- il y a 8 heures
Avec Franck Zannoni, Fondateur de Sora et Romain Viennois fondateur du projet Grand Jardin
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NewsTranscription
00:00Picotis Solaire, expert en solutions photovoltaïques pour un avenir durable.
00:04Et Akhena, la reine des vérandas et des pergolas, vous présente
00:07Sud Radio, la planète demain, Christophe Debiens.
00:11Bonjour et bienvenue sur Sud Radio pour un nouvel épisode de la planète demain.
00:14La seule émission dédiée à l'écologie positive
00:17qui donne la parole aux porteurs de solutions environnementales.
00:21Et justement aujourd'hui, nous avons le plaisir de recevoir dans les studios de Sud Radio
00:25Frank Zanon, fondateur de Sora, une marque différente.
00:29Né d'un constat simple autour des soins capillaires naturels, innovants et créés en Corse.
00:35Ainsi que Romain Viennois qui lui est fondateur du projet Grand Jardin.
00:39Alors d'abord bonjour à tous les deux et ensuite je vais commencer avec Franck.
00:44Comme ça on va parler capillaire tout de suite et ensuite on passera à Grand Jardin.
00:50Des cheveux à la pelouse, je ne sais pas s'il y a en tout cas une originalité.
00:56Mais parlons écologie.
00:57Allez c'est parti Franck.
00:59Franck Zanon, vous débutez la coiffure à 16 ans comme apprenti.
01:04A 22 ans vous devenez l'assistant du fameux Jean-Marc Magnatis à Paris
01:09qui vous permet de découvrir ainsi l'univers de la haute couture.
01:13Et vous poursuivez ensuite votre carrière au sein de groupes très prestigieux
01:17et vous développez vos compétences managériales.
01:19En 2006 vous ouvrez à Ajaccio votre premier salon haut de gamme Envy.
01:25On dit Envy ou Envy ?
01:26Envy.
01:27Envy.
01:27Et créez ensuite Fast & Cut et puis Chip.
01:31Tout un programme en fait autour du cheveu.
01:35Et vous êtes devenu presque un artiste de la coiffure.
01:39Alors d'abord bonjour Christophe, merci de m'accueillir.
01:41Effectivement j'ai un parcours comme vous l'avez décrit artistique
01:49ensuite qui a été porté sur un développement de concepts
01:55et puis dans ce développement de concepts par un besoin
01:59on en est venu à travailler, à obtenir sur de la formulation
02:03et à s'intéresser aux cosmétiques 100% naturels.
02:10Alors c'est un parcours de plus de 30 ans en fait dont on parle.
02:13Oui.
02:14Dans le milieu de la coiffure professionnelle bien sûr.
02:18Vous avez travaillé sur des défilés haute couture, j'en parlais tout à l'heure
02:21et dans des magazines de luxe internationaux.
02:24Mais qu'est-ce que ces expériences vous ont apporté finalement ?
02:27Alors ces expériences m'ont apporté d'abord l'excellence.
02:33L'excellence dans le travail, l'excellence dans l'image aussi également.
02:37Et c'est ce que j'ai voulu faire ressentir à travers et transporter et transmettre ce savoir-faire en
02:43fait.
02:44Donc après plusieurs salons et concepts créés à Jacques-Cieux, j'en parlais encore une fois en introduction.
02:50Pourquoi avoir lancé Organic Air puis Sora ?
02:55Alors les deux sont liés.
02:56On a lancé Organic Air qui aujourd'hui on est devenu franchiseur depuis très peu.
03:01et à l'intérieur de ce concept c'est Organic Air au plus près de la nature.
03:07Au plus près de la nature, Organic Air est un concept avec trois forfaits, trois formules d'appel
03:13et on travaille avec des produits d'excellence à 99% dans la marque Légérie Organic Air
03:21et 100% avec Sora.
03:24Ce qui m'a fait amener Sora, ça a été un besoin après Covid, les matières premières qui ont augmenté.
03:29Et puis c'est aussi un retour aux sources parce que Christophe vous avez parlé de ma carrière professionnelle
03:33mais moi je suis une personne du monde rural.
03:36Et ça a été important quand j'ai quitté Paris de revenir sur l'île de beauté.
03:40On revient à ses origines, la terre et il fallait, c'était important de mettre la terre en avant.
