- il y a 2 mois
Raphaël Glucksmann a annoncé dimanche 23 août sa candidature à l’élection présidentielle. Déjà eurodéputé et coprésident du parti de centre-gauche Place Publique, Raphaël Glucksmann, 46 ans, met en avant son sens de l’engagement.
Aubervilliers, France, le 13 juin 2026. Raphaël Glucksmann, eurodéputé Place Publique député européen, a réuni ses soutiens aux Docks de Paris à Aubervilliers à moins d'un an de l'élection présidentielle. photo : LP / Olivier Corsan
Aubervilliers, France, le 13 juin 2026. Raphaël Glucksmann, eurodéputé Place Publique député européen, a réuni ses soutiens aux Docks de Paris à Aubervilliers à moins d'un an de l'élection présidentielle. photo : LP / Olivier Corsan
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00:00Bonjour, c'est Jules Lavi pour Codesource, le podcast d'actualité du Parisien.
00:04Depuis 2019, Codesource est un nouveau podcast d'actualité chaque soir de la semaine, du lundi au vendredi.
00:10Je suis ravi de vous retrouver pour une nouvelle saison.
00:18Il espère être le champion des sociodémocrates à la présidentielle 2027 au printemps.
00:23Raphaël Glucksmann a annoncé le 23 août être candidat.
00:27Pour ça, il devra gagner d'abord la primaire interne organisée par le PS et par son propre parti, Place
00:34Publique.
00:35Ce sera mi-octobre avec face à lui notamment la socialiste Ségolène Royal.
00:40Qui est Raphaël Glucksmann ? Pourquoi cet intellectuel, auteur d'essai et documentariste, s'est-il engagé en politique en
00:472018 ?
00:48Quelles sont ses valeurs ? Comment va-t-il faire campagne ?
00:51On fait le point dans Codesource aujourd'hui avec Julien Dufay du service politique du Parisien,
00:55l'un des journalistes en charge de la gauche.
01:10Oui, je suis candidat à l'élection présidentielle.
01:13Vous savez, je ne prends pas cette décision à la légère.
01:16Surtout pas dans le moment qu'on est en train de traverser.
01:18Alors on va revenir sur cette annonce de candidature à la fin de ce podcast.
01:22Mais d'abord, on va raconter en résumé qui est Raphaël Glucksmann et comment il en est arrivé là politiquement.
01:28Julien, Raphaël Glucksmann est né le 15 octobre 1979 à Boulogne-Biancourt près de Paris.
01:34Fils unique, ses parents sont des intellectuels et son père est connu, on le voit souvent à la télé.
01:38Oui, André Glucksmann, il fait partie de ce qu'on appelle la bande des nouveaux philosophes,
01:42avec d'autres comme Bernard-Henri Lévy ou Alain Fickelkraut qu'on connaît encore aujourd'hui.
01:47Et les nouveaux philosophes, c'est à la fois un courant philosophique mais aussi un phénomène médiatique.
01:52Et André Glucksmann, c'est un ancien militant révolutionnaire, maoïste, donc très à gauche,
01:57mais qui va se détacher de cette idéologie du marxisme,
02:00notamment pour avoir une critique très virulente des totalitarismes, notamment de l'Union soviétique.
02:05Il est très reconnaissable, André Glucksmann, à sa large chevelure brune, un peu au bol, on pourrait dire.
02:11Et il va s'engager dans le débat public dans les années 70,
02:13ça va être une des figures médiatiques de ces nouveaux philosophes.
02:16André Glucksmann vient d'une famille juive ashkenaz, né en 1937.
02:21Il a échappé à la déportation pendant la Seconde Guerre mondiale.
02:24Il est un intellectuel médiatique, la mère de Raphaël Glucksmann, elle, n'est pas connue du grand public.
02:30Françoise, elle travaille dans le cinéma, elle est scripte et monteuse.
02:34Julien, quelle est l'ambiance à la maison, dans leur appartement du 10e arrondissement de Paris ?
02:39C'est un lieu assez particulier, c'est un appartement avec des livres partout, des photos sur les murs,
02:45et c'est surtout une sorte de ruche où défilent en permanence des intellectuels, évidemment,
02:51que ses parents reçoivent à dîner, mais aussi beaucoup de réfugiés du monde entier,
02:55des réfugiés des pays de l'Est, des opposants au régime communiste,
02:58des militants latino-américains, des femmes algériennes, ça va beaucoup marquer Raphaël Glucksmann.
03:04Il devait d'ailleurs souvent laisser son lit pour accueillir ses invités de passage,
03:08et donc cette atmosphère à la fois cosmopolite, très intellectuelle,
03:12ça va évidemment marquer le jeune Glucksmann,
03:16et puis aussi sa relation avec ses parents, qui vont en fait le considérer très tôt comme un adulte.
03:20Et d'ailleurs, il n'appelle pas ses parents papa et maman,
03:22mais il appelle son père Glucksmann et sa mère, qui s'appelle Françoise, il l'appelle Franfan.
03:26Jusqu'à ses 15 ans, le jeune Raphaël Glucksmann ne lit que l'équipe, il est fan de football,
03:30mais il s'intéresse au reste de l'actualité à partir de 1994,
03:35le génocide rwandais, ses parents ont CNN,
03:39et il voit ce génocide presque en direct à la télévision.
03:42Très bon élève, il fait une classe préparatoire littéraire,
03:45il peut cagnes et cagnes au lycée Henri IV à Paris, puis Sciences Po Paris.
