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Tous les jours, actualité, débats et bonne humeur rythment L'Heure des pros. Ce mercredi, l'émotion des sinistrés girondins.

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00:00Les équipes sont mobilisées sur CNews pour vous faire vivre les toutes dernières informations concernant cet incendie.
00:07Vous voyez donc Marie-Victoire Dieudonné, Mathilde Ibanez en haut à droite et Nicolas Roger.
00:13Ça c'est depuis la Gironde.
00:15Nous serons également avec Christine Alouzzi parce qu'il y a un incendie extrêmement lourd également en Corse
00:21et on prendra des nouvelles de notre Corse qui brûle également.
00:26Je voudrais qu'on voit la une de la presse ce matin parce qu'évidemment toute la presse regarde ce
00:34qu'il se passe concernant ces incendies en Gironde.
00:37Des Alsaciens au cœur des incendies titrent l'Alsace, la voie du Nord, solidarité avec la Gironde.
00:43C'est un drame national et tous les regards sont tournés vers la Gironde aujourd'hui.
00:47Les sapeurs-pompiers des héros en première ligne titrent le Figaro et ensemble face au feu titrent la Croix.
00:55Cette solidarité merveilleuse.
00:57Les toutes dernières informations, c'est que la nuit a été calme selon la préfecture.
01:03Il y a toujours 42 000 hectares qui ont brûlé et on reste sur ce chiffre depuis un peu plus
01:09de 24 heures.
01:11Christian Pinodot est avec nous ce matin, consultant en politique forestière.
01:14Hélène Rouet, journaliste au JDD.
01:16Pascal Bito-Panelli, expert en sécurité.
01:19Le lieutenant David Macri, membre de la Fédération nationale des sapeurs-pompiers de France.
01:23Et Dimitri Carbonel, fondateur de Livosphère et expert en adaptation et changement climatique.
01:28Bonjour à tous les cinq.
01:30Je me tourne tout de suite vers vous, David Macri.
01:33Vous êtes lieutenant, membre de la Fédération nationale des sapeurs-pompiers de France.
01:36Comment on résume ce qui s'est passé cette nuit ?
01:39Quelle est la situation à Never ce matin ?
01:41La situation, à ce matin, elle est plutôt positive.
01:45Pourquoi ?
01:45Puisque si on regarde 42 000 hectares, le chiffre n'a pas évolué.
01:50Ça veut dire que les réactivations du feu, elles ont eu lieu dans des endroits où le feu est passé,
01:56c'est-à-dire qu'il a parcouru.
01:58Cependant, vu que les vents hier étaient très changeants,
02:02les points chauds qui se sont réactivés ont repris sur des parcelles qui ont déjà été parcourues par le feu.
02:07Donc, ce que je comprends bien, c'est que grâce au travail admirable des pompiers,
02:13au soutien de la population et notamment des agriculteurs,
02:16cet ogre, comme la formule a été employée par la préfecture, je peux parler d'ogre,
02:21cet ogre est aujourd'hui contrôlé, mais pas maîtrisé par les pompiers,
02:28et on reste à 42 000 hectares.
02:30Il ne progresse plus.
02:31C'est ça.
02:32Pour l'instant, il ne progresse plus.
02:34Mais on est très vigilants.
02:35Pourquoi ?
02:35Parce qu'aujourd'hui, la météo, elle est complètement défavorable.
02:37Avec des températures qui sont vraiment très élevées
02:40et des vents qui vont commencer à être un peu plus poussés.
02:43Parce que quand on parle de 50 km heure de vent,
02:45ça veut dire qu'en cas de départ de feu,
02:46on a un feu qui progresse de 25 mètres par minute sur le papier.
02:51Sur le papier, 25 mètres par minute.
02:53Mais vous pouvez avoir ce qu'on a compris, c'est des sautes de feu.
02:57Et là, on peut, avec ces sautes de feu,
03:00dépasser la ligne de front que vous avez mise en place, c'est ça ?
03:03Oui. Et puis, quand on parle de 25 mètres par minute,
03:05si on prend 25 mètres par minute sur 1 km et sur 100 km,
03:09on n'a plus le même nombre d'hectares touchés.
03:11Et en fait, encore une fois, vous avez raison de le souligner,
03:14les travaux qui ont été réalisés depuis deux jours,
03:17qui sont des travaux qui ont été solidaires,
03:20puisque c'est tout le monde qui a participé,
03:21que ce soit l'ONF, la DFCI, les sapeurs-pompiers, bien évidemment,
03:26les maires, les élus, les volontaires.
03:30Donc, c'est vraiment, on va dire, on le dit toujours nous,
03:32ensemble, on est plus forts.
03:34Vous voyez ces images en direct depuis Lacanau,
03:37où on voit toujours ces civils qui sont mobilisés.
03:41Là, on n'a pas des pompiers à l'image.
03:43C'est une image qui, depuis un peu plus de 72 heures, se répète.
