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  • il y a 5 minutes
Avec ses invités, Thierry Cabannes débattent des thèmes forts de la journée.

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Transcription
00:00On va revenir sur cette actualité, je vous le disais, dans le cadre de l'affaire de meurtre de Crépolle
00:10et la circonstance.
00:11Donc la cavante de racisme a donc été retenue par les juges.
00:15Vous avez pu entendre tout à l'heure le reportage de Mickaël Dosantos,
00:19mais je vous propose d'écouter surtout le témoignage également de la mère de Romain Surisère.
00:26Écoutez ce qu'elle dit.
00:27Je ne veux pas dire que c'était un soulagement, mais je veux dire que c'était un combat de
00:31chaque jour.
00:32L'ensemble des victimes qui s'étaient manifestées, notamment dans les propos qu'elles avaient tenus à la suite de
00:40ce drame,
00:41disaient toutes qu'il y avait cette forme de racisme anti-blanc
00:44et rappelaient les propos qui avaient été ceux qui sont mis en examen aujourd'hui lorsqu'ils sont venus sur
00:50Crépolle.
00:52Lorsque je me suis fait le porte-parole de ces propos en disant que les victimes n'avaient pas été
00:57entendues,
00:57je n'ai jamais pris une position par rapport à cela.
01:00Je disais que cet élément devait être considéré et apprécié par la justice.
01:05Et après, les différents avocats plaideront en fonction de ces éléments.
01:11Ces éléments n'avaient pas été retenus.
01:13Je pense que c'était une fracture supplémentaire pour les victimes parce que cette notion de ne pas avoir été
01:19entendue,
01:19de ne pas avoir été considérée.
01:21Et j'irais même plus loin parce que lorsqu'on portait ces propos,
01:24nous étions automatiquement caricaturés pour ne pas dire insultés.
01:28Les mots forts de la maire de Rambon-sur-Isère, il a fallu attendre trois ans, Mémonaï Thurman.
01:35Oui, trois ans, je trouve que la maire de Rambon-sur-Isère, d'où viennent les mises en cause,
01:39est particulièrement un propos courageux.
01:42Mais dès le départ, dès le premier jour.
01:44Très courageux parce qu'il ne correspond pas à une espèce de refrain ambiant en France
01:49parce que dire qu'il y a un racisme anti-blanc, c'est déjà comme un accro dans le drapeau
01:53de la République.
01:54Et pourtant, ça existe.
01:56Vous, CNews, vous avez subi une véritable pluie d'avanie à ce moment-là.
02:01De la part de certains confrères, oui.
02:03Vous étiez à peu près, semble-t-il, un des très rares médias, sinon le seul,
02:07à souligner qu'il y avait eu ce problème, ces injures qui avaient été proférées
02:11et le meurtre s'en est suivi.
02:12Et on l'a dit sur CNews et sur Orbe.
02:14CNews a été mise en demeure par le régulateur de l'audiovisuel
02:19qui, peut-être, avait écouté des éditoriaux,
02:22notamment d'un des grands prêtres de l'information,
02:25et qui vous accusait d'avoir traité le sujet de façon univoque
02:29et donc presque mensongée.
02:31Et l'attendu de l'ARCOM disait que le drame, je cite,
02:38« le drame survenu à Crépaule a été traité de manière univoque,
02:42les intervenants ayant, je cite toujours,
02:44ayant systématiquement soutenu de manière péremptoire
02:47qu'il s'agirait d'un meurtre raciste anti-blanc. »
02:52Ben voilà.
02:53Là, le tribunal, les juges d'instruction disent,
02:55« il y a une cause aggravante à ce meurtre,
02:59c'est que le racisme anti-blanc a servi de combustible, en fait.
03:04C'est le racisme anti-blanc qui a guidé le couteau. »
03:08Mais ce soir, on attend peut-être,
03:10peut-être, je dis ça, c'est un vœu pieux,
03:12mais peut-être que certains confrères qui ont fait,
03:15qui se sont fendus de quelques éditos,
03:17notamment un édito, celui de Patrick Cohen,
03:20pour ne pas le citer,
03:22ce serait peut-être bien ou élégant de dire,
03:24« je me suis trompé, ça peut arriver. »
03:27C'est très ennuyé, parce que moi-même,
03:28j'ai travaillé pendant 40 ans à la télévision publique.
