- il y a 2 jours
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@myuu : https://www.youtube.com/channel/UCiSKnkKCKAQVxMUWpZQobuQ
« Music by Karl Casey », « Music by White Bat Audio » @whitebataudio
Kevin MacLeod (incompetech.com)
est diffusée sous licence Creative Commons Attribution 3.0
(http://creativecommons.org/licenses/by/3.0/ ).
Musique proposée par https://www.chosic.com/free-music/all/
Sinister Dark Ambient Background Music - Dark Rage - CO.AG Music
https://youtu.be/zXZsUCwRkPs?si=HSXRISt0dmqd2Muj
- Envato
Animation réalisée par Mort / morthorror
histoires vraies animées - animation horreur - histoires d’horreur vraies - compilation horreur animée - thread horreur reddit
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Catégorie
🎥
Court métrageTranscription
00:00Bonjour à tous et bienvenue pour un nouvel épisode de Cartoon Horror Show.
00:04Aujourd'hui nous allons traiter de 4 légendes urbaines effrayantes qui te feront faire des cauchemars.
00:09N'hésite pas à t'abonner si t'es nouveau ou nouvelle sur la chaîne et sur ce, c'est
00:13parti !
00:34Beaucoup d'entre nous sont familiers avec la légende urbaine de Bloody Mary.
00:37On dit qu'en répétant son nom un certain nombre de fois tout en regardant dans un miroir,
00:42un fantôme malveillant connu sous le nom de Bloody Mary apparaîtrait pour vous tuer.
00:47Certains pourraient croire que la série de films Candyman s'est inspirée de ce concept
00:51puisque le protagoniste, pixant un miroir, doit répéter plusieurs fois le prénom du personnage pour le faire apparaître.
00:58C'est évidemment un cliché terrifiant.
01:00L'idée de fixer un miroir seulement pour que quelqu'un ou quelque chose apparaisse soudainement derrière vous
01:05est suffisante pour faire frissonner les plus courageux d'entre nous.
01:09Mais personne n'est jamais sorti du miroir de quelqu'un pour le tuer, n'est-ce pas ?
01:13Ceux d'entre vous qui souhaitent rester dans l'ignorance totale, je vous implore d'arrêter d'écouter immédiatement.
01:19Pour le reste d'entre vous qui ne craignent pas de devenir un peu paranoïaque pendant les deux prochains jours,
01:24voici l'histoire de Ruti Mae McCoy.
01:28Aux alentours de 20h45 le 22 avril 1987, Ruti Mae McCoy appela les urgences depuis son appartement au 11ème étage
01:38de son immeuble
01:38sur l'ouest de la 13ème rue à Chicago.
01:41Après avoir demandé à Ruti de quel type d'assistance elle avait besoin,
01:46le répartiteur de la police trouva sa réponse déconcertante.
01:49En effet, Ruti affirma que quelqu'un essayait de pénétrer dans sa maison par l'armoire de sa salle de
01:55bain.
01:56« Ils veulent entrer ! » demanda-t-il.
01:59« Par où ? »
02:00« Ils essaient d'entrer par ma salle de bain ! » répondit Ruti.
02:03« Je suis de l'autre côté. Ils essaient de passer par l'armoire de ma salle de bain !
02:07»
02:08Le répartiteur avait déjà déterminé que Ruti se trouvait au 11ème étage d'un immeuble sur la 13ème rue.
02:14Il était impossible que quelqu'un escalade jusqu'à la fenêtre de sa salle de bain
02:18et il n'y avait aucune chance que cette personne utilise son armoire comme porte d'entrée.
02:22Le répartiteur était bien sûr inquiet pour la sécurité de Ruti.
02:27Mais il lui semblait que la plus grosse menace pour son bien-être, c'était elle-même.
02:33Elle semblait définitivement terrifiée.
02:36Mais si elle croyait vraiment que quelqu'un essayait de pénétrer dans son appartement par son armoire de sa salle
02:41de bain,
02:43elle devait faire une sorte de dépression nerveuse.
02:45Le répartiteur informa Ruti que la police était en chemin.
02:49Mais il enregistra l'appel comme un problème avec un voisin plutôt qu'une agression en cours.
02:54Ce n'était pas un appel de haute priorité.
02:56Mais la police finirait par arriver pour vérifier que tout va bien.
03:00Lorsqu'ils arrivèrent enfin à l'appartement de Ruti,
03:03ils toquèrent à la porte mais personne ne vint leur ouvrir.