03:49Et c'est vrai que c'est merveilleux de voir cette solidarité.
03:51Marie-Victoire Dédonné est avec nous.
03:53Elle est accompagnée d'Axel Rebeau.
03:55Merci, chère Marie-Victoire.
03:57Racontez-nous ce qui se passe autour de vous,
03:59puisqu'on voit que la population aussi est engagée
04:03pour essayer de noyer les terres, si on comprend bien,
04:06protéger cette Gironde qui est toujours en proie aux flammes.
04:12Oui, exactement, Elliot.
04:14Nous avons rencontré ces bénévoles en début de matinée.
04:19Ils allaient se diriger vers un chantier de broyage,
04:23un chantier qui visait aussi, en effet,
04:26à noyer des zones qui sont particulièrement sensibles.
04:29Et sur le chemin de ce chantier, nous sommes arrivés sur ce site,
04:33un site qui est sensible,
04:35puisque nous nous situons vraiment en bordure de la départementale
04:38entre Lacanau et Sainte-Hélène.
04:40Et comme vous le voyez, ces bénévoles sont en train de s'activer.
04:43Tout à l'heure, les flammes étaient particulièrement importantes,
04:47les fumées étaient particulièrement importantes.
04:49Et évidemment, ce sont des hommes et des femmes qui se battent pour en venir à bout.
04:56Nous sommes avec Jimmy.
04:57Jimmy, vous êtes bénévole, vous êtes ancien sapeur-pompier.
05:01Est-ce que vous pourriez nous expliquer déjà l'importance de ce site ?
05:04Pourquoi est-ce que c'est ici que finalement nous nous sommes arrêtés ?
05:08Eh bien, on s'est arrêtés ici parce que les forêts nous ont demandé de nous arrêter ici
05:13parce que derrière, on a juste un chenil d'élevage de chiens
05:16et une maison juste à côté.
05:18À côté, vous voyez, le bois n'a pas brûlé encore.
05:20Donc tout ça, en fait, c'est tout le travail qui a été fait avec les bulldozers.
05:26En fait, ils ont poussé.
05:27Et malheureusement, toutes les souches qui sont dessous
05:29sont encore en train de se consumer.
05:31Donc toutes les fumées, la chaleur qu'ils annoncent aujourd'hui,
05:34toutes les fumées, toutes les braises qu'il y a dessous,
05:36ça risque de partir.
05:37Donc c'est pour ça qu'on fait un travail de noyage
05:39et qu'on traite toutes ces fumées, toutes ces fumeroles, tout ça
05:42pour pouvoir que ça ne reprenne plus, en fait.
05:46Et concrètement, là, vous nous expliquez
05:47qu'on est face à un phénomène de densification.
05:51Ce sont des tourbes qui sont ici
05:52et ça en fait des zones particulièrement enflammables ?
05:54Oui, parce que la tourbe, ça brûle pendant des mois
05:56et puis ça peut ressortir n'importe où, en fait.
06:00C'est un travail de longue haleine, en fait.
06:02C'est comme on parlait tout à l'heure, un travail de fourmi.
06:06Et du coup, on est obligé de le faire.
06:09Les pompiers, eux, ils sont vraiment très occupés ailleurs.
06:12Nous, on ne va pas faire leur boulot, bien évidemment.
06:15Moi, je suis une entreprise, je suis bénévole,
06:17j'ai mis tout mon matériel au service du feu.
06:22Donc on a été répertoriés avec la DFCI.
06:26Il a fallu donner, du coup, le CABIS, le CIRÉ, tout ça,
06:30pour pouvoir être répertoriés
06:32et surtout que les assurances puissent fonctionner en cas de problème.
06:35Problème, il ne faut pas qu'il y en ait.
06:38Il n'y en aura pas parce qu'on est conscient de ce qu'on fait
06:41et on ne va surtout pas dans les zones dangereuses.
06:44Mais ce qu'on fait là, c'est vachement important.
06:46Je vous dis, il y a une maison juste derrière,
06:48il y a un chenil juste à côté.
06:50Et si on ne fait pas ça, cet après-midi,
06:51il s'annonce 41 degrés,
06:53ça risque malheureusement de ressauter ailleurs.
06:56Donc on est obligé de faire ça.
06:58Et on peut souligner le fait que vous êtes venu aussi en famille
07:00avec votre frère, mais aussi votre fils.
07:03Vous avez aussi de l'expérience en tant qu'ancien sapeur-pompier volontaire.
07:07Donc ce sont aussi des hommes avec des compétences comme vous
07:10qui sont essentielles sur le terrain.
07:11Oui, exactement.
07:13C'est pour ça qu'encadrer les bénévoles, c'est très bien
07:16parce que parfois, c'est des petits feux follets.
07:19Ils courent un petit peu partout, ils sont perturbés,
07:21ils sont dans l'euphorie, ils ont l'adrénaline, c'est normal.