03:50Julien, après ses études, Raphaël Glucksmann travaille d'abord près d'un an dans un journal en Algérie,
03:55puis il se lance dans un documentaire sur le Rwanda avec deux amis.
03:59Oui, il va se plonger pendant des mois sur cette histoire terrible du génocide du Rwanda.
04:05En 1994, on se rappelle, en 100 jours, il y a 800 000 personnes qui sont en majorité,
04:10enfin en large majorité d'ailleurs des Tutsis,
04:11qui vont être exterminés par l'autre communauté du pays, qui sont les Hutus.
04:16Et ça va être une obsession pour Raphaël Glucksmann,
04:18qui va se plonger dans tout ce qui s'écrit, se dit,
04:21mais aussi dans les auditions des parlementaires de l'époque sur le sujet.
04:24Et il va réussir finalement à se faire financer un documentaire
04:28par quelqu'un qui s'appelle Michel Azanavissus,
04:31qu'on connaît bien puisque ça va être le réalisateur plus tard de films comme The Artist ou C.117.
04:36Et comme guide pour ce documentaire, il va avoir une réfugiée rwandaise
04:40qui va devenir son amie à partir de 20-22 ans,
04:43qui s'appelle Annick Caïté-Sijosan.
04:46Et avec elle, il va retracer un peu l'histoire tragique de sa famille,
04:49de ses parents exterminés.
04:51Et il va aller dans les cimetières, dans les fosses communes,
04:54sur les traces des assassins de la famille de son amie.
04:57Raphaël Glucksmann fait en 2004 un premier séjour en Ukraine,
05:00où il rencontre le futur président de Géorgie,
05:03Myraël Saakashvili, dont il va devenir l'un des conseillers
05:06pendant quelques années, à partir de 2008 jusqu'en 2013.
05:092008, c'était l'année où la Russie de Vladimir Poutine
05:12a attaqué militairement la Géorgie.
05:14A cette période, il rencontre sa première épouse,
05:17une femme politique géorgienne,
05:19Eka Zgouladze, vice-ministre de l'Intérieur,
05:22avec qui il a un premier enfant,
05:24et dont il divorcera quelques années plus tard.
05:26Politiquement, Raphaël Glucksmann se cherche encore.
05:29En 2006, il a adhéré en France à un mouvement libéral économiquement.
05:34Oui, ce sera de courte durée,
05:35mais effectivement, il va s'intéresser en 2006
05:38sa alternative libérale.
05:40C'est un tout petit mouvement politique qui n'a pas à prospérer,
05:43mais qui voulait notamment supprimer la sécurité sociale,
05:46la carte scolaire,
05:47ou encore réduire drastiquement les impôts.
05:51Il n'y a pas beaucoup d'informations là-dessus,
05:53sauf une vidéo où on le voit dans une réunion militante.
05:57Il parle beaucoup de politique étrangère,
06:00et puis de sa déception vis-à-vis de la politique étrangère de la France,
06:04notamment de la France de Mitterrand.
06:05Là encore, il est très marqué par le Rwanda,
06:08où il estime que, d'ailleurs c'est dans son film,
06:10que la France de Mitterrand a une responsabilité énorme dans le génocide.
06:16Et donc, c'est un mouvement qu'il va fréquenter,
06:18mais pas très longtemps,
06:19et il ne sera pas notamment candidat aux législatives pour ce mouvement,
06:24ce qui avait été un temps envisagé.
06:26Le président géorgien pour lequel il travaillait,
06:28Mireille Sakashvili, a perdu les élections en 2013.
06:31Raphaël Glucksmann rentre donc en France à ce moment-là,
06:34mais il part à nouveau en Europe de l'Est, en Ukraine,
06:37au moment de l'Euromaïdan,
06:39les manifestations pro-ukrainiennes contre les ingérences de Moscou
06:43entre novembre 2013 et février 2014.
06:46Et oui, et là, il se rend compte du bouillonnement,
06:48à la fois des militants ukrainiens,
06:49leur envie d'Europe,
06:50et leur peur de la Russie de Vladimir Poutine.
06:54Ils se battent contre un accord d'association avec la Russie de Poutine.
06:58Et ça va évidemment beaucoup marquer Raphaël Glucksmann
07:00et ça va être une constante ensuite dans ces combats.
07:04En septembre 2015, une photographie choc fait le tour de la planète.
07:08Un petit garçon syrien de trois ans
07:10qui a fui la guerre en Syrie avec sa famille,
07:13mort, noyé.
07:14Son corps repose près de l'eau,
07:16le visage dans le sable,
07:18le petit Alan Kurdi.
07:20Raphaël Glucksmann est à ce moment-là essayiste et documentariste.
07:24Il n'est pas encore un politique.
07:25Il appelle à un mouvement citoyen de solidarité avec les Syriens.
07:29Et il le fait sur Facebook et aussi dans une tribune
07:32dans le journal Le Monde le 21 septembre.
07:34Oui, cette tribune s'appelle
07:35La France de l'accueil contre la France du repli.
07:37On est en plein dans ce qu'on appelle la crise des réfugiés.
07:41En Allemagne, la chancelière de droite,
07:43Angela Merkel, ouvre sa porte à un million de réfugiés.
07:46Et lui, Raphaël Glucksmann,
07:48il s'étonne qu'en France, on soit si timoré face à cette crise.
