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  • il y a 4 semaines
Tous les jours, actualité, débats et bonne humeur rythment L'Heure des pros. Ce lundi, il revient sur la situation en Gironde et dans le Var où les incendies continuent de faire rage.

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00:00Toutes nos équipes sont mobilisées, bien évidemment, jusqu'à 11h pour l'heure des pros et tout au long de
00:05la journée sur CNews
00:07pour donner la parole à nos héros, ceux qui se mobilisent depuis cinq jours pour lutter contre cet incendie dévastateur.
00:14Je veux qu'on aille sur le terrain à l'Aige-Cap-Ferret, rejoindre Régine Delfour, qui est avec nous,
00:20accompagnée de Laurent Sellerier.
00:22Chère Régine, quelle est la situation sur place, s'il vous plaît ?
00:30Oui, bonjour, Elliot. Écoutez, là, on est au PC, donc au poste de commandement de l'Aige-Cap-Ferret.
00:36On va avoir une petite communication sur la nuit. Cette nuit qui a été plutôt calme, en fait, c'est
00:41-à-dire qu'il n'y a pas eu d'autres avancées pour le moment.
00:44C'est ce que nous dit la préfecture d'Hectares brûlés. Mais vous savez, la situation hier, elle a été
00:48catastrophique.
00:49Ce feu-là, qu'on appelle maintenant désormais l'ogre, est incontrôlable. On a vu ces vents, surtout,
00:54puisque le feu tournait sur lui-même. Là, aujourd'hui, le vent, il est beaucoup plus... Il est moindre, en
01:01fait.
01:02Le taux d'humidité est plus élevé, mais on attend des températures qui vont remonter.
01:07Alors, il y a toujours 2500 sapeurs-pompiers qui sont mobilisés.
01:12Je viens de voir aussi les marins-pompiers de Marseille qui sont présents.
01:16C'est assez fou, Elliot, de constater sur le terrain, puisqu'hier, avec Florian Doré qui m'accompagne,
01:22nous étions au plus près des flammes.
01:24Et c'était assez fou de voir tout ce dispositif et surtout cette impuissance, Elliot,
01:31puisqu'il est très compliqué de faire quelque chose par rapport à ces flammes, par rapport à ce vent,
01:36même si les sapeurs-pompiers sont là, même si les civils sont là avec des citernes d'eau pour essayer
01:42de maîtriser.
01:43Alors là, il y aura peut-être une accalmie. Il va y avoir énormément aussi de construction de pare-feu
01:49pour essayer de le freiner.
01:50Mais on en sera plus dans quelques heures, en fait, Elliot.
01:54Merci beaucoup, Régine Delfort, accompagnée depuis l'âge Cap-Ferret de Laurent Scellarier.
02:00J'ai le plaisir et l'honneur de retrouver Éric Brobcardi. Merci d'être avec nous.
02:04Vous êtes porte-parole de la Fédération nationale des sapeurs-pompiers.
02:07Christian Pinaudot est également avec nous, consultant en politique folie-restière, en gestion de risques,
02:12expert des incendies et des feux de forêt. Alexandre Devecchio, merci d'être avec nous, cher Alexandre,
02:18parce qu'on a aussi besoin d'avoir le regard de l'éditorialiste que vous êtes,
02:23face à toute cette surcommunication qu'il y a pu avoir du côté du gouvernement ces dernières heures.
02:29Mais la question est de savoir où ont été mis tous nos milliards.
02:32Où va notre argent ? C'est la seule question qui vaille.
02:35Comment aider, armer nos héros qui se battent et luttent contre les flammes ?
02:39Sandra Larue est également avec nous, vous êtes spécialiste météo pour CNews.
02:44Je voudrais vous rendre hommage, Éric Brocardi, parce qu'on sait à quel point les pompiers,
02:49aujourd'hui, font un travail admirable au péril de leur vie,
02:52puisqu'il y a trois soldats du feu qui sont morts depuis ces épisodes d'incendie cette année.
02:58Vous avez 84 pompiers qui sont blessés depuis le début de ces incendies en Gironde.
03:04Et aucun citoyen.
03:05Et aucun citoyen. Vous avez raison. Aucun civil, pour l'instant, n'est décédé, fort heureusement.
03:11Et grâce à vous. Grâce à vous.
03:14Comment le pompier que vous êtes réagit ce matin ?
03:16Qu'est-ce qu'il a envie de dire aux Français qui nous regardent ?
03:20Je pense qu'aujourd'hui, on est sur un sujet d'impossibilité opérationnelle,
03:25parce que le seul salut qu'on aura, c'est aussi celui du ciel.
03:29Ça a été une période d'accalmie cette nuit, avec ces indicateurs météorologiques qui ont été plutôt favorables.
03:35Mais par contre, il y a quelque chose qui supplante tout.
03:37C'est la hargne et la rage avec lesquelles se battent les sapeurs-pompiers,
03:41qui ne rechinent devant aucune mission, aucune tâche, aucune contrainte.
03:45Aujourd'hui, je pense que le sujet est vraiment à l'image de ce qu'est David contre Goliath.