03:07Ne recevant aucune réponse, la police tenta d'entrer dans l'appartement
03:11à l'aide d'une clé qui leur avait été remise par un gardien dans le bureau du logement.
03:16Mais la clé ne fonctionnant pas, la police décida de partir.
03:20Le lendemain, le département de police de Chicago reçut un appel venant dans des voisins de Ruti
03:25qui se demandaient où elle était,
03:28notamment après avoir vu la police à sa porte la veille et n'ayant toujours pas vu Ruti depuis.
03:33La police de Chicago ainsi que les agents de sécurité de l'agence de logement
03:37revinrent à l'appartement de McCoy peu après.
03:40Mais après avoir toqué et appelé en vain, les policiers suggéraient d'enfoncer la porte.
03:45Alors, aussi incroyable que cela puisse paraître, les agents de sécurité les en empêchèrent,
03:51menaçant de poursuivre la ville pour dommage s'ils perdaient leur boulot.
03:55Le lendemain, les pressions exercées par la police forcèrent l'agent de logement de Chicago à agir
04:00et envoyèrent alors un représentant ainsi qu'un menuisier qui perça la serrure de la porte.
04:05C'est ainsi qu'ils firent une terrifiante découverte.
04:08Le cadavre en décomposition de Ruti Maé McCoy.
04:13Les enquêteurs criminels découvrirent qu'on lui avait tiré dans l'épaule droite,
04:17la cuisse gauche, le côté droit de son abdomen ainsi que dans le haut du bras droit.
04:22Il devint alors évident que celui qui avait tiré sur Ruti Maé la connaissait
04:27et pouvait pénétrer dans son appartement sans avoir à entrer par effraction.
04:31Pourtant, ils découvrirent que Ruti avait fermé la porte à clé de l'intérieur
04:35et que la clé était toujours accrochée près de la porte.
04:38Alors comment cette personne était-elle entrée et sortie de l'appartement ?
04:42Les enquêteurs examinèrent l'appel d'urgence passé par Ruti le soir de son décès.
04:47Lorsqu'elle mentionna que son meurtrier essayait de pénétrer par chez elle,
04:51par l'armoire de sa salle de bain, un froid intense s'abattut sur les deux hommes.
04:55C'était impossible, digne d'un film d'horreur.
04:58Mais il y avait forcément une explication rationnelle à tout ça.
05:03Puisque de toute évidence, la personne dans son miroir ne venait pas de son imagination,
05:07les enquêteurs retournèrent sur la scène de crime,
05:10déterminés à analyser entièrement l'armoire de salle de bain mentionnée par Ruti.
05:14A l'œil nu, l'armoire semblait être tout à fait normale.
05:18Un miroir sur la porte, un intérieur blanc stérile parsemé de produits de beauté et de médicaments.
05:23Il n'y avait aucune porte secrète à l'intérieur et certainement aucun portail surnaturel menant aux royaumes infernaux de
05:30l'autre monde.
05:31Dans un geste de légère frustration, l'un des enquêteurs secoua et frappa l'armoire.
05:36Ils remarquèrent alors tous les deux quelque chose de curieux.
05:39Elle s'était visiblement déplacée.
05:42Nous ne pouvons qu'imaginer le moment où l'un des enquêteurs regarda soudainement son collègue,
05:47surpris, avant de continuer à déplacer l'armoire.
05:50Sous peu, ils comprirent qu'ils pouvaient faire plus que simplement la déplacer légèrement.
05:55Ils pouvaient l'enlever complètement, révélant alors un trou béant dans le mur.
06:00Il s'avéra que le projet Abla, dans lequel vivait Ruti, avait une bizarrerie architecturale plutôt inhabituelle.
06:08Certains appartements étaient connectés les uns aux autres par un tunnel étroit
06:11qui passait derrière les armoires de salle de bain d'appartements opposés.
06:15Cette conception était destinée à permettre d'accéder plus facilement aux installations de plomberie,
06:20au cas où il y aurait besoin d'entretenir quelque chose.
06:23Dans certains cas, les appartements du dessous ou du dessus étaient aussi reliés de façon similaire.
06:29Il est vrai que cela rendait la vie des artisans plus facile,
06:33mais rendait aussi l'accès plus facile pour les cambrioleurs ainsi qu'aux personnes malfaisantes,
06:38puisque les armoires de salle de bain pouvaient facilement être déplacées de chaque côté.