07:52Et sa tribune, elle va susciter des rassemblements
07:55un peu spontanés, notamment à Paris.
07:57Et pour la petite histoire,
07:58il va être poussé à prendre la parole en public.
08:00Ça se passera à Place de la République à Paris.
08:02Il s'est un peu contre sa volonté
08:04puisque ce n'est pas quelqu'un qui aime s'exposer.
08:06Mais c'est un ami de ses parents
08:08qu'il connaît depuis tout petit,
08:09le cinéaste Romain Goupil,
08:11qui va le convaincre à prendre la parole
08:14et à s'exposer, à exposer ses idées.
08:18Quelques mois plus tard, le vendredi 13 novembre 2015,
08:21la France est attaquée.
08:23Attentat islamiste de Paris et Saint-Denis
08:25qui feront 132 morts et des centaines de blessés.
08:28Raphaël Glucksmann vient, lui, de perdre son père
08:31quelques heures plus tôt.
08:32Le samedi 14 novembre,
08:34l'essayiste est invité sur le plateau de France 2
08:37pour une émission spéciale à Tentat.
08:39Et c'est pendant cette émission
08:40que lui et la journaliste Léa Salamé
08:43ont un coup de foudre.
08:44Ils auront ensemble un garçon prénommé Gabriel.
08:47Raphaël Glucksmann publie donc des essais.
08:50Par exemple, en 2015,
08:51Génération gueule de bois,
08:53manuel de lutte contre les réacs.
08:55Et trois ans plus tard, en 2018,
08:57Les enfants du vide,
08:58de l'impasse individualiste
09:01« Au réveil citoyen »,
09:02un livre dans lequel il dénonce, je cite,
09:05les échecs du logiciel néolibéral
09:07et qui va se vendre à 80 000 exemplaires.
09:09Toujours en 2018,
09:11Raphaël Glucksmann crée son propre petit parti politique
09:14avec d'autres intellectuels,
09:16place publique.
09:17Et l'année suivante, Julien,
09:19le Parti Socialiste fait appel à lui
09:21pour mener la liste PS
09:22aux élections européennes de 2019.
09:26Pourquoi ce choix ?
09:27Parce que d'abord, ça ne se bouscule pas,
09:28il faut dire, au Parti Socialiste.
09:31Il faut se rappeler qu'on est quelques mois
09:33après l'arrivée au pouvoir d'Emmanuel Macron,
09:35de la débâcle du PS
09:37à la présidentielle, puis aux législatives.
09:39C'est un PS à l'agonie.
09:41Et le nouveau premier secrétaire du PS,
09:44qui s'appelle Olivier Faure,
09:45il a l'idée de faire appel à ce profit nouveau,
09:47un peu atypique.
09:48Raphaël Glucksmann va hésiter,
09:50parce qu'en fait,
09:51il faut dire qu'il a créé son parti,
09:54place publique, son petit parti à l'époque.
09:55En réaction au quinquennat de François Hollande,
09:58il avait alors dit texto que le PS était mort,
10:01mais il va se laisser convaincre,
10:03parce que l'Europe, c'est l'histoire de sa vie.
10:05Et puis, certains de ses lecteurs le pointaient aussi,
10:07lui disaient, c'est bien de dénoncer,
10:09mais il faut aller sur le terrain maintenant.
10:10Et tout ça va l'aiguillonner et lui faire passer le pas.
10:15Il est comment dans cette campagne électorale ?
10:17Franchement, il n'est pas terrible,
10:18et c'est lui-même qui le dit.
10:20C'est quelqu'un qui n'a pas les codes de la politique.
10:22Ce n'est pas un orateur né, on l'a dit.
10:25Et lui-même va reconnaître qu'il était un peu mauvais
10:27pendant cette campagne, un peu emprunté.
10:30Et puis, il y a quand même une image qui lui colle à la peau.
10:32C'est cette image d'intellectuel parisien,
10:35un peu déconnecté des RLT.
10:38Et puis, des phrases où il dit, par exemple,
10:40qu'il ne se passionne pas vraiment
10:42pour la mobilisation des retraites.
10:43Il a aussi une phrase qui va un peu le poursuivre,
10:45qui est en substance,
10:46« Quand je vais à New York,
10:47je me sens mieux que quand je suis en Picardie »,
10:50qui est assez honnête,
10:51puisqu'il reconnaît qu'il fait partie
10:53de cette élite mondialisée.
10:55Mais ça va évidemment le poursuivre,
10:57notamment pendant cette campagne.
10:59Politiquement, c'est un échec.
11:00Sa liste réunit 6% des suffrages.
11:03En tant que tête de liste,
11:04il est, lui, élu député européen.
11:06Il est comment, en tant que député ?
11:08Il fait quoi ?
11:09Il parle de quel sujet au Parlement européen ?
11:11Il va beaucoup s'investir sur
11:13plusieurs sujets.
11:14Les droits de l'homme,
11:16évidemment, les affaires étrangères,
11:17le commerce international.
11:18Et en 2020, il est élu président
11:20d'une commission spéciale
11:22sur les ingérences étrangères.
11:23Donc là encore, on retrouve ce prisme
11:25de lutte contre les ingérences,
11:27notamment russes.
11:28Et puis, il poursuit ses combats
11:29pour l'Ukraine
11:30et aussi pour défendre les Ouïghours.
11:32Les Ouïghours, c'est une minorité
11:33qui est persécutée en Chine.