03:50Et qu'à ce titre-là, nous devons continuer à faire face.
03:54Et le regard que nous portons vers, aujourd'hui, les soldats du feu, qui sont devenus les soldats du climat,
03:59ne doit pas être, on va dire, oublié dès la rentrée de septembre.
04:03C'est un des enjeux aussi, et c'est pour ça aussi qu'on prend la parole,
04:06parce qu'il est facile aujourd'hui de s'accaparer l'image des sapeurs-pompiers.
04:10Mais par contre, à la rentrée, il ne faudra certainement pas les oublier.
04:13Et surtout pas oublier les trois collègues décédés.
04:15Et merci encore de le rappeler.
04:17J'ai encore hier le chef de centre de Saint-Médard, mon ami Vincent,
04:21qui me disait qu'on a tendance un peu à oublier.
04:24Et là, aujourd'hui, la polémique ne doit pas forcément enfler plus que cela
04:28par rapport au drame qu'ont subi les sapeurs-pompiers
04:31avec trois de nos collègues, un en Savoie, deux en Gironde.
04:33Parce que, comme on le souligne, ils sont véritablement en première ligne.
04:37Ce mot « première ligne », parfois on l'entend, on l'explique.
04:39Là, on a quand même ce sujet d'une guerre offensive et défensive des sapeurs-pompiers
04:45qui montre qu'ils vont jusqu'au bout de leur engagement.
04:47On le pilonne, ce feu.
04:49On essaie de le matraquer.
04:5022 000 hectares, il y a plein de polémiques qui ressortent.
04:53C'est 22 000 hectares, vous comparez ça à Paris.
04:56C'est vrai qu'à l'ouest de Paris, parfois, il fait beau,
04:58et puis à l'est, il ne fait pas beau.
04:59Donc, on a des sujets aujourd'hui de variation de température,
05:02de variation de climat sur une zone qui est extrêmement complexe à gérer
05:06de point de vue accessibilité,
05:08comme d'un point de vue aussi, tout simplement, repérage sur zone.
05:12Parce que vous parlez de marins-pompiers de Marseille,
05:13vous parlez de sapeurs-pompiers du Nord, de l'Est,
05:14et il y a de partout qui sont arrivés en renfort.
05:17Tout ce qui pouvait rouler et converger vers ce sinistre-là.
05:21Et puis, ne certainement pas focaliser uniquement sur ce qui se passe en Gironde,
05:24parce que dans le Var aussi, ils sont à l'œuvre
05:27et ils sont dans une orientation stratégique qui est complexe,
05:31parce qu'on est soumis aussi aux mêmes aléas climatiques,
05:34avec des potentielles reprises.
05:36Et je le dis toujours, le Var est à l'image aujourd'hui,
05:39malheureusement, de ce qu'on doit faire,
05:40c'est-à-dire optimiser notre adaptation.
05:43Parce que quand vous savez que le Var, les Bouches-du-Rhône,
05:46les Alpes-Maritimes, le Gard,
05:47c'est le berceau de la stratégie des feux de forêt.
05:50C'est là où tout est né, en fait.
05:51C'est là où tout est né dans les années 80-90,
05:53parce que les pompiers ont pris des claques énormes
05:55sur le sujet des feux de forêt,
05:57avec bon nombre de maisons brûlées à l'époque.
05:59Et la mission Vulcain, qui avait été développée dans cette zone-là,
06:02a permis de construire une ceinture de défendabilité
06:06à l'époque où les feux étaient moins intenses et moins précoces,
06:09avec moins de résurgence, du risque feux de forêt.
06:12Et aujourd'hui, on s'aperçoit que même dans ces domaines-là,
06:15alors que nous sommes les référents mondiaux,
06:17il faut le dire, je veux dire,
06:19à un moment donné, arrêtons les polémiques
06:21et félicitons aussi tout le travail qui a été fait
06:23par nos anciens sapeurs-pompiers
06:25qui aujourd'hui sont sur un sujet
06:27où effectivement on a un constat,
06:29qui est le dépassement,
06:30le dépassement de toute façon d'une force naturelle
06:32qui veut qu'aujourd'hui, ça montre notre impuissance.
06:36Mais ce que je veux dire, c'est que c'est dans tous ces domaines-là.
06:39On ne peut pas arrêter les inondations.
06:40Les feux de forêt, ça devient très complexe
06:42à pouvoir maîtriser face à l'intensité.
06:44On est sur des sujets naturels.
06:47Comment vous voulez qu'à nos forces des bras,
06:48on puisse changer la donne ?
06:50Mais vous avez tellement raison, Éric Brocardi.
06:52Vous dites, l'heure n'est pas à la polémique.
06:54Bien sûr, personne aujourd'hui ne remet en cause
06:58la qualité et l'excellence,
07:00qui est une référence mondiale, vous l'avez rappelé,
07:02de nos sapeurs-pompiers.
