00:00Priorité au Rédiac, Jordan Barlella.
00:03Et ensuite, qu'est-ce que vous feriez, vous, à la place de Sébastien Le Parle ?
00:06Non mais c'est surtout un aveu d'échec et d'impuissance de la part du gouvernement
00:10qui est un bras d'honneur aux millions de Français qui travaillent
00:14et qui ont besoin de leur véhicule pour se déplacer, pour aller travailler.
00:18Il y a des millions de Français qui sont extrêmement inquiets
00:21de la crise qui est en train de se dérouler aujourd'hui partout dans le monde.
00:25Des blocages des dernières heures, notamment dans le détroit de Bad El Mandeb,
00:28qui vont avoir des conséquences cataclysmiques pour l'inflation
00:32et pour la vie quotidienne de millions de Français.
00:34Et nous continuons de réclamer une baisse de la fiscalité
00:36comme l'ont fait tous les pays européens autour de nous, tous nos partenaires européens.
00:40Je vous rappelle qu'il y a 60% de taxes sur les carburants
00:43et que si nous abaissons la TVA de 20% à 5,5%
00:47et que nous annulons les hausses de fiscalité qui ont été mises en œuvre
00:51sur le dernier mandat d'Emmanuel Macron, notamment par Édouard Philippe,
00:54eh bien c'est 20 euros que nous rendons immédiatement pour un plein de 40 litres
00:57à nos compatriotes.
01:00Oui mais Jean-Luc Mélenchon a le droit de faire des critiques
01:02et d'adresser les propositions qui sont les siennes.
01:05Je voudrais juste dire une chose.
01:07La mesure de baisse de la fiscalité que nous proposons
01:11revient à une baisse de la dépense publique de 12 à 15 milliards d'euros.
01:1512 à 15 milliards d'euros, c'est à peine 1% de la totalité des dépenses de l'État.
01:20Donc si dans un contexte où tous les Français se serrent la ceinture,
01:23le gouvernement et le Premier ministre sont incapables de baisser de 1%
01:27la totalité de la dépense publique,
01:30alors à ce moment-là, il faut laisser la place
01:32et il faut laisser d'autres faire à leur place.
01:35Monsieur Bardella, il y a une grogne qui est en train de monter
01:37avec des appels à manifester un peu partout en France.
01:40Ce matin, Fabien Roussel sur France 2 appelle les Français
01:43à prendre les ronds-points comme à l'époque des Gilets jaunes,
01:46à aller devant l'Elysée, devant les sous-préfectures.
01:48Qu'est-ce que vous en pensez ?
01:49Il faut mesurer le ras-le-bol aujourd'hui des Français.
01:52Il faut mesurer le ras-le-bol des Français qui n'arrivent plus à se déplacer,
01:56qui restreignent les petits plaisirs de la vie,
01:58qui restreignent les déplacements chez la famille le week-end,
02:02qui sont contraints de moins consommer, notamment en termes alimentaires.
02:05Le pouvoir d'achat va être la grande priorité
02:07et le grand enjeu de cette campagne présidentielle.
02:10Et moi, je veux dire à tous les Français
02:12qu'il y a des élections dans quelques mois
02:13et que ce qu'ils vivent, notamment en termes de fiscalité sur le carburant,
02:16c'est la conséquence de décisions politiques et de choix politiques
02:20qui sont faits depuis des années par Emmanuel Macron,
02:23par Édouard Philippe, par Gabriel Attal, par Sébastien Lecornu
02:26et qui a visé à augmenter la fiscalité sur les carburants.
02:29Je rappelle qu'Édouard Philippe et Gabriel Attal
02:31ont augmenté en 2018 la fiscalité sur l'essence, sur le carburant.
02:36Donc voilà, on vit dans un pays où se déplacer,
02:40se loger, se chauffer sont en train de devenir des biens de luxe.
02:43Nous, nous considérons qu'ils sont des produits de première nécessité
02:46et nous aurons précisément la campagne présidentielle
02:48pour faire connaître aux Français le plan de redressement
02:51des finances publiques que nous proposons,
02:53non pas pour faire joli, mais pour permettre à l'État
02:56de baisser la fiscalité et de rendre de l'argent
02:58à nos compatriotes directement à la pompe.
03:02La question qu'on doit se poser, c'est pourquoi est-ce que
03:04les pays européens autour de nous ont baissé la fiscalité
03:07sur les carburants et pourquoi est-ce que la France s'y refuse ?
