00:00Et maintenant le cinéma en compagnie de Johnny Hallyday, dont c'est le grand retour sur les écrans après 5
00:05ans d'absence.
00:06L'avant-première de son film hier soir au Grand Rex a déclenché quelques bousculades, vous allez le voir, nous
00:11étions les témoins.
00:12Difficile de passer inaperçu quand les fans sont au rendez-vous.
00:15On vous voit arriver en compagnie d'Adeline, c'est la rançon de la gloire Johnny, mais c'était pas
00:19évident.
00:20Oui, pas hier soir, non, pas trop.
00:22Alors ce matin dans la presse vous dites, je vais épater Adeline, elle a vu le film, est-ce qu
00:25'elle a aimé ?
00:26Oui, elle a adoré le film, mais pourtant c'est pas quelqu'un qui, quand elle aime pas quelque chose,
00:30elle m'a le vu.
00:31Elle est franche, oui. Elle préfère le Johnny comédien ou le Johnny rocker ?
00:36C'est pas assez difficile à dire parce que, bon, elle m'en connaît depuis qu'elle est toute petite
00:42en tant que chanteur, donc non, mais elle aime bien les deux, je crois.
00:47Vos retrouvailles avec Adeline font la ligne de plusieurs confrères, il y a eu des dépêches tout à l'heure,
00:51ça vous fait plaisir ?
00:53Quoi, d'être dans la presse ?
00:54Non, non, mais de la retrouver, comme ce sont des retrouvailles, tout le monde en parle, vous savez bien.
00:58Oui, bien sûr, c'est évident, c'est vrai qu'on a eu des problèmes tous les deux, et qu
01:04'on était encore plus malheureux, enfin on était très malheureux de son côté et moi du mien,
01:07et puis que c'est beaucoup vu que ça finisse comme ça.
01:09Vous avez retrouvé le sourire ce soir ?
01:10Oui, c'est vrai.
01:11Ok, on va parler au cinéma, on va parler de cinéma maintenant.
01:13On va revenir au cinéma, dans le film La gamine d'Hervé Palude, Johnny Hallyday incarne un ex-flic, aux
01:19allures de bon cow-boy,
01:20qui est embringué malgré lui dans une aventure rocambolesque avec la petite fille d'un de ses copains.
01:26Alors vous saurez tout quand je vous aurais dit que La gamine en question est accusée à tort d'avoir
01:29commis un meurtre.
01:30On va tout de suite se mettre dans l'ambiance, en regardant les images, et on discute, tout de suite
01:33après.
01:57C'est génial, les gens sont super cool, c'est une ville où on s'éclate.
02:04Vous avez des drôles de fréquentation, hein ?
02:06Oh, ça va, hein ?
02:08C'est lui !
02:10Bon, écoutez-moi bien, Carole. Depuis 24 heures, grâce à vous, je viens d'en faire.
02:14Tu vois, tu vas m'emmener. Bouge pas, je te tire dans la tête, si on t'a compris.
02:22Oh, j'ai fait une connerie, là.
02:24Attire, man, ton cul, bordel, ils sont là !
02:27Oh, pardon. Je suis désolée, j'ai pas fait l'espace, je voulais pas suivre.
02:30Foutez-moi la paix !
02:31Vous ne pensez pas que ça suffit comme ça, non ?
02:34Quoi encore ?
02:41Quand vous avez démissionné de la police, alors là, à mon avis, ils n'ont pas dû me regretter.
02:49Arrêtez de faire la gueule, vous êtes un smiley gris comme mec ?
02:51Vous pensez ça à vous tout le temps ?
02:53Bon, ça suffit maintenant. D'accord ?
03:06Ah, c'est pas évident, hein.
03:09Votre partenaire est vraiment une petite emmerdeuse, hein.
03:11Vous en avez rencontré des comme ça dans la vie, beaucoup, non ?
03:13Pas dans la vie, dans le rôle.
03:15Ouais.
03:16Si Laura vous entraînait un jour dans telles aventures, quelle serait votre attitude ?
03:20Il n'en est pas question.
03:21Voilà. Une bonne réponse ferme.
03:22Vous n'avez pas de mauvaise idée si jamais elle regarde la télévision ce soir.
03:25J'espère bien qu'elle regarde son papa ce soir.
03:26Mais, non, c'est vrai que la petite Maïwenn est formidable dans le film.
03:32Mais elle représente tout à fait très bien ce que ce sont à peu près aujourd'hui les filles de
03:3715, 16 ans modernes.
03:40Bon, c'est vrai que c'est pas du tout la même façon de vivre.
03:43Les jeunes aujourd'hui ne vivent pas du tout de la même façon.
03:45Ils n'ont pas les mêmes mœurs, ils n'ont pas les mêmes choses que dans les années 60, c
03:49'est vrai.
03:50Alors, revenons au film.