11:35Et ça va entraîner, d'ailleurs,
11:37le placement de Raphaël Glucksmann
11:38sur la liste noire de Pékin.
11:40Et autour de ce combat,
11:42notamment, il va développer
11:43sa communication sur Instagram.
11:45Il va avoir des centaines
11:46de milliers d'abonnés
11:47qui vont le suivre,
11:47notamment très jeunes.
11:48Et il va développer
11:50une communication assez novatrice
11:51avec des messages,
11:53à la fois des textes longs
11:55et puis des messages assez courts
11:56qui sont noirs sur fond jaune.
11:58Ça va participer
11:59de son identité politique.
12:00Pour les européennes de juin 2024,
12:03il est une nouvelle fois
12:03tête de liste d'UPS
12:05et de places publiques.
12:06Pourquoi ?
12:07Pour plusieurs raisons.
12:08D'abord, on l'a vu,
12:10il est désormais aguerri.
12:11Il a trouvé sa place
12:12au Parlement européen.
12:13Il a une légitimité incontestable.
12:16Et puis, politiquement,
12:17c'est aussi quelqu'un
12:17qui fait l'unanimité
12:19au Parti Socialiste
12:20où les divisions sont légions.
12:23Et c'est notamment quelqu'un
12:24qui rassemble à la fois
12:25le patron du PS, Olivier Faure,
12:27mais aussi ses opposants internes.
12:30Par exemple,
12:31le maire de Rouen,
12:32Nicolas Mayer-Rossignol,
12:33ou alors la présidente d'Occitanie,
12:35Carole Delga.
12:39Raphaël Glucksmann lance
12:41cette campagne
12:42le 8 octobre 2023.
12:44La veille, le 7 octobre,
12:45le Hamas a lancé
12:46une attaque terroriste
12:47de grande ampleur
12:48sur Israël.
12:49Plus de 1200 morts,
12:51un peu plus de 250
12:52Israéliens pris en otage.
12:54Raphaël Glucksmann
12:55s'indigne
12:56qu'Alefi refuse
12:57de désigner le Hamas
12:59comme un mouvement terroriste.
13:00Et dans les jours
13:01et les mois qui suivent,
13:02les relations se tendent
13:04entre lui
13:04et la France insoumise
13:05de Jean-Luc Mélenchon.
13:06Oui, Raphaël Glucksmann
13:07va s'indigner
13:08parce qu'il ne comprend pas
13:09les réticences
13:10de LFI
13:11à qualifier le Hamas
13:12de terroriste.
13:13Il va même parler
13:14d'un gouffre moral
13:15entre lui et eux.
13:17Et inversement,
13:18les insoumis
13:19vont lui reprocher
13:20sa réticence
13:21à utiliser
13:22le mot génocide.
13:23Donc là,
13:24on est après
13:25la réplique
13:26d'Israël,
13:27ses bombardements
13:28sur Gaza
13:29qui font des dizaines
13:30de milliers de morts.
13:31Et lui,
13:33il ne veut pas utiliser
13:34le mot génocide,
13:34il préfère parler
13:35de carnage
13:35et ça va lui être
13:36reproché par LFI,
13:37notamment
13:38une candidate de LFI,
13:40Rima Hassan
13:41qui va devenir eurodéputé,
13:42qui est d'origine palestinienne
13:43et qui l'accuse,
13:45je cite,
13:45de bégayer
13:46son soutien
13:47aux Palestiniens.
13:52Le 1er mai 2024,
13:53il est conspué,
13:55insulté
13:55pendant un déplacement
13:56à Saint-Etienne.
13:58Oui,
13:58on est au cœur
13:58de la campagne
13:59des Européennes
14:00et Raphaël Glucksmann
14:01décide d'aller à Saint-Etienne
14:02au défilé du 1er mai.
14:04Tout se passe bien
14:04et puis tout à coup,
14:05il est pris à partie
14:05par des manifestants.
14:07On lui jette
14:07des projectiles,
14:09de la peinture
14:10et il entend
14:11des cris,
14:11il entend
14:13social traître,
14:14PS salaud
14:15et surtout,
14:16il entend
14:16salle sioniste.
14:17Et là,
14:18il y a une sorte
14:18de déclic,
14:19il quitte le cortège,
14:20il dénonce
14:21ses attaques
14:21et il dit
14:22qu'il a aperçu
14:23des drapeaux
14:23de LFI
14:24dans le cortège
14:25et chez ses manifestants
14:26et plus tard,
14:27sur le réseau X,
14:28il va être encore
14:28plus clair,
14:29il va dire
14:30que ses attaques
14:31sont le résultat
14:32de mois de haine
14:33et de calomnie
14:34orchestrés
14:34par les insoumi.
14:40C'est vraiment
14:40un tournant,
14:41Saint-Etienne ?
14:42Oui,
14:42c'est un tournant
14:43parce qu'on sent
14:44qu'il est blessé
14:45parce qu'on le renvoie
14:46pour la première fois
14:47à une identité juive
14:49que lui n'a jamais
14:50considérée comme centrale,
14:51jamais mise en avant.
14:52Il a été élevé
14:53dans une famille athée
14:55et à ce moment-là,
14:56il dit qu'il a ressenti
14:57de la haine
14:58pour ce qu'il était.
14:59Julien,
15:00par ailleurs,
15:00tu l'as dit,
15:00il n'est pas un tribun
15:02né sur la forme
15:03dans ses discours.
