00:00Oui, bien sûr, vous avez raison.
00:01En fait, déjà j'aimerais dire un point quand même pour les téléspectateurs qui nous regardent
00:06et qu'il faut avoir bien en tête, c'est que la crise migratoire,
00:09elle n'est pas aujourd'hui, elle est devant nous en réalité.
00:12Elle n'est pas non plus derrière nous, elle est devant nous.
00:14C'est-à-dire que les basculements démographiques qu'il y a en Afrique,
00:19dans le Moyen-Orient un peu moins, mais en Afrique,
00:21sont tellement considérables que la crise migratoire est devant nous.
00:24En 1900, il y avait à peu près 100 à 140 millions d'Africains
00:28et à peu près 300 à 400 millions d'Européens.
00:31Donc un Africain pour 4 Européens.
00:35En 2050, il y aura un Européen pour 4 Africains.
00:38500 millions d'Européens, 2 milliards d'Africains.
00:41Et avec les dérèglements climatiques, l'instabilité sécuritaire,
00:46on va avoir une montée.
00:48Et d'ailleurs, c'est une arme aujourd'hui en réalité qu'ont les pays qui sont nos voisins,
00:52donc le Maroc, l'Algérie, la Libye ou même la Turquie,
00:56qui l'ont joué à différentes reprises.
00:58L'arme migratoire est une véritable arme géopolitique.
01:03Donc ça, c'est quand même le premier point.
01:04Donc ça veut dire que l'Europe doit changer de doctrine
01:06parce que les basculants migratoires sont véritablement devant nous.
01:09Et donc, effectivement, à partir du moment où on laisse un pays
01:13mettre la zizanie dans l'espace Schengen européen
01:16parce qu'il pratique une politique qui n'est pas une politique
01:19souhaitée par les autres pays européens,
01:21il faut en tirer les conséquences.
01:24M. Pedro Sanchez a le droit de faire la politique qu'il veut.
01:28Il a été élu par les Espagnols pour cela.
01:31Mais il n'a pas imposé les conséquences négatives de sa politique
01:35aux autres pays européens.
01:37C'est pourquoi il faut, un,
01:39si les autres pays européens ne veulent pas avoir cette politique migratoire,
01:42mettre l'Espagne au banc des nations européennes,
01:44c'est-à-dire non pas l'expulser,
01:46parce que vous l'avez dit dans votre reportage,
01:47mais que tous les pays européens remettent des contrôles aux frontières,
01:52contrôles inopinés,
01:54donc frontières terrestres, Portugal-France,
01:56mais également frontières maritimes et aériennes.
01:58Ça, c'est le premier point.
02:00Et puis ensuite, après, il faut s'interroger au niveau européen
02:03et donc par pays sur quelles sont les armes de dissuasion
02:06dont on a à disposition pour que les gens ne viennent plus en Europe.
02:11Il y en a deux, c'est le droit et le modèle social.
02:14Aujourd'hui, l'Europe est le seul espace économique
02:17où vous pouvez rentrer et vous ne serez jamais expulsé.
02:20Et vous avez une pro...
02:21En gros, plus vous avancerez dans le temps
02:24et plus vous aurez une chance d'être régularisé.
02:26Parfois même, vous aurez la nationalité.
02:27C'est quelque chose qui n'existe pas en Australie,
02:29qui n'existe pas aux États-Unis.
02:31Oui, aux États-Unis, vous savez que si vous rentrez illégalement,
02:33vous ne serez jamais régularisé.
02:35Exactement.
02:35Et puis, dernier point, c'est le modèle social, comme je le disais,
02:37puisqu'on a, dans les pays européens, et a fortiori la France,
02:40les migrants faisant un benchmark des modèles sociaux,
02:45vous avez un pays qui est très généreux,
02:47qui d'ailleurs parfois est plus généreux avec les étrangers
02:50qu'avec les nationaux.
02:51Ça ne peut pas tenir.
02:53Et donc, il faudra réformer tout cela
02:55pour que l'Europe ne soit plus aussi attractive
02:56pour les migrants.
02:59Sous-titrage Société Radio-Canada
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