00:00Les Argentins manifestent contre la vente d'une partie du territoire à des étrangers.
00:04A Buenos Aires, des milliers de personnes ont manifesté ce jeudi 6 août
00:07contre un projet de loi du gouvernement ultralibéral de Javier Milei.
00:11Le texte prévoyait de supprimer toutes les limites à l'achat de terre argentine par des étrangers,
00:15qu'il s'agisse de particuliers ou d'entreprises.
00:18Les opposants dénoncent notamment un projet qui favoriserait, entre autres,
00:22les milliardaires américains de la tech,
00:23comme Sam Altman, qui viserait de vastes étendues de la Patagonie,
00:26riches en eau et où le climat est idéal pour l'installation de centres de données.
00:30Baptisé inviolabilité de la propriété privée,
00:33le projet de loi aborde des sujets très divers.
00:36Il prévoit par exemple de faciliter les expulsions en cas d'impayés,
00:39mais aussi de limiter les expropriations et d'assouplir l'usage de certains terrains ruraux,
00:44notamment se toucher par des incendies.
00:45Une forte opposition s'est donc organisée autour d'un slogan,
00:49« La patrie ne se vend pas ».
00:50Ce que nous prétendons avec cette loi, c'est que l'Argentine ne laisse de être des Argentins.
01:03Lors du rassemblement, qui a réuni plusieurs milliers de personnes,
01:06de violents heurts ont opposé la police aux manifestants.
01:08Plusieurs personnalités publiques ont apporté leur soutien au mouvement,
01:12comme le défenseur titulaire de la sélection argentine Lisandro Martinez,
01:15ou encore la chanteuse Chini, qui compte plus de 20 millions d'abonnés sur Instagram.
01:19Face à cette contestation, la mesure principale du texte,
01:22qui visait à ne plus contrôler du tout les ventes de terrains aux étrangers,
01:26a finalement été retirée du projet.
01:28Selon un collectif de chercheurs du CONICET, l'équivalent argentin du CNRS,
01:32près de 5% du territoire argentin est déjà détenu par des étrangers,
01:36et ce chiffre dépasse la limite légale de 15% dans certains districts stratégiques.
01:41Le projet de loi est passé ce jeudi soir au Sénat, avec de nouvelles modifications.
01:45Après le Sénat, où le parti de Millet n'est pas en position de force avec 20 sénateurs sur 72,
01:50le texte doit être examiné par la Chambre des députés.
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