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  • il y a 16 heures
La 2e partie de notre échange avec le footballeur Mohamed Gbané et la rugby woman, Andréa Dirabou-Kouassi. Le vodcast " Au-delà de la sueur " sur le thème de l'éducation dans le sport.

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Sport
Transcription
00:06Est-ce que ce que je voulais savoir, parce que pour deux raisons, on a dit ça, ça te
00:11concerne plus, peut-être qu'Andrea aura des exemples, parce que c'est dans le foot,
00:17on a dit, on trouve beaucoup plus de personnes qui ont arrêté le compte, et puis l'environnement
00:23de la Côte d'Ivoire, est-ce qu'il y a eu des cas où on devait aller négocier des
00:30primes
00:32pour négocier des conditions au niveau du club, et puis instinctivement, tous tes coéquipiers
00:40se sont dit, c'est toi l'interro du groupe, il faut aller, mets-toi devant.
00:44Oui, ça c'est fréquent.
00:47Non, après aussi, ce n'est pas nécessairement dû à mon parcours scolaire, peut-être
00:53à cause de la personnalité aussi, peut-être que les gens te font confiance naturellement,
01:00mais en même temps, ça aide, parce que même dans mes contrats, j'ai toujours eu des contrats
01:04assez particuliers dans tous les cas où je suis passé, parce que je me rappelle, père
01:08à son âme, le président du stade, maître Adou, je devais avoir 19 ans ou 20 ans quand
01:15je partais à la JCA, j'avais négocié un contrat, et ils me disaient, mais le petit
01:20là, il est intelligent.
01:23En fait, c'est parce que déjà, il y a ce décalage.
01:26Bon, après, moi, j'avais fait comptabilité, donc j'avais des rudiments de droit, donc je
01:31savais sur quoi.
01:32Tu avais, Jean, dans le contrat, tu avais négocié ton salaire de base, ton salaire.
01:37Oui, tu négocies le salaire brut, tu négocies aussi les primes de transport.
01:43Ce n'est pas commun ici, si on te fait un salaire, tu as un salaire, c'est bon.
01:48Mais tu peux négocier des primes, des primes, par exemple, de performance, tu peux négocier
01:51même une prime de logement, normalement, c'est ce qui se fait.
01:55Mais bon, après, les gens n'ont pas la chance de connaître tout ça, mais je veux dire
02:00que dans la plupart des clubs où j'ai été, même quand il faut aller voir les dirigeants
02:05pour discuter, c'est tout de suite dans le dire, ah oui, toi, il faut aller parce que voilà.
02:11Tu allais parler de ton grou-grou français comme l'église, tu vois.
02:14Donc, c'est quelque chose d'assez intéressant.
02:17Peut-être qu'on est vu comme des syndicalistes, mais pas nécessairement parce que les présidents
02:21de clubs, ils connaissent, ils savent.
02:26De toute façon, on ne va pas avec arrogance ou quoi que ce soit pour leur parler, mais on
02:31va vraiment pour expliquer ce que les autres vivent ou ce qu'on vit en groupe avec les mots
02:37justes. Et tout de suite, ça les touche. Même dans mon club actuel, il y a le capitaine.
02:43Moi, je suis vice-capitaine. Je suis nouveau dans le club, en réalité. Mais tout de suite,
02:48on m'a dit, écoute, vice-capitaine, tu accompagnes du capitaine quand il y a des discussions
02:52avec la direction et tout ça. Et donc, nous aussi, on est ce relais-là entre la direction
02:57et le côté des joueurs, on va dire. Donc, ça m'a beaucoup aidé dans ma carrière.
03:02Même quand j'étais au Maroc, des fois, c'est que je ne parlais pas bien arabe. Mais
03:06j'avais des discussions comme ça avec mes dirigeants. Et ça a toujours été quelque
03:11chose qui m'a, je veux dire, qui m'a suivi dans les clubs où j'ai été jusqu'à
03:15m'étonnerie.
03:16D'accord. Je lui ai dit que tu vois, de ton côté en France.
03:20Non, mais en Côte d'Ivoire.
03:22Oui. Oui, c'est vrai. Parce que c'est là, on m'a dit que tu étais la tête de
03:27Pouf. Bien sûr. Tu étais une capitaine avec tous les attributs sur le terrain, dans
03:33les négociations. Exactement. Donc, oui, en tant que capitaine, en plus, j'arrive sur
03:39un sport qu'on ne connaît pas du tout, il faut le dire. Nous sommes vraiment les pionnières
03:43quelque part du rugby ici. Donc, moi, déjà, je n'avais pas conscience des difficultés.
03:51Et quand je suis arrivée, les filles m'ont dit, ah si, si, c'est comme ça. Je dis,
03:57c'est vrai qu'on rentre dans des négociations. Moi, j'ai la manière un peu plus douce.
04:02On a tendance à vouloir échanger. Le but n'est pas de cogner ou d'être dans la
04:08confrontation. C'est de négocier, de faire entendre nos difficultés, nos réalités
04:15aussi. Parce qu'il y avait des joueuses qui devaient s'occuper de leur maison avant
04:20de venir à l'entraînement. Donc, bien expliquer tout ce à quoi on fait face. Il y a des
04:26compétitions où on nous mettait des médecins. Sauf qu'au rugby, un médecin ne sert à rien.
04:31On a besoin d'un kiné. Voilà. Quand on est blessé un médecin, il va te donner un
04:34comprimé. Non, on a besoin que tu remettes nos os en place pour qu'on puisse repartir
04:39sur le terrain. Donc, tout ça, j'ai négocié toutes ces choses à dire. S'il y a un des
04:45médecins
04:45qui doivent venir, enfin, s'il y a une équipe médicale qui doit venir, on préfère avoir
04:49un kiné plutôt que, voilà. Doucement. On préfère avoir un kiné plutôt que d'avoir
05:00un médecin. Par exemple, enfin, toute cette petite chose-là. Aussi, dire, faire entendre
05:05que nous sommes des femmes, nous avons nos règles et qu'à ces moments-là, c'est compliqué
05:10pour certaines de pouvoir jouer. Donc, on a besoin d'avoir un traitement particulier
05:16pendant ces moments-là. Voilà, plein de petites choses, mais souvent, c'est vrai
05:21que c'est moi qu'on envoie pour toutes les négociations.
05:24D'accord. Maintenant, tu disais que, on va dire, le niveau scolaire ou éducatif
05:31des joueuses ou des joueurs de lui, il est beaucoup plus, on va dire, poussé, beaucoup
05:37plus élevé. Quand tu es arrivé, je veux dire, en sélection, est-ce que déjà tous
05:43tu as été, dès que tu es arrivé, tu as été capitaine ? Oui. D'accord. OK.
05:48Donc, au niveau de, je dis de là, bon, je n'ai pas dit la différence, mais au niveau
05:52de l'écart en termes de l'éducation, qu'est-ce qui t'a le plus frappé ?
05:56Il y avait de tout. Il y avait des filles. D'ailleurs, il y a beaucoup de filles qui
06:00venaient de l'INJS, donc forcément avec un certain bagage quand même. Et puis, il y
06:05avait d'autres qui n'étaient pas forcément scolarisés. Vraiment, on avait de tout.
06:13OK. Voilà. Donc, c'était évidemment les meilleurs joueurs. Tu apprenais de...
06:17C'est ça. J'apprenais de tout le monde. Maintenant, bien sûr, il y a toujours cette
06:21sensibilisation, on a encouragé les jeunes filles à continuer leurs études parce que,
06:27voilà, vous constatez que le rugby, ça ne paye pas plus que ça. C'est vrai qu'on voyage,
06:31c'est vrai qu'on arrive à négocier des petites primes, mais la vraie valeur sûre
06:36reste quand même les études. D'accord. Est-ce que tu peux nous parler d'un retour
06:43positif que tu as eu en termes d'éducation ? Est-ce qu'il y a une coéquipière ou une
06:48fille même qui n'était pas ta coéquipière, mais dans le monde du rugby, qui, après avoir
06:53échangé avec toi, elle a eu le courage de reprendre des études ou bien de ne pas abandonner ?
