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[#Reportage] Germain Biahodjow : « le retour des réseaux sociaux ne dépend pas de l’adoption d’une législation »

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Transcription
00:00Alors, M. le ministre, le contexte oblige à quand le retour des réseaux sociaux au Gabon ?
00:05Qu'on pensait que la législation est désormais adoptée par les deux chambres du Parlement ?
00:11Bon, le retour des réseaux sociaux ne dépend pas de l'adoption d'une législation.
00:19L'État gabonais a agi en plus de souveraineté pour suspendre les réseaux sociaux contenus du contexte de l'époque
00:27où il y avait une grande circulation de messages de haine, incitation à la violence, à la révolte,
00:34la circulation des vidéos, un propre dénigrement des personnalités, des institutions, l'atteinte à la liberté humaine.
00:43Donc, le gouvernement s'est employé sous la très haute instruction du chef d'État de mettre en place un
00:50cadre juridique adapté,
00:53parce que lorsque nous avons analysé des lois telles qu'au cours de la communication de l'époque,
01:00il n'y avait pas de facteur du numérique, des nouveaux acteurs de la scène médiatique,
01:07tels que les réseaux sociaux, les influenceurs, les créateurs des portes du temps.
01:12C'est un travail que nous avons fait. Nous attendons, pour revenir à la situation normale,
01:19un dialogue d'abord franc avec les grands groupes, les grandes plateformes,
01:25notamment Google, Facebook et les autres, pour que nous les aménions dans notre cahier de charge national,
01:34parce que nous voulons, au-delà de la régularisation, au-delà du contrôle,
01:40nous voulons aussi inscrire dans le débat national la perspective d'une fiscalité numérique.
01:49Et pour faire la fiscalité, il faut que ceux-là qui opèrent dans notre domaine soient clairement identifiés.
01:56Il faut une domiciliation, il faut des représentations nationales de ces grands groupes
02:01pour que l'État gabonais inscrive leur activité dans une fiscalité.
02:11Donc c'est tout un travail qui se fait.
02:14Nous ne pourrons pas, derrière l'amont, nous ne pourrons pas, derrière le temps,
02:18nous pourrons, derrière les exigences de stabilité politique, de stabilité institutionnelle,
02:25de paix sociale et plus de respect des droits des citoyens.
02:29Et au moment venu, nous examinerons les possibilités d'un retour à la norme.
02:36Et qu'en est-il des discussions qui avaient été entamées avec certains de ces grands groupes,
02:40notamment Facebook et TikTok ?
02:43Au moment où nous parlons, la Haute Autorité de la Communication a entrepris un certain nombre d'échanges
02:52avec ces grands groupes, y compris même certaines autorités ministérielles,
02:59notamment mon collègue, le ministre de l'économie numérique,
03:03qui a fait un tour d'horizon lorsqu'il était à l'extérieur du pays,
03:09qui a eu à échanger avec ces grands groupes.
03:13Nous attendons, lorsque les festivités vont toutes passer,
03:20nous faire le point là-dessus et proposer au chef de l'État un calendrier.
03:25Monsieur le ministre, une toute dernière question.
03:28On constate qu'il y a encore des institutions, voire même des personnalités publiques,
03:33qui continuent à publier sur la page Facebook, notamment,
03:38en violation justement de la mesure d'interdiction.
03:42Non, non, soyons prudents.
03:44L'Assemblée nationale.
03:45En ce moment, il y a une sorte de détournement de la mesure.
03:53Je ne pense pas que les publications qui se font soient des publications institutionnelles.
04:00L'Assemblée nationale.
04:01Et je ne peux pas le confirmer parce que je n'en ai pas vu d'article.
04:05Je ne peux pas le confirmer, c'est vous qui le dites.
04:07Si vous avez un article à faire, voilà, vous pouvez me l'envoyer pour que je regarde
04:11si c'est le président de l'Assemblée nationale ou bien le secrétaire général de l'Assemblée nationale
04:19qui a publié.
04:20Ce que je sais, il y a une mesure de suspension,
04:23mais au-delà de la mesure, les humains étant ceux qu'ils sont,
04:29il y a des voies de contournement à travers l'utilisation des VPN
04:34qui essayent d'atténuer la mesure prise par l'emploi de manque.
04:39Je ne pense pas que de plein gré, une institution puisse faire une publication.
04:46Donc, je préfère rester prudent sur cette information.
04:50Merci, monsieur.
04:51C'est nous qui nous remercions.
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