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  • il y a 12 heures
Le président du parti Place publique et député européen veut rallier ses soutiens lors de son premier meeting d'ampleur avant la présidentielle, ce samedi 13 juin à Aubervilliers, en Seine-Saint-Denis.

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00:00:00Et pour finir, je voudrais dire qu'il y a deux personnalités politiques qui se sont intéressées en ce qui
00:00:05me concerne à la recherche.
00:00:08Le chef de l'Etat qui est très, je ne parle pas de ses gouvernements, je parle bien du chef
00:00:12de l'Etat qui a été très sensible à la mission de l'Institut Curie et à ce qu'on
00:00:16a essayé d'y faire.
00:00:16Et c'est vrai que depuis dix ans, la méthode de faire de la recherche en France a changé, l
00:00:22'innovation a été relancée, les salaires des gens ont commencé à augmenter.
00:00:26Et malheureusement, ces efforts ont été stoppés net. On sait pourquoi. Il y a eu une pandémie, il y a
00:00:30eu des guerres et malheureusement, cet effort s'est arrêté.
00:00:34Et l'autre personne que j'ai eu la bonne fortune de rencontrer dans la rue, qui m'a ébloui
00:00:37par sa flamboyance et par sa fulgurance intellectuelle et qui m'a demandé de venir à l'Institut Curie pour
00:00:43discuter avec nous, pour savoir ce qu'on fait, c'est Raphaël Glussman.
00:00:49Il a passé deux journées à l'Institut. Il a posé toutes les bonnes questions et il a identifié tous
00:00:58les problèmes et très rapidement, il a tiré les conclusions qui sont les nôtres.
00:01:02Et il a une méthodologie dans son esprit qui pourra nous permettre, sans doute sur la durée, j'espère à
00:01:07court terme, de pouvoir maintenir cette dynamique de la recherche en France, faute de quoi ce métier va se déliter.
00:01:12Et dans dix ans, les médicaments, soit on ne les aura pas, soit on les perd extrêmement cher parce qu
00:01:15'ils seront faits soit en Chine, soit aux Etats-Unis.
00:01:17Et avec cette note, je vous remercie de m'avoir reçu.
00:01:24Merci, merci beaucoup Raphaël pour tes mots sur la recherche et la santé.
00:01:33Mais aucun progrès ne vaut sans conscience de l'histoire et du devoir de mémoire.
00:01:44Notre prochaine invitée a rencontré Raphaël Glussman sur les bancs de la fac.
00:01:51Elle porte une parole rare, une parole née de l'épreuve, une parole qui nous rappelle où peuvent conduire la
00:01:59haine, le racisme et l'indifférence.
00:02:03Autrice et psychologue clinicienne, elle est rescapée du génocide des Tutsis au Rwanda.
00:02:09Son parcours est un témoignage bouleversant de résilience et de courage.
00:02:15Mesdames, messieurs, chers amis, merci d'accueillir Annie Caïtessi-Josan.
00:02:31Merci beaucoup.
00:02:35Je suis très émue d'être ici parce que je ne devrais pas être là.
00:02:42J'aurais dû mourir le 30 avril 1994 vers 11h, le jour où les collègues de ma mère ont indiqué
00:02:52aux miliciens où elle nous avait cachés.
00:02:54Mon père était décédé quelques années plus tôt.
00:02:58J'ai lutté contre cette pensée pendant tout le temps qu'a duré le génocide.
00:03:04J'ai lutté en soignant les plaies de ma sœur qui avaient été laissées pour mortes.
00:03:13J'ai lutté en pensant que le monde allait savoir et que le monde allait venir m'aider, au moins
00:03:20m'apporter du désinfectant.
00:03:25Le génocide a fini par prendre fin.
00:03:28On a été évacuer, ma sœur et moi, avec un millier d'autres orphelins vers le Burundi, puis éparpillés à
00:03:35travers le monde.
00:03:36Ma sœur et moi, nous sommes venus en France.
00:03:40La première chose qui m'a surprise, contrairement à ce qu'on m'a demandé souvent, ce n'est pas
00:03:47les grands immeubles, les voitures ou les grandes routes.
00:03:53Non.
00:03:54J'ai été surprise d'apprendre que le monde avait su depuis le début et que le monde ne nous
00:04:01avait pas aidés.
00:04:03J'ai pensé, au fond, que les génocidaires avaient gagné.
00:04:08Je ne me suis pas sentie particulièrement plus vivante que ma mère.
00:04:13Et cela jusqu'à mes 22 ans.
00:04:16C'était il y a exactement 25 ans maintenant.
00:04:20J'étais inscrite à l'université à la Sorbonne en master de sciences politiques.
00:04:26Mon mémoire portait sur la place des rescapés dans la société.
00:04:30Il y a très peu de personnes à l'époque qui s'intéressaient à ce que nous avions vécu.
00:04:34Et certainement pas celles de mon âge.
00:04:39C'est ce que je pensais.
00:04:41Puis, j'ai croisé trois jeunes hommes de mon âge qui travaillaient sur un documentaire consacré au génocide.
00:04:50Raphaël Glucksmann, David Hazan et Pierre Mésrette.
00:04:57Je n'ai pas eu un coup de foudre.
00:04:59J'en ai eu trois.
00:05:01En plus de l'asile, de la nationalité, la France m'a offert mes premiers amis après le génocide.
00:05:13Nous sommes partis après ça ensemble au Rwanda.
00:05:22Bien évidemment, moi, mes amis, j'y étais très attachée.
00:05:27On est allé à la rencontre des rescapés et des charniers, des prisonniers et de leurs récits.
00:05:37Sortir de là et vouloir faire de la politique, il faut avoir le cœur bien accroché.
00:05:44Raphaël Glucksmann, il l'a.
00:05:46Et c'est pour vous dire cela que je suis là aujourd'hui.
00:05:50Je l'ai vu dans les charniers de Kigali quand nous avions 20 ans.
00:05:57Puisque c'est son choix, le mien est d'être à ses côtés.
00:06:15Je sais au fond de moi et au nom de ceux qui ne sont plus là
00:06:22que ce n'est pas quelque chose que l'on peut porter seul
00:06:26que de lutter pour une humanité digne.
00:06:30Je suis très honorée d'être parmi les milliers de personnes aujourd'hui réunies autour de Raphaël.
00:06:37De ne pas être devant la télé.
00:06:39De ne pas regarder le pays qui m'a sauvée.
00:06:42Susciter les appétits des ogres de la haine.
00:06:45En me disant à nouveau, merde c'est foutu.
00:06:49Ce n'est pas foutu.
00:06:55La bataille est rude.
00:06:59Mais je n'ai absolument, absolument aucun doute
00:07:03que Raphaël Glucksmann est l'homme qui peut la mener
00:07:07sans perdre son âme en chemin.
00:07:11Il a la force.
00:07:14Je l'ai vu quand nous avions 20 ans.
00:07:18Évidemment, on ne se quitte pas depuis les 25 années qui viennent de passer.
00:07:21Je l'ai vu sur l'Ukraine, je l'ai vu sur la Georgie, sur le Ouïghour.
00:07:25Mais je le vois aussi sur les sujets de ce pays qu'on aime autant.
00:07:33Et ce que je veux dire, c'est qu'il a, il est fort, il sera fort, il a beaucoup
00:07:44à perdre, à prendre les coups, et les coups sont déjà là.
00:07:48Mais il a une chose qui est précieuse, il a des convictions.
00:07:54Et il a une force intérieure que je n'ai vue chez personne d'autre.
00:07:59Je vous remercie.
00:08:04Merci.
00:08:07Merci infiniment, Annick.
00:08:12Merci.
00:08:13Merci aux intervenantes et aux intervenants.
00:08:19À travers vos prises de parole,
00:08:23vous démontrez qu'il y a de l'espoir.
00:08:27Mais aujourd'hui, il y a urgence à agir.
00:08:33Et le moment est venu d'agir, ensemble et massivement,
00:08:37avec vous toutes et tous.
00:08:40Parce que quand le repli gagne et que la démocratie vacille,
00:08:43il faut des femmes et des hommes qui bâtissent des ponts et pas des murs.
00:08:47Et nous en serons.
00:08:50Voilà ce que nous sommes ce soir,
00:08:53des militants et des citoyens,
00:08:56des femmes et des hommes,
00:08:58que réunit une même conviction,
00:09:01que ce pays vaut infiniment mieux
00:09:04que la résignation qu'on veut lui imposer,
00:09:07que la gauche peut être à nouveau utile, lucide et fière.