15:04Est-ce qu'il a progressé
15:05dans cette élection ?
15:06Oui,
15:06il y a une progression
15:08évidente,
15:08notamment pendant
15:09ses meetings,
15:10par rapport à sa première
15:11campagne.
15:12Je dirais d'abord
15:12parce qu'il a beaucoup
15:14travaillé ses arguments,
15:16notamment comment il relie
15:17la souveraineté européenne
15:19à l'écologie,
15:20au fait d'être
15:21moins dépendant
15:22des hydrocarbures russes,
15:23de la technologie américaine.
15:25Tout ça,
15:26en fait,
15:27il le maîtrise très bien
15:28sur scène.
15:29Et puis sur la forme,
15:31il faut le dire aussi,
15:32il s'est beaucoup entraîné.
15:33Il a notamment
15:34un coach
15:35qui est un de ses amis
15:37et qui est comédien,
15:39un coach de théâtre.
15:40C'est assez étonnant,
15:41moi je l'ai vu à Lille
15:42où on voit
15:43ce coach de théâtre,
15:45on se demande un peu
15:46qui c'est,
15:46qui est debout
15:47au milieu de la foule assise,
15:49qui fixe Raphaël Luxman
15:51et qui lui fait
15:52des grands gestes
15:52pour l'inciter
15:53à ouvrir les bras,
15:56à regarder davantage
15:57la foule,
15:58à avoir une certaine intonation.
15:59Donc c'est une sorte
16:00de prompteur vivant,
16:01on va dire,
16:02pour l'inciter
16:03à mieux transmettre
16:05ses idées sur scène.
16:06C'est quand même
16:07quelque chose
16:08que je n'avais jamais vu.
16:09Le soir du dimanche 9 juin,
16:11Raphaël Luxman
16:11réalise un score honorable,
16:13près de 14%
16:14des suffrages exprimés.
16:15Troisième,
16:16juste derrière
16:17les macronistes,
16:18loin derrière le RN
16:19avec 31%
16:20pour Jordan Bardella.
16:22La liste,
16:23PS,
16:23place publique
16:24de Raphaël Luxman
16:25devance donc
16:26celle de LFI
16:27qui est juste
16:28sous les 10%.
16:29Julien,
16:30peu de temps
16:30après l'annonce
16:31du résultat,
16:32il reçoit un appel
16:33de sa compagne,
16:34Léa Salamé.
16:35Emmanuel Macron
16:36va dissoudre l'Assemblée.
16:37Comment il réagit ?
16:38Il réagit mal.
16:39C'est un peu
16:39les montagnes russes
16:40pour lui ce soir-là.
16:41On est à la Bellevillois,
16:42c'est une salle parisienne
16:43où il organise
16:43sa soirée électorale.
16:45Il vient de réaliser
16:46un score
16:47plus qu'honorable
16:48pour lui,
16:4914%.
16:50Il dépasse surtout
16:51LFI
16:52et pour lui,
16:53c'est très important.
16:54Mais il a à peine
16:54le temps d'en profiter
16:55de cette euphorie
16:57de l'élection
16:58parce que très vite
16:59tombe cette décision
17:00de dissoudre l'Assemblée.
17:02Et là,
17:02il va aussi se passer
17:03quelque chose d'important.
17:05C'est que
17:05ses partenaires socialistes
17:06mais aussi
17:07les écologistes
17:08puis LFI
17:09vont se mettre
17:10tout de suite
17:10en mode législatif.
17:11Le nouveau Front Populaire
17:12qui est un peu
17:13la coalition de gauche
17:14pour les législatives
17:15pour éviter une victoire
17:17du Rassemblement National
17:18va se constituer
17:19avec LFI,
17:19avec l'EPS,
17:20les écologistes
17:21et les insoumis.
17:23Il va y participer
17:24mais vraiment
17:24du bout des lèvres,
17:25du bout des doigts
17:26il va signer
17:27ce nouveau Front Populaire.
17:28On sent en fait
17:29qu'il a été
17:30un peu mis sur la touche
17:31du fait de la faiblesse
17:33de son parti
17:33Place Publique.
17:34Après cette séquence,
17:35il est plus discret
17:36médiatiquement,
17:37c'est ça ?
17:37En dehors de Bruxelles
17:38et Strasbourg
17:39où le Parlement européen siège,
17:40on le voit très peu.
17:42Il profite de ce mouvement
17:43pour structurer
17:44son mouvement politique
17:45Place Publique
17:46puisqu'il s'est bien rendu compte
17:47que c'est son point faible
17:49par rapport
17:49à son élée socialiste
17:50c'est un parti
17:52qui est trop faible
17:52et il va aussi
17:54multiplier les visites
17:55sur le terrain
17:55sans presse,
17:56sans journaliste
17:58sous les radars
17:58pour s'imprégner
18:00et parce qu'il commence
18:01déjà à réfléchir
18:02à la présidentielle
18:03et à un projet
18:04pour la présidentielle.
18:05Bonsoir Raphaël Gluckman
18:07Au mois de novembre 2025,
18:09le 18 novembre,
18:10la chaîne d'information LCI
18:11organise une émission politique
18:13autour de lui.
18:14Il échange avec un panel
18:16de Français,
18:16il débat avec Éric Zemmour
18:18et il n'est pas bon
18:19dans ce débat.
