- il y a 2 mois
Les meilleurs moments de l'antenne de RMC commentés par Estelle Denis et toute sa bande.
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00:00Est-ce qu'elle midi ? Le zapping RMC.
00:04Et on démarre avec un extrait d'Apoli Matin ce matin sur RMC.
00:07Être patron aujourd'hui en France, est-ce un enfer ? Triste record, plus de 33 300 entrepreneurs ont déjà
00:13perdu leur activité au premier semestre.
00:15Écoutez tout de suite le témoignage de Frédéric Mercier, il est ancien chef d'entreprise dans le bâtiment.
00:19– Ça a été une mort lente, on va dire. L'après-Covid, avec les augmentations de matériaux, a été
00:30relativement fatale, difficile à vivre.
00:33– Et qu'est-ce qui s'est passé ? Ça a été un engrenage ? Vous avez accumulé des
00:37dettes ?
00:38– À partir de 2023, oui, c'était des difficultés à faire face à nos règlements de factures, de matériaux,
00:47de sous-traitants,
00:48des décalages dans les règlements des charges. Mais c'était difficile, c'est le moment de la fermeture,
00:55parce que ça se passe très très vite au tribunal de commerce. En 40 minutes, vous rentrez, vous êtes chef
01:01d'entreprise,
01:01vous sortez, vous n'êtes plus rien. Vous n'avez plus rien.
01:05– Voilà, on entend le désarroi d'un petit patron, Jean-Philippe Doux. Justement, vous êtes petit patron, vous avez
01:09une librairie.
01:11Est-ce que vous aussi, vous vous craignez pour l'avenir ?
01:14– Oui, c'est compliqué. C'est compliqué pour le patron, c'est aussi compliqué pour les salariés.
01:20On en parle assez ici. La différence entre le brut et le net crée des frustrations des deux côtés,
01:25parce que nous, on a l'impression de donner tout ce qu'on peut, et ce n'est pas suffisant.
01:29Et je peux le comprendre pour les salariés qui aimeraient plus. Après, il n'y a pas d'assurance chômage.
01:34Moi, je ne me verse pas de salaire, donc je n'ai pas ce problème-là.
01:36Mais quelqu'un qui a un salaire de patron, qui a réussi, parce qu'il y a ce qu'on
01:41appelle le point mort,
01:41à partir du moment où vous pouvez vous verser un salaire et les charges qui vont avec,
01:49quand votre boîte s'arrête, vous n'avez pas de chômage.
01:52Donc, il y a des assurances privées qui existent, qui coûtent très cher,
01:56qu'on ne prend pas généralement parce qu'on ne va pas se rajouter cette charge en plus.
02:00Et au final, on n'a plus rien. Donc, c'est très compliqué.
02:03Ça peut aller très vite. Je le vois autour de moi.
02:06Ça peut aller très vite, surtout dans les commerces.
02:08Il suffit d'un petit truc, des travaux à un endroit qui font que pendant deux mois,
02:12vous n'avez plus le chiffre d'affaires habituel.
02:14Les banques et l'URSSAF. Alors moi, j'ai une banque qui m'accompagne,
02:18mais l'URSSAF, c'est très compliqué.
02:20Eux, ils n'ont aucun délai d'attente.
02:21C'est très compliqué d'avoir quelqu'un avec qui discuter pour dire voilà.
02:24Et en plus, je peux les comprendre parce que s'ils sont trop gentils avec eux,
02:27mais en fait, c'est toute l'économie qui va vivoter, etc.
02:30Mais donc, être patron aujourd'hui, il faut vraiment être bien entouré aussi
02:34parce que c'est la famille qui prend tout autour.
02:37Donc, voilà, ce n'est pas impossible.
02:39Moi, je l'ai fait. Je conseillerais de le faire, mais en étant vraiment sûr
02:43et en ayant des garanties de ne pas se retrouver à la rue du jour au lendemain.
02:47Et ce qui est difficile aussi, Cécile Duflo, pour les patrons,
02:50c'est souvent qu'ils sont critiqués par les politiques.
02:53En ce moment, on entend beaucoup de critiques envers les patrons,
02:55alors que ce sont aussi eux qui créent de l'emploi en France.
02:58Et on a l'impression qu'on ne les remercie pas assez, quand même, quelque part.