00:09:12Et qu'ensemble,
00:09:13c'est possible ?
00:09:14Oui,
00:09:15mes chers amis,
00:09:17un chemin est possible.
00:09:23Depuis des mois,
00:09:25Raphaël Glucksmann
00:09:26a fait le choix de parcourir le pays,
00:09:30de rencontrer des Françaises et des Français,
00:09:34des agriculteurs,
00:09:35des ouvriers,
00:09:36des aides-soignants,
00:09:37des médecins,
00:09:38des enseignants,
00:09:40des chercheurs.
00:09:42Et face à la menace,
00:09:44face à une extrême droite
00:09:46qui gagne du terrain partout,
00:09:47un homme a refusé de courber les Chines.
00:09:50Il a choisi une Europe qui se protège,
00:09:53une démocratie qui résiste,
00:09:56et une seule boussole,
00:09:57refuser la fatalité,
00:09:59travailler,
00:10:01rencontrer,
00:10:02écouter et recommencer,
00:10:04et ne jamais rien lâcher.
00:10:05Cet homme, ce soir,
00:10:07il est parmi nous,
00:10:08et ce soir,
00:10:10il va montrer à toute la France
00:10:12que nous avons encore en vie !
00:10:16Mesdames, Messieurs,
00:10:18chers amis,
00:10:19merci d'accueillir
00:10:21Raphaël Glucksmann !
00:10:53Sous-titrage Société Radio-Canada
00:11:21Sous-titrage Société Radio-Canada
00:20:53combat, prêts à la lutte. Merci. Merci vraiment. Vous me donnez de la force. Chers amis, pourquoi
00:21:09faisons-nous de la politique ? Pour servir la France, pour servir les Françaises et
00:21:17les Français. Et les Françaises et les Français, cette semaine, ils étaient par dizaines de
00:21:27milliers, des dizaines de milliers d'hommes et de femmes, beaucoup, beaucoup de femmes
00:21:34qui se sont rassemblées à Florence et partout ailleurs dans le pays pour soutenir la famille
00:21:42de l'IANA, pour partager leur douleur et pour exprimer aussi leur colère. Une colère
00:21:57juste. Car la mort de l'IANA est la conséquence d'une faillite collective, celle de notre
00:22:04système judiciaire et sécuritaire, celle des ministres successifs qui n'ont pas agi,
00:22:10celle d'une société malade. Avant l'IANA, il y eut Maëlys, Philippines, Laetitia et
00:22:20tant, tant d'autres. Les violences sexuelles contre les enfants et les femmes ne sont pas
00:22:29des faits divers. Ce sont des faits politiques, des faits de société que le gouvernement n'a
00:22:35jamais affronté comme il l'aurait dû. Oui. Oui. Oui, nous vivons encore dans un monde
00:22:49où les femmes ont peur. Et où tant, tant d'enfances sont brisées par des prédateurs
00:22:57qu'on aurait dû, qu'on aurait pu mettre hors d'état de nuire.
00:23:07Oui. Oui, nous vivons dans le troisième pays au monde qui télécharge le plus de vidéos
00:23:17pédopornographiques. C'est un mal profond que nos dirigeants successifs n'ont pas assez
00:23:26pris au sérieux. Cette colère qui agite le pays, c'est celle des parents, des associations,
00:23:33des militantes comme des parlementaires féministes qui, depuis des années, documentent et dénoncent
00:23:40l'absence de priorité nationale, la misère des moyens, la maltraitance institutionnelle.
00:23:46J'entends. J'entends. J'entends depuis une semaine les politiques commenter les uns
00:23:53après les autres et avancer chacun leur solution. Mais il y en a une de solution qui est sur
00:24:00la table depuis six mois. Faire adopter à l'Assemblée nationale la loi intégrale contre
00:24:06les violences sexistes et sexuelles. Cette loi qu'ont déposée 120 associations et 100 parlementaires
00:24:18il y a déjà six mois. Alors il faut le faire tout de suite, sans délai.
00:24:32La nouvelle frontière de notre République, c'est le démantèlement du patriarcat, la protection
00:24:39des enfants, la lutte en faille contre les violences sexistes et sexuelles. Les socialistes espagnols
00:24:49l'ont fait. Eh bien nous, nous le ferons en France.
00:25:13Chers amis, nous vivrons en 2027 un de ces moments de bascule qui détermine l'avenir
00:25:23des peuples. Et le prochain président de la République aura une mission sacrée, redonner
00:25:31à la France, sa souveraineté et sa liberté.
00:25:54Il devra préparer le pays à la menace d'une guerre sur le sol de l'Union Européenne.
00:26:00Et il devra dénouer les trois laisses énergétiques, industrielles et technologiques qui en serrent aujourd'hui le coup des Français
00:26:10et asservissent la France.
00:26:13La guerre d'abord.
00:26:18La guerre d'abord. Je sais que beaucoup préfèrent ne pas y penser et que la plupart des candidats feront
00:26:26campagne comme si la menace n'existait pas.
00:26:29Je sais aussi qu'on me demande souvent de moins parler d'Ukraine, de moins parler de Poutine, de moins
00:26:37parler de guerre.
00:26:38Mais je sais surtout quels sont les enjeux pour la France et pour l'Europe.
00:26:44Alors je continuerai à en parler sans relâche.
00:26:48Car quand je parle d'Ukraine, je parle de France, je parle de notre sécurité, je parle de la possibilité
00:26:58pour les Françaises et les Français de vivre en paix, de vivre libre.
00:27:03Alors plutôt que les communicants politiques, moi je préfère prendre au sérieux nos services de renseignement,
00:27:12les services de renseignement européens qui tous, sans exception, alertent sur le risque d'une confrontation militaire directe avant 2029.
00:27:23Je préfère prendre au sérieux notre chef d'état-major lorsqu'il nous exhorte à nous préparer moralement, matériellement, mentalement
00:27:34à cette confrontation.
00:27:35Ce sont ces mots qu'une classe politique de somnambule a violemment attaqués parce qu'elle refuse de les entendre.
00:27:50Nous, nous les entendons.
00:27:52J'alerte quasiment seul, depuis 20 ans, sur la menace qui grandit à nos portes.
00:27:58Quand j'expliquais à nos dirigeants ou aux commentateurs que Poutine allait envahir l'Ukraine avant 2022,
00:28:05ils souriaient quand ils ne riaient pas.
00:28:08Mais moi j'ai vu l'armée de Poutine sur le terrain.
00:28:12J'ai lu, j'ai écouté les dirigeants russes.
00:28:14J'ai créé et j'ai présidé la commission spéciale du Parlement européen sur les ingérences.
00:28:19J'ai disséqué la guerre hybride menée contre nos nations, enquêté sur les sabotages, les stratégies de déstabilisation,
00:28:31les cinquièmes colonnes qui opèrent dans tous nos pays et en particulier en France à CNews.
00:28:38Je sais que l'Ukraine n'est qu'une étape et que nous sommes, nous, les véritables cibles.
00:28:54Je sais aussi, et je tiens à vous le dire,
00:28:58je sais aussi que l'élection de 2027 ne se déroulera pas sans ingérence brutale.
00:29:05Des campagnes d'une violence inédite viseront à discréditer les candidats pro-européens
00:29:13et à favoriser les forces pro-russes, au premier rang desquelles l'extrême droite.
00:29:23Poutine peut obtenir politiquement, chez nous, en France,
00:29:29ce que la résistance ukrainienne lui refuse militairement en Ukraine.
00:29:34Il peut obtenir la bascule de l'Europe en faisant basculer la France.
00:29:40Alors il ne reculera devant rien, ce sera sale.
00:29:44Il y aura des fake news partout.
00:29:46Cette élection ne ressemblera à aucune autre.
00:29:50Mais j'ai, moi, une confiance inébranlable dans les Français,
00:29:55dans leur intelligence, dans leur patriotisme.
00:29:58Ils ne cèderont pas.
00:30:00Ils ne cèderont pas.
00:30:03Ils ne cèderont ni à Poutine, ni à Trump, ni à personne.
00:30:14Ils ne cèderont pas.
00:30:17Et fidèles à notre histoire,
00:30:22ils feront de la France, enfin, ce qu'elle aurait toujours dû être,
00:30:27la locomotive de la puissance européenne souveraine et indépendante.
00:30:32C'est le destin de notre nation.
00:30:35C'est notre destin.
00:30:37Et nous allons l'accomplir ensemble.
00:30:50Chers amis,
00:30:52chers amis,
00:30:54les Français ne sont pas aujourd'hui réellement libres.
