00:00J'imagine que les policiers que vous représentez aujourd'hui, Benjamin Campolive,
00:03ils n'ont pas envie d'arrêter 27 fois un individu et de le retrouver encore une 28e fois
00:07à poignarder une femme sur un quai de tramway.
00:09C'est-à-dire qu'on a une situation qui est objectivement catastrophique,
00:12une situation sécuritaire en France, puis l'échec de la justice pour l'appréhender.
00:16Maintenant, ce n'est pas quelque chose qui est inéluctable non plus.
00:18En effet, il y a beaucoup de volonté politique dans tout ça pour nous permettre d'avancer.
00:22Et la justice, elle est paralysée pourquoi ?
00:24Essentiellement, en tout cas en très grande partie, par la saturation du parc pénitentiaire.
00:28Encore une fois, c'est 141% dans la cité carcérale.
00:30C'est quand même monumental.
00:31Donc, on n'a aucune maîtrise de notre politique d'incarcération.
00:34Mais ce que vous soulignez, c'était très juste, c'est qu'on a un quart des détenus qui sont
00:37des étrangers.
00:38Techniquement, ils ne sont pas censés être là.
00:40On a un quart des détenus qui ont des troubles psychiatriques.
00:42Ils ne sont pas censés être là non plus.
00:43La prison, ce n'est pas un établissement psychiatrique fermé.
00:47Donc, on pourrait envisager d'avoir plus de place en construisant, et il faut le faire,
00:51mais aussi en répartissant autrement notre population carcérale.
00:54Et en expulsant les étrangers qui sont...
00:56Je reprends les mots d'Emmanuel Macron de 2017.
00:59Expulser ceux qui se rendent coupables de délits ou de crimes.
01:01Créer des places de prison.
01:02Vous les construisez ou vous les videz en les mettant ailleurs.
01:04La limite, peu importe.
01:05Le but, c'est qu'on puisse maîtriser cette politique
01:07et de pouvoir mettre en place des courtes peines pour les premiers faits,
01:10ce qui n'a pas été fait là.
01:11Sinon, il n'aurait pas eu 27 condamnations.
01:15Merci.
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