03:02En fait, le problème, c'est quand on dit les patrons,
03:03on dit des choses très, très différentes.
03:04Exactement.
03:05En fait, on dit des gens qui gagnent 500 fois de plus que leurs salariés moyens,
03:09qui sautent de très grandes entreprises en très grandes entreprises,
03:13qui ne sont pas du tout menacés de savoir s'ils vont être au chômage,
03:16qui ont même des indemnités si les résultats de l'entreprise sont catastrophiques
03:21et qu'ils sont débarqués.
03:21Et puis, des gens qui se payent moins que leurs salariés
03:23pour essayer de continuer à faire vivre leur entreprise.
03:25Donc, je pense que déjà, il faudrait réussir à décomposer le mot « les patrons »
03:30parce qu'en fait, c'est comme les entreprises, ça ne veut pas dire grand-chose, en fait.
03:34Et effectivement, le sujet, là, il est plutôt de savoir
03:37qu'est-ce qui fait vivre le pays.
03:40Ce qui fait vivre le pays, bien sûr, que c'est l'immense tissu de PME de notre pays
03:44et qu'on voit bien qu'elles ne bénéficient pas,
03:46et il y a eu tout un débat sur les aides publiques,
03:48elles ne bénéficient pas du tout en proportion de leur existence
03:51et de leur rapport à l'économie des aides publiques,
03:53dont bénéficient parfois certaines très grandes entreprises.
03:56Donc là, il y a un vrai sujet d'inégalité
03:57et moi, j'ai envie qu'on craque le mot « les patrons »
04:00pour dire, en fait, que ce n'est pas tous les mêmes
04:02et qu'on ne mette pas dans une même boîte tous les patrons
04:04parce que ça n'a pas de sens, en fait.
04:06– Le mot, pardon, le mot, c'est peut-être les dirigeants
04:08et les patrons, c'est très différent.
04:09Un dirigeant d'entreprise ne détient pas le capital de son entreprise.
04:12La plupart des patrons détiennent le capital
04:14et Jean-Phil le sait, le capital, il n'est pas très élevé.
04:16Moi, le mien, il commence à peine.
04:18– Alors justement, parce que vous, vous allez prendre le risque,
04:20Baptiste Desmontiers, vous êtes grand reporter
04:21et vous avez pris le risque de faire une formation de paysagiste
04:23pour monter votre entreprise de paysagiste.
04:25Quand vous voyez tout ça,
04:26franchement, vous n'avez pas envie de renoncer quelque part ?
04:28– Non, j'ai envie d'y aller parce que je suis hyper content,
04:30parce que j'ai déjà été entrepreneur,
04:32parce que j'ai déjà été patron.
04:33J'ai vécu cette histoire-là, je ne me payais pas,
04:34j'étais patron et j'ai épuisé mes droits au chômage
04:38et quand la société s'est arrêtée,
04:39j'ai revendu mes parts à mon actionnaire principal,
04:43j'ai revendu mes parts, c'est un bien grand mot,
04:44je ne suis même pas ressorti une main devant, une main derrière,
04:47je n'avais plus de chômage, plus rien.
04:48Mais plus rien, plus rien, plus rien, du jour au lendemain.
04:50Je vous parle d'un truc qui s'est passé il y a deux ans et demi pour moi.
04:52Le souvenir est très, très, très, très récent dans ma tête.
04:54À poil, vulgairement à poil, rien du tout.
04:57Donc, en plus, comme j'avais été patron,
04:59je ne me te versais pas de salaire,
05:00j'avais tapé dans votre réseau perso.
05:01Non, j'ai vraiment été dans un moment très compliqué.
05:03Il a été question que je rende ma maison, etc.
05:05J'avais mes deux filles.
05:06Bref, ça a été dur.
05:08Et c'est vrai que rien que tu en reparles,
05:09j'ai les poils qui se dressent.
05:10Et je me dis, merde, pourquoi je reparle là-dedans ?
05:12Mais non, je suis très content d'y aller.
05:14Je suis très content d'y aller
05:14parce que déjà, c'est un truc qui a du sens pour moi.
05:16Je suis content d'y aller parce que je vais travailler,
05:18je vais employer des gens.
05:19Mais là, ma vie très concrète,
05:20ce matin, j'étais chez mon assureur.