00:31:00Ils ne sont pas réellement libres
00:31:02parce qu'ils ne sont pas réellement souverains.
00:31:05Et ce n'est pas l'Union européenne le problème,
00:31:08contrairement à ce que disent chez nous
00:31:10les valets de Trump et de Poutine.
00:31:13Non, l'Union européenne fait partie de la solution.
00:31:16Le problème est différent.
00:31:18Le problème, ce sont nos addictions.
00:31:20Ces addictions qui nous tiennent en laisse.
00:31:23Nous sommes tellement drogués
00:31:25aux énergies fossiles,
00:31:27aux produits industriels chinois,
00:31:29aux technologies américaines
00:31:30que nous ne sommes plus maîtres aujourd'hui de notre destin.
00:31:34Alors nous couperons,
00:31:36nous couperons au scalpel
00:31:38ces laisses qui nous en serrent le cou.
00:31:43Nous nous attaquerons d'abord
00:31:47à notre addiction au gaz et au pétrole.
00:31:50Elle rend les Français,
00:31:56tous les Français,
00:31:57dépendant des guerres folles
00:31:59de Trump ou de Netanyahou,
00:32:02quand ils vont faire leur plein.
00:32:04Depuis quatre mois,
00:32:05les Français qui ont besoin de leur voiture
00:32:07pour aller travailler,
00:32:09payent chaque jour
00:32:10le prix de décisions délirantes
00:32:12de dirigeants étrangers
00:32:14sur lesquels nous n'avons aucune prise.
00:32:17Mais ils payent aussi,
00:32:20ils payent aussi,
00:32:21dans le même mouvement,
00:32:23l'inaction écologique
00:32:25de leur gouvernement successif.
00:32:31Alors nous ferons, nous,
00:32:34de la libération écologique
00:32:36de la France et des Français,
00:32:38notre priorité politique,
00:32:40économique, sociale, absolue.
00:32:50Ne pensez pas que le choc pétrolier
00:32:56que nous vivons
00:32:57n'est qu'un accident éphémère.
00:33:00En 2021-2022, déjà,
00:33:03le chantage gazier de Poutine
00:33:05puis l'invasion de l'Ukraine
00:33:06ont précipité une inflation record.
00:33:08Et les gouvernements d'Emmanuel Macron
00:33:11ont alors dépensé 72 milliards d'euros
00:33:14en subvention aux énergies fossiles.
00:33:1872 milliards pour renforcer,
00:33:21pour renforcer notre dépendance
00:33:23au gaz et au pétrole.
00:33:25Mais ils n'ont pas trouvé, par contre,
00:33:2710 milliards,
00:33:28ne serait-ce que 10 milliards
00:33:29pour nous en libérer.
00:33:31Alors nous, nous le ferons.
00:33:33Nous le ferons.
00:33:35Nous permettrons.
00:33:38Nous permettrons à plus d'un million de Français
00:33:42qui touchent moins de 2 000 euros par mois
00:33:45et qui doivent rouler plus de 30 km
00:33:49avec leurs voitures.
00:33:50Nous permettrons à ces Français
00:33:52d'avoir accès à une voiture électrique
00:33:55contre un loyer de 100 euros par mois.
00:33:58Alors ils rouleront
00:34:00dans des voitures produites à Douai,
00:34:03à Dunkerque, à Cléon,
00:34:05avec de l'électricité décarbonée
00:34:07produite en France.
00:34:19Pour réussir,
00:34:21pour réussir cette révolution énergétique,
00:34:24nous avons besoin d'un État qui prévoit,
00:34:27d'un État qui planifie,
00:34:28d'un État qui organise,
00:34:30d'un État qui organise la sobriété
00:34:33et l'efficacité énergétique.
00:34:35Car oui, chaque économie d'énergie
00:34:38est un pas de plus
00:34:40vers la liberté de la France
00:34:42et des Français.
00:34:43L'étergiversation sur la rénovation thermique
00:34:46des bâtiments,
00:34:47sur les investissements dans le rail
00:34:49ou dans la filière du recyclage,
00:34:51c'est fini.
00:35:03Alors il m'arrive de lire
00:35:05la presse,
00:35:06voire même d'aller sur les réseaux,
00:35:08mais quand on m'accuse
00:35:09d'être le nouveau Macron.
00:35:15Mais vous voulez savoir
00:35:19pourquoi ?
00:35:20Pourquoi je n'ai jamais cédé
00:35:23à leurs avances,
00:35:24à leurs appels du pied,
00:35:26à leurs offres ?
00:35:27Pourquoi ?
00:35:28Il y a beaucoup de raisons,
00:35:30mais la première,
00:35:31la première d'entre elles,
00:35:33elle est simple.
00:35:35J'ai toujours su
00:35:36qu'Emmanuel Macron
00:35:38n'avait rien compris
00:35:40à l'écologie.
00:35:41J'ai toujours su
00:35:43qu'il n'allait rien faire d'autre
00:35:45que des discours creux
00:35:47avec des mesurettes
00:35:49ou des coups de com'
00:35:51et qu'on allait perdre
00:35:52dix années,
00:35:53dix années cruciales
00:35:54et précieuses.
00:35:56Eh bien,
00:35:56nous avons perdu ces dix années,
00:35:58mais nous n'en perdrons pas
00:35:59une de plus.
00:36:21Imaginez seulement
00:36:25s'il avait lancé
00:36:27un grand plan d'électrification
00:36:28il y a dix ans.
00:36:29S'il avait généralisé
00:36:31le leasing social,
00:36:32alors nos travailleurs
00:36:34rouleraient en R5 électrique
00:36:36et ils ne paieraient pas
00:36:37le prix des guerres
00:36:38de Poutine et de Trump
00:36:39au moment où on se parle.
00:36:41Eh bien, moi,
00:36:42ce sera ma priorité,
00:36:43ce sera notre priorité absolue
00:36:46pour le climat,
00:36:47oui,
00:36:48mais aussi
00:36:49pour notre liberté,
00:36:51pour l'indépendance
00:36:52de la France
00:36:53et pour le pouvoir d'achat
00:36:55des Françaises
00:36:56et des Français.
00:36:57Nous ferons,
00:36:58nous ferons
00:36:59de la République française
00:37:00une République écologique,
00:37:03c'est-à-dire
00:37:04une République libre.
00:37:26La deuxième laisse,
00:37:28la deuxième laisse
00:37:29qui nous en sert le coup
00:37:30et que nous devrons dénouer,
00:37:32c'est notre dépendance industrielle
00:37:35à la Chine.
00:37:36Dans les années 1980
00:37:39et 1990,
00:37:41les élites françaises
00:37:43ont fait le choix
00:37:44d'un pays sans usine.
00:37:48Contrairement à l'Allemagne
00:37:49ou à l'Italie,
00:37:50la France n'a rien fait
00:37:52pour protéger ses productions,
00:37:54même les plus stratégiques.
00:37:56Le résultat,
00:37:57c'est une perte monumentale
00:37:59de souveraineté,
00:38:00des travailleurs sacrifiés,
00:38:02des territoires abandonnés
00:38:04et un déficit commercial
00:38:06qui explose.
00:38:07Vous voulez ?
00:38:09Vous voulez l'origine
00:38:10de cette dette française
00:38:11qui, aujourd'hui,
00:38:13nous obsède tant ?
00:38:14Eh bien, penchez-vous,
00:38:15penchez-vous
00:38:16sur la désindustrialisation.
00:38:18Nous avions un État stratège jadis.
00:38:20Il s'est transformé
00:38:21en État sofinco
00:38:23qui pallie à la perte
00:38:24de revenus des Français
00:38:25en subventionnant
00:38:26la consommation
00:38:27de produits étrangers
00:38:28et chinois en particulier.
00:38:30Et plus nous consommons
00:38:31sans produire,
00:38:32plus nous sommes
00:38:33dépendants
00:38:34et endettés.
00:38:36Et le cercle vicieux
00:38:37n'est pas fini.
00:38:39Malgré les déclarations
00:38:40solennelles,
00:38:41la main sur le cœur
00:38:42de notre Président,
00:38:45Vancorex
00:38:45à Pont-de-Clay
00:38:46près de Grenoble
00:38:47ou Sistovie
00:38:48à Carquiofou
00:38:48près de Nantes,
00:38:49ces deux noms
00:38:50racontent exactement
00:38:51la même histoire.
00:38:52Une histoire
00:38:53que j'ai suivie
00:38:53sur place
00:38:54avec les travailleurs,
00:38:56avec les patrons.