07:00Oui, il y a une joueuse particulièrement, je n'ai pas forcément envie de la citer,
07:03mais il y a une joueuse particulièrement qui a passé le bac et qui l'a raté. Ses parents,
07:11en cours d'année, en plus, n'avaient pas, surtout la deuxième année qu'elle devait
07:15reprendre, n'avaient pas les moyens de lui, enfin, de payer sa scolarité. Je lui ai demandé
07:20de ne pas abandonner, je l'ai accompagné. Et puis, là, elle a eu son bac. Donc, voilà,
07:26en grande fierté particulièrement. Félicitations. Oui, vraiment en grande fierté. Mais en général,
07:34j'ai tendance à suivre, enfin, tous les athlètes que je côtoie, j'ai tendance à le suivre. Moi,
07:40je suis présidente aussi d'un club à YAM Soko. Oui, oui, c'est ça. Donc, même eux, je les
07:47suis,
07:47je suis leur résultat scolaire. Voilà, c'est tout à fait logique. Je suis dans l'éducation,
07:53moi, qui est hors de question de les laisser abandonner. D'accord. Est-ce qu'en sélection,
08:00tu penses que, depuis ton départ, il y a une ou bien deux qui, je ne pourrais pas dire
08:06continuer ton combat, mais qui ont gardé beaucoup d'enseignement, beaucoup de toi ? C'est vrai
08:13que je reçois régulièrement des messages pour me dire que mon identité était particulière
08:19parce que je suis de base quelqu'un qui a tendance à rassembler, rassembler les gens
08:25et pas, comme je disais, pas que sur le terrain, même en dehors. Je fais beaucoup
08:29d'activités pour animer, finalement, pour qu'on puisse se connaître. Même un jour,
08:35je suis allé faire un entraînement avec des jeunes qui allaient jouer une compétition
08:41et ils ne se connaissaient pas. Donc, d'entrée de jeu, je dis, faites-vous des passes
08:45et quand vous recevez le ballon, dites le prénom de la personne qui est à votre droite.
08:50Quoi, quoi, quoi, quoi, quoi ? Il y en a qui ne se connaissaient pas.
08:53Donc, ils disent vraiment, tu as toujours fait, même quand on est aux sélections,
08:56c'est animer toutes les activités que je vais faire. C'est vraiment pour renforcer
09:02la cohésion. C'est vrai qu'elles nous disent qu'elles ont moins ça aujourd'hui.
09:07J'ai constaté aussi que là, c'était encore plus catastrophique.
09:12Oui, oui, c'est ça. On s'est pris des raclées incroyables,
09:17comme on n'a jamais pris. On dirait qu'on est en train de régresser.
09:21Voilà, c'est... J'ai envie de dire, il n'y a rien d'étonnant.
09:27Tant qu'on ne se mettra pas en face de nos problèmes,
09:35on ne va jamais pouvoir les régler.
09:42Mouad, moi, je veux savoir, en termes d'impact de l'entourage,
09:48est-ce qu'il y a des joueurs qui ont déjà échangé avec toi,
09:55qui ont bien voulu, j'aurais dit, continuer, suivre ton conseil,
10:00mais l'impact a eu raison de l'entourage, en tout cas ?
10:07François, je ne me rappelle pas, mais j'avais, à l'époque, j'avais un cousin,
10:12un petit cousin qui était à bon du coup, qui voulait faire du foot.
10:17Et bon, quand moi, je jouais et tout, donc j'étais allé une fois en vacances,
10:21et puis, bon, c'est sa grand-mère qui m'attend, qui me disait,
10:25ouais, ton petit et tout, il veut jouer au football, je dis, non, pas question,
10:31tu vas à l'école, tu joues au football, si tu es bon de toute façon,
10:34tu pourras faire professionnel.
10:36Mais à l'école, il y a un tempo.
10:38Si tu rates, après, ça va être compliqué.
10:41Heureusement, il a continué, là, il s'envoie, après, il a fait des NGS,
10:45je crois qu'il a fini sa formation.
10:47Donc après, il y a des exemples comme ça.
10:48Et aujourd'hui, de plus en plus, parce que, comme j'ai dit,
10:52j'ai eu la chance de faire la télé, il y a des joueurs qui m'appellent,
10:55qui me disent, ah, vraiment, et tout.
10:57Bon, après, les gens, ils s'attardent beaucoup sur, peut-être, ma façon de parler.
11:03Mais je pense que j'ai des retours, des jeunes qui m'appellent,
11:06qui me disent, ah, vraiment, mon vieux, c'est comme si, en tout cas, tu parles bien.
11:11Nous aussi, on va essayer de faire comme toi.
11:13Je dis, c'est important.
11:14C'est important parce que, dans la vie, on ne sait jamais où le vent peut nous envoyer.
11:20Donc, tu es au football aujourd'hui, demain, tu pourrais être dans autre chose.
11:24Je rappelle, dernièrement, je parlais avec un agent qui est bien connu ici.
11:30On s'est rencontré avec un gala et tout.
11:31Il y a quelqu'un qui disait, ah, mais Bani, il a fait une grosse saison.
11:35Pourquoi tu ne lui trouves pas un truc ?
11:36Il dit, non, mais lui, c'est un dirigeant.
11:39Pour dire, en fait, que tu peux être bon sur le terrain,
11:41mais après ta carrière, tu ne vas pas nécessairement être entraîneur.
11:46Tu vas être peut-être dirigeant, président de club ou quelque chose comme ça,
11:50ou manager de club.
11:51Vraiment, pour ça, il faut avoir un minimum.
11:54Moi, en tout cas, le conseil que je donne aux jeunes,
11:57si vous êtes fait pour le sport ou le football, de toute façon, vous le ferez.
12:02Il ne faut pas rater le coche des études.
12:05C'est important parce que si on déconnecte à un moment pour revenir, c'est compliqué.
12:09Donc, Capi, Capi, directrice, madame.
12:20On sait que, je l'ai dit, l'éducation a un impact,
12:26un poids dans la prise de décision du sportif.
12:29Surtout qu'il est, je l'ai dit, en pleine carrière,
12:33entre le choix de prolongation dans un corps ou un transfert ou tout autre.
12:40Est-ce qu'il y a une décision qui te marque ou tu te dis,
12:46heureusement, par exemple, pour toi,
12:48puisqu'il n'y a pas eu l'option d'arrêter,
12:50heureusement que j'ai continué, par exemple, dans cette figure ou bien dans cette voie.
12:58Moi, je pense, du coup, je vais plutôt revenir à la maternité
13:02parce que, forcément, en tant que femme,
13:05on s'arrête pour faire les enfants éventuellement.
13:07Pour celle qui veut, il faut revenir après.
13:10C'est vrai que je me suis posé la question de,
13:13est-ce que je pouvais revenir après ça ?
13:17Maintenant, mentalement, je suis quand même forte.
13:20Je me suis dit, je vais revenir,
13:22mais en mode tranquille, je vais faire un loisir un peu.
13:26Je crois que j'ai fait trois mois à choper exactement.
13:29J'ai fait trois mois, les coachs m'ont dit,
13:30non, ce n'est pas possible.
13:32Tu viens au haut niveau.
13:34J'ai dit, non, vraiment au haut niveau,
13:36si je ne pense pas pouvoir revenir.
13:39Mon coach, je me souviens, Cyril Fouda,
13:41il m'a dit, non, non, tu reviens, je ne veux rien savoir.
13:43Mais c'est vrai qu'à ce moment-là, j'ai repris.
13:47Et je pense que c'est l'année en question,
13:50j'ai été MVP.
13:53Je ne sais pas si c'est mon éducation ou pas qui a joué,
13:59mais en tout cas, c'est une reprise inespérée.