05:22Je suis en train de discuter d'assurance à 8000 euros.
05:25D'assurance décennale à 8000 euros.
05:27Ça coûte très, très cher.
05:28Je suis en train de recruter un ou deux salariés.
05:32Je suis là, merde, j'avais des prévisions
05:33dans mon business plan d'embauche à tel salaire, etc.
05:36C'est dur, c'est dur.
05:38Mais oui, il faut, comme le dit Cécile,
05:40surtout pas mettre tous les patrons.
05:41Il y a les dirigeants qui font des jumps
05:43avec des parachutes dorés.
05:44Puis il y a les patrons qui se saignent au cas de veine
05:47pour essayer de faire fonctionner la société
05:48et l'entreprise.
05:50Et voilà.
05:51Donc, j'y vais.
05:52J'ai peur, mais j'y vais.
05:53J'y vais, mais j'ai peur.
05:54J'y vais, mais j'ai peur.
05:55C'est excitant aussi.
05:56Il faut dire ça aussi.
05:57C'est génial, je suis ravi de le faire.
05:59Et puis de créer de l'emploi aussi,
06:00c'est pas rien en fait.
06:02De se dire, tiens, j'ai créé un emploi
06:05et quand tout va bien,
06:06parce qu'on parle souvent quand tout va mal,
06:08mais quand tout va bien
06:09et qu'on voit qu'on a une espèce de petite famille,
06:11de petite famille d'entreprise,
06:13et bien voilà, c'est un vrai plaisir.
06:16Les GG ce matin sur AMC.
06:18Faut-il rétablir le certificat d'études
06:20avant l'entrée en sixième ?
06:21C'est en tout cas la proposition
06:22du candidat à la présidentielle,
06:23Gabriel Attal,
06:24qui souhaite que l'on vérifie
06:25la maîtrise des savoirs fondamentaux
06:27avant l'arrivée au collège.
06:29Et pour Charles Consigny,
06:30l'avocat des GG,
06:30c'est un coup d'épée dans l'eau.
06:31Écoutez.
06:33Les profs constatent que les élèves sont fatigués,
06:37décrochent l'après-midi en cours,
06:39n'arrivent pas à suivre,
06:40n'arrivent pas à se voir imposer
06:42plus de 30 heures de cours par semaine.
06:44Moi je dis,
06:45quitte à faire une élection présidentielle,
06:46à faire des réformes,
06:48à faire des changements,
06:49procédons à un vrai changement,
06:51inspirons-nous des modèles
06:53qui fonctionnent un peu mieux que les nôtres.
06:56Je prends l'exemple des Etats-Unis
06:58où ils ont du sport
07:00et des activités extrascolaires,
07:02culturelles l'après-midi.
07:03Eh bien, croyez-moi,
07:04les élèves sont beaucoup plus en forme
07:06et ça fonctionne beaucoup mieux
07:07que notre système
07:08où on bourre les agendas d'heures de cours
07:10que les élèves n'arrivent plus à suivre.
07:12Donc moi je serais davantage
07:14pour qu'on fasse une vraie révolution,
07:15un vrai changement,
07:16quitte à construire,
07:17aménager les infrastructures nécessaires pour ça.
07:20Mais tu penses que ça va relever le niveau ?
07:22Ah oui, je pense, oui.
07:25Alors, rétablir le certificat d'études
07:27en sixième bonne ou mauvaise idée,
07:28Cécile Duflo ?
07:28Moi j'en ai ras-le-bol.
07:30J'en ai ras-le-bol que les politiques,
07:31quand ils parlent d'éducation,
07:32la seule chose qu'ils savent raconter,
07:34c'est est-ce qu'on ne pourrait pas faire
07:35comme en 1902 ?
07:37Alors si, je vous regarde Estelle,
07:39vous avez un problème à la vésicule biliaire
07:40et je vous dis tiens,
07:41vous savez quoi ?
07:42On va vous opérer comme en 1902
07:44avec l'asepsie de 1902,
07:45avec l'anesthésie de 1902.
07:47Vous allez me dire,
07:47ça ne va pas du tout.
07:48Avec l'école, on dit,
07:50alors à un moment c'est la blouse,
07:51ensuite c'est faut dicter tous les jours,
07:53maintenant le certificat d'études,
07:54c'est une espèce de truc vraiment
07:55d'incapacité à réfléchir
07:58et surtout d'incapacité.