00:38:57L'histoire d'une nation
00:38:58qui laisse mourir
00:39:00ou partir
00:39:00ces industries stratégiques.
00:39:03L'histoire
00:39:03de l'indolence française
00:39:04et de la stratégie chinoise
00:39:07de domination géopolitique.
00:39:10Tout cela
00:39:10n'a rien à voir
00:39:12avec les pures logiques
00:39:13de marché
00:39:14dont on parle.
00:39:15Tout cela relève
00:39:16d'une décision politique
00:39:17du Parti communiste chinois.
00:39:20La décision
00:39:21de ratiboiser
00:39:22nos productions stratégiques
00:39:23secteur après secteur.
00:39:25Et si nous ne réagissons pas,
00:39:27l'acier européen
00:39:28ou notre industrie automobile
00:39:30suivront le chemin
00:39:33de l'industrie photovoltaïque.
00:39:35Nous proclamerons donc
00:39:36l'état d'urgence industrielle
00:39:39pour tous les secteurs
00:39:40menacés par la Chine.
00:39:45Nous mettrons en place
00:39:47des défenses commerciales
00:39:49spécifiques.
00:39:50Nous imposerons
00:39:51une loi achetée européenne
00:39:53qui réservera
00:39:55les marchés publics
00:39:58aux productions européennes.
00:40:00Nous mettrons fin
00:40:03à cette religion absurde
00:40:05du libre-échange généralisé
00:40:07à laquelle plus personne
00:40:09ne croit ailleurs qu'en Europe.
00:40:11Et nous protégerons enfin,
00:40:14nous aurons enfin le courage
00:40:16de protéger nos productions
00:40:17et nos producteurs.
00:40:19Et nous le ferons, nous,
00:40:21pas à l'extrême droite.
00:40:23Pas à l'extrême droite.
00:40:26Si vous en doutez,
00:40:29si vous doutez de ce que je vous dis,
00:40:31souvenez-vous de leur vote
00:40:33à l'Assemblée nationale.
00:40:34Et les députés présents
00:40:36pourront témoigner.
00:40:37Merci d'être là.
00:40:39Souvenez-vous de leur vote
00:40:40à l'Assemblée nationale
00:40:41sur la taxe sur Xi'in
00:40:44et les petits colis chinois
00:40:46qui écrasent la production française,
00:40:48détruisent l'industrie
00:40:49de la mode française,
00:40:50font fermer
00:40:51les petits commerces français,
00:40:53des centres-bourgs français
00:40:54et condamnent à mort
00:40:56nos centres-villes.
00:40:58Elle a voté quoi,
00:40:59Marine Le Pen ?
00:41:01Elle a voté quoi ?
00:41:03Elle a voté contre.
00:41:05Elle a voté contre
00:41:06la protection de nos producteurs.
00:41:09Elle a voté contre
00:41:10la protection de nos commerces.
00:41:12Elle a voté
00:41:13pour le parti communiste chinois.
00:41:18Ce n'est pas une surprise.
00:41:21Jordan Bardella
00:41:25passe son temps
00:41:26à voter pour Poutine
00:41:28au Parlement européen.
00:41:30Les deux font la paire.
00:41:33Ils votent toujours
00:41:34contre tout ce qui permet
00:41:36de protéger nos productions,
00:41:38contre tout ce qui permet
00:41:39de protéger nos industries,
00:41:40contre tout ce qui permet
00:41:42de protéger notre sécurité.
00:41:45Nous sommes, nous,
00:41:46les défenseurs de la production
00:41:48et de la souveraineté française,
00:41:50pas le Rassemblement national.
00:42:06La troisième laisse
00:42:12que nous devrons dénouer,
00:42:15c'est sans doute
00:42:16le plus grand défi
00:42:18du XXIe siècle.
00:42:19C'est notre dépendance
00:42:22technologique
00:42:22et numérique.
00:42:25Si le pétrole
00:42:26est une sorte
00:42:27d'héroïne,
00:42:28Chine,
00:42:29une forme de crack.
00:42:30Les grandes plateformes
00:42:32numériques américaines
00:42:33et chinoises
00:42:34sont du fentanyl.
00:42:35Et nous ne laisserons pas
00:42:37la France devenir
00:42:38une colonie
00:42:38de la Silicon Valley
00:42:39et du Parti communiste
00:42:41chinois.
00:42:45Nous engagerons une lutte féroce,
00:42:48la plus grande lutte politique,
00:42:50sociale,
00:42:51économique,
00:42:52culturelle du XXIe siècle
00:42:54contre cette nouvelle
00:42:56oligarchie mondiale
00:42:57qui concentre dans les mains
00:42:59de quelques-uns
00:43:00des fortunes
00:43:02et des pouvoirs
00:43:03inédits dans l'histoire humaine.
00:43:07Notre ennemi
00:43:09a un visage
00:43:11et il a un nom.
00:43:13Il en a même plusieurs.
00:43:16Il s'appelle
00:43:17Elon Musk.
00:43:20Sam Altman,
00:43:21Zhang Yiming.
00:43:23Il fait de nos vies,
00:43:25de nos données personnelles,
00:43:27de nos colères,
00:43:28de nos angoisses,
00:43:29de nos rêves,
00:43:30de nos désirs,
00:43:31de nos expériences
00:43:31les plus intimes
00:43:33et de nos engagements
00:43:34les plus publics.
00:43:35Il fait de nos vies
00:43:36la matière première
00:43:38de son expansion
00:43:39sans limite.
00:43:40Comprenez bien,
00:43:41ces algorithmes
00:43:43asservissent nos consciences
00:43:44et elles ébranlent
00:43:45nos démocraties.
00:43:46Ils bousillent,
00:43:48ils bousillent
00:43:48le cerveau de nos enfants
00:43:50et nos dirigeants
00:43:51laissent faire.
00:43:52Nos dirigeants
00:43:54laissent faire.
00:43:55Quand TikTok,
00:43:57quand TikTok
00:43:58vole,
00:44:00quand TikTok vole
00:44:02une élection présidentielle
00:44:03en Europe,
00:44:04en Roumanie,
00:44:05nos dirigeants
00:44:06regardent leurs chaussures.
00:44:10Nous,
00:44:11nous ne regarderons pas
00:44:12nos chaussures.
00:44:13Nous agirons.
00:44:15Nous bannirons TikTok
00:44:16si TikTok n'obéit pas
00:44:18aux règles européennes.
00:44:23Nous,
00:44:26nous,
00:44:27nous ne prendrons pas
00:44:28de selfie avec Elon Musk
00:44:30et nous ne sacrifierons pas
00:44:32le seul commissaire européen
00:44:35qui a eu le courage
00:44:36de s'opposer à Musk,
00:44:37Thierry Breton,
00:44:39comme Emmanuel Macron
00:44:41l'a fait,
00:44:42avec une légèreté
00:44:43confondante.
00:44:47Nous,
00:44:48nous ne ferons pas
00:44:50campagne,
00:44:50comme l'a fait
00:44:51Jordan Bardella,
00:44:52avec cette fois-ci
00:44:53une servilité remarquable.
00:44:55Nous ne ferons pas
00:44:56campagne pour Elon Musk.
00:44:58est-ce que vous savez
00:44:59ce qu'a fait
00:45:00Jordan Bardella
00:45:01avec ses alliés
00:45:03de l'extrême droite ?
00:45:04Eh bien,
00:45:05il a fait campagne,
00:45:06il a lutté,
00:45:07il a travaillé
00:45:08pour que Elon Musk
00:45:10obtienne le prix Sakharov.
00:45:12C'est quoi le prix Sakharov ?
00:45:14C'est la plus haute
00:45:15distinction européenne
00:45:17qui récompense
00:45:18les dissidents,
00:45:20les combattants
00:45:20de la liberté,
00:45:22les combattants
00:45:23de la dignité humaine.
00:45:24Et Jordan Bardella,
00:45:25lui,
00:45:26quand il pense
00:45:26dignité humaine,
00:45:28il voit des milliardaires
00:45:29américains.
00:45:32Jordan Bardella
00:45:33a fait campagne
00:45:35pour donner
00:45:35le prix Sakharov
00:45:36à Elon Musk,
00:45:37un homme qui s'essuie
00:45:38en permanence
00:45:39les pieds
00:45:40sur notre souveraineté
00:45:41et sur notre démocratie.
