00:00 Une grève générale et des manifestations d'ampleur en Argentine
00:03 pour protester contre les politiques budgétaires du nouveau président.
00:06 Des dizaines de milliers de personnes se sont réunies ce mercredi
00:09 dans les rues de la capitale et d'autres villes du pays.
00:12 Elles ont répondu à l'appel du principal syndicat argentin, la CGT,
00:15 un mois et demi après l'arrivée au pouvoir de Javier Milei,
00:18 le nouveau président ultra-libéral.
00:20 Il est en effet confronté à sa première contestation d'ampleur
00:23 en raison des lois et réformes économiques dérégulatrices qu'il veut mettre en place.
00:27 Javier Milei souhaite prendre des mesures d'austérité
00:30 et réduire drastiquement les dépenses de l'État
00:32 afin de combler le déficit budgétaire du gouvernement.
00:35 Le président avait par exemple déjà annoncé en décembre
00:37 la dévaluation de la monnaie de 54%.
00:40 Depuis décembre, j'ai eu de l'angoisse, de la peur,
00:45 de l'incertitude, de ne pas savoir ce qui va se passer,
00:49 ce que va se passer.
00:53 Il y a un sujet où on ne sait pas ce qui va se passer demain,
00:59 si je vais avoir de l'argent pour manger, si je n'en aurai pas,
01:01 si mes enfants vont pouvoir étudier.
01:02 La date de la contestation n'est d'ailleurs pas choisie au hasard
01:05 puisque le Parlement examinait ce mercredi la loi Omnibus,
01:08 une série de réformes qui touchent notamment
01:10 aux calculs des retraites, à la journée de travail,
01:12 mais concernent aussi des questions fiscales,
01:14 politiques ou sécuritaires,
01:15 comme le contrôle des manifestations.
01:17 Javier Milei justifie ces mesures par la nécessité
01:20 de redresser l'économie argentine
01:21 alors que l'inflation a atteint 211% sur l'année 2023.
01:25 [Musique]
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