07:24Mais c'est vrai qu'après avoir passé deux décennies chez les pompiers,
07:30on acquiert une expérience et une stabilité aussi.
07:33Donc on sait ce qu'on fait, on n'a pas besoin de se précipiter.
07:35Quoi qu'il arrive, ce n'est pas maintenant qu'il va repartir.
07:37Donc autant faire les choses bien, carré et bien organisé
07:42et tout se passera bien.
07:43On peut aussi rappeler qu'on a donc une zone ici de feu
07:46où il y a aussi des reprises de feu qui ont été annoncées
07:49avec beaucoup de densité du côté du temple à une dizaine de kilomètres
07:53où vous allez très probablement vous rendre dans les prochaines minutes.
07:56Un grand merci Marie-Victoire Diodonné pour ce premier témoignage.
08:00Vous êtes accompagné, je le rappelle, d'Axel Rebeau
08:02et on va garder vos images en direct.
08:03Cette solidarité qui se met en place avec ces bénévoles,
08:05cet ancien sapeur-pompier mais qui fait venir son fils, ses salariés
08:11et d'ailleurs qui est recensé.
08:13J'aimerais, parce que la préfecture arrive à régulièrement recenser,
08:17j'espère qu'on va réussir à savoir combien de héros sont actuellement en Gironde.
08:24Et quand je dis les héros, il y a évidemment les pompiers
08:26mais il y a aussi les agriculteurs, les chefs d'entreprise,
08:30les salariés, les bénévoles.
08:31Il faudrait savoir, cette France qui sauve,
08:33combien sont ces résistants en Gironde pour aider les pompiers.
08:38C'est un tournant pour vous David Macri
08:42parce que sans eux, visiblement, la situation serait encore plus grave, bien sûr,
08:48pour le pompier que vous êtes.
08:50Il y a deux choses dans ce que vous dites.
08:52Il y a la première partie, c'est la solidarité.
08:54La solidarité qui est au niveau vraiment local,
08:57qui est très importante pour nous.
08:58Pourquoi ? Parce que quand on nous emmène de l'eau au plus près de nos camions,
09:02ça nous évite de perdre du temps et de faire des allers-retours
09:04et on est toujours alimenté en nous
09:05puisque l'eau, c'est le nerf de la guerre, pour le coup, sur ce sujet.
09:09Ensuite, la deuxième chose, c'est les sapeurs-pompiers de manière en général
09:13puisqu'effectivement, dire qu'on est des héros aujourd'hui,
09:16il ne faudra surtout pas l'oublier demain
09:18puisque malheureusement, dès qu'on a une crise,
09:21dès qu'on a quelque chose qui se développe
09:24et on sait qu'aujourd'hui, le climat, il est déréglé,
09:27on est en première ligne, sauf qu'on est reconnu
09:30que quand la catastrophe, elle est visible.
09:32Quand on prend la canicule, ce risque, il est invisible
09:35et pour autant, il augmente nos interventions de 30 à 40 %.
09:40Mais ce que je veux savoir, lieutenant David Macri,
09:43c'est que ce que font aujourd'hui ces bénévoles,
09:46cette présence-là, elle est extraordinaire au sens propre
09:49comme au sens figuré.
09:50C'est quelque chose d'unique.
09:51On n'avait jamais vu une telle mobilisation lors d'un incendie.
09:54Alors, en 2022, on a vu exactement la même chose,
09:57effectivement, sur les feux en Gironde.
09:59Et en fait, nous, on le voit, quand vous me dites ça,
10:02c'est qu'en local, en fait, même sur un feu d'appartement,
10:05on voit les gens qui sont tout autour de nous
10:06et pourtant, ce n'est pas médiatisé,
10:08on va dire, je ne sais pas ce qu'on va dire,
10:09ce serait notre quotidien.
10:10Mais en fait, on a des gens qui viennent tout de suite nous voir.
10:12Est-ce que vous voulez des bouteilles d'eau ?
10:13Est-ce que quand on finit une intervention,
10:15est-ce que vous voulez de l'eau fraîche ?
10:17Franchement, cette solidarité envers les sapeurs-pompiers,
10:19elle existe toujours, tout le temps.
10:21Et c'est une chose qui est fantastique
10:23puisque c'est un soutien
10:24et ça nous apporte encore plus d'énergie
10:26pour être encore plus déterminé.
10:28Mais au-delà du soutien moral,
10:29là, c'est un soutien technique
10:31qui est essentiel
10:32parce qu'on pourrait avoir des reprises de feu
10:34bien plus importantes ces dernières heures.
10:36Carrément.
10:37Et c'est un soutien technique.
10:38Et en plus, là, je veux vraiment venir là-dessus,
10:40c'est quand il est encadré.
10:41Pourquoi je dis ça ?