18:20Non, ça va même virer
18:22au fiasco
18:23parce qu'il faut bien comprendre
18:24que c'est toute une émission
18:25qui a été organisée
18:26pour lui
18:26et autour de lui
18:27avec des invités
18:29des Français,
18:30une sorte de panel
18:31invité
18:31auquel il doit répondre.
18:33Et face à ces Français,
18:35il va se faire bousculer,
18:36il écoute beaucoup
18:37mais il apparaît brouillon.
18:39Quand il parle,
18:39il n'est pas concret.
18:41Non, parce que là,
18:41c'est un mensonge.
18:42Non, mais vous n'êtes pas...
18:43Non, c'est un mensonge.
18:44Il n'aura pas le temps
18:45de parler de la France.
18:47Bien sûr que si.
18:48Et face ensuite
18:48à Éric Zemmour,
18:49c'est à peine mieux,
18:50il est aussi très emprunté.
18:52Monsieur Gluckman,
18:53c'est indique,
18:54vous vous en moquez
18:55de ces gens que j'ai cités.
18:56Mais non,
18:56vous n'en avez rien à faire.
18:58Je ne vous autorise pas de dire ça.
18:59Mais ça se voit !
19:02Laissez-le répondre !
19:03Je ne vous autorise pas
19:04à dire ça.
19:04Vous ne m'autorisez rien du tout.
19:05Laissez-le répondre !
19:06Laissez-le répondre !
19:08Les critiques ne vont pas tarder,
19:10y compris et surtout d'ailleurs
19:12dans les rangs du Parti Socialiste
19:14pour dire que vraiment,
19:15il n'est pas prêt,
19:17il n'est pas préparé
19:18et ça va susciter des doutes.
19:20Bonsoir Raphaël Gluckman.
19:21Bonsoir Gilles Loulot.
19:22Le mardi 26 mai,
19:23Raphaël Gluckman est invité
19:25du 20h de TF1
19:26et il déclare qu'il se donne
19:27trois mois pour décider
19:28s'il se présente ou pas
19:30à l'élection présidentielle.
19:31Je me donne trois mois.
19:33Trois mois pour sionner le pays
19:34et proposer ce nouveau contrat patriotique.
19:36Trois mois pour réunir
19:37ma famille politique.
19:38Et à la fin,
19:39nous aurons une seule candidature
19:41parce que notre responsabilité
19:42est immense.
19:43Deux jours plus tard,
19:44il publie un livre
19:44intitulé
19:45« Nous avons encore envie »
19:47qu'il présente, je cite,
19:48comme un contrat patriotique.
19:49Ce n'est pas un programme.
19:51Il dit qu'il va préparer
19:52son programme
19:53après avoir écouté les Français.
19:56Julien, est-ce qu'on sait déjà
19:57en tout cas
19:57quelles sont les principales valeurs
19:59qu'il veut défendre
20:00dans cette élection ?
20:01Alors ça se dessine
20:02progressivement dans ce livre.
20:03D'abord, ce livre,
20:04c'est une sorte de déclaration
20:06d'amour à la France
20:07parce qu'on connaît évidemment
20:08ses engagements pour l'Europe,
20:10pour l'international,
20:11mais il est un peu attendu là-dessus.
20:12Donc il va dire
20:14qu'il est très attaché à la France,
20:15à l'école de la République,
20:16qu'il veut parler à la France
20:17des pavillons,
20:18qu'il veut renouer
20:20avec les travailleurs.
20:22Il propose aux Français
20:23un nouveau contrat social
20:25et fiscal,
20:26un nouveau contrat patriotique.
20:28Et dans son projet,
20:29il dit aussi
20:30qu'il veut ne pas avoir
20:32de tabou sur la sécurité
20:33ou alors sur l'immigration,
20:35qu'il veut renvoyer
20:35une convention citoyenne.
20:38Donc on sent en fait
20:39qu'il affine
20:41son positionnement politique,
20:43qui est à gauche, certes,
20:45mais qui n'est pas
20:46dans une gauche radicale,
20:48qui est plus dans une gauche
20:48sociale-démocrate classique.
20:52Le samedi 27 juin,
20:54près du Mans,
20:54dans la Sarthe,
20:55à Coulennes,
20:56il participe à un événement politique
20:57avec des figures socialistes,
20:59notamment l'ancien président
21:00François Hollande
21:01ou encore l'ancien premier ministre
21:03Bernard Cazeneuve.
21:05Il y a des prises de parole
21:06à la tribune,
21:07devant 400 sympathisants,
21:09malgré la canicule étouffante.
21:10Julien, toi,
21:11tu es sur place pour le Parisien.
21:12Qu'est-ce qui te marque
21:14ce jour-là
21:14concernant Raphaël Glucksmann ?
21:16Ce qui me marque,
21:16c'est qu'on a là
21:17trois possibles candidats
21:19pour la présidentielle
21:20qui se revendiquent
21:21tous les trois
21:22d'une sociale-démocratie,
21:24d'une gauche réformiste,
21:26on va dire,
21:26et on sent très fort
21:29qu'il y a de la rivalité
21:31entre ces trois-là.
21:32Et Raphaël Glucksmann,
21:33il est aussi un peu gêné
21:34d'apparaître aux côtés
21:36de François Hollande
21:36et Bernard Cazeneuve.
21:37Peut-être qu'il les trouve
21:38un peu has-been,
21:39pas assez modernes.
21:40Et il va d'ailleurs
21:41tout faire pour ne pas figurer
21:44seul avec les deux autres
21:45sur une photo.