03:48Alors aujourd'hui l'identité et la philosophie de Sora c'est quoi ?
03:52La philosophie de Sora c'est avant tout une vraie traçabilité.
03:58C'est d'abord un travail, c'est une chaîne humaine, Sora.
04:01Sora on part de la terre, on met nos agriculteurs en avant.
04:05C'est de l'agriculture biologique, on n'est pas labellisé AB.
04:12Par un vouloir réel.
04:15Et ensuite l'ADN c'est toute une traçabilité.
04:19Sora c'est endémique.
04:20Sora est une marque cosmétique, quand je dis endémique, c'est par sa traçabilité.
04:25On part de la production, le laboratoire est en Corse, le conditionnement est en Corse.
04:29Et on est à 98% traçable.
04:33Alors en plus, j'ai vu que vous aviez une gamme qui repose sur des ingrédients emblématiques de Corse.
04:39Comme la Népita, l'Immortel ou la Clémentine de Corse.
04:43Pourquoi ce choix du terroir insulaire finalement ?
04:46Alors ce choix a été fait par leur vertu en premier lieu.
04:49On a des plantes endémiques sur notre territoire avec des vraies vertus.
04:56Vous prenez la Népita.
04:57Alors la Népita, j'en parle rapidement.
04:59C'est une plante qui ressemble à l'odeur à la menthe un peu marjolaine.
05:03Qui a un bienfait apaisant pour le cuir chevelu.
05:06On va travailler avec, on a remis au goût du jour, le shampoing au vinaigre.
05:11Alors le vinaigre, à l'époque, dans les années 80, on s'en servait.
05:14Ce n'était pas forcément agréable par son odeur.
05:16Mais qui a une très grande vertu.
05:18Ça resserre les écailles du cheveu.
05:20Ça donne de la brillance aux cheveux.
05:22Et on l'a travaillé avec un vrai vinaigre.
05:25Ce n'est pas de l'alcool où on va mettre de la clémentine Corse ou de l'Ecosse.
05:28Non, on l'a fait avec un vrai jus de clémentine macérée à obtention d'un vinaigre.
05:35Et on a travaillé surtout l'odeur.
05:36On est dans du 100% naturel.
05:38Il n'y a pas d'alcool dans nos produits.
05:41Le temps suractif, pareil, est naturel.
05:44Alors vous parliez tout à l'heure de traçabilité.
05:47Justement, vous insistez sur la traçabilité de vos produits grâce à un QR code,
05:53notamment sur le flacon, du flacon jusqu'au champ.
05:58En quoi est-ce devenu un enjeu essentiel pour vous ?
06:01La transparence.
06:02Sora est transparent.
06:03Aujourd'hui, il y a trop de Made in France avec des produits importés d'extérieur, de matières premières.
06:10Donc le Made in France, c'est merveilleux.
06:12Moi, je le revendique.
06:13Je suis pour.
06:14Mais j'aimerais qu'on pousse un petit peu le bouchon un peu plus loin, Maurice, si on le veut
06:18bien.
06:18C'est-à-dire qu'aujourd'hui, le Made in France, il faut une vraie traçabilité.
06:24Et nous, notre vraie traçabilité avec ce QR code, quand on le scanne, c'est notre producteur.
06:30Dans son champ, on le voit.
06:32Il y a un vrai suivi.
06:34Et c'est important parce que c'est ce qui donne la valeur aussi de Sora.
06:36Et comment vous choisissez vos producteurs Corses avec lesquels vous travaillez ?
06:41Alors la Corse, c'est tout petit.
06:43C'est par infinité.
06:45On se connaît.
06:46Et j'ai commencé avec un producteur qui était à côté de chez nous.
06:51D'abord, j'en ai parlé en premier lieu avec mon laboratoire.
06:55Et puis, par connaissance et par infinité, quand on se rencontre.
06:59Et vous avez une gamme qui s'appelle Organicaire.
07:03On en a parlé aussi il y a quelques minutes.
07:06Qui est mise sur des produits composés à 98% d'ingrédients naturels.
07:12Mais pourquoi cet engagement vers une cosmétique beaucoup plus saine et respectueuse de l'environnement ?
07:18En premier lieu, c'était un challenge.
07:20Et c'était de faire ce que les autres ne font pas, tout simplement.