06:42N'importe qui pouvait simplement pousser l'armoire du mur de leur appartement,
06:46ramper dans le passage étroit, puis pousser l'armoire de l'appartement dans lequel ils voulaient entrer.
06:51Bien d'autres cambriolages de ce genre eurent lieu dans les appartements de Abla avant le meurtre de Ruti.
06:57Si bien que les locataires bloquaient les portes de leur salle de bain avec des meubles,
07:01ou les attachaient avec de la corde avant d'aller dormir.
07:04C'était bien sûr un énorme problème,
07:07qui avait été négligé lors de la construction des projets d'habitation.
07:10En attendant que le service de logement de Chicago trouve assez d'argent pour régler le problème,
07:16les résidents devaient simplement apprendre à vivre avec.
07:19L'appartement de Ruti, numéro 1109, était apparemment connecté au numéro 1108.
07:26Et c'était sans aucun doute d'ici que son tueur était sorti.
07:30L'appartement 1108 était en effet occupé à ce moment-là.
07:33Et on croyait que son locataire enregistré était en fait un dealer de drogue,
07:38qui laissait ses clients utiliser l'appartement comme repère de drogués.
07:42Ces drogués de merde devaient être entrés,
07:44ou avoir entendu parler de ce défaut d'architecture,
07:47et avaient décidé d'en tirer avantage.
07:50Deux résidents d'Abla, Ted Turner âgé de 18 ans à ce moment-là,
07:54et le jeune homme de 21 ans nommé John Honduras,
07:57furent accusés de meurtres, de violations de domicile,
08:00de vols à main armés, de violences armées et de cambriolages résidentiels.
08:05Un certain nombre de témoins affirma avoir vu les deux hommes
08:08transporter la télévision de 19 pouces de McCoy,
08:11ainsi que sa chaise à bascule dans l'immeuble
08:14quelques heures après le meurtre de Ruti.
08:16Après des années d'arrestations et d'enquêtes continues,
08:19les charges contre les deux hommes furent abandonnées,
08:22à cause d'un manque d'investigation,
08:24et les meurtriers de Ruti ne furent jamais officiellement arrêtés
08:28ni envoyés en prison.
08:30Même sans éléments surnaturels,
08:32l'idée que quelqu'un puisse violemment pénétrer dans votre appartement
08:35en passant par ce qui équivaut à un passage secret
08:37est absolument terrifiante.
08:40Très peu de personnes ont déjà vu les plans de l'appartement
08:42ou de la maison dans laquelle ils vivent,
08:45et très peu en ressentent l'envie.
08:47Alors, comment être sûr qu'il n'y a pas un genre de passage secret
08:50dans votre appartement ?
08:51Et s'il y en a un,
08:53comment être sûr que quelqu'un n'est pas en train d'y ramper
08:56en ce moment même,
08:57prêt à se jeter sur un pauvre fan d'histoires effrayantes
09:01qui ne se doute de rien pour lui donner sa propre histoire d'horreur ?
09:11L'homme né sous le nom de Frank Rushen deviendrait alors André Rand pendant sa vie d'adulte,
09:16mais le nom indiqué sur son permis de conduire,
09:19lui, n'était plus vraiment pertinent,
09:21alors que ses terrifiants exploits seraient rattachés à un surnom étonnamment espiègle.
09:25Né à New York City le 11 mars 1944,
09:29Rand passa la plus grande partie de sa vie autour de Staten Island
09:32et devint l'un des criminels les plus infâmes que le Nord-Est n'ait jamais connu.
09:37Et bien que Rand ne fût pas le tueur en série le plus prolifique,
09:41c'est avant tout la nature de ses crimes qui le rendit si méprisé de tous.
09:45Voyez-vous, la proie préférée d'André Rand étaient les enfants.
09:49Heureusement, André Rand purge actuellement plusieurs peines consécutives,
09:53allant de 25 ans à la perpétuité.
09:56Mais le kidnappeur condamné et suspecté tueur en série d'enfants
10:00a réussi à causer suffisamment de ravages
10:02et à infliger suffisamment de douleurs pendant son temps libre
10:05pour que son arrestation et emprisonnement ne réconfortent que très peu les âmes.
10:11Pourtant, étrangement,
10:12l'histoire de cet homme inspirant une fascination morbide
10:15était avant tout une histoire de feu de camp dans le monde réel.
