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Transcription
00:00On a souvent tendance à essayer de montrer nos réussites.
00:03Moi, je pense qu'aujourd'hui, ce dont on a besoin dans le dialogue républicain
00:08avec les responsables nationaux, c'est de pouvoir mettre le doigt
00:12sur ce qui se décide à Paris, mais qui en réalité nous pose des difficultés
00:18et constitue de vrais freins au développement local,
00:21au développement de nos villages, au développement de nos projets.
00:24Et donc, je pense que c'était important.
00:26Souvent, on fait passer des notes. Alors, j'en ai fait des notes sur ce sujet
00:30depuis trois ans. Donc, j'ai l'impression que les notes, ça ne suffit pas.
00:35Et quand on a l'occasion de venir toucher du doigt une réalité,
00:39de la voir soi-même, je pense que derrière, non seulement la compréhension
00:43du sujet, mais aussi tout simplement ce qu'on pourrait engager
00:49pour qu'enfin, les belles idées qui sont dans des jolis catalogues
00:53qu'on appelle le SIUM, deviennent réalité pour nos territoires et que derrière,
00:59l'énergie du territoire, l'énergie de ces forces vives soit débloquée
01:03et que nos projets avancent tout simplement à Saint-Louis.
01:06On n'a pas d'autre alternative. Je le disais tout à l'heure, moi,
01:09je n'ai pas la belle plage de Saint-Gilles ni celle de Saint-Leu ou Saint-Pierre.
01:13Et avec trois kilomètres seulement de bande littorale à l'étang,
01:17l'avenir du territoire en termes de développement d'activités,
01:21en termes de création d'emplois, se situe dans le développement raisonné,
01:27responsable, développement raisonné de nos villages des Hauts, tout simplement.
01:31Et c'est ce que notre projet de territoire prévoit.
01:34Et c'est ce qu'on a besoin de pouvoir concrétiser.
01:37Donc avec, je l'espère, une meilleure compréhension des spécificités
01:42de nos Outre-mer au niveau national lorsque les lois seront prises.
01:46Et puis surtout, une volonté de faire en sorte que lorsqu'on annonce des choses...
01:50Donc là, c'était annoncé depuis 2023.
01:53Donc avant 2023, il avait fallu se battre pour que ça soit pris en considération au national.
01:57Trois ans après, il n'y a pas de traduction dans la réglementation.
02:01Vous pensez que c'est le candidat qui fera ce changement-là ?
02:05Moi, aujourd'hui, je n'accueille pas un candidat.
02:07La droite est nuliaise, là ?
02:08J'accueille surtout de manière républicaine un collègue maire
02:13et puis un ancien Premier ministre.
02:14Je ne suis pas là du tout pour faire campagne.
02:16Ce n'est pas mon sujet.
02:18Je ne suis pas là non plus pour apporter un quelconque soutien à qui que ce soit.
02:22Ce n'est pas le calendrier.
02:23Par contre, je pense intéressant quand on a des personnalités
02:27qui ont présidé aux affaires de l'État
02:29et qui aspirent encore à pouvoir diriger le pays.
02:32Je pense que c'est absolument important
02:34qu'on se saisisse de ces opportunités pour parler vrai,
02:39parler concret et parler de ce qui nous manque.
02:41La réalité est toujours plus compliquée que la loi.
02:44Quand on a fait la loi littorale,
02:46on ne s'est pas dit,
02:47enfin, je n'étais pas dans la tête du législateur de l'époque,
02:49mais il ne s'est pas dit qu'il faisait la loi littorale pour ici.
02:52Non.
02:53On avait en tête l'urbanisation
02:55et le risque d'urbanisation rapide en Bretagne.
02:57On avait en tête...
02:58Et donc, on pensait linéaire beaucoup plus que profondeur
03:00et on pensait construction touristique beaucoup plus que développement agricole
03:07dont on n'imaginait pas qu'un jour il serait contraint.
03:10Donc, la loi, c'est toujours plus sommaire que la réalité qui, elle, est toujours plus complexe.
03:19La troisième chose, c'est que si on veut pouvoir, à mon avis,
03:23justement, en respectant l'esprit de la loi, le cadre de la loi,
03:26prendre en compte la réalité,
03:27il faut un système qui, à mon avis,
03:30ne passe pas seulement par des adaptations législatives
03:33en fonction des cas particuliers.
03:35Parce que ça veut dire, dans ce cas-là,
03:36des lois qui sont immensément longues
03:38et qui doivent prévoir les exceptions,
03:40mais qui passent par la capacité,
03:41et ça, moi, j'en ai dit un mot tout à l'heure,
03:43qui passent par la capacité,
03:45lorsque la loi fixe un objectif clair
03:47et fixe des conditions dans lesquelles un projet peut se faire,
03:50de considérer, dès lors qu'il y a un accord entre le maire,
03:53porteur de l'intérêt général localement,
03:56dans le cadre de l'instruction des permis de construire,
03:58et le préfet, qui doit être le garant
04:01d'une certaine forme d'intérêt général aussi,
04:03lorsqu'ils s'entendent tous les deux pour dire
04:05« mais voyez, l'objectif de la loi est respecté,
04:07mais ici, on n'est pas dans la situation
04:10dans laquelle on se trouverait si on était à 5 mètres du rivage »,
04:13il y a une justification,
04:15il doit y avoir une présomption de légalité
04:17de ce que cet accord entre le préfet et le maire
04:21vaut présomption de légalité.
04:22Et ça, ça veut dire que dès lors qu'il y a présomption de légalité,
04:25ça impose que ce soit ce qui, le cas échéant,
04:28le cas échéant conteste le projet,
04:30qui démontre qu'il ne correspond pas à l'objectif initial de la loi.
04:34Et ça, c'est un changement de pied
04:39qui doit permettre d'aller plus vite
04:41et surtout de prendre en compte
04:44l'infinie complexité de la réalité
04:45dans le cadre d'une loi qui, par définition,
04:47fixe des objectifs généraux,
04:48et elle a raison de le faire.
04:55Sous-titrage Société Radio-Canada
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