00:00La première chose que je veux redire, je l'ai dit tout à l'heure, mais je le dis parce
00:03que je vois bien ce qui a pu être dit ici ou là,
00:06soit par les polémiques politiciennes menées par les uns et les autres, surtout par les réseaux sociaux, par certaines sphères
00:11complotistes,
00:12nous n'avons rien à cacher sur le déroulé des opérations.
00:15La directrice générale adjointe de la Sécurité civile est ici, nous avons demandé avec Laurent Nunez
00:21à ce que des réunions puissent se tenir assez rapidement avec l'ensemble des communes concernées,
00:26tout simplement pour montrer, comme on le fait d'ailleurs dans les opérations militaires avec le pouvoir politique,
00:32ça m'est déjà arrivé de le faire comme ministre des Armées, qu'est-ce qui s'est passé minute
00:36par minute,
00:37comment les décisions ont été prises, ce sont souvent des décisions qui n'ont pas été prises à Paris,
00:40ça coule sous le sens, en généralement pas non plus à Bordeaux d'ailleurs, parce qu'on est sur des
00:44décisions tactiques de terrain,
00:46et je pense qu'au fond, au moment où tout le monde a parfois dit un peu tout ou n
00:49'importe quoi,
00:50il n'est pas inutile de remettre un tout petit peu de rationalité, de vérité, et en tout cas on
00:54n'a rien à cacher,
00:55et donc cette opération de transparence rationnelle, clinique, si j'ose dire, elle a beaucoup de sens,
01:01elle permettra aussi à tout un chacun de comprendre la difficulté dans laquelle se sont retrouvés les services de l
01:05'État et les pompiers,
01:06avec une multitude de départs de feu et un phénomène climatique, je vous rappelle, tout à fait particulier ce jour
01:11-là,
01:11puisque d'un feu conventionnel, il est devenu convectif, avec donc un embrasement tout à fait particulier,
01:17que nous n'avions pas connu jusqu'à présent.
01:19De cette vérité nous permettra, et cette transparence nous permettra aussi d'accompagner quand même un territoire
01:24qui est profondément bouleversé, dans lequel, on le voit bien, ça m'a été rapporté, y compris hier après-midi,
01:30où j'ai décidé de me déplacer sans caméra, sans protocole, j'ai passé plus de deux heures avec le
01:34maire des Porges,
01:34et ça m'a permis d'avoir un contact particulier avec la population, pardon de le dire devant les journalistes,
01:39mais sans caméra, évidemment, ça change tout, il y a un enjeu psychologique majeur,
01:43un enjeu de suivi des individus, des personnes fragiles, parfois des personnes moins fragiles,
01:49mais qui commencent à découvrir des fragilités, des gens ont tout perdu,
01:52et donc là aussi, il y a une approche profondément psychologique, sanitaire même, quelque part,
01:57qui va nous falloir muscler, beaucoup de choses ont déjà été mises en œuvre,
02:00mais je commence par là, parce que c'est ce qui m'a le plus frappé dans les rencontres que
02:04j'ai pu avoir ce matin,
02:05mais surtout hier après-midi, sur la commune du Porges.
02:07Ensuite, évidemment, un certain nombre d'annonces que le gouvernement met sur la table ce matin,
02:12pour permettre de déclencher la solidarité nationale.
02:15Clairement, on assume de sortir l'artillerie lourde,
02:17parce que c'est cette artillerie lourde qui crée la rupture,
02:20et qui permet à tout le monde de se projeter localement.
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