10:18Dans le temps, les jeunes du quartier de Staten Island s'effrayaient les uns les autres
10:23en décrivant la silhouette monstrueuse connue seulement sous le nom de Cropsey,
10:27un soi-disant genre de croque-mitaine
10:29avec un crochet aussi tranchant qu'un rasoir à la place de la main.
10:34Apparemment, Cropsey traînait les enfants hors de leur maison au milieu de la nuit
10:38avant de les emmener dans un hôpital abandonné.
10:41Là-bas, selon la personne qui racontait l'histoire,
10:45vous étiez torturés, tués, mangés ou un mélange des trois.
10:50Bien que les légendes urbaines ou de feu de camp effrayantes soient courantes,
10:54ainsi qu'une partie excitante de la petite enfance de la plupart des gens,
10:58pour les enfants de Staten Island,
11:00ces petits contes menaçants sont vite devenus réels et inquiétants.
11:04La ligne entre la fiction et la réalité devint de plus en plus floue
11:08alors que les enfants commençaient à disparaître dans la vraie vie.
11:12Mais lorsque leurs cadavres froids furent découverts,
11:15il était évident qu'il ne s'agissait plus d'une simple histoire de feu de camp.
11:18Le crop C existait réellement.
11:21Pendant les années 1960,
11:24André Rand travaillait comme agent d'entretien à l'école publique de Willowbrook.
11:29Financé par le gouvernement de l'État,
11:31Willowbrook était un centre caritatif qui fournissait une aide aux enfants handicapés.
11:35À la surface, toutes les pratiques de Willowbrook étaient bonnes et appropriées.
11:41Mais en regardant de plus près,
11:43les fonctionnaires de l'État commencèrent à y découvrir des conditions douteuses
11:47et des pratiques médicales immorales.
11:50Comme conseillé par les inspecteurs,
11:52Willowbrook ferma immédiatement ses portes
11:54et André Rand fut forcé de trouver un autre travail.
11:57C'était un nouveau départ pour Rand.
11:59Il aurait pu faire n'importe quel travail non qualifié,
12:02mais décida plutôt de poursuivre une carrière bien plus terrifiante.
12:07Entre la date de fermeture de Willowbrook, au début des années 1970,
12:12plusieurs jeunes filles disparurent dans la zone environnant l'hôpital abandonné.
12:16La première fut Alice Pereira, âgée de 5 ans.
12:20Le 10 juillet 1972, la toute petite, insouciante,
12:25sembla simplement s'être volatilisée alors qu'elle jouait dans la rue juste devant chez elle.
12:30Une rue qui se situait à quelques kilomètres au sud-est du vieil hôpital de Willowbrook.
12:35Pendant un moment, la localisation de la petite fille demeura un mystère complet.
12:40Mais ce n'était pas la seule chose que les habitants de la ville ignoraient.
12:44Ils ne savaient pas non plus qu'André Rand s'était un jour appelé Franck Rechon
12:48et que Franck Rechon avait passé 10 mois en prison pour avoir kidnappé plusieurs jeunes enfants.
12:53S'il n'y était resté que 10 mois,
12:55c'était grâce à son avocat qui avait réussi à négocier avec le juge
12:59pour obtenir une condamnation pour séquestration.
13:01Un crime dont la peine était bien moins forte que celle d'un kidnappeur d'enfant.
13:06Mais cette condamnation suffisait pour salir définitivement le nom de Franck.
13:10Alors il trouva une solution simple et maligne.
13:13Il changea de nom.
13:15Après avoir déménagé de Staten Island, il devint André Rand.
13:19Mais si Rand arrivait à cacher son identité à ses concitoyens,
13:22il ne pouvait pas la cacher aux policiers qui étaient bien au courant de son changement de nom.
13:26Alors, lorsque la petite Alice Pereira disparut en cette chaude soirée de juillet,
13:32la police considéra que Rand était le principal suspect.
13:35Mais malgré leur conviction, l'épreuve n'était pas très solide
13:39et clairement pas suffisante pour obtenir une condamnation solide devant la justice.
13:43Alors que les policiers décidèrent d'attendre,
13:46les corps devinrent de plus en plus nombreux.
13:48Le 15 juillet 1981,
13:51Holly Ann Hugg, âgée de 7 ans, disparue elle aussi.
13:55Ses parents signalèrent la disparition de leur fille,
13:57alors que plusieurs témoins affirmèrent avoir vu la fille avec Rand
14:00peu de temps avant sa disparition.
