00:00Ils nous sauvent la mise, s'ils n'étaient pas là, c'est alors vous voyez là une petite cuve,
00:03on a des cuves qui remplissent 10 camions parfois.
00:06La solidarité des agriculteurs, des silviculteurs, on ne manque pas de cuve à eau, mais ils servent surtout à remplir
00:12les pompiers.
00:13L'important pour nous c'est de les répertorier et d'organiser justement cette plus-value en eau sur les
00:18grands feux.
00:19Donc c'est tout à fait fondamental et important qu'ils soient avec nous auprès des pompiers.
00:24Mais après il faut faire attention aux interventions isolées qui pourraient coûter des vies humaines sur les feux.
00:30Il y a d'autres interventions aussi, c'est ceux qui essaient de créer des pare-feux aussi pour ralentir
00:37l'avancée des flammes ?
00:39Alors ça ce n'est pas des initiatives personnelles, c'est les collectivités comme nous qui se protègent, qui observent
00:46la météo et qui ont protégé leur village.
00:48On a eu besoin de solliciter des autorisations des DFCI et du COS et du commandement pour pouvoir élargir nos
00:56protections aux abords des villages.
00:57C'est ce qu'on a fait sur la commune de Lacanau. Le feu ne pourra pas rentrer, je l
01:02'espère, dans le centre-ville.
01:03On n'a pas été évacués. Mais vous voyez, lundi, on a des retours de vent et on aura un
01:08vent d'est qui permettra au feu de revenir sur notre village.
01:12Donc on se prépare au pire et c'est toujours anticipé justement la situation du pire qui nous permet de
01:18remplir notre rôle d'élu.
01:19Le fait d'être entouré de techniciens et de gens de bonne volonté, comme les DFCI, mais aussi les civiculteurs,
01:25des gens d'expérience, des techniciens qui nous amènent à prendre de bonnes décisions.
01:29Donc c'est par feu, oui, sûrement dans le futur. Il faudra les élargir. C'est ce qu'on a
01:32fait ces derniers jours sous la commune pour se prémunir de ce feu qui est incontrôlable aujourd'hui.
01:37– Information à l'instant de BFMTV par Léopold Audebert. Le président de la République s'est entretenu ces dernières
01:44heures avec différents élus locaux concernés par les feux,
01:48en Gironde bien sûr, mais aussi dans les Landes ou dans le Var. Est-ce que vous avez reçu un
01:52appel d'Emmanuel Macron ?
01:54– Non, non, non, je ne pense pas que ce n'est pas ça que j'attends. Emmanuel Macron fait
01:58son travail de président de la République et c'est normal qu'il fasse preuve d'empathie et d'humanité.
02:02Moi, ça ne me dérange pas. Je n'ai pas besoin qu'il m'appelle en plein cours d'incendie.
02:06On fera le bilan après et on est plutôt concentré sur nos missions.
02:10Et ce n'est pas ce qui m'est venu en tête aujourd'hui. Il ne m'a pas appelé,
02:14ce n'est pas bien. Au contraire, il fait son travail de président.
02:16Moi, je ne l'en veux pas pour ça. Ce que je reproche surtout aux politiques, c'est de nous
02:22prépriser sûrement.
02:23Le mot était peut-être un peu fort, mais on doit être associé. Je crois que 2022 avait été l
02:27'occasion de faire le bilan et le diagnostic et de se préparer à ces événements
02:31qui ne sont plus des événements du siècle, mais qui se répètent tous les quatre ans avec le dérèglement climatique.
02:36Je pense qu'on voit à travers quelques dysfonctionnements, dysfonctionnements, et en particulier notre relation avec les agriculteurs.
02:42Je pense que les SDIS départementaux, les agriculteurs, les ÉNU, l'État, devraient préparer beaucoup mieux ce type d'incendie
02:50pour que justement, dans le cadre d'un règlement, on puisse être associé.
02:53Et je pense qu'aujourd'hui, les grands incendies sont détés aussi en 2022.
02:58Le souci de l'État, des coûts que ça peut engendrer aussi.
03:01Donc aujourd'hui, j'ai l'impression qu'on gère les feux aussi d'une manière financière.
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