10:42Parce qu'en fait, quand on a potentiellement des personnes
10:45qui vont sur le feu,
10:46qui vont sur le chantier,
10:47nous, on appelle ça un chantier,
10:48mais qui ne sont pas recensés,
10:50notre risque, c'est qu'on ne sait même pas
10:52qu'ils sont présents sur le chantier.
10:53Et quand on a des avions en pleine journée
10:55qui doivent potentiellement faire des largages,
10:57des largages de 6 000 ou 10 000 litres
11:01de retardants ou d'eau,
11:02s'ils sont dessous et qu'on ne le sait pas,
11:04ça peut devenir dangereux.
11:04C'est pour ça qu'on dit qu'il faut l'encadrer,
11:06mais c'est primordial.
11:07Christian Pinedo, consultant en politique forestière,
11:10gestion des risques de forêt
11:11que vous connaissez parfaitement.
11:12Oui.
11:13Que vous connaissez comme votre poche, la Gérôme.
11:15On cite la DFCI sans trop savoir ce que c'est
11:18derrière cette formule.
11:20Le patron de la DFCI,
11:21c'est Bruno Lafon,
11:22qu'on a entendu plusieurs fois,
11:24c'est-à-dire que dans chaque commune,
11:26sur tout le massif des Landes de Gascogne,
11:28il y a une association syndicale de DFCI,
11:31défense des forêts contre l'incendie.
11:34Tous les propriétaires fonciers,
11:36c'est-à-dire les sylviculteurs et les sylviculteurs,
11:38en sont membres obligatoirement.
11:41Et c'est eux qui font sur le terrain
11:43le travail que le lieutenant vient d'évoquer,
11:46c'est-à-dire le recensement des entreprises
11:49et des engins qui sont capables,
11:51susceptibles de venir donner un coup de main.
11:54Ce sont les associations de DFCI
11:56qui les gèrent.
11:59Et c'est eux qui font le recensement
12:00pour faire une tranchée,
12:02pour faire un pare-feu,
12:06réquisitionner un bulldozer ou une machine.
12:08C'est eux qui le font.
12:10Et ça, parce que les pompiers,
12:11ils ont...
12:11Donc un jour,
12:14on saura exactement
12:15combien de personnes étaient mobilisées sur le terrain.
12:18On pourrait déjà le savoir,
12:19mais ce chiffre, on ne l'a toujours pas.
12:21On ne sait pas combien de héros.
12:22Les gens sont occupés à autre chose,
12:23ils ont le nez dedans, le cambouis, si je veux dire.
12:25Oui, mais c'est pas eux.
12:26Eux, ils sont déjà recensés,
12:27et par la préfecture et par les DFCI.
12:29Par la DFCI, oui.
12:30Mais ce chiffre, il est important.
12:32Moi, j'ai besoin de savoir
12:33parce qu'on les décorait, ces gens.
12:35Après l'incendie, vous le saurez, précisément.
12:37Non, mais parce que...
12:38Moi, je veux bien qu'on décore les artistes,
12:40les journalistes,
12:41les auteurs,
12:42les copains des copains des ministres,
12:43mais peut-être que ces gens-là aussi
12:45méritent de décorer.
12:45Alors attends,
12:46c'est même pire que ça,
12:47parce que ces gens-là,
12:48ils sont bénévoles dans le boulot qu'ils font,
12:51mais dans le cadre des associations DFCI,
12:53ils payent pour ça.
12:54C'est quand même assez extraordinaire.
12:56D'ailleurs, c'est le seul système en France
12:58et en Europe.
12:59Nicolas Roger est avec nous.
13:01Je le disais,
13:01on va aller au plus près du terrain.
13:02Toutes nos équipes sont mobilisées.
13:04Nicolas Roger et Malo Stenner
13:05sont sur les sinistrés
13:08au parc des expositions de Bordeaux.
13:11Merci, cher Nicolas,
13:12d'être avec nous.
13:13Et vous êtes accompagné
13:14et d'un bénévole
13:15et d'un sinistré, Nicolas.
13:20Oui, tout à fait.
13:21Nous sommes exactement à Gugent-Mestras.
13:23Et regardez ici,
13:24il y a une centaine de personnes environ
13:26dans ce lycée.
13:27Et regardez, voilà,
13:28ils peuvent profiter des viennoiseries
13:31mises à disposition par les élus
13:33avec le soutien des bénévoles ici.
13:36Et c'est justement grâce à ce travail
13:37que les sinistrés peuvent avoir
13:40un semblant de réconfort
13:41dans cette période très trouble.
13:42Et nous sommes justement
13:44accompagnés de Chantal.
13:46Chantal, bonjour.
13:47Vous vous occupez justement ici
13:49du bénévolat,
13:51de réconforter les gens ici.
13:53Comment ça se passe ?
13:53Comment ça s'est mis en place ?
13:55Alors, nous faisons partie
13:56d'une association,
13:57les bénévoles de Gugent-Mestras.
13:59Bon, il y a d'autres associations
14:00qui participent également.
