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Tous les midis et pendant tout l'été, les invités de #MidiNewsEte débattent des grands thèmes de l'actualité
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00:00:00Bonjour à tous et bienvenue dans Midi News.
00:00:02Que ferait l'être humain pour se sauver ?
00:00:05Jusqu'où irait-il ? Quelles limites seraient-ils prêts à dépasser pour se maintenir dans la société ?
00:00:10C'est une question que l'on peut se poser avec ces limites qui portent des noms.
00:00:14L'état de droit, la limite de l'indécence, la limite de l'ignoble.
00:00:18Choisissez le mot que vous voulez pour qualifier ce que la police a retrouvé jeudi dernier à hier dans l
00:00:23'Essonne.
00:00:2412 enfants découverts entassés dans une voiture au sous-sol d'une habitation.
00:00:28Des nourrissons en pleurs, d'autres enfants plus grands servant de nounous.
00:00:31L'horreur absolue. Nous serons sur place et tenterons d'y voir plus clair avec le maire de hier, Nicolas
00:00:37Dupont-Aignan,
00:00:37qui sera en direct avec nous tout à l'heure à 13h30.
00:00:40Comment ces deux assistantes maternelles qui avaient toutes deux perdu leur agrément
00:00:45se sont retrouvées à garder autant d'enfants ?
00:00:48Ont-elles une seule fois pensé aux enfants plutôt qu'à elles-mêmes ?
00:00:52Un drame qui intervient de surcroît dans un climat très fragilisé par le périscolaire parisien.
00:00:57On en parle dans ce Midi News après une grande page consacrée aux incendies.
00:01:01Mais d'abord, ce sont toutes les dernières informations avec Augustin Denadieu.
00:01:05Bonjour Augustin.
00:01:06Bonjour Pierre, bonjour à tous.
00:01:07Les gardes à vue des deux animateurs suspectés de viol à Biarritz.
00:01:11Ces agressions sexuelles sur 13 mineurs âgés de 3 à 4 ans étaient prolongées jusqu'à demain.
00:01:15Les deux hommes âgés de 21 et 36 ans travaillaient dans un centre de loisirs municipal.
00:01:20Ils n'ont pas d'antécédent judiciaire.
00:01:22Le vice-procureur de la République envisage d'élargir l'enquête au chef de corruption de mineurs.
00:01:28Les deux monastères de Cotignac ont été évacués.
00:01:3230 moines et 10 sœurs ont dû faire leur bagage.
00:01:35Les deux sanctuaires ont été sauvés.
00:01:36Mais le préfet du Var, qui a tenu un point presse, a annoncé que la lutte contre les flammes
00:01:41se poursuivait de façon acharnée par les 1200 pompiers mobilisés.
00:01:45L'incendie qui s'est déclenché hier dans le Var a déjà parcouru 2500 hectares.
00:01:50Une cinquantaine d'habitations ont été touchées.
00:01:5210 ont été totalement détruites.
00:01:55Et à l'étranger, là aussi, les incendies couvent toujours.
00:01:59L'Algérie est aussi en proie aux flammes.
00:02:016 personnes ont perdu la vie.
00:02:03Des enquêtes ont été ouvertes pour déterminer l'origine de ces incendies meurtriers.
00:02:07Ces feux interviennent dans un contexte de canicule extrême
00:02:10qui frappe le Maghreb avec des températures dépassant les 48 degrés.
00:02:15Évidemment, cela rend très compliqué la tâche des pompiers mobilisés.
00:02:19Merci beaucoup, Augustin Donadieu.
00:02:21D'autres informations tout à l'heure avec vous à 13h30.
00:02:24Nous sommes à table dans ce MediNews avec Sarah Salman.
00:02:27Bonjour Sarah.
00:02:28Bonjour Pierre.
00:02:28Bonjour à Olivier Vial, directeur du CERU.
00:02:31Bonjour à Jérémy Lavergne, porte-parole de la sécurité civile et officier de sapeurs-pompiers.
00:02:37Bérénice de Ville-Floriot est avec nous également pour des aspects économiques
00:02:41puisque ça touche évidemment les assurances.
00:02:43Les incendies, on va en parler dans un instant.
00:02:44Mais d'abord, les pompiers continuent à lutter contre le feu.
00:02:47Vous l'avez vu à l'instant avec par chance les deux sanctuaires de Cotignac qui ont pu être sauvés.
00:02:53En Gironde également, les feux ont été contenus jusqu'à présent.
00:02:57Les sapeurs professionnels sont à pied d'œuvre.
00:03:02Deux d'entre eux ont été tués, luttant contre un incendie qui s'est déclaré hier sur la commune de
00:03:07Mérignac,
00:03:08près de l'aéroport de Bordeaux.
00:03:10Ils se trouvaient à bord d'un camion-citerne qui a été piégé par les flammes.
00:03:13Récit de Julia Ferrantes.
00:03:16Les deux sapeurs-pompiers ont été encerclés par des flammes de 20 à 30 mètres de hauteur
00:03:23dès les premières minutes de la phase d'attaque.
00:03:25Hier, en début d'après-midi, un incendie se déclare dans la forêt de Mérignac,
00:03:30près de l'aéroport de Bordeaux, où des pins de 15 mètres de haut ont pris feu.
00:03:34Le feu se propageait en cime avec de nombreux sautes, de nombreux points sensibles composés d'usines,
00:03:40de zones résidentielles et incluant également, comme en jeu fort, l'aéroport qui était directement menacé.
00:03:46Accompagné de vents tournants, la situation était très défavorable.
