait que sur le royaume, il fallait un peu plus d'argent pour réussir le film.
01:40Mais je comprenais aussi pourquoi les financiers voulaient me donner ce qu'ils m'ont donné,
01:46parce que c'était un casting sauvage, c'était un premier film.
01:50Et donc du coup, le moment où le producteur aussi est en risque, c'est que quand on t'a donné l'argent,
01:55et ça arrive d'avoir des problèmes sur un tournage,
01:57donc du coup, on t'a donné par exemple 5 millions d'euros, mais il y a des problèmes.
02:02Et en fait finalement, le film ne coûte pas 5, mais il coûte 5 millions 4,
02:05et bien les 400 000, ils sont pour toi.
02:07Donc c'est à ce moment-là en fait que tu peux être en risque.
02:09Et après en fait, depuis quelques années, je fais quelque chose qui m'amuse,
02:13c'est de faire des films pour le coup en fond propre.
02:16Là pour le coup, c'est des films en fait où j'ai investi seul ou avec d'autres producteurs.
02:22Le premier c'était Yannick, avec Atelier de production, les Frères Véragues.
02:26Quentin Dupieux en fait vient de finir un film, il a une idée qui est l'idée de Yannick.
02:33Il nous fait lire le 15 juillet, il veut tourner le 15 août.
02:35On se dit, on n'a pas le temps d'aller financer.
02:38Donc du coup, on fait un film à 700 000 euros,
02:42on met chacun 350 000 euros,
02:45et on part à l'aventure qui a été très payante et très gagnante.
02:48Si le film marche, du coup c'est bénéf pour toi,
02:50mais si le film se fourrait complètement, c'était pour ta pomme.
02:52Exactement.
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