14:03Encore une fois, le manque de preuves réelles empêchait l'arrestation de Rand.
14:08Deux ans plus tard,
14:09Rand devint à nouveau le principal suspect
14:11lorsque Thierry Jackson disparut à l'âge de 11 ans.
14:13Puis en 1984,
14:16Hank Gafforo, à 21 ans, se volatilisa.
14:19Ces incidents perturbants terrorisaient les habitants de la ville.
14:23Une terreur d'autant plus forte
14:24que personne ne fut appréhendé
14:26avec toutes les pertes comme potentiel motif.
14:29C'est seulement trois ans plus tard
14:30que la police locale eut finalement de la chance dans son enquête
14:33lorsque Jennifer Schwager, âgée de 12 ans,
14:36fut portée disparue le 9 juillet 1987.
14:39Les recherches durèrent 35 jours,
14:41espérant la trouver elle,
14:43ou bien son cadavre,
14:44et se terminèrent par l'exhumation traumatisante de son corps
14:48dans une zone boisée de Staten Island.
14:50Selon le New York Times,
14:52Schwager fut retrouvée morte dans une tombe superficielle
14:55sur l'ancienne propriété de l'école publique de Willowbrook.
14:59Lorsque la police trouva le corps de Jenny Schwager,
15:01elle décida qu'il était temps d'agir
15:03et André Rand fut arrêtée
15:05et jugée suspect pour le meurtre de Jennifer.
15:08Mais encore une fois,
15:09les preuves n'étaient pas suffisantes
15:11pour irréfutablement condamner Rand de kidnapping
15:13alors que les procureurs ne purent pas non plus condamner Rand pour meurtre.
15:17En 1988, Rand était exactement là où les procureurs le voulaient.
15:22Il misiotait dans une prison fédérale
15:24pendant qu'il continuait d'essayer de le prouver coupable des meurtres d'autres enfants.
15:28Bien qu'il n'y eut pas assez de preuves à l'époque,
15:31Rand fut déclaré coupable du kidnapping de Holly Ann Hughes en 2004,
15:35plus de deux décennies après sa disparition.
15:38Et comme il n'y avait pas de délai de prescription à New York
15:40pour un enlèvement au premier degré,
15:42les procureurs s'assurèrent que Rand n'échapperait pas à la justice
15:45pour ses dépravations historiques.
15:47Il fut condamné à une peine supplémentaire de 25 ans à perpétuité,
15:51en plus de celle qu'il purgeait déjà.
15:53Dans l'ensemble, le croque-mitten de Staten Island
15:56est aujourd'hui derrière les barreaux pour l'enlèvement de Holly Ann Hughes
15:59et Jennifer Schweiger,
16:01et n'aura pas le droit à la liberté conditionnelle avant 2037,
16:04en admettant qu'il soit toujours en vie à ce moment-là.
16:07Il aura 93 ans le jour où il mettra le pied dehors.
16:11La vie et l'héritage perturbant d'André Rand
16:14furent disséqués en 2019 dans le film documentaire Cropsey.
16:18La première du film eut lieu au festival du film de Tribeca,
16:21la même année, et remporta le grand prix du jury
16:24pour son récit captivant et la qualité de sa production,
16:27ce qui se comprend facilement lorsqu'on le regarde.
16:30La prémisse essentielle du film
16:32était d'explorer si la légende urbaine de Staten Island
16:35qui était Cropsey était réellement liée à la carrière du meurtrier de Rand,
16:39si l'une avait nourri l'autre,
16:40jusqu'à ne plus faire la différence entre la fiction et la réalité.
16:44Pourtant, comme le film le montra,
16:46pour certaines personnes ayant vécu à Staten Island
16:49pendant cette période, comme pour celles impliquées dans la recherche des enfants disparus,
16:53le terme de croque-mitaine n'abordait même pas la méprisable psychopathie de Rand.
16:58Donna Cotugno, présidente de l'association caritative
17:01Amie de Jennifer pour les enfants disparus,
17:03surnomme Rand le Hannibal Lecter de Staten Island.
17:07Donna et ses camarades volontaires ont la mission peu enviable
17:09de fouiller l'entièreté des 155 hectares de Willowbrook,
17:13deux fois par an, à la recherche de restes non découverts.
17:15« Il a terrifié une communauté toute entière et il nous hante toujours », raconte Donna.
17:21« Pour certains enfants, c'est comme si Cropsey était réel.