03:51Pour une fois, moi, j'ai l'impression que vous avez envie de nous faire rire plutôt que de jouer
03:53les durs et les casseurs, hein.
03:54Oui, oui, mais moi, vous savez, dans la vie, je suis...
03:56Enfin, c'est mes amis qui disent ça.
03:58Je suis, quelque part, j'ai toujours été un peu amarrant.
04:02J'aime bien rire, j'aime bien rigoler.
04:05Mais ça se ressentait pas toujours dans les films, hein.
04:06J'aime bien faire des conneries aussi.
04:08Mais, bon, et puis c'est vrai que j'ai toujours joué des rôles un petit peu dramatiques,
04:11un petit peu le vorgeur solitaire avec l'arme au poing.
04:15Et bien, c'est vrai, ça me change un petit peu, ce personnage.
04:19Ça me ressemble un peu plus...
04:21Bon, un rôle au cinéma est toujours un rôle au cinéma.
04:23Mais disons, c'est plus proche de moi, quoi.
04:24Le tournage, il a quand même été physique, hein.
04:26Il y avait des cascades.
04:27Est-ce que vous vous êtes fait des frayeurs, un moment ou un autre ?
04:29J'en ai eu quelques-unes, oui.
04:32Notamment, sur l'autoroute, à un moment donné,
04:35pour échapper aux policiers,
04:37je prends l'autoroute à l'envers en marche arrière.
04:40Et je passe à toutes les voitures qui le foncent dessus.
04:42Et puis là, je dois dire quand même que j'ai eu quelques moments
04:44un peu de panique et très chaud, quand même.
04:46C'est très chaud, à la voiture.
04:47Et c'était à plus de 100 à l'heure, hein.
04:48Je crois qu'il faut le dire.
04:49On avait retourné la carrosserie, donc, sur un moteur.
04:52Le moteur était à l'avant, donc à l'arrière, visuellement.
04:56Et que, c'est vrai, on a atteint une vitesse à peu près de 160 à l'heure.
05:01C'est pas mal.
05:01Alors, à l'envers, ça fait quand même un drôle d'effet.
05:03Ouais, ça, je veux bien le croire.
05:04Vous aimez le cinéma, mais votre parcours au cinéma,
05:06il est un peu chaotique, hein.
05:07Vous avez tourné avec Godard et Casta Gavras.
05:09Et à côté, il y a eu aussi quelques navets.
05:10Vous ne regrettez rien, Johnny ?
05:12Non, parce que je crois que dans la vie,
05:13pour faire des choses bien, pour avancer,
05:15il faut aussi faire des erreurs.
05:16Et que les erreurs...
05:18Si je ne les ai pas faites, je me serais dit,
05:20tiens, peut-être que j'ai été bête.
05:23Peut-être que ça aurait été bien.
05:24Donc, maintenant, les erreurs...
05:26On tire un train.
05:27Non, et puis c'est bien pour faire des choses bien dans la vie.
05:28Il faut savoir aussi admettre de faire des erreurs.
05:31C'est vrai que par peur ou par modestie,
05:33vous êtes passé à côté de grands films
05:34sous les directions d'Orson Welles, d'Elia Cazan, de Lozet.
05:37Oui, mais j'étais beaucoup plus jeune
05:39et j'avais un peu la trouille.
05:40Et puis, c'était une époque où j'étais complètement lancé dans la musique
05:43et je ne voulais pas m'arrêter.
05:47Ça me demandait quand même des 6 mois d'absence de France.
05:49C'est à l'époque où je commençais vraiment à être connu en tant que chanteur.
05:56Mais il fallait faire un choix, ce n'était pas évident.
05:59Maintenant, ce ne serait plus un problème.
06:01Je n'ai plus de choix à faire
06:02puisque maintenant, j'ai décidé de faire les deux à plein temps.
06:05Mais à l'époque, c'était un petit peu un choix.
06:07Dernière question.
06:08On vous retrouve sur scène à Bercy.
06:09C'est le 15 septembre.
06:10Vous avez eu le temps de vous y préparer ?
06:12Écoutez, maintenant que le film est sorti,
06:13maintenant il va vivre sa vie.
06:15Moi, j'ai vu la mienne avec la musique.
06:19Et oui, j'ai travaillé avec mon équipe sur les effets spéciaux,
06:23les lumières, les choses qu'on voulait,
06:24construire la scène, etc.
06:27Mais au point de vue...
06:29Au point de vue scène, au point de vue...
06:31Au point de vue concert avec les 8-5 heures,
06:32je n'ai pas encore commencé à répéter.
06:33Mais moi, vous savez, moi, je suis très bien.
06:34Je suis très bien quand je suis en état d'urgence.
06:37J'ai besoin d'être un peu en retard pour mettre les bouchées d'eau.
06:40Attention, Jody, il faut prendre un peu de vacances,
06:41mais après, il faut s'y mettre.
06:42Et puis après, on vous retrouve au parc pour les 50 ans.
Commentaires