07:22Aujourd'hui, on sait que le domaine du cosmétique capillaire est un domaine quand même assez saturé.
07:29Et je me suis dit, quitte à y aller, autant y aller et faire ce qui n'existe pas.
07:36Et c'est ce qu'on a fait.
07:37Alors votre marque, elle a récemment reçu plusieurs distinctions.
07:40Dont le Grand Prix de l'Innovation et trois médailles aux victoires de la beauté.
07:44Qu'est-ce que ça représente pour vous ces récompenses ?
07:47Et notamment pour l'avenir de Sora ?
07:50Mais c'est une belle récompense parce que les victoires de la beauté, ce n'est pas un jury.
07:55On a eu en fait au Mondial Coiffure Beauté, on a eu le prix de l'innovation par un jury
08:00d'une dizaine de personnes.
08:01qui fait partie d'aussi bien journalistes pharmaceutiques que les victoires de la beauté.
08:13C'est un prix bien plus reconnaissant dans le sens où c'est testé par des personnes lambda, sans étiquette.
08:23Et c'est un vrai retour client.
08:26Merci infiniment cher Franck Zanon et fondateur de Sora, une marque différente.
08:32Né d'un constat simple autour des soins capillaires naturels, innovants et surtout créés en Corse.
08:38Nous allons faire une petite pause et nous retrouver dans un court instant sur Sud Radio avec nos invités.
08:43Et bien sûr avec Thibaut, notre French Trotter national pour la planète de main qui cette semaine voit la vie
08:49en rose.
08:50A tout de suite sur Sud Radio.
08:52Picotis solaire, expert en solutions photovoltaïques pour un avenir durable.
08:55Et Akhena, la reine des vérandas et des pergolas vous présente...
08:59Sud Radio, la planète de main, Christophe Debiens.
09:02Eh oui, vous êtes sur Sud Radio pour la planète de main en compagnie de nos deux invités mais aussi
09:06de Thibaut, notre French Trotter qui aujourd'hui va revenir sur un événement auquel il a participé.
09:12Un événement pour le moins original autour de la rose, n'est-ce pas Thibaut ?
09:16Eh oui Christophe, c'est bien ça. En mai dernier, j'ai participé à des vendanges florales.
09:20Oui, vous avez bien entendu. Tôt le matin, nous avons récolté des roses encore couvertes de rosée avant qu'elles
09:25ne soient distillées pour produire de l'eau florale et de l'huile essentielle.
09:28Et cette récolte, ainsi que les différents ateliers proposés tout au long de la journée, était organisée par la maison
09:34de parfum Aimée de Mars, dans son jardin d'Aimée, à Montcresson, dans le Loiret.
09:39Et j'ai rencontré sa fondatrice, Valérie Demars. Elle nous parle de ces vendanges pas comme les autres et nous
09:44explique pourquoi la rose, ce trésor dans la nature, est une fleur si particulière.
09:49Alors les vendanges florales, c'est vrai que c'est nouveau, ça n'existe pas. Normalement, on vendange plutôt le
09:54raisin et au mois de septembre ou octobre, eh bien nous, nous vendangeons les roses.
09:58Et c'est au mois de mai, parce que nous avons trois types de roses, plutôt des roses anciennes, qui
10:03sont les roses Damas et les roses Gallica,
10:06traditionnellement utilisées dans la parfumerie, que nous allons récolter chaque matin, du 15 mai au 15 juin, au moment de
10:12la rosée, à 8h30 et 8h du matin, en fonction des jours.
10:15Et lorsque nous récoltons ces roses, ensuite nous les distillons dans un alambic pour obtenir et l'eau florale et
10:22l'huile essentielle.
10:24Ces roses anciennes sont traditionnellement utilisées dans la parfumerie, mais elles ne fleurissent qu'un mois de l'année.
10:30Et nous avons découvert un rosier qui est magnifique, qui est lui plutôt moderne, remontant, ça veut dire qu'il
10:36va fleurir du 15 mai au 15 septembre.
10:39Et en plus, il a une senteur incroyable, et il sent en plus de la rose, la pêche et le
10:44litchi.
10:45Justement, est-ce qu'on peut s'approcher d'une rose ?
10:47Par exemple celle-ci ?
10:48Voilà, je vous laisse sentir.