21:46Il va insister
21:47pour que la photo
21:48soit plus collective.
21:49On sent que ça le gêne.
21:50Julien, à ce moment-là,
21:51Raphaël Glucksmann
21:52est en désaccord
21:53avec le premier secrétaire
21:54du PS, Olivier Faure,
21:55sur l'organisation
21:56d'une primaire
21:57pour désigner le candidat
21:59qui sera soutenu
21:59par le PS.
22:01Sur quel point précisément ?
22:02Oui, Raphaël Glucksmann,
22:03il n'est pas vraiment fan
22:04de la primaire.
22:05Il aurait préféré
22:06avoir le soutien
22:07du Parti Socialiste
22:10compte tenu de son avance
22:12dans les sondages,
22:13de son positionnement.
22:13Mais bon,
22:15il y a eu tout un débat.
22:16Le patron du PS,
22:17Olivier Faure,
22:18plaidait pour une primaire.
22:19Et donc finalement,
22:20elle est organisée
22:21mais à des conditions
22:22très particulières
22:23sur lesquelles a notamment
22:24incité Raphaël Glucksmann.
22:25C'est-à-dire que c'est
22:25une primaire dite fermée
22:27qui n'est ouverte
22:27qu'aux adhérents
22:28de place publique
22:29du Parti Socialiste
22:30et de ceux
22:31qui se reconnaissent
22:32dans cette famille politique
22:33mais moyennant
22:34une participation financière.
22:36Ce sera sans doute
22:3715 euros
22:37et 10 euros
22:38pour les plus modestes.
22:39Donc c'est quand même
22:40un prix
22:41qui n'est pas anodin
22:42et qui selon la plupart
22:43des observateurs
22:44au Parti Socialiste
22:45va favoriser
22:46Raphaël Glucksmann
22:46dans cette primaire.
22:47Parce que ?
22:48Parce qu'il a peur
22:49Raphaël Glucksmann
22:50de l'entrisme.
22:51C'est-à-dire que des électeurs
22:53par exemple des insoumis
22:54s'emparent de la primaire
22:55pour l'éjecter
22:56par exemple.
22:58Il veut maîtriser les choses.
22:59Julien,
22:59où est-ce qu'il en est
23:00en termes d'organisation,
23:02de finances
23:02ou encore d'équipes de campagne ?
23:03Alors sur les finances,
23:05il multiplie
23:05les levées de fonds
23:06pour financer
23:07sa pré-campagne.
23:09Il a donc,
23:10on l'a dit,
23:11un parti
23:11qui a 10 000 membres,
23:13qui est encore jeune,
23:14qui est structuré
23:15mais qui a une équipe
23:16restreinte à sa tête.
23:18Il a une équipe rapprochée
23:19dans laquelle il y a
23:20par exemple
23:20Aurélie Laluc,
23:21c'est une économiste
23:22qui est elle aussi
23:24eurodéputée
23:24et avec laquelle
23:26il a fondé
23:27Place Publique.
23:28Il y a un député
23:28qui s'appelle
23:29Sacha Houllier
23:29qui est un ancien macroniste
23:31qui est spécialiste
23:32de la carte électorale.
23:34Longtemps,
23:34il y a eu Aurélien Rousseau
23:35qui a des problèmes de santé
23:36mais qui est donc l'ancien,
23:38lui aussi député
23:39et ancien directeur de cabinet
23:40d'Elisabeth Borne
23:42qui a quitté l'exécutif
23:43au moment de la loi immigration
23:44car il n'était pas d'accord
23:45avec ça.
23:46Il est soutenu,
23:47on l'a dit,
23:48plusieurs figures OPS
23:49et chez les écologistes
23:50tout dernièrement,
23:51Yannick Jadot
23:52qui vient de lui apporter
23:53son soutien
23:54et qui sera notamment
23:55son référent sur l'écologie.
23:57Le mardi 18 août,
23:59le Parisien révèle
23:59que Raphaël Luxman
24:00va se déclarer candidat
24:02le dimanche 23 août
24:03dans le 20h de TF1.
24:05Un article que tu signes
24:06avec Benoît Daragon,
24:07spécialiste média au Parisien
24:09qui annonce
24:10que Léa Salamé
24:11ne va pas revenir
24:12après les vacances d'été
24:13à la présentation
24:14du 20h de France 2.
24:15Elle avait annoncé
24:16qu'elle se retirerait
24:17de l'antenne
24:18si Raphaël Luxman
24:19était candidat.
24:20Julien,
24:21on en revient donc
24:22au début de cet épisode
24:23de Code Source
24:24le 23 août.
24:25Raphaël Luxman
24:26est l'invité
24:27du 20h de TF1.
24:28Bonsoir Raphaël Luxman.
24:29Bonsoir.
24:29Est-ce qu'il est convaincant
24:31ou pas ?
24:31Sur la forme,
24:32on le sent tendu.
24:34On sent qu'il a
24:36beaucoup préparé
24:37cette intervention importante,
24:38ce passage obligé.
24:39Et sur le fond,
24:41il dit qu'il veut relever
24:43la France.
24:43C'est d'ailleurs
24:44un premier slogan
24:45qu'on retrouve
24:46sur son site de campagne
24:48qui vient de lancer
24:49et qui est baptisé
24:49Glux 2027.
24:51Donc là,
24:51un clin d'œil
24:52à son père
24:53qu'on appelait Glux.
