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Bernard Cohen-Hadad, président du cercle de réflexion Etienne Marcel, analyse la crise migratoire de Ceuta. Il vise en particulier les décisions de Pedro Sanchez, président du gouvernement d'Espagne, qui prend des décisions favorisant l'immigration. «Cette affaire de Ceuta repose sur l'erreur politique majeure de l'Espagne».

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Transcription
00:00Il y a un vrai enjeu de leadership en Europe, Elodie Huchard, c'est est-ce que la France, un
00:06certain nombre de pays, va garder le leadership face à de nouveaux pays,
00:10je pense effectivement à l'Italie, au Danemark et à la Finlande, qui veulent reprendre un peu d'initiative.
00:16Mais cette affaire, avant tout pour moi, elle repose sur une erreur politique manifeste, c'est l'erreur de l
00:22'Espagne.
00:23Ne remettons les choses dans leur contexte. Quand M. Sanchez accepte et affirme régulariser, vouloir régulariser 500 000 migrants,
00:32qu'il a 1 200 000 demandes qui arrivent dans son pays, que la Cour suprême, le Tribunal suprême espagnol,
00:40affirme qu'il n'y aura pas,
00:43même si c'est maladroit, dans un arrêt de refoulement automatique, comment voulez-vous que les migrants, que les mafias,
00:51comme ça a été dit par Myriam Jebali Lara, ne profitent pas du système, voire d'un certain nombre de
00:56pays étrangers
00:57qui veulent avoir de l'influence, pour faire en sorte de déstabiliser cette partie, cette enclave.
01:05Et bien entendu, ce pays qui est aujourd'hui, je parle de l'Espagne, est dirigé de manière un peu
01:10étonnante,
01:11c'est-à-dire au rebours d'une volonté de refermer un certain nombre de frontières,
01:15parce que l'ensemble des pays européens, et notamment des peuples, veulent un contrôle de l'immigration.
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