14:02Et nous nous aidons
14:04à la distribution des repas,
14:07à parler avec les gens
14:09parce qu'ils en ont beaucoup besoin.
14:10Voilà, on essaye de faire ce qu'on peut
14:13pour réconforter
14:14et pour aider à passer ce mauvais moment.
14:16Exactement.
14:17Quel est l'état d'esprit ?
14:19Justement, qu'est-ce que vous ressentez ici ?
14:21C'est émouvant.
14:24C'est perturbant.
14:26Mais bon, nous, on est bien.
14:28On n'a pas de problème particulier.
14:30Donc, c'est normal de participer,
14:33d'aider les gens qui en ont besoin.
14:35Merci beaucoup, Chantal.
14:37Et justement, ces sinistrés
14:39qui peuvent profiter
14:41des viennoiseries à leur disposition.
14:43Nous avons rencontré l'un d'entre eux.
14:46Il s'agit de Bernard
14:47que vous allez apercevoir.
14:49Il vient de finir justement
14:50son petit déjeuner.
14:53Alors voilà, bonjour.
14:54Bonjour, Bernard.
14:56C'est votre quatrième jour ici.
14:58Et vous m'avez justement parlé tout à l'heure
15:00de votre état d'esprit.
15:00Vous êtes un petit peu en colère, c'est ça ?
15:02Je suis très en colère
15:04parce que, si vous voulez,
15:05ce que j'aimerais,
15:06c'est que nos dirigeants
15:08viennent passer une nuit ici
15:10ou une journée
15:11pour se rendre compte
15:12de ce que c'est que la vraie vie
15:13et les vrais gens
15:15et la France.
15:19Nous sommes dirigés
15:21par des gens
15:22qui n'ont jamais vécu,
15:23qui n'ont jamais travaillé.
15:25Voilà, c'est tout.
15:26Voilà pourquoi je suis en colère.
15:29Ce que je dois dire aussi,
15:30c'est qu'ici,
15:31nous sommes très accueillis,
15:33très bien accueillis
15:34par des gens formidables.
15:36Tout est formidable.
15:37Les gens sont formidables.
15:38L'accueil est formidable.
15:40Bon, ce qui est un peu plus difficile à vivre,
15:43c'est le lit de camp.
15:44Mais on s'y habitue.
15:46Puis bon, c'est une passade.
15:47C'est tout, voilà.
15:49Et si le président, justement,
15:51venait ici sur place,
15:52qu'est-ce que vous aimeriez lui dire ?
15:53Ce que j'aimerais lui dire,
15:55c'est qu'il arrête de gaspiller notre argent.
15:57Voilà.
15:57Voilà, qui se rende compte
15:59que l'argent,
16:00bon, ça,
16:01la France se gère
16:02comme une famille.
16:04Et on ne doit pas gaspiller,
16:05on ne doit pas dépenser
16:06un milliard et demi
16:08ou un milliard quatre
16:09pour assainir la Seine,
16:10pour avoir trois pimpins
16:12qui vont se baigner.
16:14Et pour faire le buzz,
16:15on ferait mieux
16:16d'acheter des Canadaires
16:17pour protéger notre région.
16:21Voilà.
16:21C'est tout.
16:22C'est ça qui l'a manqué ?
16:23C'est l'investissement
16:24dans ces Canadaires, justement ?
16:25Absolument.
16:26Dans ces Canadaires.
16:28Et puis,
16:28et puis,
16:32passer,
16:32passer,
16:33vivre dans,
16:34vivre une journée au moins
16:36comme celle-ci.
16:37Voilà.
16:37Pour discuter avec les gens,
16:39les vrais gens,
16:40et pas les gens
16:41qui sont triés sur le volet,
16:42qui sont amenés
16:43sur les,
16:45sur les interviews,
16:47avec des cars,
16:49avec des badges.
16:50Voilà.
16:51De manière à ce qu'on sache
16:52que ces gens-là,
16:55ils vont applaudir,
16:56ils vont applaudir,
16:56ils vont applaudir.
16:57Et puis,
16:58quand il va se déplacer,
17:00les mêmes cars
17:01vont partir
17:03et ils vont le suivre
17:04et puis applaudiront partout.
17:06Mais ce n'est pas les vrais gens.
17:07Ce n'est pas les vrais.
17:08Les vrais,
17:08ils sont là,
17:09les vrais.
17:10Voilà.
17:10C'est tout ce que je veux dire.
17:12Merci beaucoup, Bernard.
17:13Vous l'avez compris.
17:13Il y a de la colère
17:14et ce n'est pas le seul témoignage
17:16qui va dans ce sens-là.
17:16Nous avons aussi hier
17:17pu rencontrer des bénévoles
17:19justement
17:20qui étaient en colère
17:21aussi contre la préfète,
17:22la gestion de tout ça.
17:24Voilà.
17:24C'est aussi un des états d'esprit
17:25qui règne dans la région girondine.