10:49Voilà, et j'aimerais justement partager avec nous, avec les auditeurs, cette sensation olfactive.
10:53Comment on pourrait décrire ce parfum de rose ?
10:54C'est magique, c'est l'âme qui agit.
10:57Alors sinon, on pourrait décrire une note bien sûr florale, légèrement fruitée, aussi douce.
11:05On sent un côté pétale.
11:08En fait, c'est très varié, puisqu'on, dans une huile essentielle de rose, il y a jusqu'à 100
11:13constituants.
11:14Bien sûr, il y a des constituants majoritaires, le linalol, l'alcool phénithinique, le géraniol.
11:19Mais après, il y a tout un tas d'autres petits ingrédients qui font qu'en parfumerie synthétique,
11:24on va reproduire avec des molécules de synthèse l'odeur de la rose, avec 4-5 ingrédients.
11:31Mais on ne saura jamais remplacer toute la complexité et la richesse d'une huile essentielle de rose naturelle.
11:39Et moi, je n'utilise que des matières naturelles.
11:41Nos parfums et mes demars sont composés qu'avec des huiles essentielles, des absolues, des isolats naturels.
11:47Ces roses, quelles sont leurs vertus ? Qu'est-ce qu'elles peuvent nous transmettre ?
11:49La rose, quand on vit à côté d'elle, bien sûr, elle sent très bon, elle est magnifique.
11:53Et en même temps, elle a des épines.
11:54Elle nous apprend à nous aimer nous-mêmes avec nos épines.
11:57C'est une grande guérisseuse.
11:59C'est en cela qu'on ne pourra jamais remplacer une rose et sa vibration, son énergie, par une rose
12:05synthétique.
12:06La vibration du pétrole n'a rien à voir avec la vibration de la rose naturelle.
12:12Et puis, il ne faut pas oublier que ce qu'on respire rentre dans notre corps.
12:15Et quand on respire un parfum synthétique, à base de pétrole, on fait rentrer du pétrole dans nos poumons.
12:22C'est un peu comme si on fumait.
12:25Et aussi, il ne faut pas oublier qu'il y a trois parfums sur quatre qui contiennent des perturbateurs endocriniens.
12:29Pour moi, c'est vraiment important d'utiliser des matières 100% naturelles.
12:33Bien sûr, on va se sentir bon avec un parfum, mais aussi, il va nous accompagner sur notre chemin, à
12:40traverser les émotions chaque jour, des bonnes, parfois des plus difficiles.
12:45Et la rose, elle nous apporte beaucoup de tendresse.
12:48Et là, je vois Sandra qui participe à la cueillette.
12:50Vous connaissiez les vendanges florales ?
12:52Non, c'est une découverte.
12:53On découvre aussi les lieux par hasard.
12:55Et c'est très agréable.
12:56On est dans un écran de nature exceptionnelle.
12:59On entend les grenouilles derrière nous.
13:01Est-ce que c'est aussi une manière de se reconnecter à la nature ?
13:03Tout à fait.
13:04Pour nous qui vivons en région parisienne, c'est vraiment une pause et on prend le temps, en fait.
13:10Je crois que c'est vraiment ce qu'on recherche en venant ici, prendre le temps.
13:14Merci Thibault pour cette parenthèse au contact de la nature.
13:17Et comme il y en a beaucoup à raconter sur les roses et sur le parfum, on vous retrouve la
13:22semaine prochaine pour la suite de ces vendanges florales.
13:26A très très vite.
13:27Nous sommes maintenant en compagnie de Romain Viennois, fondateur du projet Grand Jardin.
13:32Bonjour Romain.
13:32Bonjour.
13:33Alors, à 47 ans, vous êtes diplômé de l'IEP de Paris et de l'ESCP.
13:38Et vous avez une bonne connaissance de l'hôtellerie après avoir consacré la première partie de votre carrière professionnelle à
13:43la création d'auberges de jeunesse.
13:45Puis en créant aussi France Hostel.
13:47Pour vous rapprocher de vos valeurs et partager votre passion pour la culture de potager, vous vous êtes reconverti à
13:54la profession d'agriculteur entre 2020 et 2021,
13:58avant de lancer votre premier grand projet Grand Jardin à Clairefontaine dans les Yvelines.
