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  • il y a 13 heures
Le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, se rend ce mercredi 12 août au centre pénitentiaire de Réau en Seine-et-Marne pour visiter le nouveau quartier de lutte contre la criminalité organisée construit sur le modèle de Vendin-le-Vieil et de Condé-sur-Sarthe. Pour Bruno Bartocetti, secrétaire national du syndicat Unité zone-sud, «il faut aller au-delà et ne pas se satisfaire seulement de l’incarcération des narcotrafiquants».

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Transcription
00:01Oui, bonsoir, et c'est un plaisir d'être avec vous ce soir, merci de m'avoir invité.
00:06Oui, alors ça prouve quoi ?
00:07Ça démontre que quand on se donne les moyens, lorsqu'on veut, à un moment donné, isoler très sincèrement et
00:13très sérieusement
00:15des patrons des réseaux de stupes de la drogue, eh bien on y arrive.
00:19Ça veut dire que tout est une histoire de moyens et de volonté politique.
00:22Donc bien sûr qu'on se félicite de ce travail, et vous le soulignez, je pense, même si je ne
00:30suis pas le porte-parole des agents pénitentiaires,
00:33je pense à eux parce qu'ils sont dans de grandes difficultés aujourd'hui justement pour contrôler ceux qui sont
00:40aujourd'hui en prison
00:44et qui peuvent finalement téléphoner, recevoir leur petite dose de chit ou autre.
00:50Et donc c'est vrai que ça fait finalement des prisons à plusieurs vitesses.
00:54Mais il était important néanmoins, on va quand même souligner la bonne volonté d'isoler ces grands patrons.
01:01Mais je crois que ce qu'on attend aussi, si vous le permettez, et vous me couperez la parole, vous
01:05me connaissez, je suis un peu bavard,
01:06coupez-moi la parole quand je dépasse trop de temps dans l'antenne, mais je crois qu'il faut aussi
01:11avoir l'audace,
01:12parce que là on est timide, c'est sur des sujets importants, et je reviens souvent, c'est sur le
01:17patrimoine des narcotrafiquants.
01:20Ou sur le statut du repenti.
01:22Vous savez, je vais être un peu chauvin, je pense à l'Italie, et mes origines italiennes commencent à s
01:27'exprimer,
01:27et mon nom l'atteste, c'est que dans les années 80, quand on a voulu vraiment affaiblir la mafia
01:34italienne,
01:34même si on ne peut pas la comparer à celle de la France,
01:36eh bien on a présenté devant les juges 474 prévenus.
01:41C'est pas rien quand même.
01:43Donc ça veut dire que si on coupe la tête, c'est très très important,
01:46mais vous avez à peu près 200 000 narcotrafiquants en France, à peu près,
01:49entre les petites mains et les lieutenants et les chouffes,
01:53on est à peu près à 200 000 mains.
01:55La nature horreur du vide,
01:57et les grands patrons, en tout cas les commanditaires, sont très très vite remplacés,
02:01donc il faut aller au-delà et ne pas se satisfaire seulement de l'incarcération,
02:06de ces grandes têtes, dans des prisons isolées,
02:09où il faut le faire, où il faut les mettre à l'isolement,
02:11où il ne faut pas leur faire de cadeaux,
02:13il ne faut pas qu'ils soient en contact avec l'extérieur,
02:14ou en tout cas avec le système américain,
02:18une vitre et un hijaphone, et puis point final.
02:20Mais il faut aller beaucoup plus loin en matière de stupes,
02:22on ne peut pas se satisfaire de l'incarcération
02:25que de cette incarcération de ces patrons de la drogue.
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