07:58Vous avez raison,
07:59ça va tellement bien l'école en ce moment.
08:00Mais justement,
08:01regardez ce qui se passe ailleurs,
08:02ce qui se passe dans d'autres pays
08:03où l'école va mieux
08:03et dans d'autres pays pas très loin,
08:05en Europe,
08:06en Allemagne,
08:06en Finlande,
08:07on fait autrement.
08:08Et la France est aujourd'hui
08:09une machine à produire
08:10plus d'inégalités
08:11au sortir du système scolaire
08:12qu'à l'entrée.
08:13Donc vraiment,
08:14il faudrait essayer de faire autrement
08:15et autrement,
08:16c'est pas comme en 1902.
08:17Vraiment,
08:17cette espèce de mythologie,
08:18d'ailleurs un peu triste,
08:19qui regarde pas tous les travaux
08:21qui ont été faits
08:22sur la neurobiologie,
08:23les neurosciences,
08:24la façon dont les enfants apprennent.
08:26Il y a plein de progrès scientifiques
08:27qui nous montrent
08:28le temps d'apprentissage,
08:29le fait de pouvoir être dehors,
08:30le fait de pouvoir faire du sport,
08:32de pouvoir faire d'autres activités
08:33et on se replie
08:34sur des trucs à l'ancienne.
08:35Vraiment,
08:36c'est une absence de réflexion
08:38et c'est vraiment,
08:38moi maintenant,
08:39ça m'exaspère au plus haut point
08:41cette façon de faire de la politique
08:42et surtout,
08:43surtout quand on a été
08:44ministre de l'éducation nationale.
08:45Trois mois,
08:45il n'a pas été ministre,
08:46là pour le coup,
08:47c'est pas pour défendre Gabriel Attal.
08:48Non, mais justement,
08:49il peut lire les rapports,
08:50il peut lire les études,
08:52il peut se documenter,
08:52je ne dis pas,
08:53je ne parle pas de son bilan.
08:53Oui, mais c'est compliqué
08:54en fait de se dire
08:55on change tout le système scolaire
08:56que de se dire
08:57bon ben au moins
08:57on arrête les plus mauvais
08:59avant l'hémorragie.
09:00Qu'est-ce que ça veut dire ?
09:01Et qu'est-ce qu'on va faire
09:02des enfants de 10 ans ?
09:03Eh ben les enfants de 10 ans
09:04on les fait redoubler en fait.
09:04Il y a un truc qui marche très bien
09:05c'est le redoublement.
09:06En fait, ça ne marche pas
09:07forcément bien le redoublement.
09:08On peut au moins essayer,
09:09on n'a plus le droit
09:10de faire redoubler les gosses
09:10maintenant,
09:11c'est quand même incroyable.
09:12Et le collège est rempli
09:13d'enfants qui n'ont rien
09:14à faire là,
09:14qu'on va se traîner
09:15jusqu'à la fin de la troisième
09:17et on peut les orienter
09:18vers autre chose.
09:20Comment ?
09:20À 10 ans ?
09:21Non, mais pas à 10 ans,
09:22la sixième c'est...
09:23Oui, c'est 10-11 ans.
09:24En 1912, ils travaillaient,
09:26donc si c'est ça le modèle...
09:28Et revenir à 1902,
09:30je crois Cécile,
09:31c'est au moins dire
09:33qu'il y a une sanction.
09:35On n'ose plus donner de notes,
09:37on donne des couleurs,
09:38on donne des lettres.
09:39N'importe quoi, mais...
09:40Il y a un moment...
09:42Tu passes un examen,
09:44tu ne le réussis pas,
09:45ok, tu vas recommencer.
09:46Et de dire,
09:48non, toi,
09:48tu n'es pas capable de...
09:50En tant que parent,
09:51c'est compliqué d'entendre ça,
09:52de dire,
09:53ton enfant n'est pas capable d'eux,
09:54mais il y a un moment...
09:55Si tu ne fais pas ce diagnostic,
09:57tu continues,
09:58il traîne, il traîne
09:59et puis en fait,
09:59à la fin, il ne fait rien.
10:00En fait, il faut réorienter
10:02les enfants.
