00:00On poursuit notre discussion parce que c'est l'actualité majeure de la journée,
00:05à savoir concernant le meurtre de Thomas Crépol, le racisme anti-blanc et anti-français
00:11retenu contre les suspects par les juges d'instruction.
00:15On continue d'en parler bien sûr avec vous, chers auditeurs, au 01 80 20 39 21,
00:20avec Mathieu Haug, Georges Fenech, avec François Bousquet, rédacteur en chef de la revue Élément,
00:26auteur du livre « Sale Blanc, le racisme qu'on ne veut pas voir » aux éditions La Nouvelle Librairie
00:31et William Molinier, chef du service police-justice d'Europe 1.
00:35Dans quelques instants, nous serons avec le président de l'Institut pour la Justice, Pierre-Marie Sèvres,
00:41mais je veux me tourner quand même vers vous, François Bousquet,
00:43parce que c'est un combat que vous menez depuis de nombreuses années.
00:48Il y a une sorte de déni d'omerta en France sur le racisme anti-blanc,
00:54comme si ce racisme-là n'existait pas, ne pouvait exister.
01:00Quel regard vous portez sur le dossier, les juges d'instruction qui ont finalement retenu cette qualification,
01:06tout en restant prudents, parce que les choses, on l'a bien compris avec l'excellente explication de William Molinier,
01:13les choses peuvent changer.
01:14Et puis ensuite, il y aura un procès, et au procès, les suspects dans le meurtre atroce de Thomas
01:22ne seront pas forcément condamnés pour meurtre en bande organisée
01:28avec cette circonstance aggravante de racisme anti-blanc et anti-français.
01:33Merci Elliot, j'ai été accablé et scandalisé par le parquet,
01:38puisque le parquet s'aligne en réalité, ou semble s'aligner, ou semblait s'aligner sur le narratif médiatique.
01:44Le narratif médiatique a mis 72 heures à se mettre en marche.
01:47Je ne sais pas si vous vous souvenez, sans les réseaux sociaux et sans CNews, Europe, JDD, Figaro, Valeurs Actuelles,
01:52on n'aurait pas parlé de l'affaire de Thomas Crépole.
01:55C'était passé dans la PQR.
01:56La PQR, c'est l'enterrement de sixième classe pour ce genre d'affaires.
01:59Je dis bien de sixième classe.
02:01Ce serait la même chose pour Louis sans les parents à Narbonne.
02:04Donc c'est comme si Thomas avait été tué deux fois, en réalité.
02:07Pour moi, Thomas avait été tué deux fois.
02:09Et le parquet s'aligne sur le narratif qui est fixé par Patrick Cohen au bout de 72 heures.
02:13C'est une rixe, entre deux bandes rivales, et il n'y a absolument aucune affaire de racisme.
02:18Voilà le narratif officiel des médias centraux qui s'est imposé,
02:21qui est le bruit de fond depuis maintenant la mort de Thomas.
02:24Donc nous sommes accablés, moi qui travaille sur le sujet,
02:27non seulement je découvre dans l'enquête scandaleuse une nuit en France
02:30de Jean-Michel De Cugis, Marc Le Plongeon, dont parlait Marie-Hélène Thoraval,
02:34on découvre ce qui est sidérant dans les notifications des gardés à vue,
02:38un procès verbal d'un gendarme qui fait état de neuf témoignages de racisme anti-blanc.
02:41Neuf, c'est énorme. En fait, il y en a quatorze.
02:44On voit sur Internet n'importe quel auditeur peut se livrer à l'exercice,
02:47où on entend des bandes-sons,
02:48« Putain de gouère, pardonnez-moi, putain de gouère, attention, attention, ça plante ! »
02:52On l'entend. Distinctement, on l'entend.
02:54Donc les éléments tangibles sont là.
02:57On n'arrive pas à comprendre ce déni.
02:59Mais simplement, il s'explique, c'est que le racisme anti-blanc ne peut pas exister.
03:03Puisque si le racisme anti-blanc existe,
03:06c'est le narratif officiel multiculturel qui s'effondre.
03:08Moi, je compare ça à un jeu demi-cadeau.