03:31Et je trouve que la télévision publique,
03:33comme la radio publique,
03:35doit représenter l'ensemble des opinions
03:38et d'exclure totalement un concept
03:41comme le racisme anti-blanc,
03:43c'est quand même pas très sage.
03:45Et de vous accuser systématiquement,
03:47c'est très ennuyeux.
03:48J'ai été dans le prédécesseur de l'ARCOM.
03:50Et je sais très bien que souvent,
03:52ce sont les voisins, comme on dit,
03:53les chaînes voisines,
03:55qui, pour récupérer un peu plus d'audience,
03:58vous attaquent.
03:59Vous êtes le petit vilain canard.
04:01Mais j'espère qu'à l'avenir,
04:03le régulateur...
04:03Il devient signe, frérie, il devient signe.
04:05Surtout dans la phase de campagne électorale,
04:09sera un peu plus prudent.
04:10Parce que sur ce fait précis,
04:11là, vous avez été accusé injustement.
04:14Et on a dit les choses dès le départ.
04:16On a posé le débat.
04:17Vous avez eu tort, mais c'est la vérité.
04:18Eh oui, mais trois ans après,
04:21on lui donne raison.
04:22François de Rogy.
04:24Oui, tout ce qu'a dit Mouna Interman
04:26est assez clair sur le fait
04:29qu'on a du mal à concevoir en France,
04:32y compris dans un certain nombre d'autorités publiques,
04:35évidemment, dans beaucoup de médias,
04:37dans beaucoup de courants politiques,
04:38qu'il puisse y avoir du racisme anti-blanc.
04:40Et pourtant, malheureusement,
04:42le racisme, il peut exister de tous côtés.
04:45Alors, c'est vrai qu'en France,
04:46c'était peut-être quelque chose
04:47qu'on n'imaginait pas
04:48il y a 30 ans, 40 ans, 20 ans.
04:52Peut-être aussi qu'on n'en parlait pas.
04:54Aujourd'hui, là, on a malheureusement
04:57un drame, un mort.
04:59Et une des raisons,
05:01c'est sans doute cette volonté
05:05de la part de certaines personnes
05:06de tuer quelqu'un parce qu'il est blanc.
05:08Comme il y a pu y avoir des meurtres racistes
05:11parce que quelqu'un était noir
05:13ou parce qu'il était d'origine
05:15d'Afrique du Nord ou d'autres.
05:16Et il y a eu, à une époque, en France,
05:18des pogroms contre les Italiens.
05:20Donc, c'est quelque chose
05:21qui, malheureusement, traverse les époques.
05:23Il faut regarder le problème en face
05:25pour le traiter
05:26et pour essayer de le faire reculer
05:27et pour réaffirmer qu'en France,
05:29on ne fait pas de distinction
05:30quelle que soit l'origine des citoyens.
05:33Et évidemment, le racisme,
05:35quel qu'il soit, doit être combattu.
05:37Parce qu'il en va de la cohésion sociale.
05:38C'est ça, le sujet.
05:39Il en va de la cohésion sociale.
05:40Bien sûr.
05:41Dernier mot sur le sujet, Arnaud Klasfeld.
05:43AC News a eu le courage
05:44de se faire le relais
05:45de certaines informations
05:46et de certaines déclarations
05:48qui étaient dans le dossier.
05:51Et donc, il y avait des indices concordants
05:56puisqu'un juge d'instruction
05:57a considéré pour l'instant
05:59que cette charge devait être retenue
06:02contre les criminels.
06:05Donc, ceux qui n'ont pas relayé
06:07ces faits et ces déclarations
06:10qui pourtant existaient
06:11étaient dans le dossier
06:12puisque CNews, je ne les ai pas inventés,
06:16eh bien, on essayait
06:18non pas de cacher la vérité,
06:20je n'irai pas jusqu'à là,
06:21mais au moins de dissimuler
06:24certains faits.
06:25Voilà.
06:25Ou de ne pas les mettre suffisamment
06:27en avant.
06:27Vous savez que je vais lire
06:28avec une grande attention
06:29la presse demain matin
06:30des potrons minés
06:32pour voir comment les choses...
06:33Gardez vos illusions.
06:34Voilà, on ne sait pas,
06:35on en parlera demain.
06:36On regardera.
06:37On regardera avec une grande attention.

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