17:24Qu'est-ce qu'il nous cache d'autre, hein ? »
17:26« Et je ne sais pas, parfois j'y crois aussi. »
17:29Au bout du compte, André Rand fut arrêté,
17:32mis en prison et ne verra probablement plus jamais la lumière du jour.
17:35Mais néanmoins, son impact sur la communauté de Staten Island est incommensurable
17:40et Cropsey a laissé derrière lui un énorme trauma psychologique
17:44qui pourrait durer encore plusieurs générations.
17:47Certains enfants n'ont toujours pas été retrouvés,
17:49leurs restes sont toujours quelque part dehors
17:51et alors que les années passent,
17:53leurs os sont sortis un à un de la terre froide dans laquelle ils sont ensevelis.
17:57Les souvenirs du règne de terreur de Rand reviendront à la surface encore et encore.
18:03C'est peut-être ce qui rend l'histoire de Cropsey aussi terrifiante.
18:06La leçon principale de cette histoire,
18:08la fondation effrayante de son message,
18:11est que le croque-mitaine existe et qu'il porte le visage des hommes.
18:24Peut-être avez-vous déjà entendu parler de la légende urbaine
18:27parfois appelée le cadavre sous le lit.
18:29La légende raconte l'histoire d'un couple de vacanciers
18:32qui s'arrêtaient dans un motel miteux au bord d'une route
18:35et découvrit une odeur infâme dans leur chambre.
18:38Une fois la nuit tombée,
18:39l'odeur devint si forte qu'ils n'arrivèrent plus à dormir
18:42et appelaient alors un membre du personnel pour se plaindre.
18:45L'employé découvrit alors que l'odeur venait du lit
18:48et en regardant sous le cadre de lit,
18:50découvrit que le couple dormait au-dessus du corps
18:53en décomposition d'une jeune femme
18:54qui avait été fourrée dans une boîte.
18:57Cette légende urbaine est définitivement l'une des moins connues
19:00mais le fait que ce soit en réalité une histoire vraie
19:02la rend d'autant plus terrifiante.
19:05Il arriva en plus de cela plusieurs fois
19:07que des personnes dorment dans des chambres
19:09où des cadavres avaient été dissimulés
19:11et deux de ces pauvres personnes
19:12étaient James et Ronda Sergent.
19:15Le couple avait passé plusieurs heures sur la route
19:17avant de s'enregistrer pour la chambre 222
19:19dans le Budget Lodge Inn sur Brooks Road
19:22à Memphis dans le Tennessee.
19:24Ce soir-là, le couple dit s'être plaint aux employés
19:27que la chambre empestée ait été infecte.
19:29Ils brûlèrent de l'encens qu'ils avaient acheté pas loin
19:32mais c'était comme si rien ne pouvait couvrir l'odeur écœurante.
19:35Et pourtant, il semblait que quelqu'un avait déjà essayé.
19:38Les sergents remarquèrent que des feuilles d'assouplissant
19:41avaient été fourrées dans les coins et les tuiles du plafond
19:43et que l'odeur s'intensifiait quand quelqu'un s'asseyait sur le lit.
19:47C'était peut-être la pire nuit de toute leur vie.
19:49Et le matin, le couple quitta le motel
19:52bien déterminé à ne plus jamais y retourner.
19:55Plus tard, l'odeur attirait une attention si négative
19:58que les propriétaires du motel décidèrent enfin d'appeler la police.
20:02Plusieurs clients avaient fait la remarque
20:03que ça sentait le cadavre là-dedans,
20:05dans la chambre 222.
20:07Et ils n'avaient pas tort.
20:08Les enquêteurs criminels reconnurent immédiatement l'odeur d'un cadavre.
20:12Et après avoir retourné la pièce,
20:14trouvèrent le cadavre en décomposition
20:16d'une mère de famille âgée de 28 ans,
20:18Sony Millbrook.
20:19Pendant l'enquête qui suivit,
20:21on découvrit que Sony s'était enregistrée au Budget Inn
20:24pendant le mois de janvier 2010.
20:26Elle était avec son copain et le père de 4 de ses enfants,
20:29la Kate Moody,
20:30et la réservation était à son nom.
20:33Millbrook était là-bas depuis deux semaines,
20:35lorsqu'un jour, fin janvier,
20:36elle n'alla pas chercher ses enfants à la garderie.
20:39Sa sœur, Linda James, signala sa disparition.