14:06Donc, c'est l'année, on va dire, post-maternité.
14:13Oui, oui, oui, que j'ai repris.
14:15Oui, oui, que j'ai repris.
14:16Dans ce cas-là, tu…
14:17Tu dois, chaque deux ans…
14:19Non, non, non, non, mais je veux dire,
14:23à partir de là, c'est vrai que je m'ai fait exploser.
14:26Après, peut-être que le coaching aussi a joué,
14:28parce qu'on a changé d'entraîneur.
14:30C'était des entraîneurs qui avaient une façon de coacher
14:34qui me convenait davantage.
14:36Il y avait l'entraîneur principal avec qui j'avais joué, d'ailleurs.
14:39Donc, il était une ancienne coéquipière.
14:41Et puis, le second qui était très bon aussi.
14:45Donc, peut-être que ça, ça a joué.
14:49Mais, voilà.
14:51Je vais profiter en même temps,
14:54parce que je suis allé à plusieurs séances
14:56où j'entendais surtout en séance de jeûne,
15:00beaucoup les coachs avec le langage,
15:03sur la…
15:04Pourquoi vous êtes bête ?
15:05Ces joueurs-là, ils ne sont pas intelligents.
15:08Je sais que forcément, tu l'entends plus et tu es plus.
15:11En séance d'entraînement, je dis que moi,
15:16est-ce que, je dis, les joueurs,
15:20ils acceptent beaucoup plus facilement d'entendre ?
15:24Bon, je ne peux pas dire qu'ils acceptent,
15:25mais est-ce que ça agit ?
15:27Ça agit sur…
15:29Par exemple, à la fin du match,
15:31ils viennent te parler, par exemple,
15:32en tant que garçon,
15:33pour dire que, ah, on va parler au coach
15:35parce que ce qu'il a dit,
15:36on n'a pas apprécié.
15:39Oui, ça arrive.
15:41Bon, je vais dire, maintenant, moins.
15:44Parce que maintenant, après,
15:46c'est devenu beaucoup…
15:47Bon, pas beaucoup professionnel,
15:48mais ça va, ça commence à se professionnaliser.
15:50Mais avant, oui, dans des clubs en Ligue 2
15:55ou en Ligue 1, tu peux entendre ces choses-là.
15:58Après, c'est aussi l'un des plus gros chantiers,
16:02c'est la formation des formateurs
16:04ou des entraîneurs.
16:06Je pense que c'est des choses que vous allez entendre
16:09tout de suite quand vous regardez
16:11le cursus du coach.
16:13Vous savez qu'il n'a pas vraiment été…
16:16Il n'a pas vraiment la qualification.
16:18Sinon, en aucun moment,
16:21tu peux dire ces choses-là à tes joueurs.
16:24Parce que moi, j'ai commencé d'ailleurs
16:27à faire ma formation,
16:29j'ai des diplômes d'entraîneur.
16:31Et donc, là-bas, on apprend à parler aux gens,
16:33aux jeunes, même depuis la formation
16:35jusqu'à ce qu'ils deviennent professionnels.
16:38Le langage est très important.
16:40C'est le langage qui met en confiance un joueur,
16:42un athlète,
16:43et c'est le même langage qui peut le déconstruire.
16:46Donc, c'est des choses sur lesquelles
16:48il faut être très regardant
16:50parce que ça peut influencer
16:52le caractère des gens.
16:54En dehors même du sport,
16:55si on a l'habitude de dire des choses à un enfant,
16:57il commence à l'accepter.
16:58Et s'il commence à l'accepter,
17:00ça commence à faire partir
17:01de son habitude,
17:04de ses attitudes.
17:06Donc, je pense que c'est des choses à proscrire
17:08et puis quand même à ramener
17:10des paroles beaucoup plus valorisantes
17:12pour les jeunes.
17:12Moi, je dis toujours au niveau
17:15où vous n'allez jamais voir
17:16les entraîneurs injurier des joueurs
17:19ou leur crier dessus pour crier.
17:21Peut-être que si il y a une action
17:23où le joueur n'a pas joué
17:26avec l'engagement qu'il faut,
17:27on peut reprocher des choses
17:28à un athlète sur l'engagement,
17:30sur la concentration.
17:31Mais en dehors de ça,
17:32on ne parle pas de son intelligence.
17:34Ça n'a absolument rien à voir.
17:36Je pense vraiment que dans le coaching
17:37de la nouvelle équipe,
17:39c'est ce qui m'a beaucoup marqué.
17:41Et je pense que c'était plus en adéquation
17:44avec ce que moi,
17:46avec ma personnalité.
17:47On a eu des coachs qui sont arrivés
17:49et qui ont commencé même
17:50avec une étude de la personnalité.
17:52Je ne sais pas si vous connaissez le disque,
17:54mais c'est une façon d'étudier
17:56la personnalité des joueurs.
17:57J'ai déjà vu,
17:59mais je n'ai pas le nom exact.
18:01Donc, en gros,
18:02il y a des profils par couleur.
18:04On commence à dire rouge tétant,
18:06jaune tétant,
18:06vert tétant,
18:08bleu tétant,
18:08comme ça.
18:08Donc, dans la communication,
18:10voilà ce dont tu as besoin.
18:11Moi, par exemple,
18:12je suis rouge.
18:13Donc, dans ma communication,
18:14j'aime que ce soit
18:15une communication directe.
18:16Si tu as besoin
18:17sur le terrain,
18:19si tu veux me donner
18:19des informations,
18:20tu dis,
18:20OK, tu vas,
18:21tu fais ça, ça, ça.
18:23Et pour moi, c'est clair,
18:24je vais sur le terrain,
18:25je performe
18:25parce que mes informations
18:27sont directes.
18:27Je n'ai pas besoin
18:28qu'on prenne des gants.
18:31Sauf qu'il y en a,
18:32par exemple,
18:32il y a des profils
18:33comme les bleus,
18:34mais ils entendent,
18:35ils savent vouloir
18:36toutes les informations.
18:37C'est-à-dire que,
18:38bon, sur le terrain,
18:39le temps,
18:39ce sera comme ça.
18:40L'arbitre,
18:41ce sera telle personne,
18:41le temps,
18:41ce sera tard.
18:42Voilà toutes les informations
18:43que tu as.
18:44Voilà ce qu'on attend
18:46au final de toi.
18:47Et lui,
18:47il s'organise
18:49comme il veut
18:49pour pouvoir arriver
18:50au résultat,
18:51etc., etc.
18:52Donc, on nous a séparés
18:53comme ça,
18:54en fonction de nos personnalités.
18:56Et puis,
18:56on a dit,
18:57maintenant,
18:57elle s'est dit,
18:58en tout cas,
18:58maintenant,
18:58je sais comment communiquer
19:00avec chacun.
19:01Donc,
19:01la communication même
19:02était adaptée
19:03à chaque profil.
19:04Donc,
19:05elle dit,
19:05vous voyez,
19:05on a des personnalités
19:07différentes.
19:08Tel groupe a besoin de ça,
19:09tel groupe a besoin de ça.
19:11Et maintenant,
19:11notre objectif commun,
19:13c'est d'arriver
19:14à la victoire.
19:15Donc,
19:16tout le monde a su
19:16comment communiquer
19:18avec chacun.
19:19Donc,
19:20c'est-à-dire une personne
19:20qui est très sensible,
19:21tu dirais,
19:22ouais,
19:22non,
19:22mais regarde comment
19:23tu as fait la faute.
19:24Non,
19:24mais tu n'aurais pas dû
19:25dire ton ballon comme ça.
19:26Non,
19:26elle sait déjà,
19:26elle joue au rugby
19:27depuis qu'elle a 5 ans.
19:28Elle sait comment agir,
19:30elle sait comment faire ses passes.
19:31Ce n'est pas ça
19:33que tu vas lui apporter.