00:45:43Alors,
00:45:44écoutez-moi,
00:45:45écoutez-moi,
00:45:46derrière les soucis,
00:45:49derrière les sourires
00:45:51de façade,
00:45:51derrière les vidéos
00:45:53Dragibus
00:45:53sur TikTok,
00:45:55ces gens
00:45:56sont dangereux
00:45:57et ils vendront,
00:45:59n'ayez aucun doute,
00:46:01ils vendront la France
00:46:02à Trump et Poutine.
00:46:05Nous,
00:46:07face à cette oligarchie mondiale,
00:46:10nous,
00:46:10nous résisterons,
00:46:13nous nous attaquerons
00:46:14au cœur du business model
00:46:15de ces plateformes
00:46:17en interdisant
00:46:18la publicité ciblée.
00:46:20Nous,
00:46:21nous ne laisserons pas
00:46:22cette nouvelle oligarchie
00:46:23prendre possession
00:46:24de nos vies
00:46:24et soumettre nos nations.
00:46:27Mes amis,
00:46:29voilà le grand combat
00:46:30anticapitaliste
00:46:31de notre époque.
00:46:33Voilà le combat central
00:46:34de la gauche française
00:46:36et européenne.
00:46:38Voilà le combat existentiel
00:46:41que nous allons mener
00:46:42et que nous allons gagner
00:46:44ensemble.
00:46:44なる de la gauche
00:46:48principalement
00:46:49sur le sommet
00:46:49et sur le아 andู
00:47:13pour les étapes.
00:47:14C'est un bigot.
00:47:14Notre obsession sera de bâtir la souveraineté technologique et numérique de la France et des Français, de l'Europe et
00:47:22des Européens. Et ce qui est vrai pour les plateformes est encore plus pour l'intelligence artificielle. Nous ne pouvons
00:47:30pas rater le coche de l'IA sous peine de disparaître.
00:47:34L'Empire ottoman a entamé son déclin en refusant d'embrasser l'invention de l'imprimerie par Gutenberg, rejeté la
00:47:42révolution du livre, a condamné une civilisation autrefois triomphante à être dépecée comme une charogne.
00:47:50Eh bien nous ne serons pas l'Empire ottoman du XXIe siècle. Nous planifierons des investissements massifs, publics et privés
00:47:58pour une IA souveraine dont l'intégration dans la vie sociale et économique sera pilotée, encadrée, gérée avec la puissance
00:48:07publique.
00:48:09C'est le destin de notre pays d'être à l'avant-garde du combat pour la liberté. Et il
00:48:19n'y a pas de combat pour la liberté aussi important aujourd'hui que celui de l'émancipation vis-à
00:48:29-vis de cette oligarchie technologique mondiale.
00:48:32Alors nous n'aurons pas besoin de récupérer la statue en physique. Nous récupérerons juste le flambeau de la liberté
00:48:39que les Américains ont délaissée.
00:48:42Et oui, nous rendrons sa souveraineté énergétique, industrielle et technologique à la France et à l'Europe.
00:49:02Chers amis, il est inconcevable, inconcevable, vu les menaces qui pèsent sur l'indépendance de notre pays, que les valets
00:49:11de Trump et de Poutine remportent l'élection de 2027.
00:49:14Ce serait la fin des libertés françaises et européennes. Mais ne nous l'aurons pas. Ne nous l'aurons pas.
00:49:21Appeler au barrage ou au front républicain ne suffira pas.
00:49:25Il nous faudra bien plus que cela. Il nous faudra réveiller une envie puissante dans le peuple français.
00:49:31Une envie de justice, une envie de liberté, une envie de solidarité, une envie de France, une envie de France
00:49:38en grand.
00:49:40Alors oui, nous allons célébrer la fierté française, la nourrir, la chanter.
00:49:48Nous allons reprendre la flamme, la flamme nationale du parti qui l'usurpe depuis des décennies.
00:49:56Et nous reprendrons le drapeau tricolore, le merveilleux drapeau tricolore, celui de la révolution, celui de la résistance.
00:50:04Nous le reprendrons des mains des héritiers de Barès et de Maurras, des héritiers de la restauration et de la
00:50:11collaboration.
00:50:16Je n'ai jamais compris la gêne de certains à gauche devant le patriotisme français.
00:50:26Mes ancêtres biologiques ramassaient des chiffons usagés, quelque part en Bucovine ou en Galicie, je ne sais pas.
00:50:33Mais j'ai grandi, moi, en pensant que je descendais en ligne directe de Danton et de Camille Desmoulins,
00:50:41d'Olympe de Gouges et de Charlotte Corday, de Voltaire et de Descartes, de Fantine et de Gavroche.
00:50:49J'ai été élevé dans l'amour, l'amour de cette nation qui a aboli les privilèges un 4 août
00:50:56et qui a proclamé que tous les hommes, tous,
00:51:00n'étaient libres et égaux en droit un 26 août.
00:51:05J'ai été nourri, nourri aux mots de Romain Garry, aux mots de Romain Garry que je veux partager avec
00:51:14vous.
00:51:16Essayez, essayez donc d'écouter, enfants, dans les forêts lituaniennes, les légendes françaises.
00:51:24Écoutez, le soir, au coin du feu, alors que la neige dehors fait le silence autour de vous, écoutez la
00:51:32France qui vous est comptée.
00:51:35Annoncez, annoncez à vos soldats de plomb que du haut de ces pyramides, 40 siècles les contemplent.
00:51:42Coiffez-vous d'un bicorne en papier et prenez la bastille. Donnez, donnez la liberté au monde.
00:51:49La France, la France est à mes yeux une promesse de l'aube, une promesse vibrante et universelle que chaque
00:51:57génération de Français doit cultiver, poursuivre, écrire.
00:52:01Et j'assumerai, moi, la bataille du patriotisme français jusqu'au bout.
00:52:07Nous, jusqu'au bout, nous retrouverons les mots de Jaurès dans l'armée nouvelle et nous couvrirons, nous couvrirons pour
00:52:17toujours ceux de Maurras.
00:52:19Nous montrerons que ces faux patriotes ne comprennent rien à ce qui fait la grandeur de notre nation et qu
00:52:27'ils n'ont de cesse,
00:52:28qu'ils n'ont jamais eu que ça à faire au cours de l'histoire, de la rabougrir et de
00:52:34la rabaisser.
00:52:34Alors nous, nous serons le camp du patriotisme dans cette élection, du vrai patriotisme, du patriotisme qui libère et qui
00:52:41grandit,
00:52:42pas de la xénophobie qui enferme et qui rabaisse.
00:52:56Chers amis, nous porterons la voix de cette France éprise de liberté, d'égalité, de fraternité, la voix de la
00:53:09République renouant avec elle-même.
00:53:11La République, à nos yeux, c'est d'abord une chose, c'est l'école publique qui l'a construite.
00:53:22Et moi, je ne me résoudrai jamais à ce que l'école française soit devenue celle qui reproduit le plus
00:53:31les inégalités sociales en Europe,
00:53:33à ce qu'un enseignant français en primaire gagne moins que ses collègues slovènes et portugais.
00:53:43Je ne me résoudrai jamais à ce que la France dégringole dans les classements
00:53:47ou à ce que nous ayons le taux d'encadrement par élève en maternelle le plus faible de l'OCDE.
00:53:53Je ne me résoudrai jamais à ce que 30% de nos écoles soient délabrées.
00:53:58Je ne me résoudrai jamais à ces enseignantes et ces enseignants qui, partout, partout dans le pays,
00:54:04me parlent de leur sentiment d'être abandonnés par les pouvoirs publics.
00:54:09Comme je ne me résoudrai jamais, jamais à ce que la République organise elle-même,
00:54:16une concurrence déloyale contre sa propre école,
00:54:20en subventionnant massivement le privé, sans lui imposer la moindre conditionnalité sociale.
00:54:30Sauver l'école publique sera ma priorité, notre priorité.
00:54:51Au-delà de l'école, nous renforcerons tout ce qui permet de former des citoyens et de faire peuple ensemble.
00:55:00Notre gauche renouera avec une politique culturelle ambitieuse,
00:55:06protégera la liberté de création, défendra le service public de l'audiovisuel
00:55:10et luttera contre l'hyperconcentration des médias dans les mains de quelques milliardaires.
00:55:27Elle instaurera un service civique obligatoire et universel pour que les jeunes Français se croisent à nouveau
00:55:34et apprennent à servir le bien commun.
00:55:36Elle relancera même les colonies de vacances laissées en déshérence
00:55:41pour que nos enfants découvrent la vie collective et se rencontrent à nouveau.