00:03:49En phase d'attaque, une unité d'intervention de feu de forêt composée de deux camions,
00:03:54citernes-feu de forêt du centre d'autosecours de Saint-Médard-en-Jal,
00:03:57a vu l'un de ces camions armés par deux sapeurs-pompiers professionnels, piégés.
00:04:02Face à l'ampleur des flammes et malgré un dispositif lourd présent sur place,
00:04:06les deux sapeurs-pompiers sont décédés.
00:04:08L'ensemble des moyens étaient mobilisés, 120 personnels, 60 engins, 3 moyens aériens.
00:04:15Malgré tous ces efforts, le résultat est là, dramatique.
00:04:19Une enquête judiciaire a été ouverte par le parquet de Bordeaux
00:04:22pour préciser les circonstances des faits et l'origine de l'incendie désormais fixée.
00:04:27La Gironde, qui a été placée mardi en niveau de risque orange par la météo des forêts,
00:04:32et en vigilance rouge pour les incendies par la préfecture.
00:04:35Voilà, donc, et dans quelques instants, nous serons en direct de Mérignac avec Pauline Trevzer,
00:04:40qui est sur place, commandant Lavergne.
00:04:43Ça fait trois pompiers décédés depuis le début de cet épisode de feu.
00:04:48Oui, absolument.
00:04:50L'un dans les Alpes, il y a quelques semaines, entraîné par la chute d'un bloc de pierres,
00:04:58et puis ses deux collègues hier dans le 33.
00:05:01C'est un drame absolu.
00:05:02C'est l'ensemble de la famille de la sécurité civile qui est touchée.
00:05:06Bien évidemment, nos pensées vont vers leur famille, leurs proches, leurs collègues,
00:05:10et puis l'ensemble de la communauté de la sécurité civile qui est éprouvée par ces deux décès.
00:05:15Éprouvée par ces deux décès, éprouvée aussi par des situations particulières.
00:05:19On a vu que le ministre de l'Intérieur avait annoncé plus d'une centaine d'interpellations.
00:05:25On sait que dans une énorme partie des cas, c'est l'humain qui est à l'origine des feux.
00:05:32Qu'est-ce que vous avez à dire aujourd'hui sur ce sujet ?
00:05:34C'est plus que dans une majeure partie des cas, c'est dans la quasi-dévalité.
00:05:379 cas sur 10, donc 90% des cas, le départ de feu est lié à une activité humaine.
00:05:43Alors, pas forcément volontaire, c'est bien souvent accidentel, mais en tout cas c'est lié à une activité humaine.
00:05:47C'est la raison pour laquelle on matraque et on martèle ces éléments de civisme, de prévention,
00:05:54ne pas jeter son mégot, ne pas réaliser de barbecue.
00:05:57Ça peut paraître des règles de bon sens pour autant dans 9 cas sur 10.
00:05:59C'est ce qui provoque les départs d'incendie et qui peuvent aboutir à des développements catastrophiques
00:06:04et parfois malheureusement à des drames concernant l'engagement des sapeurs-pompiers.
00:06:08Des drames qui parfois peuvent coûter cher, Bérenice de Ville-Fleuriot.
00:06:12On se retrouve avec des situations parfois extrêmement difficiles.
00:06:15Oui, extrêmement difficiles.
00:06:16Alors c'est vrai que quand on a réservé des vacances, je voulais revenir, c'est vrai qu'on parle
00:06:19d'incivilité en fait.
00:06:21Et c'est vrai que jeter son mégot, de plus en plus de gens le font.
00:06:23Il y a des témoignages maintenant, j'entendais une dame qui disait, j'ai fait une remarque à quelqu'un,
00:06:28il m'a fait un doigt d'honneur.
00:06:29Alors qu'il venait de jeter son mégot.
00:06:33C'est la double peine quand même.
00:06:34Moi j'ai fait aussi une remarque à une dame et je pense que certains ne réfléchissent pas en fait.
00:06:39C'est vrai qu'on voit des panneaux partout dans le sud, ne jetez pas vos mégots, ne fumez pas.
00:06:43Et des Français continuent de fumer, de jeter vos mégots, c'est vraiment de la conscience.
00:06:47Alors, avant de vous donner la parole sur les conséquences économiques,
00:06:50qui passent évidemment avant le drame absolu qui est la perte de pompiers et aussi de sanctuaires qui ont failli
00:06:59brûler dans le Var.
00:07:00Partons justement à côté de Mérignac avec Pauline Trevzer qui se trouve sur place avec Clément Lopez.
00:07:06On parlait effectivement de ces pompiers décédés.
00:07:08C'est l'émotion aujourd'hui là où vous vous trouvez.
00:07:14Oui, tout à fait Pierre.
00:07:15Il y a énormément d'émotions ici devant la caserne de Saint-Médard-en-Jal
00:07:21où étaient rattachés ces deux sapeurs-pompiers décédés hier,
00:07:25Wilfried Schmitter et Anthony Berton.
00:07:27Vous allez voir sur les images de Clément Lopez,
00:07:30toutes ces fleurs qui ont été déposées par les habitants de cette commune et des communes alentours.
00:07:37Ils étaient très émus.
00:07:39Nous avons pu discuter avec eux.
00:07:40C'était une nécessité de venir aujourd'hui rendre hommage à ces sapeurs-pompiers devant leur ancienne caserne.
00:07:48Il y a également un carnet de doléances où ces habitants laissent un petit mot
00:07:53en soutien aux proches des deux sapeurs-pompiers, à leur famille et à leurs collègues également.
00:07:59Nous avons donc pu échanger avec ces habitants, notamment une dame qui était très émue,
00:08:04qui nous a raconté que son fils était lui aussi un sapeur-pompier,
00:08:08qu'elle a forcément pensé à lui avec cette tragédie.