19:34Donc,
19:34quand c'est comme ça,
19:35on m'a mis aussi
19:36des petites choses.
19:37C'est-à-dire que
19:38quand une personne
19:39qui a un profil,
19:41un profil particulier
19:42fait une erreur,
19:44soit je vais venir,
19:45je la touche,
19:46je n'ai pas besoin
19:46de dire un mot,
19:47soit pour certaines,
19:48on va dire poubelle.
19:50Poubelle,
19:50c'est un,
19:51donc à force d'entendre,
19:52on sait que
19:52quand elle te dit ça,
19:53c'est-à-dire ne reste pas
19:54sur ton erreur
19:55pendant 5-10 minutes,
19:57c'est ouf,
19:57je le déclic
19:58pour pouvoir me rattraper
19:59et faire des actions
20:02différentes.
20:03Je suis d'accord
20:03sur la façon
20:04de s'adresser
20:06aux athlètes,
20:07aux jeunes surtout.
20:08Quand je le dis,
20:09on a l'impression
20:09que je suis excessive,
20:11on a l'impression
20:11oui,
20:11toi tu viens
20:12de l'autre côté,
20:13nous chez nous là,
20:14ce n'est pas comme ça.
20:15Enfin,
20:15vous avez dit
20:15nous c'est la chicote.
20:17Oui,
20:17c'est vrai,
20:18la chicote peut régler
20:19certaines choses,
20:20mais un enfant
20:21qui fait des choses
20:22parce qu'on le chicote,
20:24le jour où on va
20:24enlever la chicote,
20:25qui il sera ?
20:26C'est ça.
20:27Qu'est-ce qu'il va faire ?
20:28Qui il est ?
20:29Moi je veux arriver,
20:30je préfère prendre
20:31beaucoup plus de temps
20:32à obtenir quelque chose
20:33de mes élèves
20:34sans la chicote
20:35que de dire
20:36ah oui,
20:36ils sont tous droits
20:37parce que je les ai tapés
20:38parce que pour moi
20:39je dis il fait ça
20:40parce que je le tape,
20:40il va arriver à la maison,
20:42il va faire n'importe quoi.
20:44Je veux qu'ils prennent
20:45conscience de pourquoi
20:46je leur dis
20:47de faire certaines choses,
20:48pourquoi je tiens
20:49à ce que leur classe
20:50soit propre
20:50quand ils travaillent,
20:51pourquoi je tiens
20:52à ce qu'ils s'adressent
20:53même pour m'en parler,
20:54je dis je ne tolère
20:55aucun écart de langage.
20:57Je dis vous ne pouvez pas dire
20:59même les gens
21:00en fait je dis là
21:01même si vous riez
21:03et puis vous faites comme ça
21:04vous tapez là
21:04vous serez punis.
21:06Même quand tu tapes,
21:08même quand tu ris,
21:09je ne veux pas
21:09que tu tapes ton amie.
21:11Elle dit
21:11ah madame,
21:12non, non, non.
21:13Madame, c'est ça.
21:14Comme ça.
21:15Tout ça dans l'intellect
21:17c'est pour leur apprendre
21:18parce que vraiment
21:18vous avez de la valeur,
21:20vous êtes intelligent,
21:22tout ce que vous faites là,
21:23on vous construit
21:24pour demain,
21:25ce n'est pas pour quelqu'un.
21:26Ne fais pas les choses
21:27parce que moi je t'ai dit
21:28si tu fais,
21:28je vais te frapper.
21:29Fais parce que tu es convaincu
21:31par ce que je suis en train
21:32de te dire.
21:32Tout ça.
21:33D'accord.
21:33Donc on va aller maintenant,
21:35je vais dire,
21:36dans le temps additionnel.
21:37Aujourd'hui,
21:38il n'y a pas
21:39de temps additionnel.
21:40Si, si,
21:40on a aussi,
21:41enfin ce n'est pas vraiment
21:42du temps additionnel,
21:44c'est tant que le ballon
21:45ne sort pas du terrain,
21:47ça continue.
21:47C'est la sirène
21:49qui a sa pointe.
21:50Oui, c'est ça.
21:51La sirène sonne.
21:52S'il n'y a pas de faute
21:53où le ballon n'est pas sorti,
21:54ça continue.
21:57Ok.
21:58D'accord.
21:59Donc on va aller
21:59dans la dernière partie
22:00où on va plus parler
22:02de propositions,
22:03de solutions.
22:03On avait déjà
22:05touché,
22:06on s'est touché
22:07sur cela.
22:08Mais avant de parler
22:08de propositions,
22:10je vais parler
22:10de diagnostics.
22:12Souvent même
22:13dans le sport ivoirien,
22:14on a fait les diagnostics
22:15pour pouvoir trouver
22:16maintenant la solution.
22:18C'est juste ça
22:19qu'on continue.
22:20Est-ce que
22:20depuis ton arrivée,
22:22je pense qu'il y a
22:23une progression
22:24dans l'éducation
22:25déjà,
22:26des sportifs
22:27que tu as rencontrés
22:28jusqu'à,
22:30bon je ne sais pas
22:30dire à ta retraite
22:32puisque je sais
22:32que tu es encore
22:33en contact avec eux.
22:37Je trouve en tout cas
22:38dans le domaine
22:39du rugby,
22:41globalement,
22:41je vais dire
22:42que la progression
22:42est faible.
22:43parce que,
22:45bon c'est vrai
22:45que les élèves,
22:46je suis tellement
22:47dans ma frontière
22:48des directrices,
22:49les athlètes sont conscients
22:51que le rugby
22:52ne va pas forcément
22:53les mener loin.
22:55Donc,
22:56ils sont tous
22:56concentrés
22:57sur leurs études
22:59et puis bon,
23:00le rugby
23:00c'est en plus.
23:03Donc,
23:03c'est très compliqué
23:04d'observer
23:04une progression
23:07sur papier.
23:08Pour pouvoir observer
23:09ça,
23:09il faut malheureusement
23:11mettre beaucoup
23:11plus de moyens,
23:12les voir dans
23:13un meilleur cadre.
23:15Mais pour l'instant,
23:16je n'ai pas l'impression
23:17qu'on ait réellement
23:19progressé sur le plan
23:20sportif en tout cas.
23:21D'accord.
23:23Mohamed,
23:24comment ?
23:25parce que tu as
23:27débuté en 2010 ?
23:30Non,
23:30en 2009.
23:312009.
23:322008-2009.
23:33Ah oui,
23:33c'est vrai.
23:34Tu es dans la même
23:36période,
23:37les dinosons,
23:40Gonazovi,
23:40Guamac.
23:41Oui,
23:43En plus,
23:43ici,
23:43vous allez s'enchaîner.
23:45C'est ça,
23:45c'est ça.
23:46Donc,
23:47depuis 2008,
23:48on a dit que fin
23:50une autre décennie
23:51et ainsi de suite
23:52jusqu'à aujourd'hui.
23:53qu'on va vers 2020.
23:56Progression
23:56sur le plan sportif ?
23:58En termes d'éducation,
24:00est-ce que les joueurs,
24:01par exemple,
24:02qui rentrent,
24:03arrivent avec un niveau
24:05scolaire ?
24:07Je vais dire,
24:07en termes d'éducation,
24:08un peu plus.
24:10Par exemple,
24:11si en 2008,
24:12en moyenne,
24:13les joueurs avaient
24:14arrêté l'école
24:15en deuxième,
24:17en deuxième,
24:18aujourd'hui,
24:18on est peut-être
24:19passé une étape
24:20du troisième.
24:21Ah oui.
24:23après,
24:24sur ce plan,
24:25je pense que ça évolue
24:26quand même.
24:27Parce que bon,
24:28après,
24:28vous allez voir
24:29qu'entre autres,
24:30il y a eu
24:31des réformes
24:32qui,
24:33l'école locative,
24:34par exemple,
24:35je pense,
24:352008 à aujourd'hui,
24:36ça fait presque 20 ans.