10:02Cette histoire de dire,
10:04tout le monde va jusqu'à la fin
10:04de la troisième,
10:05les collèges,
10:06vraiment,
10:06ils ne savent plus quoi en faire
10:07de ces enfants
10:08qui sont là,
10:09ils s'ennuient,
10:10ils ne sont pas dans le bon système
10:11pour eux,
10:12ce n'est pas adapté à eux,
10:13donc voilà,
10:14on réorient...
10:14Et le problème,
10:15c'est les enfants
10:15ou c'est le collège ?
10:16Le problème,
10:17c'est les enfants
10:17ou c'est le collège ?
10:18C'est le fait de devoir...
10:20On ne peut pas faire
10:22une école
10:22ou un collège
10:23par enfant,
10:24on est obligé
10:25d'avoir un système collectif
10:26et le système collectif,
10:27il a besoin que les gens
10:29qui sont là,
10:30les enfants qui sont là,
10:31le soient pour de bonnes raisons
10:32et c'est vrai
10:33que le certificat d'études,
10:34moi c'était en quatrième,
10:35je l'ai passé dans les années 80,
10:36ils l'ont ressorti
10:37pendant deux ans
10:38et je suis tombé là-dessus,
10:39je l'ai passé,
10:40c'était aussi super
10:41de passer un petit diplôme
10:42comme ça,
10:43à l'époque,
10:44il fallait,
10:44pour être facteur,
10:45par exemple,
10:45il fallait un certificat d'études.
10:47Alors,
10:47à l'époque,
10:48il ne va pas me plaire,
10:49Cécile,
10:49mais souvenez-vous
10:50de cette émission
10:51Le Pensionnat de Chavagne,
10:52vous vous souvenez ?
10:53C'est le fantasme
10:55des choristes en fait.
10:56C'est ce que j'allais dire,
10:57c'est un fantasme.
10:59Et la blouse,
11:00un élève qui arrive en 6ème,
11:02qui est en situation d'échec,
11:03a priori en 3ème,
11:04il sera encore plus
11:04en situation d'échec
11:05et derrière,
11:06t'en fais quoi ?
11:06Et derrière,
11:07le gamin pendant 4 ans,
11:08pendant les 4 ans
11:09de son collège,
11:11il est dernier de sa classe,
11:12il souffre,
11:13peut-être qu'il faut mieux
11:14le réorienter,
11:15peut-être qu'il faut lui faire
11:16réapprendre les bases avant,
11:17à mon avis,
11:18tout n'est pas forcément ajouté.
11:19On reste jusqu'à 13 ans
11:19en CM2,
11:20c'est ça le modèle ?
11:21Mais si tu n'arrives pas
11:22à avoir les bases ?
11:23Il faut un diagnostic,
11:23savoir si ça va ou ça ne va pas.
11:25Et si ça ne va pas,
11:26on met en place des choses.
11:26Mais attendez,
11:26on a l'impression
11:27qu'on réinvente
11:27les conseils de classe
11:28et la fin de l'année scolaire,
11:29je veux dire,
11:29dans toutes les écoles.
11:30Alors fin d'année scolaire,
11:32si on dit que ça ne va pas,
11:33il passe quand même.
11:33Ou alors je suis à côté de la plaque,
11:35mais moi,
11:35il y a des études d'un scolaire
11:36et à la fin,
11:37il y a le conseil de classe,
11:38tu es admise en machin,
11:39etc.
11:40Mais tu ne redoubles plus !
11:50Bon, techniquement,
11:51mon frère,
11:51il a redoublé.
11:52Moi, je n'ai jamais redoublé,
11:53j'avais des notes de merde
11:53et derrière,
11:54j'ai été en droit,
11:55j'ai fait des super bonnes études.
11:56Je veux dire, non,
11:57arrêtons un peu
11:57de réinventer la roule
11:58à chaque semaine
11:59comme s'il fallait réinventer
12:00des trucs qui datent de 1902,
12:02comme le dit très justement Cécile.
12:03Donc on ne fait rien ?
12:04On laisse les élèves
12:05qui ont des difficultés
12:06aller en sixième en fait ?
12:07Ce n'est pas on ne fait rien,
12:07on ne va pas user notre salive
12:10pendant deux heures
12:10pour commenter des propositions
12:13de Gabriel Attal
12:13qui n'a comme proposition
12:15dans son spectre
12:15que des trucs autour de l'école.