00:08:12Je vous propose de l'écouter.
00:08:14Mon fils est un sapeur-sauveteur à la caserne de Libourne.
00:08:18J'imagine la douleur des familles.
00:08:20C'est pour ça que je suis venue déposer un petit quelque chose
00:08:23et poser mes condoléances aussi aux familles.
00:08:27Je pense que c'est une vocation.
00:08:29Il donne tout, il donne beaucoup.
00:08:32Il faut le reconnaître.
00:08:35C'est un métier magnifique.
00:08:38C'est un métier magnifique.
00:08:39Mais c'est dangereux.
00:08:41Il faut le savoir.
00:08:43Même si on le sait, en tant que famille, de sapeur,
00:08:47ça reste quand même très dur.
00:08:49Et ce que vous voulez également vous montrer,
00:08:52c'est que cet hommage est intergénérationnel.
00:08:54On a vu beaucoup de familles avec leurs enfants.
00:08:57Et vous allez voir juste derrière moi ce message,
00:08:59ce dessin de Louis, 6 ans, qui a écrit
00:09:02« Merci de nous avoir sauvé la vie au péril de la vôtre. »
00:09:06C'est extrêmement touchant.
00:09:08Et de l'autre côté de la caserne,
00:09:09à l'entrée, le drapeau est en berne.
00:09:11Mais à cette entrée, une jeune fille, tout à l'heure,
00:09:13est venue également déposer un gâteau
00:09:15à ses sapeurs-pompiers,
00:09:17aux collègues des deux sapeurs-pompiers décédés
00:09:20qui sont aujourd'hui en deuil.
00:09:22Donc c'est très touchant.
00:09:23Par ailleurs, Laurent Nunez doit se rendre sur place
00:09:26à 18h pour soutenir ses sapeurs-pompiers.
00:09:30Un hommage aura également lieu demain
00:09:32devant l'hôtel de ville de cette commune.
00:09:34Merci beaucoup.
00:09:35Pauline Trevzer avec Clément Lopez,
00:09:37avec ses images évidemment,
00:09:38qui, avec des gestes simples,
00:09:41commandant Lavergne,
00:09:42ça vous donne peut-être du courage.
00:09:45Vous êtes la plupart du temps
00:09:47plusieurs centaines à lutter contre le feu.
00:09:50Un petit dessin comme ça,
00:09:51avec un camion de paupiers,
00:09:52de la main d'un enfant,
00:09:53évidemment, ça peut redonner un peu de courage.
00:09:55Ça peut paraître peu de choses,
00:09:56mais ça témoigne du soutien de la population
00:09:58dans ces drames, c'est sûr,
00:10:00mais aussi en temps normal.
00:10:02On peut le voir ici,
00:10:04à la suite du décès de nos deux collègues,
00:10:05on peut le voir aussi
00:10:06lors de l'incendie de Fontainebleau
00:10:07la semaine dernière,
00:10:08où vraiment on a cette chaîne de solidarité
00:10:10qui s'organise avec des dons très nombreux,
00:10:12parfois même trop nombreux.
00:10:13Et les agriculteurs eux-mêmes
00:10:14qui n'ont pas attendu les pompiers
00:10:16pour lutter contre le feu.
00:10:17Voilà, et au-delà de ce...
00:10:18Non pas par dénigrement,
00:10:19mais simplement,
00:10:20ils se sont dit
00:10:20on protège nos habitations.
00:10:21Parce que la population s'organise
00:10:22et c'est aussi un motif d'espoir
00:10:24puisque la population soutient
00:10:25ses soldats du feu,
00:10:27s'organise aussi pour les évacuations,
00:10:30pour accueillir les évacués.
00:10:30Donc, voyons le verre à moitié plein.
00:10:34C'est quand même un motif de satisfaction
00:10:35et d'espoir de voir cette chaîne citoyenne
00:10:37se mettre en place
00:10:38lorsqu'on traverse des drames
00:10:39ou des grosses interventions
00:10:40comme dans le Var.
00:10:41François Drugy,
00:10:41quand on voit ces messages
00:10:43des Français
00:10:44pour soutenir les pompiers
00:10:46dans une situation
00:10:47qu'on connaît aujourd'hui,
00:10:489 faits sur 10
00:10:50sont du fait de l'homme, en fait.
00:10:52Oui, 9 faits sur 10
00:10:53sont le fait d'origine humaine.
00:10:54En effet, les départs de feu
00:10:56sont d'origine humaine
00:10:57en quasi-totalité des cas.
00:10:59Et la moitié sont volontaires.
00:11:02C'est ça.
00:11:02Donc, c'est quand même très grave
00:11:04de se dire que quasiment
00:11:06la moitié des départs de feu
00:11:07sont volontaires.
00:11:08Et l'autre moitié,
00:11:09c'est l'imprudence,
00:11:10c'est l'imprévoyance,
00:11:12c'est des gestes irresponsables.
00:11:13Parce que quand même,
00:11:14jeter son mégot
00:11:15par-dessus la fenêtre
00:11:16de sa voiture,
00:11:17déjà, en soi,
00:11:17on ne devrait pas le faire.
00:11:19Alors, moi, je suis non-fumeur.
00:11:20Donc, évidemment,
00:11:20je le dis d'autant plus,
00:11:22mais on ne jette pas son mégot
00:11:23comme ça par terre.
00:11:25Et alors, a fortiori,
00:11:26quand il fait des chaleurs
00:11:27comme celles que nous connaissons
00:11:28maintenant depuis bientôt
00:11:29trois mois...
00:11:29Non, mais on perd le bon sens,
00:11:30en fait.
00:11:31Voilà, le sol est sec,
00:11:32le coût est sec.
