00:01Donc cette rentrée médiatique, un mot également sur Léa Salamé, puisqu'on parle de...
00:06Alors tiens, Maya Allen, moi je trouve, je vais vous dire, je vais peut-être vous surprendre,
00:12je ne vois pas pourquoi on demande à une femme, fut-elle la compagne d'un homme politique de se
00:17retirer de l'antenne ?
00:19Je pense qu'elle aurait très bien pu en 2026 continuer de présenter le journal de France Télévisions
00:24alors que son mari Raphaël Buxman sera peut-être candidat ou pas.
00:27Je trouve qu'on est un peu arriérés là-dessus, c'est ma position.
00:30Je ne sais pas si je suis d'accord avec vous déjà, parce que ça aurait pu être complètement l
00:33'inverse,
00:33à savoir une femme candidate et un homme qui se met en retrait du 20h de France 2.
00:37C'est quasiment jamais arrivé.
00:39Une femme ministre, Roxana Maraciné-Anou, son mari avait quitté, je crois, une chaîne de télévision France 3, je crois.
00:44Mais c'est tout, il y a très peu d'exemples dans l'histoire.
00:48Mais vous ne trouvez pas qu'en fait, je dirais, qu'est-ce que ça peut faire ?
00:53Après, il n'est pas impossible que Raphaël Buxman ne soit plus candidat d'ici le mois de novembre.
00:57Parce qu'il y a la primaire, il n'est pas sûr de la gagner, donc peut-être qu'elle
00:59pourra revenir à l'antenne.
01:00Je pense que ça dérange beaucoup de Français.
01:03Je ne sais pas, oui.
01:04Vous pensez que ça dérange des Français ?
01:06Je pense que ça dérange des Français, oui.
01:07Et de voir une journaliste, quelle que soit son émission, devant une journaliste qui présente une émission
01:12et qui pourrait devenir première dame, je pense qu'il voit là une espèce de confusion des genres.
01:15Et en revanche, je considère que ça n'a pas du tout s'appliqué au fait que Léa Salamé soit
01:19une femme.
01:20Non, mais il faut simplement, il faut parfois se...
01:23Par exemple, évidemment, elle ne va pas interroger son mari.
01:26De la même manière que quand Christine Ockrent et Anne Sinclair interrogeaient François Mitterrand
01:31alors que leur compagnon était ministre du gouvernement,
01:37en l'occurrence, ça devait être le gouvernement de je ne sais qui, mais c'était sous François Mitterrand,
01:41ça, c'était choquant. Elles auraient dû ne pas interroger ce jour-là.
01:46Mais autrement, tu peux faire ton métier sans effectivement être au cœur d'une interview qui peut poser problème.
01:55Ça leur a mis dans une situation impossible parce que si elle avait dû interroger, je ne sais pas,
01:58je prends François Hollande qui aurait été, imaginez-vous, en concurrence avec Raphaël Luxman,
02:03ça aurait été intenable. Je pense que pour elle, c'était intenable.
02:05Après, moi, je pense comme moi qu'elle aurait préparé son travail, mais c'était intenable.
02:08Comment vous pouvez expliquer pouvoir être neutre quand vous êtes là ?
02:12Oui, vous trouvez que...
02:13Oui, je trouve... Bon, c'est... Je suis un peu...
02:15Gérard Carreau !
02:16Je suis partagé. Je suis partagé avec vous en disant qu'après tout, il y a une jurisprudence idiote
02:22qui consiste à dire, puisque le mari ou vice-versa est embringué dans une candidature,
02:29il faut que l'autre suive et quitte son job.
02:32Je trouve que c'était un peu déçu comme idée, mais en même temps, en même temps, je me dis,
02:36c'est quand même très difficile. Là, nous sommes dans la primaire.
02:40L'homme, si j'ose dire, excusez-moi de le mettre entre guillemets, le mari ou le compagnon,
02:45est candidat. Il va donc être partout, sur les médias, etc.
02:49C'est difficile pour Léa Salamé, dans cette période, d'interroger.
02:54Parce que quoi qu'elle dise et quoi qu'il se passe, on dira, on voit bien de quel côté
03:02elle pense.
03:03Écoutez, il y a consensus sur ce sujet, donc la majorité ayant toujours raison.
03:07C'est un choix qu'ils ont fait à deux.
03:08C'est un choix qu'ils ont fait à deux, vous pensez ?
03:10C'est ce qu'ils disent.
03:12Oui, ça, ils ne vont pas dire le contraire.