24:54et il présente aussi
24:55de premières mesures
24:56programmatiques,
24:57une augmentation
24:58des salaires
24:59des travailleurs
25:00financés par
25:01une taxation
25:02des plus gros héritages
25:04et puis un grand plan
25:05de sauvetage
25:06de l'école publique
25:06en cinq ans.
25:07Et sur la stratégie politique,
25:09il répète
25:09qu'il n'y aura
25:10plus jamais d'alliance
25:11avec Jean-Luc Mélenchon.
25:12Si je gagne
25:13cette primaire,
25:14eh bien il n'y aura
25:15plus jamais d'accord
25:17avec Jean-Luc Mélenchon.
25:19Il se présente donc
25:20à la primaire
25:21organisée par le PS
25:22et Place Publique
25:23mi-octobre.
25:24Qu'est-ce qu'il va faire
25:25maintenant ?
25:25Quels sont ses prochains
25:26rendez-vous ?
25:26Alors il a déjà prévu
25:27un premier déplacement.
25:28Ce sera La Rochelle
25:29sur le thème de l'écologie.
25:30Il sera accompagné
25:31donc de Yannick Jadot,
25:32l'ancien candidat
25:33à la présidentielle.
25:34Il va visiter notamment
25:35un site d'éoliennes
25:36et puis très vite
25:37il va rentrer
25:38dans la campagne
25:39de la primaire.
25:40Il aura à débattre.
25:43Il y a des débats
25:44télévisés
25:44qui sont déjà
25:45en préparation
25:46avec les candidats
25:47déjà déclarés.
25:48Alors ces candidats,
25:48c'est Ségolène Royal,
25:50l'ancienne candidate
25:51à la présidentielle
25:52qui est allé au deuxième tour
25:53de la présidentielle
25:54en 2007.
25:55Il y a un député
25:55qui est beaucoup moins connu
25:56qui s'appelle Philippe Brun
25:57qui est un spécialiste du budget.
25:58Et puis il y a un candidat
26:00dont on attend
26:01qu'il se déclare.
26:02C'est le patron du PS,
26:04Olivier Faure.
26:05Vous vous rappelez,
26:06celui qui est allé chercher
26:07Raphaël Glucksmann
26:08mais qui veut incarner
26:09une autre ligne,
26:10plus à gauche on va dire
26:11et puis d'union de la gauche
26:12et des écologistes
26:13et dont la candidature
26:15est attendue
26:15sans doute
26:17dans les jours qui viennent
26:18après le campus d'été
26:19des socialistes à Blois.
26:21Politiquement,
26:21les différents instituts
26:22de sondage
26:23montrent qu'aujourd'hui
26:24la gauche dans son ensemble
26:25représente environ
26:2630% des intentions de vote.
26:28Il y a en résumé
26:29aujourd'hui
26:30un tiers à gauche,
26:31un tiers au centre
26:31dont le centre droit
26:32et un gros tiers
26:34à l'extrême droite.
26:35Lui,
26:36il est donc hostile
26:37à une alliance
26:38quelle qu'elle soit
26:38avec LFI.
26:39Comment est-ce qu'il compte
26:40gagner cette élection ?
26:41C'est toute la question
26:42parce que
26:43évidemment
26:44LFI en ce moment
26:45est en grande dynamique
26:46dans les sondages
26:47alors que lui
26:47il est entre 8 et 12%.
26:50C'est pour ça
26:51que sa stratégie
26:52qui commence à esquisser
26:54c'est d'aller vers le centre
26:55c'est-à-dire de séduire
26:56les déçus du macronisme.
26:58Pour ça
26:58il veut susciter
26:59de l'enthousiasme
27:00il dit souvent
27:01qu'à gauche
27:02les débats
27:03le dépriment
27:04qu'il y a un esprit
27:05de défaite général
27:06et donc
27:07c'est ce à quoi
27:07il va s'employer.
27:08Ça va être difficile
27:09parce qu'il y a des haies
27:11à passer
27:12on l'a dit
27:12la primaire.
27:13Il y a aussi
27:14un François Hollande
27:15qui n'attend qu'une chose
27:16c'est qu'il trébuche
27:17pour se présenter
27:18en candidat de recours
27:19à la fin de l'année
27:20ou au début de l'année prochaine.
27:22Donc en fait
27:23ce qu'il commence
27:24c'est une sorte de marathon
27:24mais c'est aussi
27:25un parcours de haies
27:26et ça va être difficile
27:28pour Raphaël Gouzman.
27:35Merci Julien Dufey
27:36cet épisode de Code Source
27:37a été produit
27:38par Judith Perret
27:39réalisation
27:40Julien Moncouquiol
27:41Code Source
27:42est le podcast quotidien
27:43d'actualité du Parisien
27:44si vous aimez Code Source
27:46n'oubliez pas
27:46de vous abonner
27:47pour ne rater aucun épisode
27:49on vous invite aussi
27:50à écouter Crime Story
27:51le podcast fait divers
27:53du Parisien
27:53Crime Story
27:54présenté par Claudia Prolongeau
27:56et Damien Delsenis
27:57avec en ce moment
27:58une série exceptionnelle
28:00sur l'affaire Epstein
28:01en 6 épisodes
28:02Jeffrey Epstein
28:03un pédocriminel
28:05passé entre les mailles
28:06du filet
28:07une série disponible
28:08sur toutes les plateformes
28:09sur toutes les plateformes