00:00Moi j'ai de plus en plus de mal à me voir, et ça j'en ai parlé à mon
00:04psy.
00:06Non mais c'est vrai que quand j'étais jeune acteur, j'étais tellement honoré de faire partie de ce
00:10milieu,
00:10de faire mes premiers films et de me voir sur le grand écran, j'en ai tellement rêvé,
00:13je l'ai tellement voulu qu'évidemment, quand c'est arrivé, j'étais émerveillé par le projet.
00:20Maintenant l'aspect magique s'est un peu atténué,
00:24et maintenant je suis beaucoup plus attentif au travail que je fais,
00:27et au retour sur le travail que je fais, donc effectivement je prends note de ce qui se passe,
00:31de ce qui s'est passé, mais je ne goûte pas mon plaisir par contre en regardant mes camarades,
00:35et là sur le Charlie, un casting tellement époustouflant,
00:38les images de Julien Despo et de Nicolas Petri sont tellement incroyables,
00:43qu'hier on a vécu la projection en public, c'était fou, ça c'était un régal pour moi,
00:48vraiment j'ai adoré voir cet épisode.
00:50Moi j'ai de moins en moins de mal à me voir, c'est-à-dire qu'au début t
00:55'es que sur toi,
00:56donc tu ne peux pas justement profiter du projet de la diffusion,
01:00et que justement j'arrive à voir de plus en plus, à faire abstraction de moi,
01:03pour voir la globalité du projet, évidemment tu te regardes,
01:07mais plus pour dire, ah putain, il faut que tu l'ajustes, fais attention,
01:10refais plus ça, voilà, pour les autres tournages,
01:14et le plaisir oui, de voir que cette histoire marche,
01:17mais souvent il faut deux, trois, quand t'es vraiment dans le visionnage,
01:20pour dire, ok tu te regardes plus du tout, et tu regardes le projet globalement,
01:24mais c'est, non non, c'est un plaisir de voir le travail,
01:27puis là c'est tellement choral, et on n'était tellement pas présents tout le temps,
01:31en plus donc on découvre vraiment des scènes qu'on a lues,
01:33mais dont on n'avait aucune idée de comment Julien l'avait mis en image,
01:36donc c'est hyper kiffant.