07:03Bien au contraire, moi, ce que je ne comprends pas
07:06et ce que les Français, peut-être, ne comprennent pas,
07:08c'est pourquoi, pour vous armer face à cette guerre
07:11contre les feux qui se sont répétés ces dernières années,
07:15vous venez régulièrement nous voir.
07:16Je me souviens qu'en 2022,
07:18vous partagiez ce plateau très régulièrement.
07:21Et l'idée était de proposer un arsenal suffisant
07:27pour lutter demain contre des incendies
07:29encore plus importants qu'en 2022.
07:31Nous y sommes aujourd'hui.
07:32C'est ici qu'on avait même lancé,
07:34je m'en souviens très bien,
07:34l'idée de la météo des forêts.
07:36Et très clairement, aujourd'hui,
07:38ça avait pris son envol et c'est une nécessité
07:40qui perdure.
07:41Mais moi, je vous parle de moyens.
07:43Pardonnez-moi, c'est réducteur.
07:44Est-ce que je vais dire, c'est peut-être un peu caricatural ?
07:47Mais 2 milliards pour faire trempette dans la Seine,
07:50je ne veux pas les mettre pour faire trempette dans la Seine,
07:52je veux les mettre pour vous, ces 2 milliards.
07:54Il y a des orientations, mais quand bien même,
07:56parce que le sujet, ça reste sur les avions
07:58et la Fédération se range aux côtés des pilotes
08:00de la sécurité civile,
08:02même si vous avez 2 milliards sur la table,
08:04les avions, vous ne pouviez pas les acheter.
08:05Voilà.
08:06Donc, ça veut dire que la chaîne de production
08:08d'Aviland, au Canada,
08:10n'avait pas suffisamment de carnets ouverts
08:12pour construire.
08:13Est-ce qu'il y a des alternatives au Canada ?
08:15Je veux juste prendre un exemple très concret.
08:17Quand vous allez chez un garagiste,
08:19une succursale de voiture,
08:20je ne serais très aucune marque,
08:21vous voulez acheter une voiture,
08:22vous l'avez dans le bout de combien de temps ?
08:246 mois, 8 mois, voire même un an pour certains.
08:26Donc, comment voulez-vous que sur des avions
08:28aussi spécifiques, on puisse avoir ?
08:30Pour autant, et ce que je souhaite rajouter,
08:33c'est que parfois, il y a des choses
08:35qui sont choisies, décidées, orientées,
08:37qui ne se construisent pas peut-être plus
08:41dans l'écoute des pilotes de la sécurité civile.
08:44Ce que je veux dire, c'est que nous sommes sur le terrain.
08:47Hier, sur d'autres chaînes,
08:48je parlais d'un choc de simplification opérationnel,
08:53parce qu'aujourd'hui, ce n'est pas normal
08:55que pour les sapeurs-pompiers,
08:56lorsqu'ils ont besoin de manger sur le terrain,
08:58on fait signer trois bons de commande,
09:00ça ne rentre pas dans les cases administratives.
09:02Aujourd'hui, je vous rappelle
09:03que les sapeurs-pompiers sont alimentés
09:04parce qu'on veut bien faire des dons.
09:06Donc, le sujet aujourd'hui,
09:07c'est de comprendre que,
09:09même si vous avez 3 milliards, 10 milliards,
09:11le sujet, c'est de simplifier.
09:13Le sujet, c'est de prendre un arbitrage
09:15qui soit juste, efficace.
09:17Même s'il coûte plus cher,
09:19ce n'est pas grave,
09:19parce que derrière, on sait que cette volonté
09:21de vouloir servir et protéger
09:23doit supplanter.
09:26Je ne sais pas, mais protéger, secours et sauver,
09:29ça a un coût,
09:29mais la vie n'a pas de prix.
09:30Donc, à partir de là,
09:32les investissements qui doivent être effectués
09:34doivent être faits avec une certaine justesse,
09:37une certaine écoute,
09:38et la Fédération nationale des pompiers de France
09:39pousse au quotidien,
09:41dans tous les couloirs des ministères,
09:42pour apporter à la fois
09:43les moyens de la prévention,
09:45les moyens opérationnels
09:46et les moyens du grand public.
09:48Mais tout ce que vous dites,
09:49ce sont des paroles de bon sens.
09:50Oui.
09:51Et pardonnez-moi,
09:53Éric Brocardi,
09:53je rappelle que vous êtes porte-parole
09:55de la Fédération nationale
09:56des sapeurs-pompiers.
09:57J'ai essayé de lister
09:58toutes les mobilisations
09:59des sapeurs-pompiers
10:00ces dix dernières années,
10:02où parfois,
10:04vous étiez dans la rue
10:05pour manifester,
10:07vous avez parfois fait grève
10:08en disant,
10:08mais ce n'est pas possible.
10:10Donnez-nous les moyens
10:11de nous battre.
10:12Alors, on a bien compris,
10:13personne ne se dit que
10:14face à ces feux,
10:15en un claquement de doigts,
10:17l'affaire est réglée.
10:19Personne ne dit ça.
10:20La seule question qu'on se pose,
10:21c'est, mais mince,
10:23pourquoi notre priorité absolue
10:24n'est pas justement
10:25de donner
10:27le plus de moyens possible
10:29à tous les Éric Brocardi
10:31qui sont sur le terrain ?