03:11Gendarme Bardella, un mot simplement sur la situation à Carcassonne.
03:14Vous aviez promis au moment des dernières élections législatives
03:17qu'il n'y aurait plus de brebis galeuses au Rassemblement National
03:19au vu de la situation de ce policier qui était aussi membre du DPS,
03:23adhérent du Rassemblement National.
03:24Est-ce qu'il n'y a pas eu une preuve d'échec sur ce point-là ?
03:26Non mais vous êtes gentil, mais nous ne sommes pas responsables
03:30de tout ce qui se passe en France.
03:32Donc nous ne sommes pas responsables de l'augmentation des prix des carburants,
03:35nous ne sommes pas responsables de l'inflation alimentaire
03:38qui pèse sur les Français et nous ne sommes pas responsables
03:40des propos absolument ignobles qui sont tenus
03:44par un policier municipal de Carcassonne
03:47qui a été embauché par la précédente municipalité
03:50et par le maire Les Républicains.
03:52Ça ne veut pas dire que ces propos sont de la responsabilité
03:54du maire Les Républicains.
03:55Mais je me permets de vous rappeler pour être extrêmement précis
03:58que cette vidéo a manifestement attiré l'attention
04:03de l'ancienne municipalité et de l'administration en novembre 2025
04:07et que cette personne-là n'a pas été suspendue
04:09par l'ancien maire Les Républicains.
04:12Donc à partir du moment où nous avons eu connaissance de ces propos,
04:16le maire de Carcassonne, Christophe Barthès,
04:18a immédiatement suspendu cet agent dans l'attente
04:20de l'enquête administrative et de l'enquête pénale
04:22qu'il y aura très certainement derrière.
04:24Et je me permets d'attirer votre attention
04:32sur la position extrêmement claire
04:34que nous avons fait connaître ces dernières heures.
04:38Ce type de propos est non seulement indigne,
04:40mais rend son auteur et ses auteurs,
04:42s'il y en a d'autres, indignes de porter l'uniforme
04:44de la police municipale.
04:46– Jean-Léon Orbella, quelle est-elle de vos relations
04:48avec Marine Le Pen ?
04:49Beaucoup nous disent qu'il y a de la friture sur la ligne
04:52– Pardon, mais pardon, j'étais avec Marine au téléphone
04:56il y a quelques minutes.
04:58Je ne vais pas la rappeler devant vous
05:00et la mettre en haut-parleur.
05:02Enfin, je pourrais le faire d'ailleurs
05:04pour vous montrer que tout va bien,
05:05mais arrêtez, s'il vous plaît,
05:07de colporter des informations qui sont fausses.
05:10Je dis aux Français, arrêtez de lire les mensonges
05:12que vous pouvez trouver dans Libération.
05:15Notre unité est évidemment l'enjeu
05:19et le motif par lequel nous allons réussir
05:22cette élection présidentielle et ces élections législatives.
05:24Donc, ça va très bien.
05:26Et si certains attendent des preuves de déloyauté de ma part
05:29dans cette période extrêmement difficile pour le pays,
05:31c'est très mal me connaître.
05:32Et je vous annonce que je serai présent dimanche
05:34à Hénin-Beaumont pour le discours de rentrée
05:36de Marine Le Pen, qui va beaucoup parler
05:38du quotidien des Français.
05:40Et je vais tout faire dans les prochains mois
05:43et dès les prochaines heures et dès les prochaines minutes
05:45pour aller convaincre les Français
05:46et pour faire en sorte qu'elle soit la prochaine présidente
05:48de la République française.
05:49La croissance a baissé à 0,5% pour 2026.
05:52Roland Descure, le ministre de l'Économie,
05:54qui estime que les incertitudes économiques
05:56n'ont jamais été aussi fortes dans le pays.
05:58Une réaction sur ces toutes dernières informations.
06:01L'État extrêmement préoccupant de l'économie française
06:04va être encore une fois l'un des grands enjeux
06:06de cette campagne présidentielle.
06:09Le macronisme aura été l'autre forme d'un socialisme en pire
06:13qui aura accru les normes, la fiscalité, les réglementations
06:17sur la France du travail, sur nos artisans,
06:19sur nos commerçants, nos industriels.
06:22Je vous rappelle que nous vivons ces derniers jours
06:24un nombre record de faillites d'entreprises,
06:26près de 70 000 sur le dernier trimestre.