24:38Donc,
24:38les jeunes
24:39qui sont venus après,
24:40ils ont peut-être
24:40la chance
24:41d'avoir un cursus
24:42un peu plus long.
24:44Après,
24:44le souci,
24:45c'est,
24:45moi,
24:46c'est la tranche d'âge.
24:48Parce qu'ils commencent
24:48à taper dans l'œil
24:50des gens
24:50quand ils ont 14-15 ans.
24:52Alors que c'est l'âge
24:53naturellement
24:53où tu es en train
24:54de faire le brevet
24:55de PC.
24:56Et tout de suite,
24:57pour la plupart,
24:58ils ont le niveau troisième.
25:00Il n'y en a pas beaucoup
25:00qui vont jusqu'à loin
25:02parce qu'à partir
25:04de 14 ans,
25:05il est en train
25:06de faire son brevet.
25:07Si, heureusement,
25:08il a son brevet,
25:08tant mieux.
25:09Après,
25:09il ne peut plus continuer
25:10parce que là,
25:11il va rentrer en club.
25:12Il faut qu'il commence
25:13à jouer,
25:14il faut qu'il commence
25:14à s'entraîner.
25:16Donc,
25:16je vais dire beaucoup plus
25:17parce qu'avant aussi,
25:18la réalité était tout autre.
25:20Tout le monde n'avait pas
25:20accès à l'école.
25:22Aujourd'hui,
25:23de plus en plus,
25:24les gens arrivent quand même
25:25à scolariser les jeunes.
25:26Donc,
25:27je pense que ça s'améliore.
25:28Mais je pense aussi
25:30qu'on pourrait faire
25:31beaucoup mieux.
25:32Je pense que la Côte d'Ivoire,
25:34on regorge
25:35de tellement
25:39de talent,
25:40je veux dire,
25:40dans tous les domaines
25:42d'activité,
25:42elle avait parlé
25:44de ce qui était
25:45la gestion
25:47de la communication
25:48de façon individuelle
25:49dans le collectif.
25:51C'est justement aussi
25:52quelque chose
25:53qui pourrait interpeller,
25:54on va dire,
25:55nos fédérations,
25:56par exemple.
25:57Pour vraiment
25:59diagnostiquer
26:01ces problèmes-là,
26:03il faut faire appel
26:04à des sociologues,
26:06à des psychologues.
26:07C'est important
26:08parce que
26:09ça traîne
26:10de la chose humaine.
26:12Donc,
26:12il faut y apporter
26:13aussi de l'intérêt.
26:15Ce n'est pas seulement
26:16des gens
26:16qui viennent courir
26:17sur le terrain,
26:18c'est des gens
26:18qu'il faut comprendre,
26:19qu'il faut connaître
26:20en fonction aussi
26:21des différents environnements.
26:23Donc,
26:24c'est vraiment de là
26:24que va venir
26:25le vrai diagnostic.
26:26Peut-être que moi,
26:27je veux dire,
26:27par rapport à mon expérience,
26:29peut-être qu'il y a
26:29des choses beaucoup
26:30plus profondes
26:31que ceux,
26:34les sociologues
26:34ou les psychologues
26:35peuvent comprendre
26:36et expliquer.
26:37Je pense que c'est
26:38comme ça
26:38qu'on pourra avoir
26:39des réponses
26:40à certaines problématiques
26:42qui minent peut-être
26:44le domaine.
26:45Je pense que ça évolue,
26:47mais on pourrait faire mieux.
26:49La prépa mentale,
26:50c'est important.
26:51Bien sûr.
26:52On avait à Benjamin,
26:54je me rappelle,
26:55on a eu un psychologue
26:57qui est venu.
26:58Vous savez,
27:00après,
27:00les gens,
27:00ils n'ont pas forcément,
27:02ils trouvent
27:02que c'est un truc de blanc.
27:06c'est un truc de blanc,
27:09parce qu'on n'en a pas besoin.
27:10Mais en même temps,
27:12ils traitent
27:13des mêmes problèmes.
27:14C'est vrai que c'est
27:15dans un environnement
27:16différent,
27:17mais ils traitent
27:18des mêmes problèmes.
27:19Parce que justement,
27:20on avait parlé,
27:22j'étais allé une fois,
27:23je crois,
27:23sur un plateau,
27:24on parlait du fait
27:25que les hommes
27:27ne s'exprimaient pas.
27:29bon,
27:30moi,
27:30je suis sportif,
27:32on a nos moments difficiles.
27:33Comment on les vit ?
27:34On les vit comme tout le monde.
27:36Comme le gars
27:37qui travaille dans un bureau,
27:39il a ses moments difficiles.
27:41Peut-être que le sportif,
27:42c'est beaucoup plus fort
27:43parce que lui,
27:44il est déjà exposé.
27:45Quand ça ne va pas,
27:46tout le monde
27:46lui tape dessus.
27:47Mais c'est les mêmes problèmes
27:49auxquels il faut
27:51un diagnostic
27:52et une solution.
27:54Donc,
27:55ramener des psychologues,
27:56nous, à l'époque,
27:57quand ils ont ramené
27:57le psychologue,
27:58c'était le mal volonté
27:59du président,
28:01tu vois.
28:01Il ramène le gars,
28:02le gars,
28:03il fait ses séances,
28:04ça rigole.
28:06C'est-à-dire,
28:06les gens,
28:06ils ne sont pas intéressés.
28:08Alors que,
28:09justement,
28:09il vient pour apporter un plus.
28:11Et même le staff,
28:13c'est-à-dire les coachs,
28:15ils trouvent que c'est
28:16une perte de temps.
28:17Alors que le psychologue
28:18peut vous aider
28:19à résoudre des problèmes
28:22individuels
28:23qui vont se refléter
28:25sur la compétence
28:27ou sinon la performance
28:28collective du groupe.
28:30Aujourd'hui,
28:31les gens,
28:31dans notre milieu,
28:32ils font
28:33le calcul simple.
28:35S'ils font une chose
28:36que ça marche tout de suite,
28:38c'est bon.
28:39Si ça ne marche pas,
28:40si ça prend du temps,
28:40si dans le résultat,
28:42ça ne donne pas
28:43d'effet automatique,
28:46non,
28:46ce n'est pas important.
28:47Et du coup,
28:48le monsieur,
28:48il a fait,
28:48je crois,
28:49deux,
28:49trois séances,
28:49c'est bon,
28:50on ne l'a plus vu.
28:51Tu vois ?
28:51Donc,
28:52c'est vraiment
28:52ces choses-là
28:53qui peuvent aider
28:54aussi à régler
28:57ce problème-là
28:57plus profondément.
28:58Ça,
28:59c'est vrai,
28:59la préparation mentale,
29:00c'est super important.
29:01Moi,
29:02j'en ai fait forcément
29:04dans mon club.
29:05On s'est été très bien accueillis
29:06parce que moi,
29:07j'étais la seule noire.
29:11Mais oui,
29:12moi aussi,
29:13ça m'a apporté
29:14énormément.
29:15En tant que joueur,
29:15je dis quand on comprend
29:16déjà
29:19les différentes personnalités,
29:20il y a aussi la gestion
29:22de quand ça commence
29:23à être difficile.
29:24Donc,
29:24on a des personnes ressources.
29:26Quelque part,
29:27ça nous a permis aussi
29:28de détecter dans l'équipe
29:29qui est ta personne ressource.
29:31C'est-à-dire que
29:32quand tout est en train
29:32de s'emballer,
29:33dans les trucs,
29:35par exemple,
29:36quand tu es mené,
29:38quand tu mènes 2-0
29:40et que,
29:40je ne sais pas,
29:41moi,
29:41en 10 minutes,
29:42tu te retrouves à être
29:43à 2-2,
29:44c'est la panique.
29:45Qu'est-ce qu'on fait ?