10:32Nous, on a un sujet,
10:33vous parlez de budget,
10:34il faut bien comprendre une chose,
10:36c'est que,
10:36et merci de me laisser
10:36le temps de m'exprimer là-dessus,
10:38c'est que quand vous parlez
10:39de budget,
10:40il faut comprendre
10:40que les sapeurs-pompiers,
10:41ils ont deux soupapes
10:43en termes de budget.
10:43Un, au niveau de l'État,
10:44et c'est ce qu'on voit
10:45avec les avions
10:47de la sécurité civile,
10:48et en même temps,
10:49ils sont départementalisés,
10:50c'est-à-dire qu'ils sont
10:52sous la tutelle
10:54d'un établissement,
10:55des conseils départementaux,
10:57pardon,
10:58où, comment,
10:59ils ont leur propre budget
10:59par département.
11:00Donc, le sujet,
11:01aujourd'hui,
11:01c'est de comprendre
11:02qu'un sapeur-pompier
11:03par an et par habitant,
11:04c'est 7 euros par mois,
11:05moins cher que chez free.
11:07OK ?
11:07Et tout aussi,
11:08on va dire,
11:09une performance hors norme
11:10en ce qui concerne
11:11les 4,7 millions d'interventions
11:13qu'ils effectuent par an
11:14et deux interventions sur trois
11:15sont effectuées
11:16par des sapeurs-pompiers volontaires.
11:17Les professionnels,
11:18qui sont l'ossature
11:19et l'épine dorsale
11:21du système,
11:22nous permettent aussi
11:23de combler
11:23tous les sujets
11:25qui sont liés,
11:25justement,
11:26à la réponse opérationnelle
11:27de proximité
11:28dans les grandes villes
11:28et dans les périurbains.
11:29Et ce que je veux vous dire,
11:31c'est qu'à ce titre,
11:32là, on est au cœur
11:33de nos missions.
11:34Voilà.
11:34On regarde,
11:35mais en fait,
11:35c'est ça pourquoi on a signé.
11:37Pourquoi on me parle
11:38de moyens,
11:38de ci, de là,
11:39qui sont fatigués,
11:39pas fatigués ?
11:40Mais en fait,
11:40nous, notre métier,
11:42notre activité
11:43de sapeurs-pompiers
11:44pour englober
11:44les volontaires
11:45comme les professionnels,
11:46on est au plein cœur
11:47de notre engagement
11:48et c'est pour ça
11:48qu'on a signé.
11:49Donc, quand je vous réponds
11:50sur le sujet
11:50de pourquoi on n'a pas
11:51assez de moyens,
11:52parce qu'aujourd'hui,
11:53les arbitrages sont faits
11:54d'un point de vue local,
11:55parce qu'aujourd'hui,
11:56quand tout se passe bien,
11:57on a tendance
11:57à réduire l'enveloppe.
11:58Mais en fait,
11:59on ne réagit pas
12:00et on ne doit pas réagir
12:02sur un sujet,
12:02on va dire,
12:03immédiat.
12:04Les sapeurs-pompiers,
12:05c'est de la prévision,
12:06c'est de la prévention.
12:07Donc, ça veut dire
12:07que lorsqu'il y a des budgets
12:09qui doivent être votés,
12:10ce sont des budgets
12:11avec une certaine vision.
12:12Ce n'est pas sur ce qui a été fait.
12:14Et souvent,
12:14on dit,
12:14c'est bon,
12:15l'année dernière,
12:16ils n'ont pas eu
12:16beaucoup d'activités,
12:17on peut réagir.
12:18Non, en fait,
12:18c'est ce qui va se produire.
12:19Et ça, aujourd'hui,
12:20c'est des images
12:21qui, malheureusement,
12:21doit toute l'année
12:22passer en boucle.
12:23Mais vous avez...
12:23Pardonnez-moi, Éric,
12:25c'est ce que vous m'aviez dit,
12:26je crois,
12:27il y a deux semaines
12:28au moment de l'incendie
12:29à Fontainebleau,
12:30au tout départ du feu.
12:32Nous étions en duplex
12:33sur cette antenne
12:35et vous avez dit,
12:36j'espère que ces images
12:37ne seront pas oubliées
12:39à la rentrée en septembre
12:41pour la rentrée des politiques
12:42parce que c'est chaque été
12:44la même chose.
12:44C'est-à-dire que là,
12:46on met en avant
12:47le travail des pompiers,
12:48on explique que
12:49c'est d'une bravoure
12:51exceptionnelle,
12:52extraordinaire.
12:53Et à la rentrée,
12:53on oublie tout.
12:54J'étais hier...
12:55Éric, un dernier mot,
12:56mais c'est essentiel
12:57de lui laisser parler.
12:57J'étais hier au téléphone
12:58avec le président
12:59du conseil départemental
13:00des Alpes-Maritimes
13:01qui fait des investissements
13:02hors normes
13:03sur le sujet
13:04de la défense des forêts
13:05contre les incendies.