12:17Le mec qui a fait trois mois
12:18à l'éducation,
12:19il n'a que des propositions
12:20autour de l'école.
12:21Il est très apprécié
12:21par les profs.
12:22Mais super, c'est très bien.
12:23Il a une tête
12:23de premier de la classe.
12:25Avec sa tête de premier de la classe,
12:26tout le monde va l'adorer.
12:28Mais évidemment !
12:30Et puis attendez,
12:30le modèle de l'éducation
12:31dans laquelle a grandi
12:32Gabriel Attal,
12:33je suis curieux de savoir
12:33dans quelle école
12:34il a grandi, lui.
12:35Je veux dire, arrêtons un peu.
12:37Et bien oui,
12:37une école plutôt favorisée.
12:39Oui, et donc alors...
12:40Et donc il n'a pas le droit
12:41de parler de l'école ?
12:43Pour les défendre,
12:44Baptiste,
12:44en ce moment,
12:45tous les conseillers
12:46des candidats en campagne
12:47leur disent,
12:48mais non,
12:48leur disent là,
12:48c'est la rentrée,
12:49c'est tout ça
12:49qui va faire l'actu
12:50la semaine prochaine.
12:51Donc il faut avoir
12:51des choses à dire
12:52sur la rentrée.
12:52Dans trois semaines,
12:53ils ne parlent plus de l'école.
12:54Oui, c'est ce que je dis.
12:55C'est exactement ce que je dis.
12:56Donc attendons,
12:56c'est le moment où ils présentent
12:57tous leur programme pour l'école.
12:59Ensuite, les franchises...
12:59Je ne sais même pas
13:00si ce n'est pas l'élève
13:00sur la photo
13:01qui nous regarde à la télé,
13:02on ne sait pas
13:02si ce n'est pas l'élève
13:02ou le professeur.
13:04Oh, mais non,
13:04mais elle a raison.
13:05C'est pas les arguments,
13:05ça, quand même.
13:05Non, on ne dit que je ne dis pas
13:06dans la cour de récré,
13:07Gabriel.
13:07Est-ce que je peux faire
13:07une toute petite proposite ?
13:08Cécile Duflo.
13:09Parce que je veux essayer
13:10de ne pas que m'énerver.
13:11Justement, moi,
13:11j'adore lire ces études-là
13:12parce que je me dis,
13:13on n'arrête pas
13:14de parler de l'école.
13:14Et donc là,
13:15je rappelle qu'on a peut-être
13:16fait genre trois ans
13:18sur la solution,
13:18c'était la blouse.
13:19Puis il y a eu
13:19des expérimentations,
13:32c'est-à-dire quand on laisse
13:33des enfants qui ont compris
13:34expliquer à des enfants
13:35qui n'ont pas compris,
13:36ça marche mieux
13:37que quand on réexplique
13:38un adulte devant un tableau.
13:39Ça, ça a été documenté
13:40par des études scientifiques.
13:42Qu'est-ce qu'il se passe ?
13:42Donc on va payer nos enfants
13:43pour qu'ils fassent cours à d'autres ?
13:44Mais pas du tout.
13:45Par exemple,
13:45ce que ça veut dire,
13:47c'est arrêter les bavardages.
13:49C'est ça.
13:50Moi, j'étais une excellente élève.
13:51J'avais un an d'avance
13:52et souvent, on me demandait.
13:54Et donc, j'essayais d'expliquer
13:55et on me disait
13:56chut, chut.
13:56Et donc, j'étais punie
13:57parce que je bavardais.
13:58Alors qu'en fait,
13:59on sait que les bavardages,
14:01s'ils parlent des questions scolaires
14:02et ça arrive souvent à l'école,
14:04finalement, c'est plus efficace
14:05pour faire comprendre
14:05des enfants qui n'ont pas compris,
14:07par exemple,
14:07des sujets de mathématiques.
14:09Et ça vaut d'ailleurs
14:10aussi au collège.
14:10Tout ça, c'est documenté
14:12par des études scientifiques,
14:13par des expériences.
14:14Mais ça, on ne veut pas du tout,
14:15du tout l'utiliser.
14:16Et je trouve ça dommage
14:17sur l'école.