00:55:48Elle sera, notre gauche, le débouché politique de tous ces artisans du lien social
00:55:54qui œuvrent quotidiennement partout dans le pays
00:55:57pour briser les murs qui nous séparent et qui défigurent la France.
00:56:03Il n'y a plus de république, il n'y a plus de république
00:56:07quand les Français ne se connaissent plus, quand ils ne se parlent plus,
00:56:12quand ils ne s'écoutent plus, quand chacun vit dans sa solitude,
00:56:16quand les communautés se toisent et s'invectivent,
00:56:20quand les quartiers s'ignorent et se craignent, il n'y a plus de république.
00:56:32Les jeunes de la cité de la Viste, à Marseille,
00:56:41ont le sentiment que les habitants des maisons cossues
00:56:44à quelques kilomètres de là refusent de les considérer comme des Français.
00:56:48Et les habitants de ces maisons cossues sont convaincus, eux,
00:56:55que ces jeunes de la cité de la Viste ne veulent pas être Français.
00:56:59Ils veulent, ils sont, ils sont Français.
00:57:04Et notre rôle, c'est de casser ces murs invisibles qui fragmentent le pays.
00:57:10C'est de montrer que nous sommes toutes et tous Français
00:57:14et que nous sommes toutes et tous, quelles que soient nos origines,
00:57:19quelles que soient notre religion,
00:57:21quelles que soient notre couleur de peau, notre condition sociale,
00:57:24que nous sommes toutes et tous fiers, fiers d'être Français,
00:57:29fiers d'être Républicains.
00:57:31Et notre gauche, c'est celle des bâtisseurs,
00:57:34celle qui bâtit les ponts et qui relancera la grande fabrique française.
00:57:40Être de gauche, c'est savoir qu'une nation se construit,
00:57:45qu'elle se produit, que ce n'est pas une donnée naturelle
00:57:49ou un fait biologique, qu'il n'y a jamais aucune fatalité,
00:57:54à aucun déclin, et que tout, tout, littéralement tout,
00:57:59dépend toujours de la volonté des peuples.
00:58:02Alors nous, notre mission prioritaire sera de donner un stylo
00:58:09à chaque Français pour qu'il puisse écrire,
00:58:14en particulier à chaque jeune Français,
00:58:17pour qu'il puisse écrire l'histoire commune de notre pays.
00:58:22C'est redonner...
00:58:24C'est redonner confiance...
00:58:27C'est redonner confiance à notre pays dans sa jeunesse.
00:58:33C'est réveiller en nous le goût du progrès et de l'avenir.
00:58:38Car la République, la République, c'est la confiance.
00:58:42C'est la confiance dans l'avenir.
00:58:44C'est la confiance dans le progrès.
00:58:46C'est la confiance dans la raison.
00:58:48C'est la confiance dans la science.
00:58:50La nation de Pasteur et de Marie Thurie
00:58:54ne peut pas devenir un pays d'influenceurs anti-vax ou de complotistes.
00:59:03Nous serons nous.
00:59:06Notre gauche sera toujours du côté de la science.
00:59:16Nous ne cèderons-nous jamais
00:59:20à la tentation démagogique
00:59:22de la remise en cause des scientifiques.
00:59:26Et si le Rassemblement national,
00:59:28ou d'autres d'ailleurs,
00:59:30avait été au pouvoir pendant la crise Covid,
00:59:33que serait-il passé ?
00:59:35Nous aurions été shootés au vaccin russe Spoutnik
00:59:38et à l'hydroxychloroquine.
00:59:40Voilà ce qui serait passé.
00:59:41Alors nous ne pouvons pas confier la nation de Pasteur
00:59:44et de Marie Thurie à ces gens-là.
00:59:46Nous ferons, nous, de la France,
00:59:49le refuge de la science libre.
00:59:51Nous rattraperons en cinq ans,
00:59:53c'est mon engagement solennel,
00:59:55nous rattraperons en cinq ans
00:59:56notre déficit d'investissement dans la recherche.
00:59:59Nous réveillerons la foi dans le progrès
01:00:02qui nous a si longtemps habité,
01:00:07dans le progrès scientifique
01:00:09et dans le progrès social.
01:00:13Car notre République,
01:00:15notre République, c'est une nuit du 4 août,
01:00:18sans cesse répétée.
01:00:21La République disparaît
01:00:23lorsque les inégalités
01:00:25s'ossifient en privilèges.
01:00:28Or, c'est précisément ce qui est en train d'arriver
01:00:31en France.
01:00:32Et c'est ce contre quoi nous devrons lutter sans relâche.
01:00:36Pendant 80 longues années,
01:00:39les démocraties occidentales
01:00:40ont connu stabilité et progrès
01:00:43grâce à une promesse.
01:00:45Une promesse
01:00:46faite à leur classe populaire et moyenne.
01:00:50La promesse
01:00:51d'améliorer leurs conditions de vie
01:00:53par le travail.
01:00:54Aujourd'hui,
01:00:55cette promesse n'est plus tenue.
01:00:58Vous voulez comprendre
01:00:59d'où vient l'essor du populisme
01:01:01dans toutes les démocraties occidentales ?
01:01:03Vous voulez contrer réellement
01:01:05le Rassemblement national ?
01:01:07Eh bien,
01:01:07occupez-vous des travailleuses
01:01:09et des travailleurs.
01:01:11de ces millions
01:01:13de travailleurs pauvres
01:01:15qui n'arrivent plus à boucler
01:01:16leur fin de mois.
01:01:20Regardez
01:01:23une carte électorale
01:01:26et voyez
01:01:28comment les jeunes actifs,
01:01:31lorsqu'ils ont un salaire
01:01:33en dessous de 2 000 euros par mois,
01:01:35voyez ce qu'ils votent.
01:01:38et force
01:01:39est de reconnaître
01:01:40qu'ils ne votent pas
01:01:42majoritairement à gauche.
01:01:44Ils votent
01:01:45pour le Rassemblement national
01:01:47en majorité.
01:01:48Et pourquoi ?
01:01:51Parce qu'ils ont
01:01:52le sentiment
01:01:52justifié
01:01:53d'être aujourd'hui
01:01:56les victimes
01:01:56du contrat social
01:01:57que les gouvernements
01:01:59de gauche
01:01:59comme de droite
01:02:00ont laissé dériver
01:02:02vers la rente
01:02:03et l'héritage.
01:02:14renouer avec la promesse
01:02:16trahie
01:02:17renouer avec la promesse
01:02:19trahie
01:02:19des démocraties
01:02:20et alors
01:02:21le populisme
01:02:22baissera.
01:02:24Car le retour
01:02:25des privilèges
01:02:26génère logiquement
01:02:28toujours
01:02:29les convulsions
01:02:30révolutionnaires
01:02:31l'envie
01:02:31de tout envoyer
01:02:32paître.
01:02:33Il y a 50 ans
01:02:34le patrimoine
01:02:36d'un français
01:02:36à la fin de sa vie
01:02:37était constitué
01:02:38pour les deux tiers
01:02:39du produit
01:02:40de son travail
01:02:41et pour un tiers seulement
01:02:42du produit
01:02:43de son héritage.
01:02:45Aujourd'hui
01:02:46c'est l'exact inverse.
01:02:48L'héritage compte
01:02:49pour deux tiers
01:02:50et le travail
01:02:52pour un tiers.
01:02:53Et on vient ensuite
01:02:54nous bassiner
01:02:55sur la méritocratie
01:02:56et la valeur travail.
01:02:58Mais la méritocratie
01:03:00n'existe pas
01:03:01quand l'héritage
01:03:01domine.
01:03:10Qu'avez-vous fait ?
01:03:12Qu'avez-vous fait
01:03:14pour tant de bien ?
01:03:15Vous vous êtes
01:03:16donné la peine
01:03:18de naître.
01:03:19Rien de plus.
01:03:20Cette célèbre
01:03:22tirade
01:03:22de Figaro
01:03:23est à nouveau
01:03:25d'actualité.
01:03:26Nous sommes
01:03:27progressivement
01:03:28redevenus
01:03:28une société
01:03:29d'héritiers
01:03:30et de rentiers.
01:03:32Notre mission
01:03:33sera de rebâtir
01:03:35une république
01:03:36de travailleurs.
01:03:39Alors nous ferons
01:03:41de l'amélioration
01:03:43des conditions
01:03:43de travail
01:03:44et de la hausse
01:03:44des salaires
01:03:45un thème central
01:03:47de 2027.
01:03:48Et nous imposerons
01:03:50au cœur
01:03:51des débats
01:03:52la taxation
01:03:53des supers
01:03:54successions
01:03:55et des plus
01:03:56hauts patrimoines.