03:11Vous retirez une baguette, le racisme anti-blanc est une baguette,
03:14cette tour de Babel qu'on a construite s'effondre.
03:17Donc le reconnaître est impossible.
03:19Ce qui fait que l'université, je dis bien l'université,
03:22a théorisé les sciences sociales que le racisme anti-blanc n'existe pas.
03:26Le ponte, en France, des études universitaires de genre, Éric Fassin,
03:29dit que pour les sciences sociales, le racisme anti-blanc n'existe pas.
03:32Vous retrouvez la même chose ?
03:34Ça se décline comme dans une pyramide qui ruisselle,
03:36chez les journalistes, chez les magistrats.
03:38Quand vous regardez le nombre d'affaires,
03:40et peut-être que Pierre-Maricef pourra nous en parler,
03:42le nombre d'affaires qui ont entraîné des condamnations pour racisme anti-blanc
03:45se compte, je pense, sur les cinq doigts de mes deux mains.
03:49La condamnation, ce qui est aussi une nouveauté,
03:51pour racisme anti-français, qui est la principale injure.
03:54La principale injure, c'est sale français, avant sale blanc.
03:57En général, ce sont des Français, en plus, qui l'adressent à d'autres Français.
04:01D'où l'argument rhétorique et le sophisme des journalistes,
04:04comment des Français issus de l'immigration
04:07pourraient traiter d'autres Français de sale français.
04:09Il n'y a eu aucune condamnation, je dis bien aucune, explicite,
04:12sur sale français, qui est le bruit de fond de la société.
04:15Un dernier mot, sondage,
04:18sondage commandé par la LICRA,
04:19donc c'est la LIC contre le racisme et l'antisémitisme auprès de la LIFOP,
04:22gros échantillon, 14 000 personnes.
04:25Il ressort que 4 Français sur 10
04:27disent avoir avisé victimes de racisme anti-blanc.
04:29Donc on parle de 20 millions de gens.
04:31C'est une masse colossale.
04:33Ce sont des gens vers lesquels je vais,
04:35dans mes enquêtes sur le racisme anti-blanc,
04:36et je me rends compte que c'est le bruit de fond de la société,
04:39dont je recueille la bande-son dans mes livres,
04:41mais c'est un bruit de fond qui est vieux de 50 ans.
04:43En fait, les premiers témoins,
04:45dont je reçois le témoignage, c'est fin des années 70.
04:47Alors c'est une France minière, ouvrière, manufacturière,
04:51qu'on ne voit pas à Paris.
04:53Mais ça fait 50 ans que c'est là.
04:55Donc enfin, j'allais dire, enfin, ouf !
04:57Même si l'affaire est horrible,
04:59et vous le dites, l'affaire est encore plus horrible qu'on ne le pense.
05:01Les témoins, après la scène, parlent de carnage.
05:04Ils pensent que c'est un acte de terrorisme, les témoins.
05:08Il y a des doigts coupés, de mémoire.
05:10Des couteaux dans le dos, outre Thomas.
05:12Donc c'est une scène de crime.
05:13Les types viennent avec des couteaux.
05:15Ils ne viennent pas avec des couteaux pour chanter la Macarena.
05:18La Banque d'Organisée, ils ne viennent pas un en vélo,
05:21un en hélicoptère et un à pied.
05:22Ils viennent en voiture ensemble.
05:24Donc tout ça, moi, m'accabler,
05:26parce qu'on se heurtait à un mur de silence,
05:28à un mur de déni.
05:31Ce déni va nous péter à la gueule, je pense.
05:33Plus on déni, plus on refoule quelque chose,
05:36plus cette chose va exploser.
05:38À force de dire que je pense qu'il faut qu'on fasse du racisme anti-blanc une cause nationale.
05:44Du racisme, de manière générale, une cause nationale.
05:46Eliott, on l'a déjà fait.
05:48Il faut le refaire, mais en ne déniant pas des formes de racisme, François Bousquet.
05:54Simplement, mille fois raison.
05:55Ça fait 50 ans qu'on a fait à raison du racisme une cause nationale,
05:58et même une cause éducative.
06:00Et c'est une très bonne chose.