14:18Les seuls débats politiques,
14:19c'est est-ce qu'on fait marche arrière
14:20vers le passé ou pas ?
14:22Et ça, je trouve ça
14:22vraiment, vraiment dommage.
14:24Parce que les enfants ne votent pas,
14:24ce sont les parents
14:25et on leur fait fantasmer
14:26l'école qu'ils ont connue eux-mêmes.
14:27C'est ça, le principe en politique.
14:29On leur dit,
14:30promis, on va vous faire
14:30comme votre école
14:31ou celle de vos parents.
14:32Non, de vos arrière-grands-parents.
14:33Ou de vos arrière-grands-parents,
14:34en l'occurrence.
14:35Le Morning RMC,
14:36quels souvenirs gardez-vous
14:37de vos vacances ?
14:3871% des Français
14:39laissent leurs photos de vacances
14:40dormir dans leur smartphone.
14:43Et Géraldine Demory
14:44nous donne plein de conseils
14:44pour faire, au contraire de ces photos,
14:46des très beaux souvenirs.
14:48Ce qui marche très bien,
14:49c'est le livre photo.
14:50Vous allez en trouver vraiment
14:51à tous les prix.
14:52Ça va du simple au triple.
14:53Mais attention,
14:54il ne faut pas vous fier
14:54juste au premier prix
14:55que vous voyez sur les différents sites.
14:57Parce qu'entre les options,
14:58comme l'ouverture à plat,
14:59les frais de traitement,
15:00les frais d'envoi,
15:00la note monte très très vite.
15:01Et c'est pratiquement impossible
15:03de savoir combien on va payer
15:04avant d'arriver à la fin.
15:05Comment je choisis le moins cher ?
15:07Le mieux, ça va être
15:08de faire des simulations
15:09sur plusieurs sites
15:09pour voir lequel sera réellement
15:11au meilleur prix.
15:12Tiens, une petite astuce.
15:13Si vous avez beaucoup de photos,
15:14vous avez intérêt à faire
15:15plusieurs petits livres
15:16plutôt qu'un très gros.
15:17Parce que les pages supplémentaires
15:18coûtent très très cher.
15:20Inscrivez-vous
15:20à différentes newsletters
15:21et attendez d'avoir
15:22une belle promo
15:23pour le valider
15:23parce qu'il y en a tout le temps.
15:26Jean-Philippe,
15:27je suis sûre que vous êtes du genre
15:28à faire des petits livres de photos
15:29après vos vacances.
15:30Je le sens.
15:30Pas du tout.
15:31Et là, j'ai fait du rangement
15:33dans ma bibliothèque.
15:35J'ai retrouvé, par exemple,
15:36les photos de classe
15:38de mes enfants.
15:39Vous étiez en train de me regarder
15:40et j'avais des photos de vous.
15:41Oui, j'ai sûrement des photos de vous.
15:44Mais non, mais j'ai des photos de classe.
15:45On ne va pas rajouter des livres
15:46qui vont rester dans la bibliothèque.
15:47Oui, c'est vrai qu'on a des photos
15:49qui ne servent à rien
15:49dans nos portables.
15:52Mais c'est quoi ?
15:53C'est créer un objet.
15:54En fait, c'est produire un objet
15:56qui va rester dans la bibliothèque.
15:58Comme un livre, tu sais.
15:59Il y a des gens qui ont des bibliothèques
16:00avec des livres.
16:01Vous avez les produits que vous vendez
16:02dans votre librairie.
16:03C'est un livre, en fait.
16:04Oui, mais le livre,
16:05je ne l'ai pas ailleurs.
16:05Là, j'ai mes photos
16:06sur mon smartphone.
16:08Là, on va créer un objet
16:09qu'on va mettre dans un endroit
16:11où on n'ira jamais.
16:13Est-ce que vous allez y aller
16:14consulter des albums ?
16:14Je peux aussi acheter une Kindle
16:15pour lire des livres.
16:16Mais en fait, j'ai envie
16:17de vous faire vivre,
16:17donc je vais vous acheter
16:18des livres à vous
16:19avec du papier dessus.
16:20Ça, c'est bien.
16:20Eh bien, là, les photos,
16:21c'est pareil.
16:21L'idée, c'est de faire des albums
16:23et puis de dire aux enfants
16:24« Ah, regarde, souviens-toi,
16:25là, on était je ne sais pas où. »
16:27Exactement.