17:27C'est cette colère
17:28envers l'État.
17:29Merci Nicolas Roger
17:30parce qu'il y a tout
17:31dans ce discours-là.
17:32Dans le discours
17:33de votre invité
17:35qui dit
17:35c'est ça la vraie vie.
17:37Le déplacement
17:38avant-hier
17:39d'Emmanuel Macron,
17:40il est allé
17:41au plus près des officiels.
17:43L'argument
17:43de l'Élysée
17:44c'est de dire
17:45on ne va pas aller
17:45sur le terrain
17:46au cœur
17:47de ce qui est en train
17:48de se passer
17:48pour ne pas déranger
17:49les uns et les autres.
17:50Mais c'est aussi
17:51pour éviter d'avoir
17:52quelqu'un qui le regarde
17:53en disant
17:53vous êtes bien gentil
17:54vos milliards
17:54qui sont dépensés partout
17:56et n'importe comment.
17:57Peut-être qu'un jour
17:58vous allez les dépenser
17:59pour les vrais gens.
18:00Hélène Rouet.
18:01Ce témoignage
18:01il faut le montrer
18:02il faut le diffuser
18:03tout le temps.
18:04Bien sûr
18:04ce sont les témoignages
18:06les plus importants
18:06surtout que bien sûr
18:07Emmanuel Macron
18:08moi je comprends
18:09à la rigueur
18:12pour ne pas déranger
18:13les pompiers
18:13et maintenant
18:14venir au palais
18:14des expositions de Bordeaux
18:15ça ne coûtait absolument rien
18:17pour justement
18:17précisément parler
18:18à ces personnes-là.
18:19Moi le déplacement
18:20d'Emmanuel Macron
18:20il y a quelque chose
18:21que je n'ai absolument
18:21pas compris.
18:22Il est arrivé là-bas
18:22et il n'est resté
18:23que quelques heures
18:24et puis pour dire
18:25et prendre cette parole
18:25officielle pour dire
18:26le feu est fixé.
18:27Alors j'ai trouvé
18:27que c'était une coïncidence
18:28qui était quand même
18:28très très grande
18:29à savoir à la seconde
18:30où le président de la République
18:31arrive là-bas
18:31comme par hasard
18:32le feu est fixé.
18:33Donc oui bien sûr
18:34ce sont ces témoignages
18:35qui sont extrêmement importants
18:36les témoignages des vrais gens
18:37qui tout simplement
18:38se posent les bonnes questions
18:39à savoir
18:40les mauvaises décisions
18:41les mauvais arbitrages
18:42qui ont été pris
18:42par le gouvernement
18:43pendant des années
18:44et des années
18:44il faut qu'aujourd'hui
18:45le gouvernement puisse en répondre
18:46et Emmanuel Macron le premier.
18:48Et c'est difficile aussi
18:49lorsque vous êtes confronté
18:51au bon sens paysan.
18:52Le bon sens paysan
18:53c'est le maire de Biganos
18:54c'est le patron
18:55de la DFCI de Gironde
18:58la DFCI
18:59c'est la direction
19:01des forêts
19:01la protection des forêts
19:02Défense des forêts
19:03contre l'incendie.
19:04Voilà.
19:04Défense des forêts
19:05contre l'incendie
19:06et avant-hier
19:07et c'est très intéressant
19:09parce que vous avez
19:10une parole
19:12si vous voulez
19:13qui est relayée
19:13dans toutes les
19:15chaînes d'information
19:16et puis quand il y a
19:17une parole alternative
19:18on l'entend moins.
19:19Lorsqu'il dit
19:19arrêtez de parler
19:20moi je vis pas à Paris
19:23écoutez-nous
19:24et laissez-nous bosser
19:25ben ça c'est pas relayé
19:27c'est surprenant quand même.