14:03Lors d'une de vos prises de parole, vous affirmiez que la contrainte climatique ne freinait pas la demande touristique,
14:09mais la transformait.
14:10Qu'entendez-vous précisément par là ?
14:13C'est cette idée qu'avec le dérèglement climatique, de toute façon, on ne va pas avoir le choix.
14:18Quand vous avez une destination où il n'y a plus d'eau, où il fait trop chaud, où il
14:23n'y a plus de neige, vous allez être obligé de vous adapter.
14:27Il y a ce côté contrainte physique.
14:28Mais il y a aussi un choix, c'est-à-dire que c'est ça que je trouve intéressant et
14:31que j'essaie de faire avec Grand Jardin,
14:32c'est qu'il y a aussi de plus en plus de gens qui veulent voyager autrement et qui sont
14:35à la recherche d'un tourisme qui soit plus résilient et plus engagé.
14:39– Et selon vous, en quoi la flambée du prix du kérosène, et là on est en plein dedans, et
14:44des billets d'avion, agit-elle comme un accélérateur de cette évolution du tourisme ?
14:49– On a forcément, dans chaque choix de tourisme, vous avez une contrainte budgétaire.
14:55Donc il n'y a pas une personne qui part en voyage sans avoir à raisonner autour de son budget.
15:00Et donc forcément, ça joue.
15:02Mais au-delà de ça, ce n'est pas forcément le seul facteur.
15:06Et quand vous choisissez votre destination touristique, vous allez aussi regarder les émotions, les convictions.
15:11Et justement, c'est comme ça que j'essaie de faire de Grand Jardin, et avec d'autres, des destinations,
15:18où on va supprimer cette contrainte kérosène-CO2 et proposer quelque chose.
15:23On peut être à une heure et demie de Paris, sans émission de CO2, en train, dans un lieu qui
15:28soit super engagé.
15:29– Pensez-vous que les Français voyagent aujourd'hui plutôt par conviction écologique,
15:34ou plutôt par nécessité économique ?
15:36– C'est toujours les deux. Vous avez forcément cet arbitrage qui va jouer sur tous les sujets.
15:44– Alors vous parliez d'un tourisme plus proche, plus sobre, moins dense.
15:49À quoi ça ressemble concrètement, ce nouveau modèle de vacances ?
15:52– Alors voyager près et voyager plus lentement, c'est certainement pas ne rien faire.
15:57Je pense qu'il faut vraiment se sortir de cette idée que, parce qu'on ne part pas loin, on
16:02va s'emmerder.
16:02Je le dis crûment.
16:05Au contraire, c'est un tourisme où on va parler de liberté, d'espace, d'autonomie, de temps.
16:11On va respirer tranquillement.
16:13Et je pense que ça répond à quelque chose de très très actuel en ce moment.
16:16Donc je crois beaucoup à ce que je fais.
16:18– Est-ce qu'on peut encore concilier envie d'évasion et impératif climatique ?
16:23– On n'a pas le choix.
16:25On n'a pas le choix.
16:27L'envie de partir, l'envie de voyager, l'envie de voir autre chose, de se confronter à d'autres
16:31gens, elle fait partie de nous.
16:33Et si on renonce à ça, on ne va pas s'en sortir.
16:37On n'arrivera pas à faire cette transition dont on a besoin.
16:39La solution, j'espère amener ma petite brique, c'est d'arriver à créer des destinations, des voyages où on
16:47va justement arriver à concilier les deux.
16:49– Alors restons positifs et restons optimistes.
16:52Vous avez raison, c'est important.
16:54Et puis c'est le thème de l'émission, l'écologie positive.
16:56Alors vous évoquez un changement d'imaginaire du voyage, notamment lorsqu'on vous écoute sur ces dernières paroles.
17:04Et est-ce la fin du tourisme de masse, tel qu'on l'a connu ces dernières années, ces dernières
17:11décennies même ?
17:12– Pas forcément.
17:14Je pense que ce qu'on peut appeler tourisme de masse, qui va être un voyage dans une destination très
17:20fréquentée,
17:22on ne va pas empêcher aux gens d'aller visiter Rome une fois dans leur vie.
17:24Je pense que c'est quand même une chose à laquelle on a tous envie.
17:28Par contre, quand il s'agit d'aller faire, de se retrouver en grand nombre sur une plage un peu
17:34bondée,
17:34je pense que c'est un petit peu moins actuel comme type de comportement.