00:11:33Aujourd'hui, un champ,
00:11:35les pompiers le savent bien,
00:11:36il y a beaucoup de départs de feu
00:11:37qui partent simplement
00:11:38après les moissons
00:11:39dans les champs.
00:11:40Parce qu'il reste,
00:11:40c'est normal,
00:11:41il reste des chaumes
00:11:43une fois que la moisson
00:11:43a été faite.
00:11:44Et ça, c'est très inflammable.
00:11:46Et si jamais on est
00:11:47au bord d'un bois,
00:11:48ensuite, c'est le bois
00:11:49qui peut partir.
00:11:49Il y a eu à Fontainebleau,
00:11:51je crois,
00:11:51une des causes quand même
00:11:52identifiées,
00:11:53c'est des ouvriers
00:11:54qui travaillaient
00:11:54sur une glissière de sécurité
00:11:56sur le bord d'une autoroute
00:11:57et ils ont fait
00:11:58des étincelles.
00:11:59C'est pareil,
00:12:00un certain nombre de tâches,
00:12:01il faut être très,
00:12:02très, très strict
00:12:03sur le fait
00:12:04de ne pas les accomplir
00:12:05quand il y a ce risque.
00:12:05Alors, le feu qui fait rage
00:12:08également dans le Var
00:12:10et nous allons rejoindre
00:12:11Mathilde Cisteron.
00:12:12Bonjour,
00:12:12merci d'être en duplex
00:12:14avec nous
00:12:15dans ce Midi News.
00:12:16Comment est-ce que
00:12:17vous affrontez
00:12:17les incendies
00:12:19dans votre région
00:12:20et puis comment est-ce
00:12:20que vous faites
00:12:20pour protéger
00:12:21tout simplement
00:12:22votre exploitation,
00:12:24Mathilde ?
00:12:26On essaie de faire
00:12:28de notre mieux
00:12:28surtout en aidant
00:12:29les pompiers
00:12:30et on n'est quand même
00:12:32pas mal à s'être mobilisés
00:12:33pour aider
00:12:34les personnes
00:12:35qu'il y a autour de nous.
00:12:36On a déjà évacué
00:12:38un collègue à nous
00:12:39avec ses chèvres.
00:12:41Nous, on essaie
00:12:41de faire un peu pareil.
00:12:43Là où les pompiers
00:12:44ne peuvent pas aller,
00:12:45on essaie d'y être aussi
00:12:47sans que ce soit
00:12:48trop dangereux
00:12:49pour nous.
00:12:50On essaie d'apporter
00:12:51nos moyens
00:12:52à notre échelle
00:12:53mais ce n'est pas
00:12:55forcément facile.
00:12:56C'est intéressant
00:12:57ce que vous dites
00:12:57quand vous dites
00:12:59jusqu'au danger.
00:13:00C'est quoi pour vous
00:13:01la limite du danger,
00:13:03Mathilde Cisteron ?
00:13:05On va essayer
00:13:06de dire
00:13:07qu'il faut arriver
00:13:09à avoir des limites,
00:13:11il ne faut pas aller
00:13:11trop trop loin.
00:13:14il ne faut pas essayer
00:13:15de jouer les héros.
00:13:16Le plus longtemps
00:13:17on y reste,
00:13:18le mieux c'est
00:13:18mais il faut quand même
00:13:20arriver à savoir
00:13:22dire stop
00:13:22à un moment donné
00:13:24et laisser faire le travail
00:13:26aux professionnels.
00:13:27Dans le Var,
00:13:28on a eu plusieurs départs
00:13:30de feu,
00:13:30notamment celui
00:13:31concernant les sanctuaires
00:13:33de Cotignac.
00:13:34Est-ce que vous avez
00:13:35déjà vu ça ?
00:13:36Est-ce que c'est
00:13:37la première année
00:13:38que c'est aussi fort ?
00:13:42Aussi fort,
00:13:43oui,
00:13:43on a l'habitude
00:13:43qu'il y ait des feux,
00:13:44qu'il y ait des départs
00:13:45de feu,
00:13:45il y en a toutes les années,
00:13:47qu'il y ait des centaines
00:13:48d'hectares qui brûlent,
00:13:48c'est habituel,
00:13:50mais ça n'a jamais été
00:13:52à ce point-là,
00:13:53surtout sur les habitations
00:13:54que ce soit à Pontevesque,
00:13:55au Cotignac,
00:13:55maintenant il y a
00:13:55Sillant-la-Cascade.
00:13:57Nous,
00:13:58on a été limite sur courance
00:13:59mais bon,
00:13:59ça va,
00:14:00mais c'est affreux.
00:14:03Franchement,
00:14:04ça fait peine à voir.
00:14:06Merci beaucoup Mathilde
00:14:07d'avoir été
00:14:08quelques instants
00:14:09en direct
00:14:10sur T-News.
00:14:11Olivier ?
00:14:12Oui,
00:14:12en fait,
00:14:13on a dit
00:14:14qu'il y avait
00:14:14un départ d'incendie
00:14:16sur 10
00:14:17qui était d'origine huenne.
00:14:18Il y a un autre phénomène
00:14:19qui est d'origine huenne,
00:14:20c'est qu'en fait,
00:14:20on a mal adapté
00:14:21certaines forêts
00:14:22et ça,
00:14:23c'est ce qui explique
00:14:24qu'il y a certaines forêts
00:14:25qui brûlent beaucoup
00:14:25plus vite qu'avant.
00:14:26Et dans le Var,
00:14:27c'est typiquement le cas.
00:14:29La population
00:14:29de pain d'Alep
00:14:31a été multipliée
00:14:31par 5 ces dernières années.