29:46Comment on agit ?
29:47Qui tu regardes ?
29:48Qu'est-ce que tu fais ?
29:49Et parfois,
29:49il y a juste des gestes.
29:51Ils nous apprennent.
29:51Ils nous disent
29:51quand tu es comme ça,
29:52c'est lié à telle situation.
29:55Donc,
29:55quand c'est comme ça,
29:56il faut que tu trouves
29:56un geste
29:57qui va te faire l'essence
29:58et chacune avait trouvé
29:59son geste.
30:00Ça fait partie des routines.
30:02Donc,
30:02si tu dois tirer,
30:03chez vous,
30:04c'est un pénalty,
30:05tu dois tirer un pénalty,
30:06voilà,
30:07tu as petit coup.
30:08Tu dois prendre un coup
30:08de respiration
30:09pour régler ton stress.
30:11Vous voyez un peu
30:13la routine de chaque joueur
30:14quand tu dois tirer ?
30:15entre les poteaux.
30:18Oui,
30:19il y en a même
30:20qui font des trucs
30:21parfois très amusants,
30:23qui dansent.
30:24On voit un nadal
30:24qui a aussi
30:25ses petites mimiques.
30:26Toutes ces choses-là,
30:27ce sont des choses
30:28qu'on trouve
30:28et ça permet aux sportifs,
30:30pour être l'athlète,
30:31de redescendre.
30:31Et ça passe,
30:32comme tu dis,
30:33par une analyse
30:34de la situation,
30:35à quel moment
30:35je l'utilise,
30:37etc.
30:38Mais,
30:38nous,
30:38on va regarder ça,
30:40nous autres.
30:41C'est pas...
30:42C'est ça.
30:42Moi,
30:43j'ai fait du yoga
30:44au Maroc.
30:45On avait un prof
30:46de yoga
30:46qui venait
30:47chaque jeudi,
30:48je crois,
30:49les avant-veillées de match.
30:50Les mecs,
30:51ils rigolaient.
30:53Mais le coach,
30:54il savait que c'était important.
30:56D'accord.
30:57Est-ce que
30:58vous pouvez me parler
31:00de retour
31:00de vos proches
31:01sur,
31:03je n'ai pas dit
31:03sur combat,
31:04mais c'est
31:04volontiers
31:05de mettre
31:06la lumière
31:07sur l'éducation
31:08dans le sport ?
31:09Qu'est-ce qu'ils en pensent ?
31:12Je laisse commencer.
31:14Moi,
31:15je dirais que c'est...
31:16Les gens,
31:17ils trouvent
31:17que c'est une bonne chose.
31:19Surtout dans le milieu.
31:20Moi,
31:20c'est beaucoup plus
31:21dans le milieu.
31:22Et quand on va,
31:23par exemple,
31:24rencontrer des officiels
31:26et qu'on a des échanges,
31:27ils nous disent tout de suite
31:28que ce que vous dites,
31:30c'est vrai.
31:31Ça passe sous nos yeux
31:32tous les jours,
31:33mais on ne s'en rend pas compte.
31:34Et c'est un peu ça.
31:36Je pense que...
31:38Voilà,
31:38nous,
31:38on continue,
31:39on continue le combat.
31:41aussi dans le milieu,
31:42il y a des gens
31:43qui savent,
31:43mais comme je dis,
31:44ceux qui sont en activité,
31:46les sportifs,
31:47les jeunes
31:48qui veulent devenir professionnels
31:49ou qui sont ici professionnels,
31:51ils ont la tête
31:52dans le guidon.
31:53Ils ne peuvent pas...
31:54Franchement,
31:55ils ne voient pas
31:56les choses comme on dit.
31:57Parce que le mec,
31:57il se dit,
31:58et moi,
31:58dans deux,
31:59trois ans,
31:59ça y est,
32:00je signe trop,
32:00ma vie,
32:01elle a changé.
32:02Donc,
32:02il se dit
32:03que tous les efforts
32:05ou les sacrifices
32:06qu'il a consentis
32:06pendant tout ce temps,
32:08il y aura un moment
32:08où il aura sa gloire.
32:09bien sûr que nous,
32:11avec les jeunes,
32:12on leur souhaite ça,
32:13mais peut-être
32:14qu'elle va arriver
32:14pas dans la dimension
32:16que vous attendez
32:17ou peut-être
32:17qu'elle sera
32:19tellement courte
32:20que vous n'aurez pas
32:20vraiment profité.
32:21et donc,
32:23c'est vraiment
32:25de...
32:26Nous,
32:26on continue.
32:27C'est-à-dire qu'on a
32:27de bons retours,
32:28comme j'ai dit,
32:29mais pas nécessairement
32:30des gens du milieu.
32:31C'est vraiment des gens
32:32qui sont arrêtés,
32:33des gens qui sont
32:35dans d'autres secteurs
32:36d'activité,
32:37qui nous disent,
32:38écoutez,
32:38ce que vous faites,
32:38c'est bien,
32:39continuez.
32:40Et nous,
32:40on espère que...
32:41On ne s'attend pas
32:42tout de suite
32:43à ce qu'il y ait
32:44une jeunesse sportive
32:46avec un conscient
32:47intellectuel
32:48ou avec des diplômes.
32:50Non,
32:51mais on veut que
32:52ça commence
32:53à se mettre en marche
32:54et que dans
32:56l'inconscient
32:57des jeunes
32:57qui commencent
32:58à choisir le sport,
32:59se disent,
33:00il ne faut pas
33:00que je laisse
33:01l'école
33:02parce que
33:03avant et après
33:04ma carrière,
33:05j'aurais une vie.
33:07Et la vie
33:07après la carrière,
33:08elle est beaucoup
33:09plus longue
33:09que la vie en carrière.
33:12Me concernant,
33:13oui,
33:14l'entourage
33:15est plutôt enthousiaste
33:16aussi
33:17et accompagne
33:18ce combat-là
33:19et je pense que
33:19c'est ce qui est
33:21d'autant plus frustrant
33:22parce qu'on a l'impression
33:22que tout le monde
33:24se rend compte
33:25de l'importance
33:26de l'éducation.
33:28Tout le monde
33:28est d'accord avec nous,
33:29tout le monde
33:29voit le problème,
33:33mais
33:34quand il s'agit
33:35d'agir,
33:36on n'a pas
33:37l'impression
33:38que
33:39tu vois
33:40qu'il y ait
33:41la même envie
33:42ou la force
33:45nécessaire
33:45pour qu'on puisse
33:46tous aller
33:47vers
33:48quelque chose
33:49qui va résoudre
33:50le problème.
33:51Et c'est ça
33:52qui est dommage
33:52et très frustrant.
33:53Sinon,
33:54clairement,
33:55je pense qu'on peut
33:55s'asseoir avec
33:56n'importe qui
33:57aujourd'hui
33:57et la personne
33:58va te dire
33:59ce qu'on est en train
34:00de dire.
34:01C'est plus qu'évident.
34:02Maintenant,
34:02comment on fait
34:03pour tous se mobiliser,
34:04pour arriver
34:07à accompagner
34:07nos jeunes ?
34:08C'est ça la question.
34:09Je pense que d'ailleurs,
34:10merci pour cette rencontre
34:11parce que peut-être
34:12que ça va permettre.
34:13C'est une force
34:15supplémentaire.
34:16Peut-être qu'on va
34:16aller chercher
34:17d'autres personnes
34:17et en agissant ensemble,
34:19on aura beaucoup
34:20plus de poids
34:20forcément
34:21qu'en agissant
34:23chacun de notre côté.
34:24D'accord.
34:25Est-ce que
34:25tu as un message
34:27particulier
34:27pour les femmes
34:29les mais
34:30et en même temps
34:31les jouges ?
