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  • il y a 2 minutes
Le journaliste et écrivain Arnaud Benedetti réagit notamment aux déclarations récentes de Laurent Nunez qui a critiqué l'interprétation des images de la crise de Ceuta. Il observe que sous la présidence d'Emmanuel Macron, la liberté d'expression a parfois été limitée. «Emmanuel Macron considère que le débat public doit être domestiqué».

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Transcription
00:00Oui, clairement, mais si vous voulez, ce n'est pas nouveau finalement.
00:04Depuis qu'Emmanuel Macron a accédé à l'Élysée, il a, j'allais dire, une constante.
00:10C'est qu'il considère que le débat public, qui est une composante d'une démocratie libérale,
00:16et le débat public doit être autonome, il doit échapper au contrôle de l'État,
00:21le débat public doit être, qu'on le veuille ou non, d'une certaine façon domestiqué.
00:26Alors, il y a eu les déclarations de Laurent Nunez suite, en effet, à ce qui s'est passé à
00:31Ceuta ce week-end,
00:33mais auparavant, faut-il encore rappeler qu'il y a eu un rapport sénatorial
00:37qui a inventé une notion totalement floue, mais dont on voit bien quelles sont les intentions derrière,
00:45la fameuse notion d'ingérence intérieure, et puis il y a eu le vote de la loi
00:49sur l'interdiction d'accès aux réseaux sociaux pour les mineurs de moins de 15 ans,
00:55loi dont on sait d'ailleurs qu'elle a été appliquée en Australie,
00:59qu'elle a été votée et appliquée en Australie, et qu'elle ne donne pas les résultats escomptés.
01:03Donc vous avez toute une atmosphère, en effet, qui s'installe,
01:08et qui quand même met à mal les fondamentaux de ce que doit être une démocratie libérale.
01:14Une démocratie libérale, c'est une démocratie pluraliste,
01:16c'est une démocratie avec des contradictions,
01:18où l'on doit pouvoir exprimer des opinions qui soient des opinions différentes les unes des autres.
01:24Aujourd'hui, il y a d'une certaine façon une forme de volonté de cadenasser le débat.
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