01:04:13j'évoque
01:04:15j'évoque
01:04:16j'évoque
01:04:17l'unité
01:04:18logique
01:04:19d'Emmanuel Macron
01:04:20mais il y a une autre
01:04:21raison pour laquelle
01:04:22je n'ai pas voulu
01:04:23des portefeuilles
01:04:24des ministères
01:04:24des voitures
01:04:25que d'autres
01:04:26ont accepté
01:04:27avec plaisir
01:04:29c'est que
01:04:30leur ruissellement
01:04:32moi je n'y ai
01:04:33jamais cru
01:04:34et je n'y croirai
01:04:35jamais.
01:04:38Je crois
01:04:38au partage
01:04:39et pas à la magie.
01:04:42Je savais
01:04:43depuis le départ
01:04:44qu'avec lui
01:04:45les riches
01:04:45seraient de plus en plus riches
01:04:47et les pauvres
01:04:47de plus en plus pauvres.
01:04:49Et bien ça s'est passé
01:04:50exactement ainsi.
01:04:55Pierre Mendes-France
01:04:58Ah lui oui
01:05:03Vous savez
01:05:05alors je ne devrais pas dire ça
01:05:06mais c'est pas grave
01:05:09je cite souvent
01:05:10Pierre Mendes-France
01:05:11comme un modèle
01:05:13et une fois
01:05:14quelqu'un m'a dit
01:05:14mais
01:05:15il n'est pas resté
01:05:16très longtemps
01:05:16au pouvoir.
01:05:19Est-ce que vous pensez pas
01:05:21trouver un autre modèle ?
01:05:23J'ai dit
01:05:24mais justement
01:05:24il va falloir montrer
01:05:26que la sincérité
01:05:27l'intégrité
01:05:27la vérité
01:05:28en politique
01:05:29peuvent prendre le pouvoir
01:05:30et peuvent y rester
01:05:32et peuvent changer
01:05:33la vie des françaises
01:05:34et des françaises.
01:05:35Il va falloir montrer
01:05:36qu'on n'est pas obligé
01:05:38de mentir
01:05:39pour réussir
01:05:40en politique
01:05:40qu'on n'est pas obligé
01:05:42qu'on n'est pas obligé
01:05:43de se trahir
01:05:44qu'on peut rester digne
01:05:46qu'on peut être sincère
01:05:49sincère
01:05:50je sais que c'est compliqué
01:05:51à croire
01:05:52je sais que c'est compliqué
01:05:53à entendre
01:05:54mais les coups de billard
01:05:56à doucement
01:05:56ne marchent plus
01:05:57dans une période de crise
01:05:59ce qui compte
01:06:01c'est de dire
01:06:02ce qu'on pense être
01:06:03la vérité
01:06:04et de s'y tenir
01:06:06et bien
01:06:06je m'y tiendrai
01:06:08je m'y tiendrai
01:06:11et maintenant
01:06:12regardez ce que déclarait
01:06:13Mendes-France
01:06:15écoutez
01:06:16la république
01:06:17doit se construire
01:06:19sans cesse
01:06:20car nous la concevons
01:06:21éternellement révolutionnaire
01:06:22à l'encontre
01:06:23de l'inégalité
01:06:24de l'oppression
01:06:24de la misère
01:06:25de la routine
01:06:26des préjugés
01:06:27éternellement inachevés
01:06:30tant qu'il reste
01:06:31des progrès
01:06:31à accomplir
01:06:32Mendes-France
01:06:34était tout
01:06:34sauf un populiste
01:06:35sauf un démagogue
01:06:36ce fut sans doute
01:06:38je l'ai dit
01:06:38le dirigeant politique
01:06:39le plus intègre
01:06:40le plus rigoureux
01:06:41le plus attaché
01:06:42à la vérité
01:06:43il ne détestait rien
01:06:45de plus que les promesses
01:06:47vaines
01:06:47et les slogans creux
01:06:49mais il savait
01:06:50il savait que la radicalité
01:06:52des injustices
01:06:53exigeait la radicalité
01:06:55de l'action publique
01:06:56et je le pense aussi
01:06:58je pense que la social-démocratie
01:07:01n'est pas la mollesse
01:07:02ou l'accompagnement
01:07:05et nous ne serons pas nous
01:07:07les gardiens d'un statu quo
01:07:08qui n'est ni tenable
01:07:09ni juste
01:07:10nous proposerons
01:07:12un autre chemin
01:07:13une autre voie
01:07:14que celle empruntée
01:07:15depuis dix ans
01:07:16nous proposerons
01:07:17la refondation démocratique
01:07:19et républicaine
01:07:20de la grande
01:07:21et belle nation française
01:07:23chers amis
01:07:25comme à chaque fois
01:07:27comme à chaque fois
01:07:28on veut nous raconter
01:07:29l'histoire de l'élection
01:07:30avant qu'elle n'ait lieu
01:07:331
01:07:33la victoire de l'extrême droite
01:07:35serait inéluctable
01:07:372
01:07:38la gauche démocratique
01:07:40n'arrivera pas
01:07:41à s'unir
01:07:42et aurait déjà
01:07:43paraît-il
01:07:44renoncé à 2027
01:07:463
01:07:483
01:07:49pour faire barrage
01:07:51il n'y aurait donc
01:07:53pas d'autre solution
01:07:54que de continuer
01:07:55avec les mêmes
01:07:58tout
01:07:59tout est faux
01:08:01dans ces affirmations
01:08:02tout
01:08:06le RN n'a pas encore triomphé
01:08:08les français ne choisiront pas
01:08:11cinq années de plus
01:08:12de macronisme
01:08:13et nous
01:08:14nous allons nous rassembler
01:08:15pour gagner
01:08:17en 2027
01:08:18c'est ça le but
01:08:21notre gauche
01:08:23sera
01:08:23la part
01:08:24de l'histoire
01:08:25elle se réunira
01:08:27elle se réunira
01:08:28par-delà
01:08:29les doutes
01:08:30par-delà
01:08:31les différences
01:08:32et elle gagnera
01:08:34en 2027
01:08:38j'y consacrerai
01:08:40tout mon temps
01:08:41toute mon énergie
01:08:43car notre responsabilité
01:08:46on va agir
01:08:59adieu
01:09:00esprit de défaite
01:09:02adieu
01:09:05le coup d'après
01:09:08car notre responsabilité
01:09:10est immense
01:09:12les françaises
01:09:14et les français
01:09:14n'éliront pas
01:09:17l'un des anciens
01:09:18premiers ministres
01:09:19d'Emmanuel Macron
01:09:23Gabriel Attal
01:09:24et Édouard Philippe
01:09:25font aujourd'hui
01:09:26non non non
01:09:27non
01:09:28non
01:09:29Gabriel Attal
01:09:30et Édouard Philippe
01:09:31font aujourd'hui
01:09:32semblant
01:09:32de ne pas connaître
01:09:34le président
01:09:34qui les a fait
01:09:36ils peuvent se comporter
01:09:38pendant longtemps
01:09:38comme ces ministres
01:09:39de Louis XVI
01:09:40qui soudainement
01:09:41deviendraient des
01:09:42sans-culottes
01:09:43fanatiques
01:09:44en 1789
01:09:45ils peuvent promettre
01:09:47de tout changer
01:09:48tout
01:09:49tout changer
01:09:50quand ils ont eu
01:09:52toutes
01:09:52les manettes
01:09:53pendant dix ans
01:09:56ça ne marchera pas
01:10:00les français ne veulent pas
01:10:02de la continuation
01:10:03des mêmes politiques
01:10:04avec les mêmes ministres
01:10:05les mêmes visages
01:10:06les mêmes méthodes
01:10:07les mêmes coups de com'
01:10:08la même danse permanente
01:10:09autour du vide
01:10:10ils ne veulent pas
01:10:11non plus
01:10:12j'en suis convaincu
01:10:13ils ne veulent pas
01:10:14non plus
01:10:15de Jean-Luc Mélenchon
01:10:17à l'Elysée
01:10:22c'est donc
01:10:23à notre gauche
01:10:24celle qui rassemble
01:10:26au lieu de brutaliser
01:10:28celle qui répare
01:10:29au lieu de casser
01:10:30c'est donc
01:10:31à notre gauche
01:10:32de proposer
01:10:33une alternative crédible
01:10:34pour empêcher
01:10:35Bardella et Le Pen
01:10:37de prendre le pouvoir
01:10:38et mes amis
01:10:43je suis fier
01:10:46fier d'appartenir
01:10:48à cette gauche
01:10:48démocratique et républicaine