19:28Je vous propose
19:29de réécouter le maire
19:29de Biganos
19:30qui était notre invité
19:31hier
19:32et dans sa formule
19:34il résume tout
19:35en 2022
19:36il a vu s'enchaîner
19:38les experts
19:39les contre-experts
19:40les rapports
19:41les contre-rapports
19:42des gens qui venaient
19:43de Paris
19:43l'écologie de salon
19:45c'est sa formule
19:46l'écologie de salon
19:47alors que lui
19:48il est né sur cette terre
19:49il connaît
19:49chaque passerelle
19:51il connaît
19:51chaque élément
19:52et c'est ses grands-parents
19:54aussi
19:54qui ont développé ça
19:55donc il sait
19:56mais non
19:57il faut qu'il y ait
19:58quelqu'un
19:58depuis Paris
19:59qui lui dise
19:59attendez
19:59là c'est peut-être
20:01dérangeant
20:02pour la biodiversité
20:03au don de la biodiversité
20:04parce que lui
20:04il s'en fiche
20:05de la biodiversité
20:06écoutez monsieur
20:08Bruno Laffont
20:08le maire de Biganos
20:12quand on a eu
20:13les feux de 2022
20:14nous avons eu
20:14des retours d'expérience
20:16avec des grandes
20:17personnes
20:18qui sont venues
20:18nous voir
20:20des experts
20:22des administratifs
20:23qui sont venus
20:24on a fait des rapports
20:25contre-rapports
20:26et puis quand on a voulu
20:27passer à l'action
20:28de commencer à vouloir
20:29refaire des pistes
20:29forestières
20:30et puis des fossés
20:31et puis des points d'eau
20:32et là on a commencé
20:33à avoir deux problèmes
20:35le premier
20:35vous l'avez évoqué
20:36c'est qu'il y a des amis
20:37des personnes
20:38qui sont dans leur bureau
20:39mais qui font de l'écologie
20:40de salaud
20:41et qui ont commencé
20:41à nous dire
20:42mais écoutez
20:42là vous allez comprenez
20:43vous allez sortir
20:44de la biodiversité
20:45il vaudrait mieux
20:46pas le faire
20:46et après vous avez
20:47une partie
20:48attention
20:49de pas toutes les administrations
20:50mais de certains
20:51qui sont dans les administrations
20:53c'est là la nuance
20:54et donc
20:56qui sont jamais d'accord
20:57avec ce qu'on veut faire
20:58donc moi depuis des années
21:00je dis il vaut mieux
21:00en perdre un peu
21:02que de tout perdre
21:03mais là vous avez l'exemple
21:04moi c'est aux fonctionnaires
21:06qui sont sûrement
21:06dans des strates parisiennes
21:08c'est ça que j'ai voulu dire
21:09mais écoutez
21:10il faudrait qu'ils nous laissent
21:10travailler sur le terrain
21:11et qu'ils laissent
21:12un peu de liberté
21:13à des élus locaux
21:15à des gens
21:15qui connaissent le terrain
21:16et qui ont
21:17le bon sens paysan
21:18ce que j'ai dit au précédent
21:22Dimitri Carbonel
21:22je rappelle que vous êtes
21:23fondateur d'Olivosphère
21:24expert en adaptation
21:25au changement climatique
21:26le bon sens paysan
21:28face à l'écologie de salon
21:29alors là on va faire
21:30de l'écologie de plateau
21:31mais on lui donne la parole
21:32et j'ai tendance
21:34à plus croire ce monsieur
21:36que les ozots
21:37qui étaient à Sainte-Solène
21:38alors je pense que
21:40on a besoin des deux
21:41je m'explique
21:42le problème
21:42les ozots à Sainte-Solène
21:43non non
21:43merci
21:45je vous les laisse
21:46allez-y
21:47gardez-les
21:47mais en tout cas
21:49les ozots de Sainte-Solène
21:50qui ont blessé
21:5166 gens
21:52ils ne sont pas
21:53avec les pompiers
21:54ils ne sont pas
21:54avec les pompiers
21:55pardon je me suis mal exprimé
21:57mais ce que je veux dire
21:57c'est ceci
21:58c'est que d'un côté
21:59évidemment
22:00le gros problème
22:01c'est qu'on n'a pas
22:02de remontées
22:02on n'utilise pas
22:03les remontées terrain
22:04pour mettre en place
22:05quelque chose
22:06qui soit pertinent
22:07ce qui manque
22:08aujourd'hui
22:09parce qu'aujourd'hui
22:10il faut bien se rendre compte
22:11qu'on est face
22:12à des incendies
22:12qui sont catastrophiques
22:14à cause du réchauffement
22:15climatique
22:16vers 2027
22:172028
22:18et la suite
22:18ça va être bien pire
22:19en termes d'incendies
22:20d'inondations
22:21et d'autres éléments
22:22donc ça c'est la première chose
22:23on n'est pas préparé à ça
22:24et si on regarde
22:25par exemple
22:25ce qui se passe au Portugal
22:26il y a une stratégie
22:27très simple
22:28qui a été mise en oeuvre
22:28un c'est la gouvernance
22:30gouvernance à dire
22:30des gens qui savent gérer ça
22:32qui savent écouter le terrain
22:34ça c'est une première chose
22:35on parait
22:36alors c'est très bien
22:36de mettre de l'argent
22:37dans les canadaires
22:37mais c'est encore mieux
22:38de mettre aussi
22:39de l'argent dans la prévention
22:40du débroussaillage
22:42aussi de mettre
22:43des essences