13:06Trois hélicoptères
13:07bombardiers de Loué,
13:0925 nouvelles citernes
13:11héli-pompables
13:12pour permettre justement
13:12d'être rapides, efficaces
13:14et frappés vite et forts.
13:15Tous ces coûts-là
13:16au niveau local
13:17ont un coût et une nécessité.
13:18Quand on est des Alpes-Maritimes,
13:19mer, montagne,
13:21forcément,
13:21il y a des enjeux.
13:22Aujourd'hui,
13:22ce sujet intrinsèque
13:24lié à la défense
13:25des forêts contre incendies,
13:26il va falloir l'adopter
13:27dans les départements
13:27qui, aujourd'hui,
13:28sont nouvellement touchés
13:29par les incendies de forêt.
13:32Alexandre Devecchio,
13:32et puis évidemment,
13:33on va donner la parole,
13:34on salue le général
13:34Bertrand Cavalier
13:35qui est avec nous
13:36et Christian Pinodeau.
13:38Dans un instant,
13:38je vous donne la parole,
13:39consultant en politique forestière
13:40et en gestion de risque,
13:42espère des incendies
13:43et des feux de forêt.
13:44Mais à chaque crise,
13:44c'est la même question.
13:45Oui, c'est ce que j'allais dire.
13:46Quand on décrit
13:46ce qui a été dit,
13:47on voit qu'on retrouve
13:48un certain nombre de problèmes
13:49qu'on a pu observer
13:51dans d'autres crises,
13:52dans celles du Covid,
13:55notamment.
13:56Le déficit d'anticipation,
13:57c'était exactement
13:59la même chose.
14:00Dans celle également
14:01de la canicule,
14:02on se retrouve dépourvu
14:04de climatisation
14:05au moment où on est
14:06en pleine Calipune
14:07dans les hôpitaux.
14:08Donc, il y a un problème
14:09d'état stratège
14:09qui n'a pas de vision
14:10et qui est empêtré
14:11dans une véritable bureaucratie.
14:13C'est ce qu'on entend.
14:14C'est-à-dire que
14:14pour payer un sandwich
14:16à des pompiers,
14:18il faut faire
14:20de la paperasserie.
14:21Il y a un problème
14:22de multiplication des échelons
14:23qu'on voit bien,
14:24de millefeuille territoriale
14:25qu'on voit bien
14:26dans d'autres aspects
14:27puisqu'ils dépendent
14:28à la fois de l'État
14:29et du département.
14:30Et enfin,
14:30il y a un problème
14:31de souveraineté.
14:32On nous dit,
14:33effectivement,
14:33les Canadiens
14:34sont produits au Canada.
14:37Ça met du temps
14:38et c'est normal
14:39qu'on ne soit pas livré.
14:40Il faut aussi se demander,
14:41c'était la même chose
14:42pendant le Covid,
14:43si on ne devrait pas
14:44produire aussi
14:45un effort en aéronautique
14:46à un certain nombre
14:47d'avions
14:48vu qu'on va être confronté
14:49à ce type de problématique
14:51de plus en plus souvent
14:52dans l'avenir.
14:53On va prendre
14:53la direction du terrain
14:54dans quelques secondes,
14:56rejoindre nos équipes.
14:57Bien sûr,
14:57on sera avec
14:58Gregory Prats
14:59et également pilote
15:00de Canadair
15:01qui a dit
15:02ce week-end
15:03tout haut
15:04ce que des millions
15:04de Français
15:05pensent tout bas
15:06et sa déclaration
15:07a été relayée
15:08des centaines
15:09pour ne pas dire
15:10des millions de fois
15:11sur les réseaux sociaux.
15:12Vous savez,
15:12ces réseaux sociaux
15:13qu'on envisage
15:14de museler.
15:15C'est normal
15:15qu'on envisage
15:16de les museler
15:17parce que la parole
15:17alternative,
15:18les coups de gueule,
15:19ils seraient peut-être
15:20moins relayés.
15:21Je vous propose d'abord
15:22qu'on s'arrête un instant
15:23sur cette séquence.
15:23Je vais la commenter
15:25avant qu'on l'écoute
15:25pour les auditeurs
15:26d'Europe 1
15:27et ça résume tout
15:28et c'est pour ça
15:28qu'on en a les larmes
15:30aux yeux
15:30quand on voit
15:31cette forêt
15:32partir en fumée
15:33et quand on voit
15:34la bravoure
15:34des pompiers.
15:35Elle a été publiée
15:36par le SDIS 33,
15:38c'est le service départemental
15:39d'incendie et de secours
15:40de Gironde
15:40qui a publié
15:41une vidéo bouleversante
15:42hier
15:43qui résume
15:43le courage des pompiers
15:45et la solidarité.
15:46Regardez.
16:15Sous-titrage Société Radio
16:29Et vous voyez
16:30en 30 secondes
16:32cette union des courages
16:33avec Brocardi
16:34quand vous voyez cette...
16:37C'est compliqué.