00:14:32Le pain d'Alep,
00:14:34c'est le combustible
00:14:35le plus rapide.
00:14:36Il est classé
00:14:385 sur 5
00:14:39sur l'échelle
00:14:39d'inflammabilité
00:14:40de Valette.
00:14:41C'est vraiment
00:14:43un briquet,
00:14:44c'est une incendie
00:14:45et on a multiplié
00:14:46parce que justement,
00:14:47on s'est dit
00:14:48que pour le réchauffement climatique,
00:14:49il fallait trouver
00:14:49des espèces
00:14:50qui étaient capables
00:14:51de résister
00:14:52au réchauffement climatique,
00:14:53qui étaient capables
00:14:54aussi d'utiliser
00:14:54peu d'eau
00:14:55et parce qu'on a
00:14:56justement créé
00:14:57des pénuries d'eau,
00:14:58on a multiplié
00:14:59des espèces
00:14:59qui effectivement
00:15:00consomment moins d'eau
00:15:00mais qui sont
00:15:01beaucoup plus inflammables
00:15:02et en termes
00:15:03de calcul écologique,
00:15:04je pense que c'est
00:15:04très mauvais
00:15:05parce que par exemple,
00:15:07l'année dernière,
00:15:08il y a 2 ans,
00:15:09les grands incendies
00:15:10du Canada,
00:15:11ça a eu un impact
00:15:13CO2
00:15:13de plus d'un milliard
00:15:15de tonnes CO2,
00:15:16c'est-à-dire que
00:15:16ces incendies-là,
00:15:17juste au Canada,
00:15:18ont eu plus d'impact
00:15:19d'empreintes carbone
00:15:21que l'ensemble
00:15:21du trafic aérien mondial.
00:15:23Donc à un moment donné,
00:15:25savoir comment on fait
00:15:26pour adapter les forêts
00:15:27correctement,
00:15:27ça sera quand même
00:15:28quelque chose de très utile.
00:15:29Oui, très rapidement,
00:15:30sur le plan pénal,
00:15:31c'est souvent assez difficile
00:15:32de retrouver
00:15:32les auteurs d'infractions
00:15:34et ça rajoute aussi
00:15:34au sentiment d'impunité
00:15:36puisque ce sont des enquêtes
00:15:37qui sont longues,
00:15:38minutieuses,
00:15:38il faut retrouver
00:15:39parfois l'ADN
00:15:40et c'est très très compliqué
00:15:41parfois d'identifier
00:15:42les auteurs d'infractions.
00:15:43Notamment pour les pyromanes ?
00:15:44Exactement.
00:15:45Qui sont fascinés
00:15:46par le feu.
00:15:48On a eu un exemple
00:15:49d'un pompier volontaire
00:15:50pyroman dans la forêt
00:15:52de Fontainebleau,
00:15:53ça faisait partie
00:15:53des personnes interpellées.
00:15:55Comment est-ce que vous faites ?
00:15:56Est-ce qu'il y a un casting
00:15:57qui est fait ?
00:15:58C'est extrêmement difficile
00:15:59de savoir
00:16:00qui va commettre
00:16:01l'irréparable ?
00:16:03Oui, c'est extrêmement difficile.
00:16:04Malheureusement,
00:16:05on a tendance
00:16:05à concentrer
00:16:06l'attention médiatique
00:16:07sur un pyroman qui a réussi
00:16:08à devenir sapeur-pompier,
00:16:09donc on le regrette,
00:16:10bien évidemment.
00:16:11Ça reste la minorité
00:16:12des incendiaires,
00:16:13je tiens quand même
00:16:14à le souligner.
00:16:15C'est extrêmement difficile
00:16:16à détecter,
00:16:18à déterminer,
00:16:19d'autant que
00:16:20on peut avoir
00:16:21ce type de pulsions
00:16:22à différentes périodes
00:16:23dans sa vie.
00:16:24les recrutements
00:16:25des pompiers
00:16:25sont réalisés
00:16:26par département
00:16:27et on le sait,
00:16:27certains départements,
00:16:28je serai notamment
00:16:29la Charente-Maritime,
00:16:30organisent un certain
00:16:31nombre de questionnaires
00:16:32pour pouvoir éventuellement
00:16:34cibler,
00:16:34cribler des profils
00:16:35qui pourraient être
00:16:37ceux des incendiaires,
00:16:38mais c'est quelque chose
00:16:38qui est très difficile.
00:16:39Mais ça reste,
00:16:40et je tiens vraiment
00:16:41à le rappeler,
00:16:41une minorité des incendiaires
00:16:43qui sont également pompiers.
00:16:44Oui, c'est une minorité.
00:16:45Après, ils vont faire valoir
00:16:46l'irresponsabilité pénale,
00:16:47enfin tenter de la faire valoir
00:16:49en disant que c'est une maladie,
00:16:50etc.
00:16:50Mais effectivement,
00:16:51ça pourrait peut-être
00:16:52être évité avec beaucoup
00:16:53de prévention,
00:16:53même si c'est très difficile
00:16:54à détecter.
00:16:55En tout cas,
00:16:56sur les moyens,
00:16:57il y a beaucoup eu
00:16:58de polémiques dernièrement
00:16:59sur le manque de Canadair,
00:17:01sur le fait que Gabriel Attal,
00:17:03vous vous souvenez
00:17:03de Jean-Luc Mélenchon
00:17:04qui avait pointé du doigt
00:17:05l'ancien Premier ministre
00:17:06qui, selon lui,
00:17:08avait coupé les crédits
00:17:09des Canadair
00:17:10au moment où il était rentré
00:17:12à Matignon.