20:42La police pensa qu'elle était décédée le jour de sa disparition.
20:45Mais les employés du motel racontèrent
20:47qu'ils avaient mis en sac les affaires personnelles de Millbrook
20:50et nettoyaient la chambre.
20:51D'après eux,
20:52rien ne semblait avoir disparu
20:53et la chambre n'était plus occupée.
20:55Si Sony avait vraiment été victime d'un acte criminel,
20:58ça ne s'était certainement pas passé dans le Budget Inn,
21:01ou du moins,
21:02c'est ce qu'ils croyaient.
21:04Après la découverte du corps de Sony,
21:06la Kate Moody fut contrôlée au volant de la voiture de Millbrook
21:09et arrêtée pour possession d'armes à feu.
21:11C'est seulement lors de son procès en 2014
21:14qu'il fut condamné pour le meurtre de la mère de ses enfants.
21:17Il fut automatiquement condamné à perpétuité,
21:20conformément à la loi d'État.
21:22« Je suis juste choquée,
21:24parce que je me dis que j'ai dormi au-dessus du corps de cette femme, »
21:28dit Ronda Sergent,
21:29qui louait la chambre après la disparition de Millbrook,
21:31mais avant la découverte de son corps.
21:34« C'est la fille de quelqu'un,
21:35la mère de quelqu'un.
21:37Pourquoi n'ont-ils pas mené une enquête approfondie ? »
21:40« Je pense que j'aurais tout fouillé, »
21:42ajouta son mari James.
21:43« Je pense que j'aurais pensé à regarder sous le lit. »
21:46Et pourtant, il ne l'avait pas fait.
21:48Et la police non plus.
21:49« Ça avait déjà été rangé.
21:51La scène de crime était ruinée, »
21:54raconta Ludie Godwin,
21:55directeur de la police de Memphis au mois de mars.
21:57« La chambre avait été louée plusieurs fois,
21:59et pratiquement sans aucune plainte.
22:01C'était comme si, eh bien, nous n'avions aucune preuve là-bas. »
22:05Les policiers voulaient résoudre l'enquête.
22:07Alors, ils prirent une direction différente.
22:09Que ce soit de la malchance ou non,
22:11ou simplement une incompétence de la part de la police d'investigation,
22:15c'est impossible à dire.
22:16Mais il est clair qu'un nombre alarmant de personnes a dormi sur des lits
22:19sous lesquels un corps avait été dissimulé.
22:22Alors, la prochaine fois que vous êtes sur la route,
22:24et que vous vous arrêtez à une aire de repos routière,
22:27fiez toujours sous le lit.
22:29Puisqu'apparemment, vous risquez toujours de dormir
22:31avec un colocataire inattendu.
22:40Paradoxalement, l'une des vraies légendes urbaines les plus terrifiantes
22:43est peut-être aussi l'une des moins connues,
22:45du moins aux Etats-Unis.
22:46Parce qu'à Toronto, au Canada,
22:48pratiquement tout le monde connaît l'histoire de l'avocat bondissant.
22:51Selon l'histoire, un avocat fortuné
22:54aimait vraiment montrer toutes les caractéristiques
22:56de son espace de bureau extravagant
22:58situé dans un immense gratte-ciel en verre.
23:00La firme qui avait fabriqué les énormes fenêtres en verre du bureau
23:04se vantait d'avoir des fenêtres incassables,
23:06affirmant qu'il faudrait une arme d'artillerie
23:09pour réussir à les briser.
23:10Cet avocat fortuné adorait apparemment prouver qu'ils avaient raison.
23:14Et il avait une farce plutôt terrifiante
23:16qu'il aimait souvent faire pendant les fêtes de bureau
23:18pour épater ses invités.
23:20Au moment où la fête battait son plein,
23:22il sautait avec élan contre la fenêtre en verre
23:25juste après avoir annoncé
23:26« Adieu, monde cruel ! »
23:28Alors, les invités hurlaient, pris de terreur,
23:32alors que l'avocat bondissait sur la fenêtre
23:34et rigolait hystériquement
23:35après avoir rebondi de manière inoffensive
23:38sur le verre trempé poli.
23:40L'avocat répéta encore et encore sa cascade,
23:43défiant la mort,
23:44jusqu'à ce qu'un jour, l'impensable n'arrive
23:46et que l'incassable se cassa.
23:49L'avocat courut jusqu'à la fenêtre,
23:52surexcité par les cris des non-initiés qui l'accompagnaient.