16:39C'est compliqué
16:40parce qu'il y a des regards
16:43et il y a des pertes
16:45derrière
16:45et forcément
16:48ça reste un sujet
16:49aujourd'hui
16:50où en fait
16:51on n'a pas à subir
16:52ce genre d'image.
16:54Je le dis,
16:54je le répète,
16:55ils sont engagés
16:55sur des missions,
16:57c'est le engagement
16:57de leur ville.
16:59Et quand je vois
16:59des pompiers
17:01se battre,
17:02on ne peut être que fiers
17:03d'eux
17:03et la nécessité
17:04de faire nation
17:05derrière
17:05c'est extrêmement important
17:06et on remercie encore
17:07tout le monde
17:07de nous aider.
17:09Mais c'est plus tolérable.
17:10C'est plus tolérable
17:11parce que c'est le sujet
17:13de ce qu'on va laisser
17:13derrière.
17:14Donc s'il n'y a pas
17:15un sursaut,
17:16un éveil
17:16des consciences
17:18sur aujourd'hui
17:20des gestes
17:21qui ne doivent plus exister,
17:22des gestes aberrants,
17:24des gestes
17:24des actes
17:25de négligence,
17:27aujourd'hui,
17:28on ne peut plus
17:28se permettre
17:29d'envoyer
17:30des sapeurs-pompiers
17:30au sol
17:33avec derrière
17:34tous ces dégâts
17:36qu'on va laisser
17:36au niveau naturel.
17:38Aujourd'hui,
17:38ce sont les soldats
17:39du feu,
17:40ce sont les soldats
17:41du climat,
17:41ce sont les soldats
17:41de la vie.
17:43Nous devons continuer
17:44malheureusement
17:44à nous battre
17:45et je peux vous dire
17:46que tenter de retirer
17:49un pompier
17:49sur le terrain.
17:50Je pense qu'aujourd'hui,
17:53leur courage,
17:56il ne sera pas oublié.
17:57Et puis de toute façon,
17:58on forcera les portes
17:59des médias
17:59pour le rappeler.
18:00Vous aurez toujours
18:00la porte ouverte.
18:02Le sujet,
18:02c'est qu'aussi bien
18:03volontaires
18:04comme professionnels,
18:06il est temps
18:06qu'on comprenne
18:08que ce sont des êtres humains
18:09à part entière
18:10sous leur uniforme.
18:11Ce sont des gens
18:12comme vous et moi,
18:13ce sont des pompiers volontaires
18:15qui derrière
18:15ont une autre activité
18:16et vous les voyez là
18:17mais ils ne sont pas
18:18au cœur de la famille.
18:19Là, dans le tas,
18:20j'en reconnais certains
18:20la maison à brûler
18:22pendant qu'ils sauvent
18:23celle des autres.
18:24Donc,
18:25notre sujet aujourd'hui,
18:26c'est de comprendre
18:27que ces enjeux-là,
18:29demain ne doivent plus
18:31malheureusement exister,
18:32ça serait l'idéal
18:32mais malheureusement,
18:34ça ne sera pas le cas.
18:35Ça ne sera pas le cas
18:36parce que la force
18:38de la nature
18:38a voulu en découdre
18:39et en décider autrement.
18:40Et c'est pour ça
18:41qu'il faut être
18:42profondément humble
18:43face à ces phénomènes
18:44météorologiques
18:45mais que si on peut
18:46vous donner
18:47les moyens
18:48de répondre
18:49face à ces incendies,
18:53il n'y aura pas
18:53ces débats
18:54qui s'engageront
18:55sur les plateaux,
18:56bien sûr.
18:57et c'est bouleversant
18:58de vous entendre
18:58parce qu'on sent
18:59évidemment toute l'émotion
19:00quand vous voyez ces images.
19:01Quand j'ai vu cette vidéo
19:02sur les réseaux sociaux,
19:03je me suis dit
19:04mais vous savez
19:04ce qu'il faudrait faire ?
19:05C'est qu'à la rentrée
19:07des classes,
19:08pourquoi pas ?
19:09Toutes ces vidéos,
19:10pendant une heure,
19:12elles soient diffusées
19:13partout dans toutes les classes
19:14pour qu'on puisse
19:14se rendre compte
19:15du travail
19:15et de la bravoure
19:16des sapeurs-pompiers.
19:18Je dis simplement
19:19une chose,
19:19c'est que lorsqu'il y a
19:20un ordre qui est donné
19:21au plus haut sommet de l'État,
19:22il faut que jusqu'en bas
19:22ça soit appliqué à la lettre.
19:26Pardonnez-moi
19:27de vous avoir fait
19:27un peu attendre Grégory Prats,
19:29vous êtes pilote de Canadair
19:30et je le disais
19:32Grégory Prats,
19:33votre coup de gueule
19:34ce week-end
19:36a été relayé
19:37des centaines
19:38voire des millions
19:39de fois
19:39sur les réseaux sociaux
19:40car vous êtes
19:41un commandant de bord
19:43de Canadair
19:44en colère
19:44et quelles sont
19:45les raisons
19:46de votre colère aujourd'hui ?