22:44qui vont bien
22:44de sensibiliser les personnes
22:46pour éviter
22:47que des personnes
22:47commencent à jeter
22:48leurs mégots
22:49évidemment il faut
22:50travailler sur les secours
22:51et mettre plus de moyens
22:53et à troisième point
22:53la reconstruction
22:54parce qu'on oublie souvent ça
22:55mais sauf que le maire
22:56de Biganos
22:56quand il veut débroussailler
22:58quand il veut faire
22:59des pare-feu un peu plus larges
23:00vous avez un expert
23:01qui vient de Paris
23:01vous le connaissez d'ailleurs
23:02Christian Pinodot
23:03vous le connaissez très bien
23:04monsieur Laffont
23:05en fait
23:05après ça va être une parole
23:07un peu démago
23:07peut-être on va me dire populiste
23:09je préférerais avoir
23:10monsieur Laffont
23:12au ministère de la transition écologique
23:14que madame Barbu
23:15voilà
23:16mais c'est mon avis
23:17et peut-être que je me trompe
23:19peut-être que je suis
23:20complètement à côté de la plaque
23:21je préfère monsieur Laffont
23:23que madame Barbu
23:24voilà
23:24j'ai pas envie d'avoir d'idéologue
23:26à la transition écologique
23:27ce qu'il y a de certain
23:28moi j'ai travaillé 15 ans
23:29avec Bruno Laffont
23:30donc je connais bien
23:31ce qu'il y a de certain
23:32c'est que
23:33dans la forêt des Landes
23:34de Gascogne
23:35Bruno Laffont
23:35en connaît beaucoup plus
23:37que madame Barbu
23:38et ça c'est sûr
23:39et alors
23:41ce qu'il a dit en fond
23:42qu'on n'a pas très bien entendu
23:44non plus
23:44c'est qu'il a fallu
23:46qu'il attende
23:47deux jours et demi
23:48en tant que président
23:49de la DFC
23:49pour avoir l'autorisation
23:50de faire les tranchées
23:52et des nouveaux pare-feux
23:53deux jours et demi
23:55dans ce contexte-là
23:55enfin bon
23:56voilà
23:56mais des sujets comme ça
23:58alors sur la biodiversité
24:00je voudrais quand même rappeler
24:01que
24:01le massif des Landes
24:03de Gascogne
24:03a été classé
24:04réserve de biodiversité
24:05c'est-à-dire qu'en 150 ans
24:08la biodiversité
24:09n'a cessé de progresser
24:10dans le massif des Landes
24:11de Gascogne
24:11et puis un dernier point
24:13sur les essences
24:14et alors là
24:16on a un discours
24:17absolument inouï
24:18il y a une petite musique
24:19qui commence à s'installer
24:20en disant
24:21que le pain maritime
24:22brûle
24:22alors ça
24:23si on m'avait posé
24:24la question
24:25à des paysans
24:26il y a 150 ans
24:27il aurait pu vous le confirmer
24:28déjà
24:28il faut avoir fait
24:29des études approfondies
24:30pour savoir
24:31qu'un pain brûle
24:33mais
24:34c'est-à-dire
24:34qu'on est en train
24:35finalement
24:35de transformer
24:36la victime
24:37en coupable
24:39et c'est ça
24:40qui est inouï
24:41on est en train
24:42de transformer
24:42la victime
24:43c'est-à-dire
24:44la forêt
24:45les arbres
24:45qui la composent
24:46en coupable
24:47parce qu'elle brûle
24:48alors moi
24:48ce que je propose
24:49c'est que
24:50en observant
24:52que les maisons brûlent
24:52parce que si les pompiers
24:53ne les défendent pas
24:54elles brûlent
24:55je propose
24:57de supprimer
24:58les maisons aussi
25:00on va l'entendre
25:01dans un instant
25:01on fait une courte pause
25:02on va réécouter Bruno Laffont
25:03dans quelques instants
25:04c'est Bruno Laffont
25:05celui qui a dit
25:05au président de la république
25:06il faut arrêter de parler
25:07je ne suis pas parisien
25:08il faut arrêter de parler
25:08ce n'est pas une insulte aux parisiens
25:10c'est d'alerter
25:11que ces heures
25:13et ces heures
25:14de dialogue
25:15de discussion
25:16de rapport
25:16de contre-rapport
25:18c'est une perte de temps
25:19c'est un risque
25:20pour la forêt
25:21et foutez la paix
25:23aux gens
25:23qui sont sur le terrain
25:25à ces élus locaux
25:26qui ne demandent
25:27qu'une seule chose
25:28d'être libres d'agir
25:29parce qu'ils savent
25:30comment faire
25:30ce n'est pas à Paris
25:31qu'on doit décider
25:32comment on va s'occuper
25:33de la forêt
25:35des Landes
25:35on en parle dans un instant
25:37et on va évidemment
25:37aller sur le terrain
25:38pour multiplier
25:39les témoignages
25:40parce que c'est un drame national
25:42et on est tous en train
25:43de regarder
25:44ce qui est en train
25:44de se passer
25:45avec beaucoup d'admiration
25:46pour les pompiers
25:46pour les agriculteurs
25:48pour tous les bénévoles
25:49et énormément de colère
25:50parce que c'est un cauchemar
25:51qui se répète
25:53et les forestiers
25:54bien sûr
25:55les forestiers
25:55et les entreprises
25:56c'est un débat
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