23:55Mais lorsque son grand corps en mouvement rencontra la fenêtre,
23:58il se brisa.
24:00Et au lieu de se retourner pour se moquer
24:02de ceux qui avaient cru à sa farce,
24:04l'avocat se retrouva seul face à ses propres cris
24:06alors qu'il plongeait de vingt étages vers sa mort.
24:09C'est une légende urbaine qui a tout ce qu'il faut.
24:12L'impossible devient possible,
24:14l'arrogant est puni.
24:15Et c'est aussi théâtral que les légendes urbaines peuvent l'être.
24:18Et pourtant,
24:20le réel effroi ne vient que lorsque l'on apprend
24:22que cette histoire est en fait totalement vraie.
24:25Après avoir obtenu un diplôme d'ingénieur
24:28avant d'entrer en faculté de droit,
24:30Gary Hoy accepta un poste de praticien du droit des sociétés
24:33et des valeurs immobilières dans la ville de Toronto,
24:36à l'est du Canada.
24:37Il travailla pour un cabinet connu
24:39sous le nom de Holden Day Wilson,
24:41un cabinet d'avocats situé au 24e étage
24:44du Toronto Dominion Center.
24:46Puis, le 9 juillet 1993,
24:50Hoy aperçut quelqu'un faire la visite guidée du bureau
24:52à un groupe d'étudiants venant d'une université du coin.
24:55Comme il l'avait déjà fait plusieurs fois avant,
24:58il voulut prouver la solidité de la structure des fenêtres en verre
25:01en se jetant sur l'une d'entre elles.
25:03Alors, voulant donner une bonne frayeur aux étudiants,
25:06Hoy courut comme à son habitude
25:07et percuta la fenêtre de verre.
25:10C'est à ce moment-là que la légende urbaine diffère de la réalité.
25:13Le verre était en fait réellement incassable
25:16et ne fut jamais brisé,
25:17même le jour de la mort de Hoy.
25:19À la place, ce sont de vieux clous rouillés,
25:22fatigués par la maltraitance continue de Hoy,
25:24qui se délogèrent simplement,
25:26laissant alors le carreau sortir de son encadrement.
25:29Juste là,
25:30devant les étudiants qui ne se doutaient de rien,
25:33Gary Hoy hurla alors qu'il glissait dans le trou entre le sol et la fenêtre,
25:37plongeant de 24 étages vers sa mort.
25:40L'ingénieur structurel du bâtiment, Bob Greer,
25:43fut contacté par le Toronto Star pour obtenir un commentaire de sa part.
25:47En apprenant la folie de Hoy,
25:49il aurait déclaré
25:50« Je ne connais pas la moindre norme de construction dans le monde entier
25:54qui laisserait un homme de 70 kilos se jeter contre une fenêtre comme ça.
25:57Il devait être complètement fou. »
26:00Lors d'une autre interview,
26:01l'entreprise qui avait fabriqué les vitres déclara rapidement que
26:05« La fenêtre ne s'est pas cassée,
26:07on veut que ce soit clair.
26:08Elle est sortie de son encadrement,
26:10entraînant donc la chute de M. Hoy.
26:12C'est la faute d'un travail bâclé,
26:14pas de nos produits. »
26:16Dunday-Wilson ne se remit jamais de la mort de Hoy
26:18et contribua sans doute à la fermeture du cabinet moins de trois ans plus tard.
26:23A l'époque,
26:24c'était la plus grande fermeture de cabinet d'avocats dans l'histoire du Canada.
26:27Mais les journaux nationaux semblaient oublier que la mort de Hoy ait eu lieu.
26:31La fermeture du cabinet fut imputée à une mauvaise gestion et à des anomalies financières.
26:36Et le fait que le fantôme de Gary ait tenté tous ceux qui l'avaient vu mourir
26:40fut complètement ignoré.
26:42Peut-être parce que l'histoire fut si fréquemment mentionnée dans les médias de fiction
26:45à la télévision et dans les films
26:47que les gens étaient certains que tout cela avait été inventé par un écrivain trop imaginatif.
26:52Ce que l'on peut comprendre.
26:54Cette histoire est si terrifiante qu'on préférerait croire qu'elle n'est pas vraiment arrivée
26:58plutôt que de faire face à l'effrayante vérité
27:00qu'un homme sait réellement ôter la vie
27:02uniquement à cause d'une stupide farce.
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