00:17:13Écoutez,
00:17:14la défense
00:17:15qu'a apporté aujourd'hui
00:17:16Sylvain Maillard,
00:17:17c'était lors de la
00:17:18grande interview
00:17:20CNews Europe 1
00:17:21justement sur ce sujet.
00:17:24On a plutôt bien anticipé
00:17:26et on est plutôt mieux doté
00:17:27que nos voisins européens.
00:17:30Par contre,
00:17:30ce qui est certain,
00:17:31c'est que nos pompiers
00:17:32ont besoin de plus de matériel,
00:17:33une force d'intervention
00:17:34plus rapide
00:17:35parce que les feux
00:17:35vont se démultiplier
00:17:37et qu'il nous faut
00:17:37une force d'intervention
00:17:38plus forte.
00:17:39Sur l'anticipation,
00:17:40c'est ce que nous sommes
00:17:41en train de faire,
00:17:42ce que nous avons déjà
00:17:43commencé à faire,
00:17:43parce qu'on est Canadair
00:17:44qui va arriver,
00:17:45ce qu'on a commencé à faire
00:17:46avec les hélicoptères
00:17:47qui arrivent au fur et à mesure
00:17:48largueur d'eau.
00:17:49Et on continue.
00:17:51Mais ne voyons pas toujours
00:17:52ce qui n'a pas marché.
00:17:54Alors,
00:17:54c'est quoi le vrai du faux ?
00:17:56Du vrai du faux,
00:17:56du vrai du faux,
00:17:57en fait,
00:17:58en tant que pompier.
00:17:59C'est vrai,
00:17:59on a suffisamment de Canadair.
00:18:01C'est faux
00:18:02de dire que
00:18:03les pompiers
00:18:05en ont des trop vieux.
00:18:08Dites-nous,
00:18:09vous qui êtes
00:18:11dans le pipe.
00:18:12Alors,
00:18:12en tant que pour parle
00:18:13de la sécurité civile,
00:18:14bien évidemment,
00:18:15je me garderais bien
00:18:16de commenter les différentes
00:18:17allusions politiques,
00:18:18puisque...
00:18:19Non, mais là,
00:18:19ce n'est pas la politique,
00:18:19c'est le matériel.
00:18:20On a un objet
00:18:21qui se déplace
00:18:21sur la sphère politique
00:18:22et c'est normal.
00:18:22Pour l'instant,
00:18:23nous sommes dans le temps
00:18:23de l'action.
00:18:24Je vais juste faire...
00:18:24On va regarder derrière nous
00:18:25depuis 2022,
00:18:262022,
00:18:27le feu dans les massifs
00:18:28des Landes de Gascogne,
00:18:29un syndic très important,
00:18:30on en dira,
00:18:31c'est la thèse de Buche.
00:18:33Une prise de conscience
00:18:33très importante
00:18:34et des actions fortes
00:18:36qui ont été prises par la suite,
00:18:37notamment au travers d'une loi.
00:18:39Rapidement,
00:18:40c'est le renforcement
00:18:41de la flotte aérienne
00:18:42de Bombardietto,
00:18:43notamment au travers
00:18:43de la location
00:18:44de toute une flotte
00:18:45d'hélicoptères Bombardietto.
00:18:46Donc, on s'est adapté
00:18:47à ce moment-là ?
00:18:48Voilà, qu'on voit
00:18:48sur toutes les images.
00:18:50Ça nous permet
00:18:50de les déplacer partout
00:18:52en France.
00:18:52C'est l'ouverture
00:18:53d'une quatrième unité
00:18:54d'intervention et d'instruction
00:18:55de la sécurité civile,
00:18:56des militaires,
00:18:56dont le fils
00:18:58de l'une des mamans
00:18:59qu'on a vu dans votre portage
00:19:01était originaire,
00:19:01à Libourne.
00:19:02C'est l'achat
00:19:03au travers du pacte capacitaire
00:19:04de 1083 engins de lutte
00:19:07des camions-citernes-feu de forêt,
00:19:08c'est 151 millions d'euros
00:19:09dont on a reçu
00:19:10déjà 500 exemplaires.
00:19:11Donc, on ne peut pas dire
00:19:12que depuis 2022,
00:19:14il n'y a pas eu une réponse
00:19:15est-elle suffisante ou pas ?
00:19:16C'est un choix,
00:19:17c'est un débat
00:19:18et c'est au cas
00:19:19loin des faits.
00:19:20De toute façon,
00:19:20il y a toujours une façon
00:19:22de voir les choses,
00:19:23le verre à moitié plein,
00:19:24le verre à moitié vide.
00:19:25Moi, je me souviens
00:19:25quand on avait fait intervenir
00:19:27lors d'incendies très très violents
00:19:28dans le sud
00:19:31des pompiers
00:19:31qui étaient venus
00:19:32même de Pologne,
00:19:33d'autres qui étaient venus
00:19:34de Roumanie,
00:19:34d'autres qui étaient venus
00:19:35d'Italie.
00:19:35Bonnet d'Italie,
00:19:36c'est plus près.
00:19:37On a dit,
00:19:37ah, regardez,
00:19:38on est impuissant,
00:19:38on fait venir
00:19:40les forces européennes.
00:19:41Il y a deux façons
00:19:42de voir les choses.
00:19:42On peut aussi avoir
00:19:43une coordination
00:19:44et envoyer nous-mêmes
00:19:44nos pompiers
00:19:45le jour où la Roumanie
00:19:46on a besoin.
00:19:47C'est ce qu'on fait.
00:19:47C'est ce qu'on fait très souvent
00:19:49au travers du mécanisme
00:19:50de protection.
00:19:50C'est ça aussi l'Europe.