01:10:50fier d'avoir fait campagne
01:10:52avec mes amis socialistes
01:10:53par deux fois
01:10:55aux élections européennes
01:10:57je suis fier
01:10:59fier de l'espoir
01:11:01que nous avons levé
01:11:02en 2024
01:11:03et sur lequel
01:11:04nous devons ensemble
01:11:05bâtir la suite
01:11:07je sais
01:11:08je sais ce que je dois
01:11:10aux militantes
01:11:12et aux militants
01:11:12du parti socialiste
01:11:14à ceux présents
01:11:16dans cette salle
01:11:17et à tous les autres
01:11:19ailleurs
01:11:22je sais ce que je leur dois
01:11:24et je sais aussi
01:11:26je sais aussi
01:11:27que nous n'avons pas
01:11:28encore
01:11:29écrit les plus belles pages
01:11:31de notre histoire
01:11:32commune
01:11:33et que celle qui vient
01:11:34sera la plus belle
01:11:36de toutes
01:11:39je sais aussi
01:11:40que ces pages-là
01:11:42ces belles pages
01:11:44de conquête sociale
01:11:45de conquête
01:11:46de nouveaux droits
01:11:47ces belles pages
01:11:48nous devons
01:11:49nous allons les écrire
01:11:51avec les militants
01:11:52écologistes
01:11:54j'en suis sûr
01:11:56cher Yannick
01:11:57nous le ferons
01:11:58ensemble
01:12:03notre histoire
01:12:04commune
01:12:05c'est l'histoire
01:12:06des socialistes
01:12:07de ces socialistes
01:12:09qui depuis
01:12:10le congrès de Tours
01:12:11avec Blum
01:12:12ont affirmé
01:12:13que le socialisme
01:12:14était indissociable
01:12:15de la démocratie
01:12:17et que les conquêtes
01:12:18sociales
01:12:18se mariaient
01:12:20à la défense
01:12:21acharnée
01:12:21des libertés
01:12:22c'est l'histoire
01:12:24c'est l'histoire
01:12:26des écologistes
01:12:27qui à contre-courant
01:12:29des béats
01:12:30du productivisme
01:12:31de l'extractivisme
01:12:33du consumérisme
01:12:34n'ont jamais
01:12:35rien lâché
01:12:36et ont transformé
01:12:37l'ADN
01:12:38de toute la gauche
01:12:39dessinant
01:12:40l'horizon
01:12:41de transformation
01:12:42politique
01:12:43sociale
01:12:44économique
01:12:45le plus puissant
01:12:46de notre époque
01:12:48c'est l'histoire
01:12:50c'est l'histoire
01:12:51de la gauche républicaine
01:12:53celle des bâtisseurs
01:12:54de l'école laïque
01:12:55celle des combats
01:12:57contre le racisme
01:12:58et l'antisémitisme
01:13:00celle des luttes
01:13:01syndicales
01:13:02celle des engagements
01:13:03associatifs
01:13:04celle de l'éducation
01:13:05populaire
01:13:06et de l'économie
01:13:07sociale et solidaire
01:13:09c'est notre histoire
01:13:11à tous
01:13:12et elle est loin
01:13:14d'être finie
01:13:15cette histoire
01:13:16nous allons continuer
01:13:18à l'écrire ensemble
01:13:21oui
01:13:22chère Carole
01:13:23chère Yannick
01:13:25chère Hélène
01:13:26chère Mickaël
01:13:27chère Laurence
01:13:29chère Nora
01:13:30chère Eric
01:13:31chère Aurore
01:13:32chère Marisol
01:13:33chère Sacha
01:13:34chère Thomas
01:13:35chère Gülsène
01:13:35chère Claire
01:13:37chère Océane
01:13:37je dois m'arrêter
01:13:40vous êtes
01:13:42tous
01:13:43les premiers
01:13:44et les pionniers
01:13:46merci
01:13:47merci d'être là
01:13:51merci d'y croire
01:13:52merci d'avoir envie
01:13:56et vous serez
01:13:58nous serons
01:13:59rejoints par d'autres
01:14:01de plus en plus nombreux
01:14:03nous serons rejoints
01:14:05par ces millions de françaises
01:14:06et de français
01:14:07qui ne se résignent pas
01:14:09au déclin
01:14:09au repli
01:14:10ou à la haine
01:14:12nous allons défier
01:14:13les pronostics
01:14:14ramener la gauche
01:14:16au pouvoir
01:14:16et relever
01:14:18relever
01:14:19le drapeau
01:14:20de la république
01:14:21alors il nous reste
01:14:23dix mois
01:14:24dix mois
01:14:25pour y arriver
01:14:26dix mois
01:14:27et pas une seconde
01:14:28à perdre
01:14:29et en quittant
01:14:30cette salle
01:14:31je veux que vous
01:14:32vous sentiez
01:14:32toutes et tous
01:14:33investis
01:14:34d'une mission
01:14:36allez dialoguer
01:14:38persuader
01:14:39convaincre
01:14:40dans tous
01:14:41les quartiers
01:14:42dans tous
01:14:43les villages
01:14:44n'abandonnez pas
01:14:45un centimètre
01:14:46carré
01:14:47du territoire
01:14:47français
01:14:48la flamme
01:14:49la flamme
01:14:50que je vois
01:14:51aujourd'hui
01:14:51dans vos yeux
01:14:52juste là
01:14:53la flamme
01:14:54que je vois
01:14:55dans vos yeux
01:14:55va embraser
01:14:56le pays
01:14:57de part en part
01:14:59et souvenez-vous
01:15:00souvenez-vous
01:15:01toujours
01:15:02que si la peur
01:15:03est contagieuse
01:15:04l'espérance
01:15:05l'est aussi
01:15:09n'oubliez pas
01:15:17qu'il n'y a pas
01:15:20que la haine
01:15:21qui fait bouger
01:15:22les montagnes
01:15:23il y a aussi
01:15:24le désir
01:15:25l'envie
01:15:26la fraternité
01:15:27l'espérance
01:15:28la volonté
01:15:29de justice
01:15:30ne vous laissez
01:15:32jamais impressionner
01:15:33dans les semaines
01:15:34et dans les mois
01:15:34qui viennent
01:15:35par les vociférants
01:15:37et par les brutaux
01:15:38n'oubliez jamais
01:15:40que la force
01:15:41ne se mesure pas
01:15:42aux décibels
01:15:43émises
01:15:44ou aux insultes
01:15:46proférées
01:15:47la puissance
01:15:48la puissance
01:15:50dont nous avons
01:15:50tous besoin
01:15:51n'a rien à voir
01:15:52avec la violence
01:15:54alors
01:15:56soyez heureux
01:15:58soyez fiers
01:16:00soyez fiers
01:16:01de ce que vous êtes
01:16:02de votre histoire
01:16:04de vos idées
01:16:05de ce que vous portez
01:16:06de ce que vous défendez
01:16:07vous défendez
01:16:08la France
01:16:09vous défendez
01:16:10l'Europe
01:16:10vous défendez
01:16:11la démocratie
01:16:12vous défendez
01:16:12la solidarité
01:16:13vous défendez
01:16:14la justice
01:16:17soyez fiers
01:16:18de cela
01:16:18et allez convaincre
01:16:21de proche
01:16:22en proche
01:16:22de place
01:16:23en place
01:16:24vous pourrez
01:16:25toujours
01:16:26compter sur moi
01:16:27et moi je sais
01:16:29je sais que je peux
01:16:30compter sur vous
01:16:31nous lutterons
01:16:33ensemble
01:16:33tous les jours
01:16:34toutes les heures
01:16:36sans relâche
01:16:37et sans répit
01:16:38oui
01:16:38nous lutterons
01:16:39ensemble
01:16:40jusqu'au bout
01:16:41jusqu'au bout
01:16:43ma détermination
01:16:45est sans faille
01:16:46nous lutterons
01:16:47jusqu'au bout
01:16:48et nous gagnerons
01:16:49vive l'Europe
01:16:51vive l'écologie
01:16:53vive la démocratie
01:16:55vive la république
01:16:56et surtout vive
01:16:59allez tous ensemble
01:17:00vive la France
01:17:33C'est parti !
01:18:03...
01:18:37...
01:18:38...
01:18:43...
01:18:51...
01:18:52...
01:18:58...
01:18:59...
01:19:01...
01:19:02...
01:19:04...
01:19:05...
01:19:06...
01:19:08...
01:19:08...
01:19:09...
01:19:09...
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