19:48Bonjour à tous,
19:49bonjour Eliott,
19:50bonjour Eric,
19:51bonjour aux autres.
19:52D'abord,
19:54première chose,
19:55j'aimerais dire
19:56que toutes mes pensées
19:56vont à toutes ces familles
19:58sinistrées
19:59qui ont perdu leur maison,
20:00qui ont perdu leur vie,
20:02leurs souvenirs.
20:04Ça me désole,
20:06ça m'énerve
20:06effectivement
20:07et ça me met en colère.
20:09Je pense aussi
20:10à tous ces déplacés
20:11qui subissent
20:12depuis une semaine
20:14quelque chose
20:15d'horrible également
20:16et naturellement
20:17à tous mes collègues
20:18sapeurs-pompiers,
20:19officiers-pompiers
20:20qui luttent au sol
20:2224 heures sur 24,
20:23je ne sais pas
20:23comment ils font.
20:24En s'engageant,
20:25en s'approchant
20:26des flammes
20:27avec des températures
20:28montant à presque 100 degrés,
20:30enfin c'est juste fou.
20:32Donc oui,
20:34je suis très en colère
20:37et je suis tellement désolé
20:39pour tout ça
20:40et j'ai presque honte,
20:41je vais vous dire,
20:42j'ai presque honte.
20:43Voilà.
20:44Excuse-moi Eric,
20:45mais je vais un peu recadrer
20:47ce que tu as dit
20:48au sujet de ma phrase
20:50qui a fait tant polémique.
20:54Effectivement,
20:54c'est une punchline.
20:56Pourquoi ?
20:56Parce que si je n'avais pas dit ça,
20:57je n'aurais pas été invité ce matin.
20:59Voilà.
21:00Je sais très bien
21:00que c'est une image.
21:02Je sais très bien
21:03que les lignes
21:04de Canadair
21:06ont été arrêtées en 2015.
21:09Néanmoins,
21:09cet argent
21:10qui est dépensé,
21:11alors là,
21:12effectivement,
21:12je me suis fait la réflexion
21:14quand j'étais en train
21:15d'écoper lundi matin
21:16il y a dix jours,
21:19j'étais leader
21:20des deux premiers Canadair
21:22qui avons été envoyés
21:24sur le chantier
21:25de Fontainebleau
21:26et que j'ai écopé
21:28dans la Seine.
21:29J'ai dit à mon copilote,
21:32sans vraiment réaliser
21:33ce que je disais,
21:34j'ai dit,
21:34putain,
21:34là,
21:35il va falloir que je m'applique
21:36pour le largage
21:36parce que c'est quand même
21:37de l'eau
21:37qui a coûté
21:382 milliards d'euros
21:39aux Français.
21:41Et ensuite,
21:42eh bien,
21:43ça ne m'a pas du tout
21:44fait rire après
21:45quand j'ai vu
21:46l'ampleur des dégâts
21:48et quand j'ai vu
21:49l'ampleur du sinistre
21:50et que j'ai demandé
21:50à mon état-majeur,
21:51à la radio,
21:52que j'ai supplié
21:54d'avoir deux abuyants
21:56supplémentaires
21:56avec moi
21:57et qu'on m'a répondu
21:58que ce n'était pas possible
21:59parce que ce jour-là,
22:00effectivement,
22:01il n'y avait que
22:015 Canadair valides
22:03sur la France.
22:05Voilà.
22:06Donc, effectivement,
22:06c'est une punchline,
22:07c'est une image.
22:08Je sais très bien
22:09que les lignes
22:11ont été arrêtées.
22:12Néanmoins,
22:12cet argent,
22:13il aurait pu
22:14être dépensé avant
22:16que ces lignes
22:17ne s'arrêtent
22:18en 2015
22:18puisque je vous rappelle
22:20et je rappelle,
22:21je vais peut-être apprendre
22:21à tout le monde,
22:22que la France était dotée
22:23de 16 Canadair
22:25il n'y a pas si longtemps
22:26que ça.
22:27Nous en avons perdu 4
22:29dans des conditions
22:30tragiques
22:31avec la perte,
22:32naturellement,
22:33des équipages.
22:34Voilà.
22:35Ils n'ont jamais été remplacés
22:37alors que les lignes
22:38étaient encore en œuvre
22:39au Canada.
22:40Grégory Prats,
22:42ces 16 Canadair,
22:43on avait cette flottille
22:44il y a combien de temps ?
22:47On a perdu
22:48les 3 derniers Canadair
22:49au milieu des années 2000.
22:51Au milieu des années 2000
22:52et jamais
22:53ils n'ont été remplacés.
22:54Mais, par exemple,
22:57on pourrait remonter
22:58cette déclaration
22:59mais on va continuer
23:00d'en parler.
23:01Emmanuel Macron,
23:01en octobre 2022,
23:03fait la promesse
23:03justement
23:04de renouveler
23:06la flottille
23:06en disant
23:07à compter de 2027,
23:09on aura ces 16 Canadair.