00:19:52Si, vous permettez
00:19:53d'en dire deux mots,
00:19:54on a aussi cette réponse européenne.
00:19:56Ils étaient venus
00:19:56déjà en 2022
00:19:57et cette solidarité européenne,
00:19:59ça permet d'augmenter
00:20:00notre niveau de réponse.
00:20:01On fournit la France,
00:20:02l'État français,
00:20:0321 modules
00:20:04dans le cadre de ce mécanisme.
00:20:05Pas que pour les feux de forêt,
00:20:06on a aussi les outils de campagne,
00:20:08on a la lutte contre les risques technologiques.
00:20:09Bref, on en fournit 21,
00:20:11on en propose 21
00:20:11pour nos collègues
00:20:12quand ils en ont besoin.
00:20:14Et l'inverse est vrai.
00:20:14C'est la raison pour laquelle
00:20:15on avait deux hélicoptères
00:20:16bombardiers d'eau Black Hawk
00:20:18efficaces,
00:20:19aussi efficaces que les nôtres,
00:20:20qu'on a pu répartir
00:20:20sur des feux
00:20:21et permettre de concentrer
00:20:22nos moyens
00:20:22sur d'autres feux
00:20:23il y a encore quelques semaines.
00:20:24Donc ça participe vraiment
00:20:25à la réponse opérationnelle.
00:20:26Voilà.
00:20:26Il y en a un qui disait
00:20:27l'Europe, l'Europe, l'Europe,
00:20:28l'Europe, c'est ça aussi.
00:20:30Il y a vraiment
00:20:31une solidarité européenne
00:20:32qui est organisée.
00:20:33Ce n'est pas quelque chose
00:20:34qui se fait comme ça
00:20:35au coup par coup.
00:20:36À la fois pour les feux de forêt
00:20:38et les Français
00:20:39sont allés intervenir
00:20:40en Grèce, en Italie, en Espagne
00:20:41parce que c'est vrai
00:20:41que le bassin méditerranéen
00:20:42est quand même
00:20:43beaucoup plus touché potentiellement.
00:20:45Et nos partenaires européens
00:20:48viennent aussi à notre secours.
00:20:49Mais c'est vrai aussi,
00:20:50par exemple,
00:20:51moi j'ai eu à gérer
00:20:51une mini-marée noire
00:20:53immédiatement.
00:20:53Les Italiens,
00:20:54parce que c'était au large
00:20:55de la Corse
00:20:56et qu'ils étaient aussi
00:20:57près que nous
00:20:57de la source,
00:20:59ils ont dépêché des moyens
00:21:00et c'est très bien.
00:21:01Ça s'appelle la solidarité.
00:21:02De la même façon,
00:21:03on a intervenu
00:21:04sur le tremblement de terre
00:21:05au Maroc,
00:21:06l'autre tremblement de terre
00:21:07en Syrie et en Turquie
00:21:08à la frontière.
00:21:08Bon voilà,
00:21:09on a des pêches chers.
00:21:10C'est que l'été civil.
00:21:10Là où il y a peut-être
00:21:11encore un petit effort à faire,
00:21:12c'est qu'effectivement
00:21:13c'est un peu comme
00:21:13dans la défense,
00:21:15c'est que pour les équipements,
00:21:17les Canadaires,
00:21:18en fait aujourd'hui
00:21:19on en a commandé,
00:21:19ça met très longtemps à arriver
00:21:20parce qu'au Canada
00:21:22qu'ils les produisent,
00:21:23ils mettent très longtemps.
00:21:24Oui, surtout le constructeur
00:21:25d'Aviland
00:21:25avait arrêté
00:21:26d'en produire
00:21:27depuis 2015.
00:21:28Donc le temps
00:21:29qu'ils remettent
00:21:29les lignes de production
00:21:31et que maintenant
00:21:32il y en a beaucoup.
00:21:33Et c'est pour ça
00:21:33qu'effectivement
00:21:34si on pouvait avoir
00:21:34une vraie
00:21:37entreprise en industrie
00:21:38qui en produise en Europe,
00:21:40ça serait pas mal
00:21:40et notamment Airbus
00:21:41sait faire des choses
00:21:43qui ressemblent à ça.
00:21:44Il y a trois entreprises
00:21:45françaises
00:21:45qui ont des projets
00:21:46on va dire
00:21:47de Canadaires français
00:21:48et c'est une bonne chose.
00:21:49De toute façon
00:21:49ça servira
00:21:50ça ne se fait pas
00:21:50d'un claquement de dos.
00:21:51Ça servira
00:21:52parce que l'évolution du climat
00:21:54est celle qu'on sait
00:21:55donc évidemment
00:21:55alors je voudrais quand même
00:21:56qu'on donne la parole
00:21:57à Bérénice de Villeflorio
00:21:59qui est notre critiqueuse économique
00:22:01et à CNews
00:22:01parce qu'il y a aussi
00:22:02un aspect économique
00:22:03dans tout ça.
00:22:03Il y a les assurances,
00:22:04il y a dans les campings
00:22:06les déloger,
00:22:08il faut se reloger.
00:22:09Comment ça marche tout ça justement ?
00:22:11Alors il y a plusieurs cas de figure
00:22:12déjà si le camping,
00:22:14l'hôtel est directement touché
00:22:16par l'incendie.
00:22:17Vous allez voir à l'écran
00:22:18dans ce cas-là
00:22:19il y a une annulation
00:22:20par exemple de votre voyage
00:22:21si vous avez réservé
00:22:22des vacances.
00:22:23Là c'est vrai
00:22:24que l'établissement
00:22:24doit vous rembourser.
