Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 9 minutes
Henri Sannier, avocat de l'association Innocence en danger, était invité de L'Heure des Pros Eté sur CNEWS ce dimanche 9 août. «Il y a partout des enquêteurs qui n'aiment pas les enfants», a-t-il accusé. 

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:001 200, oui, 1 275 procédures à Nîmes, fantômes, c'est absolument incroyable.
00:06Alors, on avait déjà un peu cette intuition, parce que la civile,
00:10la Commission sur l'inceste et les violences sexuelles,
00:13avait identifié qu'il y avait en France, en France,
00:16160 000 enfants par an victimes de violences sexuelles.
00:20160 000, ça fait un enfant toutes les trois minutes.
00:24On vient à peine de commencer, ça veut dire qu'il y a déjà un enfant
00:26qui a été victime de violences sexuelles.
00:28Mais pour autant, on n'avait pas ce tsunami, ce raz-de-marée
00:32dans les commissariats et les gendarmeries, en réalité.
00:35Peut-être qu'il y avait déjà quelque chose qui se passait
00:37dans les commissariats et les gendarmeries.
00:39J'ai envie de dire que cela démontre que sur l'ensemble du territoire,
00:43que ce soit en haut à Caen, que ce soit en bas Nîmes,
00:46que ce soit à gauche ou à droite, dans l'Est ou dans l'Ouest,
00:48il y a partout, partout, des enquêteurs qui n'aiment pas les enfants.
00:54Il y a une expression qui est extrêmement symbolique,
00:57que c'est celle de porter plainte.
01:00Imaginez ce que c'est pour un enfant de six ans
01:03que de se rendre dans un commissariat avec ses parents
01:06et de venir dire « Mais vous savez,
01:09monsieur le curé, le surveillant de l'école,
01:13l'animateur du centre de vacances où j'ai été,
01:16il fait des choses pas bien. »
01:18Et recueillir cette parole, c'est quelque chose
01:20qui est déjà extrêmement dur.
01:22C'est quelque chose qui est difficile.
01:24Ça fait des années qu'il nous sent sans danger
01:26avec sa présidente, Tomé Rasselier,
01:28se bat pour que nous arrivions au niveau du Canada.
01:31Et nous avons intégré en France ce protocole à Nice et HD.
01:34C'est un protocole qui fait que les questions posées aux enfants
01:36sont des questions ouvertes, qui n'appellent pas de réponse.
01:38Qu'est-ce que l'on voit dans ce dossier ?
01:40On voit que l'on confie l'audition d'un enfant à un réserviste,
01:45quelqu'un qui n'est pas un professionnel,
01:46quelqu'un qui n'est pas formé.
01:48Et cette audition, elle se passe comment ?
01:51Selon ce document, par téléphone.
01:54On auditionne un enfant victime de violences sexuelles par téléphone.
01:58C'est inadmissible.
01:59Nous sommes en colère, nous sommes révoltés sur cette façon de faire.
02:02Nous n'imaginions pas que la France était dans un tel désastre.
Commentaires

Recommandations