06:29Et nous allons nous travailler en étroite coopération
06:32avec les milieux économiques pour faire en sorte
06:33que dès le printemps, on puisse mettre en place
06:35un choc de compétitivité pour relancer la croissance,
06:39pour baisser le prix de l'électricité
06:41et bénéficier des fruits de notre production nucléaire,
06:43ce qui va permettre de baisser la charge énergétique
06:45qui pèse notamment sur nos entreprises,
06:47pour alléger les normes, pour simplifier la vie
06:49de nos chefs d'entreprise.
06:50Nous avons besoin de nos chefs d'entreprise
06:52et la France du travail sera, je dirais,
06:56au cœur du redressement de la nation
06:57et du redressement de l'économie française.
06:59Au vu de l'État des finances publiques,
07:01Jordan Bardella, est-ce que vous allez devoir reporter
07:03l'application d'une partie de votre programme
07:04en cas d'élection, voire retirer certaines mesures
07:07que vous ne pourriez pas financer en l'État ?
07:09Non, nous allons, si les Français nous font confiance
07:12avec Marine, dès le printemps,
07:14mener la plus grande opération de nettoyage
07:16des finances publiques qui n'ait jamais été conduite.
07:18La France vit au-dessus de ses moyens depuis 50 ans
07:20et avant d'aller demander des efforts à nos compatriotes
07:22et notamment aux Français qui travaillent
07:24ou qui ont travaillé, l'État doit réduire ses dépenses,
07:27l'État doit réduire son gaspillage
07:29et l'État doit réduire son train de vie
07:30pour rendre aux Français les fruits de leur argent.
07:33Donc notre politique économique, elle est très simple,
07:36c'est moins de dépenses, moins d'impôts
07:37et donc nous allons réduire la voilure dans l'immigration,
07:40dans le train de vie de l'État,
07:41dans les opérateurs publics qui coûtent beaucoup d'argent,
07:44dans la fraude et dans les abus du modèle social français.
07:47Et quand vous avez des millions de Français
07:49qui n'arrivent plus à se soigner,
07:51par exemple parce que le reste à charge est trop important,
07:54eh bien il n'est pas normal que l'État français continue
07:56d'offrir la gratuité des soins aux étrangers
07:58en situation irrégulière
07:59ou de distribuer de l'argent à la terre entière
08:02alors que l'argent manque
08:03et que cet argent doit être fléché vers des baisses d'impôts.
08:05Est-ce qu'on peut imaginer un départ à la retraite à 60 ou 62 ans ?
08:10Non mais d'abord c'est difficile pour moi de vous répondre
08:13en 30 secondes sur un sujet aussi vaste.
08:16Mais le problème de l'économie française,
08:19c'est qu'il n'y a pas assez de gens qui en quantité travaillent
08:22et qu'aujourd'hui l'effort repose sur une trop petite minorité de personnes.
08:27Et donc la réforme des retraites extrêmement ambitieuse
08:29que nous proposons et que nous allons proposer
08:31qui valorise la durée de cotisation
08:33va permettre aux Français d'entrer plus tôt sur le marché du travail
08:36parce que nous souhaitons en finir avec le collège unique
08:41et revaloriser de manière significative l'apprentissage
08:43et les filières manuelles
08:44et faire en sorte qu'on puisse baisser les cotisations
08:48qui s'appliquent sur les chefs d'entreprise
08:50pour inciter à conserver les seniors
08:54qui le peuvent et qui le souhaitent un peu plus tard
08:56sur le marché du travail.
08:58Mais vous connaissez notre position.
09:00Nous défendons un système des retraites
09:02qui permettra de partir jusqu'à 42 années de cotisation.
09:06Ces 42 années de cotisation,
09:07elles devront être réellement effectuées.
09:09Mais il est normal que des Français
09:11qui ont des métiers difficiles
09:12et notamment des carrières longues
09:13puissent partir plus tôt à la retraite.
09:16Donc cette réforme, elle doit être juste.
09:17Aujourd'hui, plus vous cotisez longtemps
09:19sur le marché du travail,
09:20moins vous devez cotiser, je dirais, longtemps
09:22pour pouvoir avoir une retraite à tout plein.
09:24Donc c'est une injustice inouïe pour la France du travail.
09:27Mais avant de demander des efforts
09:28aux Français qui travaillent
09:30et aux Français qui ont travaillé,
09:32il faut aussi demander des efforts à tout le monde.
09:35Merci à tous.
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