16:27Moi, je peux donner
16:28ma petite expérience là-dessus.
16:29Ma maman fait ça
16:30et elle nous saoule.
16:32« Envoyez-nous les photos, etc. »
16:33Tous les ans, on a,
16:35je m'appelle « Démontier »,
16:35c'est « Les petits démons ».
16:36Et on a un album
16:37et je peux vous assurer,
16:38le nombre de fois dans l'année,
16:40particulièrement l'hiver
16:41où les petites,
16:43mes filles, mes belles-filles,
16:44regardent « Ah, t'étais comme ça, machin ! »
16:46Elles adorent.
16:46Et honnêtement,
16:47moi, j'ai eu une espèce de promo
16:48un jour sur Internet
16:49« Vous pouvez imprimer vos photos,
16:50vous avez toujours des pubs, etc. »
16:52Il se trouve que c'était
16:53une grande surface
16:54qui est juste à côté de chez moi.
16:55J'y suis allé,
16:56j'ai déchargé une partie
16:56de mon téléphone,
16:57j'ai un paquet de photos
16:58et il y en a plein
16:59que j'ai été super contente
17:00de mettre sur le frigo,
17:01sur le truc et tout.
17:02En réalité,
17:02la réalité,
17:03c'est que ce qui est
17:04dans votre téléphone,
17:04vous n'allez pas le consulter.
17:05Moi, je suis...
17:06C'est pénible à faire.
17:07Alors maintenant,
17:08il y a des logiciels
17:08avec de l'IA
17:09qui vont vous faire
17:10nickel, rapidement,
17:11vous te fermer
17:11votre mise en page.
17:12Mais c'est génialissime.
17:14Et c'est un vrai truc.
17:15Oui, ça prend un peu de place.
17:16Il faudra faire un peu de place
17:18avec tes livres
17:19pour les livres des autres,
17:20j'en fie.
17:21Et nos parents
17:21avaient des abonnements de photos
17:22et c'est vrai que parfois,
17:23ça t'arrive de dire
17:24à tes enfants
17:24regarde comment j'étais
17:25parce qu'on n'avait pas
17:26de smartphone à l'époque,
17:27on est vieux.
17:28Et donc, en fait,
17:28tu regardes plein de choses
17:31avec tes enfants.
17:31Ce n'est pas du tout pareil
17:32que de montrer un truc
17:33sur un smartphone.
17:34Faites vos petits albums.
17:35C'est mon méga regret.
17:37C'est mon méga regret
17:37de ne pas avoir fait
17:38des albums photos
17:39de mes enfants petits,
17:40de tout ça.
17:41Même des enfants ?
17:42Oui.
17:42J'ai des paquets de photos
17:44parce que j'en ai fait imprimer
17:45et je me dis
17:46que peut-être un jour
17:46j'aurai le temps
17:47et je reprendrai,
17:47je referai des albums.
17:48Mais moi, j'ai un truc
17:49et vous avez sûrement ça,
17:50votre téléphone
17:51qui vous envoie des photos
17:52d'il y a 5 ans,
17:53il y a 7 ans.
17:54Et à chaque fois,
17:55ça fait un petit truc au cœur.
17:56Et donc, j'en profite
17:57parce que j'ai reçu
17:58un album photo hier soir.
18:00C'est ma belle-sœur
18:01qui m'a fait un album photo
18:02de mon mariage
18:03et en fait,
18:03j'étais hyper contente.
18:04Donc oui,
18:04je pense qu'il faut faire
18:05des albums photos.
18:06Exactement.
18:06Mais quand ?
18:07C'était été.
18:08Bravo, Cécile !
18:09On a écouté !
18:10On n'a pas pris
18:10pour le dire,
18:11mais on n'a pas été invitées.
18:14C'est une exclue.
18:15Et du coup,
18:15j'ai un album photo.
18:20C'était hyper agréable
18:21de tourner les pages
18:22et de regarder les photos
18:23pas sur un écran en fait.
18:24Et Cécile Dufault
18:25qui nous a donné ces photos.
18:26Venez les voir
18:26sur le site des RLF.
18:29Rendez-vous sur
18:30Abcestory juste après la pub
18:31où on fera tout le diapo.
18:33Exactement.