06:02à ceci près, c'est qu'on a exclu
06:04la possibilité d'existence du racisme anti-blanc ou anti-français.
06:08Et ce qui fait qu'il prospère.
06:09Puisque ce qui n'est pas dénoncé...
06:12Ce pour-ci, vous avez entièrement raison.
06:14Mais regardez, on va prendre un exemple très concret.
06:17Depuis le 7 octobre, l'antisémitisme a explosé en France.
06:20Oui, complètement.
06:22Et vous avez une justice qui ne répond pas suffisamment rapidement
06:27pour que, finalement, on endigue un phénomène
06:31qui ne cesse de s'amplifier.
06:32Et on en voit encore le résultat aujourd'hui.
06:35L'antisémitisme se propage,
06:38à tel point qu'aujourd'hui,
06:40certains flirtent entre l'antisionisme
06:43et se couvrent ou se drapent de l'antisionisme
06:47pour des attaques antisémites.
06:49Et on le voit, l'actualité brûlante,
06:52et en est le parfait témoignage.
06:54Le tract contre Barbara Butch,
06:57vous aviez le même en mars 2025
07:00contre Cyril Hanouna ?
07:02Qu'est-ce qui s'est passé au moment du tract
07:04contre Cyril Hanouna
07:05qui reprenait les codes des années 30 ?
07:08Qu'est-ce qui s'est passé ?
07:09Où est la justice ?
07:10Mais tout ce que vous venez de nous dire
07:12est absolument passionnant,
07:14évidemment, François Bousquet.
07:16Et continuez, n'hésitez pas.
07:18Sur la question de l'antisémitisme,
07:20j'ai beaucoup de témoins.
07:21Quand je parle de racisme anti-blanc,
07:22en fait, je m'intéresse à des chrétiens,
07:24des pas-chrétiens, des juifs, des pas-juifs,
07:26des agnostiques et des asiatiques aussi.
07:28Parce que les asiatiques sont attaqués
07:30sur les mêmes bases.
07:31Et des métis sur les mêmes bases.
07:32Donc, ça n'est pas explicitement racial.
07:34Ce sont vraiment des constructions sociales.
07:36Simplement, on ne veut plus penser l'antisémitisme.
07:39On ne veut plus penser le racisme anti-asiatique,
07:40le racisme anti-blanc, anti-français.
07:42Parce que toutes ces catégories-là
07:44sont présumées être dominantes.
07:46Étant dominantes, voilà.
07:47Comme elles sont dominantes,
07:48elles ne peuvent pas être victimes de racisme.
07:51C'est toute la théorie du racisme systémique
07:52qui est une vaste foutaise.
07:54Il faudrait qu'on n'a pas le temps, là.
07:56Mais il faudrait pouvoir expliquer aux gens
07:57qu'on a créé...
07:58Qu'est-ce qui est une vaste foutaise par demi-heureux ?
08:00Le racisme systémique,
08:01qui domine l'université et la presse.
08:03Qui veut que le racisme est forcément univoque,
08:06à sens unique et sans réciprocité.
08:07C'est forcément un dominant
08:09qu'il exerce contre un dominé.
08:11Or, le dominant, il est forcément blanc.
08:13Chrétien, pas chrétien.
08:14Juif, pas juif.
08:15Asiatique, pas asiatique.
08:16Métis, pas métis, etc.
08:18Et le dominé est forcément un racisé
08:20qui n'appartient pas à ces catégories-là.
08:22Ce qui fait qu'il y a un angle mort
08:24sur tous les racismes,
08:25autres que le racisme qui vise les racisés.
08:27Or, cette théorie délirante
08:29s'est emparée des cerveaux universitaires,
08:33régente l'université,
08:34régente la presse.
08:36Et donc, nous empêche,
08:37à la fin des fins,
08:38dans le cas de Thomas Crépole,
08:39de dire, oui, Thomas a été tué
08:42parce qu'il était blanc,
08:44français,
08:44il faut insister sur le sale français.
08:47Oui, oui,
08:49étant que la justice le reconnaisse.
08:50Ce que vous dites est passé.
08:51Ce que vous dites est passé.
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