00:00Ce terrain de rugby qui est actuellement occupé par ces caravanes, ces caravanes qui vous posent problème.
00:06Augustin Marier, merci d'être avec nous. Vous êtes président de Marseille Rugby Méditerranée.
00:11Racontez-nous votre histoire. Pourquoi êtes-vous en colère ce matin ?
00:18Bonjour. Tout d'abord, pourquoi on est en colère ? Parce que les années se suivent et se ressemblent malheureusement
00:24puisqu'encore une fois, cette année, on subit l'envahissement de nos terrains par les gens du voyage.
00:29Et c'est très problématique pour nous, pour une reprise d'entraînement, pour les dégradations sur les terrains, pour toutes
00:35ces choses-là.
00:36Et ça devient clairement insupportable pour nous de vivre ça chaque année.
00:39Vous dites chaque année. C'est depuis combien d'années que vous vivez ce genre de situation l'été ?
00:47Ça fait des années que ça dure. Ça fait plus de 15 ans.
00:50Et récemment, l'année dernière, c'est deux envahissements de terrain.
00:53Une fois le 20 juillet, une fois le 20 juillet, une fois le 20 juillet.
00:56Et puis cette année, on recommence le dimanche 26 juillet, il y a 10 jours, avec encore une communauté qui
01:02vient s'installer sur nos terrains.
01:03On ne peut pas chaque année vivre au rythme des gens du voyage et des transhumances.
01:06Ce n'est pas possible pour nous. On est un club de rugby et à un moment donné, on doit
01:09pouvoir pratiquer notre sport.
01:11On doit pouvoir accueillir les 650 licenciés correctement dans des conditions décentes.
01:16Est-ce que vous vous êtes rendu sur place ? Est-ce que vous avez noué un dialogue ? Qu
01:21'est-ce qui en est ressorti, si c'est le cas ?
01:25Bien sûr qu'on s'est rendu sur place.
01:27Nous, on est chez nous. On vit toute l'année sur place. On s'y entraîne.
01:31Donc bien sûr qu'on s'est rendu sur place. Un dialogue, il y en a un.
01:34Mais c'est un dialogue stérile.
01:35Eux veulent être là parce qu'ils n'ont pas d'air de grand passage, qu'ils souhaitent s'installer.
01:40Nous, on veut avoir des terrains dispo et on veut pouvoir pratiquer notre sport.
01:44Donc forcément, dès lors qu'on ne partage pas le même point de vue, on ne peut pas être d
01:46'accord.
01:48Maintenant, il ne se passe rien de plus.
01:50Mais eux sont là. Nous, on ne peut pas profiter de nos installations.
01:53Et c'est vraiment problématique pour nous.
01:55Vous dites que vous vivez ça depuis une quinzaine d'années.
01:57Mais c'est quoi vos solutions ?
01:59Là, c'est d'attendre que ces personnes partent d'elles-mêmes ?
02:04Alors, solution, ce n'est pas à moi de les donner.
02:06Il y a des gens bien plus malins que moi qui doivent les donner.
02:09Donc c'est le travail.
02:10Et ça, c'est à eux de s'en occuper.
02:12Moi, aujourd'hui, à part attendre.
02:14Effectivement, je ne peux pas attendre grand-chose.
02:16À part leur départ.
02:18Visiblement qu'on aura lieu aux alentours du 17 août.
02:20Mais quand ils seront partis le 17 août, ça fera trois semaines qu'ils sont là.
02:23Je vous laisse imaginer ce que c'est.
02:24Un terrain sur lequel on roule en voiture, en vélo, en trottinette, en camion.
02:29Sur lequel on a stationné pendant plus de trois semaines.
02:31Avec les températures qu'on a actuellement.
02:33À part retrouver une prairie jaune et tassée.
02:37Sur lequel on ne peut plus pratiquer de rugby.
02:39C'est la seule chose que je vais retrouver.
02:40Maintenant, les solutions, c'est à nos institutions de les trouver.
02:43Ce n'est pas à moi.
02:44Et surtout, je ne suis pas du tout là pour ce genre de choses.
02:46Merci.
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