23:10on a bien compris
23:11qu'il y avait
23:11une difficulté
23:13avec cette production
23:16du côté du Canada
23:17et des Canadair.
23:19Mais,
23:20ce que vous avez dit
23:21ce week-end,
23:23cette punchline,
23:23c'est-à-dire
23:24j'écopais
23:26sur la scène
23:27et je me suis dit
23:282 milliards
23:29pour assainir la scène,
23:31on aurait pu avoir
23:32tant de Canadair,
23:33c'est une formule
23:34qui a marqué,
23:37je pense,
23:38bon nombre de Français
23:39parce que tout le monde
23:40se fait la réflexion.
23:42La réflexion,
23:42c'est où mettre
23:43l'argent,
23:44où prioriser
23:45et à quoi ont servi
23:47tous ces milliards ?
23:48C'est ça la question
23:49qu'on doit vous poser.
23:50Vous êtes pilote
23:50depuis combien de temps,
23:51Grégory ?
23:53Écoutez,
23:53moi j'ai commencé
23:54ma carrière de pilote
23:55dans l'armée de l'air,
23:55j'avais 23 ans,
23:57je suis à la sécurité civile
23:59comme pilote bombardier d'eau
24:00depuis 2010.
24:02Voilà,
24:03moi ça fait 38 ans
24:03que je suis pilote
24:05au service
24:05de la France
24:07et des Français.
24:09Grégory,
24:10est-ce que cette formule
24:12vous a valu des remarques
24:14ce week-end
24:14de votre direction
24:16ou même un peu plus haut ?
24:18Non,
24:18pas encore,
24:19pas encore,
24:19mais je les attends
24:20parce que je sais
24:20que je vais en avoir.
24:22Néanmoins,
24:22je parle en tant que délégué syndical
24:24du SNPNAC,
24:25donc du syndicat national
24:26du personnel navigant
24:28de l'aviation civile
24:31et donc j'ai une petite liberté
24:33de parole supplémentaire
24:34par rapport à mes autres collègues.
24:36Mais je peux vous assurer
24:36que j'ai vu des remarques
24:40très très premier degré
24:41comme quoi les lignes
24:43étaient arrêtées
24:44et que ça n'aurait rien pu faire.
24:46Néanmoins,
24:46tous mes collègues
24:47ont bien compris
24:48ce que je voulais dire
24:48et tous mes collègues
24:49me supportent.
24:51Je peux même vous dire
24:52que la semaine dernière,
24:54face à des problèmes
24:54de maintenance,
24:55parce qu'on en a,
24:56on va en reparler
24:56parce que c'est important,
24:57parce que les 2 milliards
24:58dont je parle,
24:59on peut aussi les mettre
24:59dans la maintenance.
25:00Et puis là,
25:01je vais aussi vous dire
25:02pourquoi ça ne marche pas.
25:04on a failli se mettre,
25:07exercer notre droit de retrait
25:08pour une malfaçon
25:10sur la livraison d'un avion
25:11et nous ne l'avons pas fait.
25:14C'est-à-dire qu'on met en jeu
25:16notre sécurité personnelle,
25:17notre engagement physique,
25:20l'engagement de nos familles
25:21parce que vous pensez bien
25:23qu'un avion qui se crache,
25:24il n'y a pas de survivants
25:25dans ces conditions-là.
25:27on fait des veuves
25:28et des orphelins.
25:30Et là,
25:31la semaine dernière,
25:32on a décidé de continuer
25:34parce qu'il y a des feux
25:36en Gironde
25:36et parce qu'il y a des familles
25:38qui sont en détresse
25:38et parce qu'il faut faire
25:39quelque chose.
25:40Et qu'on ne peut pas rester
25:41les bras croisés.
25:43Donc oui,
25:44je suis très,
25:44très, très, très en colère.
25:45Restez avec nous
25:46parce que votre témoignage
25:47il est très important
25:48et vous allez peut-être
25:49pouvoir échanger avec Éric
25:50mais vous êtes unis.
25:52Vous allez lui répondre
25:53juste après la publicité.
25:55C'est juste une courte pause
25:56et au fond,
25:58les déclarations d'Éric Brocardi
26:00et celles de Grégory Prats
26:02se rejoignent, bien sûr.
26:04C'est intimement lié.
26:05C'est une déclaration
26:05de bon sens
26:06et ça rejoint
26:07la question des priorités.
26:09Vous l'avez dit,
26:10l'État devrait dépenser
26:11pour ce qui est stratégique
26:13en réalité
26:14et anticiper
26:15plutôt que de faire
26:16des cadeaux
26:17ou des dépenses démagogiques
26:18parce que je pense
26:19que la scène
26:19c'est une vraie dépense démagogique.
26:21La publicité,
26:22on revient dans un instant
26:22pour la suite de l'heure des pros.
26:24Je reçois beaucoup de messages
26:24Éric Brocardi
26:25parce que vous avez ému
26:26de bon nombre de Français
26:27ce porte-parole
26:28de nos héros
26:29avec un cœur.
26:30On revient dans un instant.
26:31On revient dans un instant.
26:32On revient dans un instant.
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