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  • il y a 15 minutes
La baisse attendue sur les prix des carburants a bien eu lieu ces derniers jours: le gazole s'affiche en recul de 3,40% sur une semaine mais reste en moyenne à plus de 2,16 euros le litre. Le sans-plomb 95-E10 reste lui sous les 2 euros comme en fin de semaine dernière.

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Transcription
00:00On parlait de cette baisse de carburant parce qu'on le dit depuis plusieurs semaines maintenant,
00:04c'est lié au contexte international, notamment cette guerre qui se poursuit au Moyen-Orient.
00:10Exactement, pour comprendre comment cette guerre se retrouve jusque dans nos pompes à essence,
00:14il faut repartir du pétrole.
00:15Le prix de l'essence et du gazole, ça dépend du brut, mais aussi du raffinage.
00:20Et aujourd'hui, les deux sont sous pression.
00:23Alors d'abord, le brut avec le détroit d'Ormuz,
00:27donc ce détroit qui passe entre Oman et entre l'Iran.
00:30Et il faut bien repréciser que ça représentait, avant le conflit,
00:3320 millions de barils de pétrole par jour, soit un cinquième des flux pétroliers mondiaux.
00:40Or, récemment, donc mardi, il n'y a que 8 navires qui sont passés par ce détroit.
00:45Avant, il y en avait entre 130 et 140.
00:48Et puis alors, depuis plusieurs jours, on a Donald Trump qui dit qu'il contrôle totalement ce détroit.
00:54Mais il y a la réalité de Donald Trump, il y a la réalité des faits.
00:57Et puis, il y a ces négociations.
01:00Alors en ce moment, ces négociations, donc c'est toujours Oman qui fait la navette entre les Etats-Unis et
01:04Washington,
01:05puisque entre Washington et Téhéran,
01:08puisque les Iraniens disent ne pas négocier officiellement,
01:11ça c'est leur ligne avec les Etats-Unis.
01:14Et il y a plusieurs points sur lesquels ça bloque dans ces négociations.
01:17D'abord, il y a cette éventuelle taxe péage, puisque les Iraniens,
01:21ils réclament entre 5 et 7% du prix des cargaisons des navires qui passent.
01:26Les Omanais, eux, ils seraient plus pour 3%.
01:29Mais surtout, il y a un nouveau facteur qui vient s'ajouter là-dedans,
01:31c'est que désormais, eh bien, Téhéran, il cherche aussi l'allègement des sanctions
01:36et des garanties contre de nouvelles frappes.
01:38Donc ce qui se joue en ce moment, c'est plus seulement des négociations sur Hormuz,
01:41c'est une éventuelle sortie du conflit.
01:44– Il y a effectivement la guerre au Moyen-Orient qui a des conséquences directes
01:47sur ce prix du carburant.
01:49Il y a la guerre aussi en Ukraine, ça ne va pas arranger la situation, Philomène ?
01:53– Oui, parce que pendant qu'Hormuz perturbe l'approvisionnement en brut,
01:56c'est ce que je vous expliquais au début,
01:57l'Ukraine, elle vient frapper les raffineries russes.
02:00On a vu la dernière frappe sur la raffinerie d'Orsk,
02:04c'était 115 000 barils par jour.
02:06Aujourd'hui, cette raffinerie, elle est totalement à l'arrêt.
02:09Le niveau, le raffinage russe est proche de son plus bas niveau depuis 20 ans.
02:15Alors ce qu'il faut préciser, c'est que nous, depuis les sanctions,
02:19depuis l'invasion à grande échelle de l'Ukraine,
02:21on ne prend plus le diesel russe,
02:24mais Moscou a encore des clients,
02:27notamment la Turquie, la Chine, le Brésil.
02:30Et ces clients, ils viennent se fournir désormais,
02:34pareil que nous, donc ils viennent concurrencer nos prix.
02:36Donc on voit bien qu'en fait, il y a deux conflits internationaux
02:41qui viennent impacter le prix de l'essence dans nos stations-services,
02:45celui de la guerre Ukraine-Russie et celui du Détroit-Dormuz.
02:50Merci beaucoup, Philomène Rémy.
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