17:38Aujourd'hui, ce que j'essaie de défendre et ce que je constate déjà sur site à Grand Jardin,
17:45c'est l'envie d'un tourisme où on va être, au contraire, à nouveau plus de place, plus d
17:49'autonomie, plus de temps.
17:50– Alors, cette transition écologique représente-t-elle une menace ou une opportunité économique pour des professionnels du tourisme comme
17:59vous ?
17:59– Pour des professionnels comme moi, qui sommes basés en France, c'est une opportunité magnifique.
18:07On a le plus beau pays du monde, on a de la place, on a beaucoup d'expériences à proposer,
18:13on a tous les climats.
18:13Voilà, je pense qu'au contraire, on a vraiment une opportunité incroyable à saisir dans les années à venir.
18:19– Et justement, selon vous, quels sont les territoires qui ont le plus à gagner en France avec cette nouvelle
18:25demande touristique ?
18:26On parlait de la Corse tout à l'heure, j'espère que vous avez cité la Corse !
18:29– Alors, je vais vous parler du Perche, forcément, puisque c'est là que Grand Jardin s'installe.
18:35– Non, ce qui va être recherché, bon, j'invente rien, c'est évidemment des paysages un peu singuliers, un
18:42patrimoine, une gastronomie.
18:44Donc oui, évidemment, la Corse en fait partie. Il y a plein d'autres régions en France.
18:48Je pense que la proximité des grandes villes joue également.
18:52Avec le changement climatique, on peut aussi relever un petit peu la latitude, on va dire,
18:58où les régions peut-être un peu plus au nord, avec des climats peut-être plus tempérés,
19:02vont à nouveau retrouver leur chance.
19:04– Alors, vous disiez que cette évolution qui est en train de se produire
19:08est déjà portée par les citoyens davantage que par les responsables politiques.
19:13Les consommateurs sont-ils aujourd'hui en avance sur les décideurs, selon vous ?
19:17– Alors, je ne suis certainement pas institut de sondage,
19:20mais ce que je vois, moi, là où on a ouvert notre premier camping à Grand Jardin,
19:27puisque l'hôtel est encore en travaux, il ouvrira qu'en septembre,
19:29et là, depuis quelques semaines, on accueille des premiers clients.
19:32Ce que je vois, c'est que ça marche.
19:35On a des clients qui veulent avoir ce temps, avoir cet espace,
19:40et puis qui veulent aussi, ça c'est une chose que j'aime beaucoup
19:42et à laquelle je crois énormément, qui veulent apprendre,
19:45qui veulent mettre les mains, qui veulent retourner un petit peu
19:48dans toutes ces origines rurales qu'on a tous.
19:51Et ce que je vois, c'est des clients, là, qui spontanément viennent
19:56rejoindre mes maraîchers dans les parcelles pour voir ce que c'est,
20:00qui posent des questions, qui mettent les mains dedans, qui récoltent.
20:03Et je pense que c'est un produit qui peut plaire et qui a du sens.
20:07– Donc Grand Jardin, c'est le tourisme de demain,
20:09beaucoup plus durable et plus humain, si j'ai bien compris.
20:13Où est-ce qu'on vous trouve sur Internet, par exemple ?
20:15C'est quoi votre site ?
20:16grandjardin.fr, Grand Jardin au singulier, en un seul mot,
20:19avec un premier site pour l'instant.
20:21– Merci infiniment, cher Romain Viennois, fondateur du projet Grand Jardin.
20:25Il me reste à vous souhaiter à toutes et tous un excellent dimanche après-midi.
20:29Je vous laisse évidemment entre les mains de Alain Marty pour InVino,
20:33l'émission à écouter sans modération.
20:35Et pour ma part, je vous retrouve sur Sud Radio chaque matin à 7h35
20:38pour la Minute Planète et chaque dimanche à 12h30 pour la Planète Demain.
20:43Portez-vous bien, bon dimanche et surtout prenez soin de la planète.
20:46A très vite.
20:47– Akéna, expert en carport et pergola solaire pour des économies
20:51et un avenir durable.
20:52Et picotis solaire pour que l'avenir s'éclaire avec des choix durables.
20:55Vous en présentez Sud Radio, la planète demain, Christophe Debiens.
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