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  • il y a 4 heures
Christian Pinaudeau, expert des incendies et des feux de forêts : «Si le vent ne tombe pas, on est très mal».

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Transcription
00:00La situation est-elle aujourd'hui avec un front de 20 kilomètres, une bombe thermique, parce que l'expression est
00:06parfaitement exacte,
00:08si le vent ne tombe pas, on est très très mal. Le problème il y est, là c'est le
00:14vent.
00:15Et avec Pyro Cumulus, je vous signale que déjà dans Pyro il y a feu, donc c'est un nuage
00:20de feu, son nom même désigne le problème, si j'ose dire.
00:25Et alors, dans ma précédente intervention, j'en étais arrivé à demander, mais pourquoi devant un système aussi bien développé
00:34de DFCI,
00:35qui est sur le massif des Landes de Gascogne, où tous les propriétaires forestiers payent ?
00:40En vulgarisme, DFCI ?
00:42Défense des forêts contre l'incendie, c'est-à-dire que ce n'est pas la lutte des pompiers, c
00:47'est la mise en défense de la forêt,
00:49c'est-à-dire la prévention, ce dont je m'occupe.
00:53Et c'était un système exemplaire, d'ailleurs avec des résultats exemplaires, à deux chiffres.
01:00La Gironde, c'est 1 500 départs de feu par an, en moyenne, c'est le département le plus menacé
01:06par le feu depuis les 50 ans.
01:10Et par exemple, toute la région PACA, c'est 600 feux par an, en moyenne.
01:15Vous voyez, donc c'est plus du louble sur un seul département.
01:17Et pourtant, on ne dépassait pas 2 000 hectares par an de feu, ou 3 000 hectares par an de
01:23feu,
01:23c'est-à-dire 2 ou 3 hectares par feu.
01:25Donc le système est très efficace.
01:29Exemplaire, là, on s'est pris une bombe, comme a dit Michel Chevalet.
01:34Michel Chevalet, on s'est pris une bombe, et elle est encore active à cause du vent.
01:39Et tant que le vent ne baissera pas, on n'y arrivera pas.
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