34:35Je vais te laisser
34:35donner le message
34:36aux femmes
34:37parce que
34:38très souvent,
34:39c'est vrai
34:40qu'on dit
34:42qu'une femme
34:43parler à une femme,
34:45ça a l'air logique
34:46mais je pense que
34:48c'est encore plus fort
34:50d'avoir un homme
34:51qui donne des conseils
34:52aux femmes.
34:53Aujourd'hui,
34:54les femmes peuvent faire
34:56tout ce qu'elles veulent,
34:57elles peuvent mettre
34:58tout ce qu'elles veulent,
35:00la compétence
35:01et tout ça
35:02mais vous avez
35:03beaucoup plus
35:05beaucoup plus de poids.
35:06on le voit
35:07football féminin,
35:08football masculin,
35:09ça n'a rien à voir.
35:10Lui, il parle,
35:11sa voix sera
35:12beaucoup plus entendue
35:14donc s'il s'adresse
35:16directement aux femmes
35:17parce qu'elles vont
35:17plus entendre.
35:18C'est aux femmes
35:19et aux femmes
35:21donc aux mères d'abord
35:23et aussi aux joues.
35:25Aux mères, oui.
35:26Pas en sport, hein ?
35:27Non, oui.
35:28Pas en sport.
35:29Il faut qu'elles puissent
35:31continuer, je dis,
35:33motiver les filles
35:34à continuer le sport,
35:35à continuer les études
35:37tout en jeudi,
35:39donc le sport.
35:40Tu sais où elle est là ?
35:41D'accord.
35:41Déjà, le mot au moment,
35:43déjà, c'est d'abord
35:45dire merci au moment
35:46parce que sans elles,
35:48on ne serait pas là.
35:49Après, c'est de continuer
35:50à encourager
35:51leurs jeunes filles
35:53dans les activités sportives
35:55parce que le sport,
35:56c'est un vecteur
35:57de rassemblement
35:59avec des valeurs,
36:00la solidarité,
36:03l'esprit de groupe,
36:05de partage
36:06et beaucoup de valeurs
36:09qui peuvent être dites
36:09quand même
36:10ces jeunes filles-là
36:12à vraiment se mouvoir
36:13dans une société
36:14qui devient
36:15de plus en plus difficile
36:18et puis vraiment
36:19de leur demander
36:20de continuer,
36:20voilà,
36:21comme j'ai dit,
36:21à accompagner les jeunes
36:23tout en donnant
36:24des conseils,
36:26leurs conseils
36:26très précieux
36:28et puis aux jeunes filles,
36:30c'est comme elle a dit,
36:31aujourd'hui,
36:33les femmes sont capables
36:34de tout,
36:35peut-être mieux
36:36que les hommes
36:36parce qu'il n'y a
36:38qu'à se rendre compte
36:39de si on devait vivre
36:40un monde sans femmes,
36:43ça serait compliqué.
36:45Donc,
36:45elles ont
36:45toute cette importance-là
36:47dans la société,
36:48elles sont très importantes
36:49dans notre société,
36:50justement,
36:51c'est elles qui sont
36:51à la base de notre société
36:52parce que c'est elles
36:53qui éduquent nos enfants
36:55en réalité
36:55parce que peut-être
36:56que le papa,
36:57il est toujours parti
36:58et donc,
36:59elles ont cette vraie place
37:01dans la société
37:01qu'il faut qu'elles prennent
37:02aussi,
37:03même dans le sport.
37:05C'est vrai qu'aujourd'hui,
37:06on n'est pas nécessairement
37:08mis sur les mêmes
37:10pieds d'égal,
37:10mais avec le temps,
37:12les choses vont s'arranger
37:14comme aussi
37:15le sport masculin
37:17a connu ces moments difficiles,
37:18il a fallu batailler,
37:20il a fallu taper
37:21à toutes les portes
37:22pour que ça commence
37:23à se développer.
37:24et aussi,
37:25on va les accompagner
37:26aussi à notre petit niveau,
37:28vraiment à les aider
37:29pour qu'elles puissent
37:30développer leur sport,
37:31notamment aussi
37:32avec l'association
37:34des footballeurs aussi,
37:36on essaie,
37:36on veut maintenant
37:37intégrer les filles
37:38parce que,
37:39certes,
37:40ce n'est pas professionnel,
37:41mais elles commencent
37:43à prendre,
37:45en tout cas,
37:45un niveau et tout ça,
37:46donc il faut justement
37:47les accompagner
37:49et les préparer
37:50et voilà,
37:51c'est de leur dire
37:52de continuer,
37:53de tenir bon,
37:55c'est vrai que
37:55ce n'est pas évident
37:56dans ce monde-là,
37:57mais elles ont
37:58totalement leur place
37:59et elles ont les capacités
38:01pour faire mieux
38:02que nous-mêmes.
38:03En tout cas,
38:04moi,
38:04je rajoute,
38:05les parents,
38:05n'ayez pas peur
38:06d'encourager vos filles
38:07dans le sport,
38:08ça ne va pas les changer,
38:09on peut très bien
38:10faire du sport
38:11et être maman
38:12et être marié,
38:13on en voit
38:14de plus en plus
38:14des sportifs
38:15qui arrêtent
38:16leur carrière,
38:18c'est mon cas également
38:19pour s'occuper
38:21de leur famille
38:22et puis en même temps
38:24revenir sur les terrains,
38:25donc n'ayez pas peur
38:26de ne pas avoir
38:27des petits-enfants,
38:28on s'arrêtera
38:29pour faire les enfants
38:30et on reviendra.
38:31D'accord,
38:32déjà,
38:33je voulais savoir
38:33qu'est-ce que vous pensez
38:35de ce format,
38:38de cet échange
38:39entre sportifs
38:41et sportifs
38:42de disciplines différentes
38:45qui, a priori,
38:46ne se connaissent pas,
38:47je pense que vous
38:47ne nous connaissez pas avant,
38:49voilà,
38:50pour qu'on puisse échanger
38:51si on t'aime bien précis.
38:52En tout cas,
38:53pour moi,
38:54c'était très intéressant,
38:55il y a des choses aussi
38:56que j'ai pu
38:58comprendre,
38:59réaliser,
39:00il y avait des réalités
39:02que je ne connaissais pas
39:03et c'est intéressant
39:04de pouvoir avoir
39:05ce retour-là
39:06parce que ça permet aussi
39:08d'avoir plus de recul
39:10face aux situations
39:12parce qu'on a tendance
39:13à dire oui,
39:14mais ils ne font pas ci,
39:14enfin les parents
39:15ne font pas ci,
39:16ne font pas ça,
39:17ils laissent leurs enfants
39:18mais en réalité,
39:19derrière,
39:20il y a des choses aussi,
39:21il y a tout un contexte,
39:22tout un environnement
39:23qui est favorable
39:24à certaines actions
39:25plus que d'autres
39:26et pour moi,
39:26c'était très intéressant
39:27de voir ça,
39:29ça me permet
39:29de m'adapter
39:30si demain,
39:30je suis confronté
39:32à cette situation.
39:34Moi,
39:34je ne dirais pas
39:35et je pense que ça,
39:36je ne connaissais pas bien
39:37le rugby
39:38et j'ai eu quelques,
39:40je vais dormir
39:41au moins bête ce soir,
39:42j'ai compris,
39:43j'ai appris des choses
39:44et puis déjà,
39:45le sport,
39:46on partage
39:47des mêmes valeurs
39:48mais dans des environnements
39:49peut-être
39:50qui sont différents
39:50et de se retrouver,
39:52il y a toujours
39:54cette petite connexion-là
39:55qui se fait
39:56et forcément,
39:57on apprend aussi,
39:58c'est ça qui est
39:59le plus important,
40:00on apprend des autres
40:01et aujourd'hui,
40:02je pense que voilà,
40:03moi,
40:03j'ai fait une rencontre
40:04qui par rapport
40:06aux activités
40:07qu'on est en train
40:08d'essayer de développer,
40:09forcément,
40:09qui va perdurer
40:12dans le temps
40:13parce que voilà,
40:13on partage
40:15les mêmes valeurs,
40:15on a peut-être
40:16la même vision
40:17et donc,
40:18il faudrait que
40:19les sportifs aussi
40:20soient solidaires
40:22pour essayer
40:23d'apporter
40:25ce plus-là
40:26aux jeunes
40:27qui vont traverser
40:28ce que nous,
40:29on a déjà traversé.
40:30Donc,
40:30je pense que c'est
40:31une bonne chose,
40:31c'est bienvenu
40:32et je suis très ravi.
40:33D'accord ?
40:33Merci beaucoup.
40:34Encore une fois.
40:35Merci à toi.
40:37Effectivement,
40:38moi,
40:38quand j'ai pensé
40:39à cette nouvelle production-là,
40:41j'ai deux objectifs principaux.
40:43Premier objectif,
40:44créer un réseau
40:46entre sportifs
40:47comme tu l'as dit,
40:48qui puissent
40:49se retrouver
40:50sur quoi n'être
40:51au-delà
40:51de ce qu'ils ont
40:52l'habitude
40:53de rencontrer
40:54que des photos
40:54ou que des humains.
40:56Donc,
40:57il y a
40:58véritablement
40:58une synergie
40:59entre les disciplines
41:01sportives
41:01au plan local.
41:02Et puis,
41:03le deuxième objectif,
41:04c'est de connaître
41:06l'homme,
41:07l'humain,
41:08la personne
41:08derrière le sportif.
41:10parce que Mbappé avait dit
41:12que les gens
41:13ont l'habitude
41:13de nous voir
41:15seulement dans leur télétrin,
41:16ils allument leur télétrin,
41:17ils nous voient.
41:17Trois jours après,
41:18ils rallument,
41:19mais ils ne savent pas
41:20qui nous sommes.
41:22Donc,
41:22dans un échange
41:23véritablement long,
41:25pour que chacun
41:26puisse
41:27véritablement dire
41:28ce qu'il pense
41:28à partir
41:29d'une thématique
41:31qui est d'actualité.
41:33voilà.
41:34Donc,
41:34si ça vous a plu,
41:36c'est tant mieux.
41:38Ça nous donne
41:38l'envie
41:39de continuer
41:42parce que
41:42trouver deux profils,
41:44deux disciplines
41:46différentes
41:47sur un sujet
41:48où les deux
41:49sont à l'aise,
41:49c'est compliqué.
41:50Ah oui ?
41:51C'est compliqué.
41:52En tout cas,
41:53là,
41:53c'est réussi.
41:54Voilà.
41:54Donc,
41:55on va continuer.
41:56On espère que le public
41:58va apprécier
41:59et puis à la fin,
42:00on fait tout ça
42:01pour que l'économie
42:03et l'industrie
42:03du sport en Côte d'Ivoire
42:05plus se livrer.
42:07Ça ne soit pas
42:08seulement un mot,
42:09mais que ça soit
42:10véritablement concret
42:11parce que,
42:12comme vous l'avez bien dit,
42:14il y a trop
42:15d'opportunités.
42:18Je dis,
42:19en termes de développement,
42:20en termes d'économie.
42:21C'est ça.
42:22J'espère.
42:23Voilà.
42:23Donc,
42:24je vais vous laisser
42:24chacun conclure
42:25avec son mot.
42:27Vous d'abord.
42:28Déjà ?
42:28Non,
42:29si,
42:29il y a un dernier mot.
42:31Non,
42:31il n'y a pas spécialement
42:32de dernier mot.
42:33Déjà,
42:34merci pour ce moment
42:35et puis,
42:35vraiment,
42:36on encourage
42:36tout le monde
42:37à nous suivre
42:39pour l'éducation
42:39de nos jeunes.
42:40On a beaucoup de talent
42:41et c'est dommage
42:42de laisser l'extérieur
42:43former nos jeunes
42:44et les récupérer.
42:45Il faut absolument
42:46qu'on fasse quelque chose
42:47pour les accompagner,
42:48que ce soit
42:51des enfants
42:52qui se transforment
42:53en athlètes professionnels
42:55ou que ce soit
42:55des personnes
42:57qui vont travailler
42:57dans le monde du travail.
42:58Il y a vraiment
42:59beaucoup de choses
43:00à faire.
43:01Donc,
43:02il n'y a plus
43:03qu'à travailler pour.
43:04Moi,
43:05je dirais merci
43:05et bravo aussi
43:06au Papato Sportif.
43:09ça fait plus de dix ans.
43:12Ça fait plus de dix ans.
43:13dix ans,
43:14vraiment,
43:14c'était la première vidéo
43:18du Papato Sportif.
43:19OK,
43:20moi,
43:20je n'étais pas loin,
43:21non ?
43:21Ah,
43:22bon ?
43:22Papato Sportif,
43:23on n'avait pas fait
43:24un truc ensemble,
43:25mais c'était
43:26beaucoup.
43:26Bien,
43:27bien,
43:27la première vidéo.
43:29La première vidéo.
43:30D'accord.
43:31Merci encore
43:32pour cette longévité,
43:33mais bravo
43:34au Papato Sportif
43:35et puis voilà,
43:37que les gens
43:38continuent de suivre
43:39Papato,
43:39parce que traite
43:40de sujets
43:41vraiment de société.
43:43C'est vrai que
43:43c'est principalement
43:44du sport,
43:45mais tout ce qui touche
43:46à la société,
43:46à la jeunesse,
43:47c'est important
43:48de toucher
43:49ces sujets-là.
43:50Félicitations
43:51à vous et vos équipes.
43:53Et puis bon,
43:54voilà,
43:54on a partagé
43:56un bon moment,
43:57on a eu une bonne discussion,
43:58on a touché
43:58à un sujet,
43:59on pense,
44:00qui va éclairer
44:01les plus jeunes
44:02et qui va aider
44:03aussi certains
44:03qui sont peut-être
44:04dans le doute,
44:05voilà,
44:06donc pour nous,
44:07c'est toujours important
44:08de passer
44:09ce genre de message-là
44:10et puis merci
44:11pour la tribune encore.
44:13Merci à madame,
44:16à madame la directrice
44:18et puis voilà,
44:19ça a été un bon moment,
44:20merci à tous.
44:21D'accord.
44:21Plaisir partagé.
44:23Ok,
44:23donc la communauté,
44:24on vous remercie,
44:26il a dit d'avoir suivi
44:27ce échange-là.
44:28Donc aujourd'hui,
44:29on recevait
44:30Andréa Dhiraboukmassi,
44:32aujourd'hui,
44:32directrice d'école
44:33c'est une ancienne
44:35Ruby Oumane,
44:36capitaine de la sélection
44:37du Côte d'Ivoire
44:38de l'Union des Dames
44:39et Bani Mohamed,
44:41footballeur en activité,
44:43donc gardien de but
44:43au COCA,
44:45qui a été international,
44:46qui a fait la sélection
44:48locale.
44:48il nous a dit aujourd'hui
44:50qu'il est encore là
44:51jusqu'à 40 ans.
44:53Inch'Allah.
44:54Donc Inch'Allah.
44:56Merci encore
44:56de nous avoir suivi,
44:57nous on va vous donner
44:58rendez-vous
44:59pour un prochain numéro
45:00et on se retrouve
45:01chaque semaine.
45:03Avant de fatiguer,
45:05n'oubliez pas,
45:06je vous invite
45:07au restaurant Garen,
45:08donc c'est lui
45:09qui nous reçoit
45:10pour pouvoir
45:11tous les dans un cadre
45:14magnifique,
45:15calme,
45:15donc n'oubliez pas
45:17de faire un tour
45:18pour pouvoir manger
45:19en qualité,
45:20surtout pour tout
45:21ce qui est barbecue
45:22et tout.
45:23Et on se retrouve
45:24la semaine prochaine
45:25pour un nouveau numéro.
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