00:22:26Alors j'ai contacté
00:22:27quelques campings
00:22:28qui avaient été touchés
00:22:29par les incendies
00:22:30à Canet-en-Roussillon
00:22:31notamment au mois de juillet
00:22:32et puis d'autres incendies
00:22:34également.
00:22:35Et c'est vrai
00:22:35que quand le camping
00:22:37est assez conséquent
00:22:39souvent c'est un groupe
00:22:39et il peut aussi reloger
00:22:41les vacanciers.
00:22:42Alors là c'est
00:22:42les vacanciers
00:22:43qui acceptent ou non
00:22:44mais il y a cette notion-là
00:22:46après il y a beaucoup
00:22:46de solidarité
00:22:47tous les campings
00:22:47m'ont dit que la solidarité
00:22:48se voit énormément
00:22:50sur le terrain aussi.
00:22:51Donc ça c'est le premier cas
00:22:52c'est l'établissement
00:22:54qui annule.
00:22:55Il y a un deuxième cas
00:22:56où vous estimez
00:22:57que la zone
00:22:58pourrait être touchée
00:22:59par un incendie
00:23:00donc vous vous dites
00:23:01on va peut-être annuler.
00:23:04On va peut-être aller
00:23:04plutôt en montagne.
00:23:05Exactement.
00:23:06D'ailleurs les réservations
00:23:07en montagne
00:23:07ont doublé cette année.
00:23:08C'est un autre sujet.
00:23:09Un autre sujet.
00:23:09Je reviendrai
00:23:10pour une autre chronique éco.
00:23:12Donc là le remboursement
00:23:13n'est pas garanti.
00:23:14Il faut bien regarder
00:23:15attention parce que
00:23:16c'est vraiment au cas par cas
00:23:17il faut bien regarder
00:23:18je sais que souvent
00:23:19ce n'est pas très sexy
00:23:20il faut les lire
00:23:21les conditions
00:23:21c'est écrit en tout petit
00:23:23les 3000 pages
00:23:24des conditions
00:23:26il faut vraiment les lire
00:23:30parce que c'est important
00:23:32et enfin vous pouvez souscrire
00:23:33alors des français
00:23:34souscrivent à une assurance
00:23:35annulation
00:23:36qu'est-ce que c'est ?
00:23:36Donc c'est si jamais
00:23:38il y a un imprévu
00:23:39et que vous devez
00:23:40annuler votre voyage
00:23:41alors là
00:23:42pareil
00:23:43attention
00:23:43parce que les incendies
00:23:45ne sont pas
00:23:46considérés
00:23:47ouverts
00:23:48c'est souvent des imprévus
00:23:49qui concernent notre personne
00:23:51par exemple
00:23:51votre employeur refuse
00:23:53au dernier moment
00:23:53de vous accorder
00:23:54les jours de congé
00:23:54vous perdez
00:23:55et laisse quelqu'un
00:23:55dans votre famille
00:23:56ça peut être différents
00:23:57imprévus
00:23:57qui concernent notre personne
00:24:00certains assureurs
00:24:01en revanche
00:24:01ont une catégorie
00:24:02catastrophe naturelle
00:24:03et attentat
00:24:03mais les incendies
00:24:04n'en font pas forcément partie
00:24:05Merci beaucoup Bérénice
00:24:07une pause dans
00:24:08Midi News
00:24:08et dans un instant
00:24:09l'horreur absolue
00:24:10à la découverte
00:24:11de cette crèche illégale
00:24:12à Yer dans l'Essonne
00:24:13et nous serons en direct
00:24:14avec le maire de Yer
00:24:15Nicolas Dupont
00:24:16et il y aura tout de suite
00:24:16sur CNews
00:24:19Dans un instant
00:24:20l'horreur absolue
00:24:21à Yer dans cette crèche illégale
00:24:22après les dernières informations
00:24:24Augustin Donadieu
00:24:25Rebonjour à tous
00:24:26Sébastien Lecornu
00:24:27ne veut pas attendre
00:24:28les élections présidentielles
00:24:30pour prendre des décisions
00:24:31au sujet du budget
00:24:32dans une interview
00:24:33accordée à Paris Match
00:24:34Sébastien Lecornu
00:24:35juge préoccupant
00:24:36le niveau de la dette
00:24:37et n'est pas très optimiste
00:24:39sur le respect des objectifs
00:24:40fixés en matière de déficit
00:24:41nous ne pouvons pas
00:24:42suspendre toutes les décisions
00:24:44jusqu'en 2027
00:24:45prévient le Premier ministre
00:24:46il estime
00:24:47devoir rendre des comptes
00:24:48aux Français
00:24:49après 10 mois
00:24:49passés à Matignon
00:24:51l'Espagne retient son souffle
00:24:54déjà en proie
00:24:55à des incendies
00:24:55hors de contrôle
00:24:56le pays est confronté
00:24:57depuis hier
00:24:58à une nouvelle vague de chaleur
00:24:59qui laisse craindre
00:25:00de nouveaux départs de feu
00:25:01l'incendie à 100 km
00:25:03de Madrid
00:25:03est l'un des plus complexes
00:25:04de l'histoire du pays
00:25:06selon les autorités
00:25:06il a ravagé
00:25:08plus de 30 000 hectares
00:25:09600 pompiers militaires
00:25:11sont mobilisés
00:25:12avec l'appui
00:25:13de 29 moyens aériens
00:25:15et toujours à l'étranger
00:25:16l'Iran a visé
00:25:17la ville jordanienne
00:25:18d'Aqaba
00:25:19à moins de 5 km
00:25:20de la frontière israélienne
00:25:216 missiles au total
00:25:23ont été tirés
00:25:234 d'entre eux
00:25:24ont été interceptés
00:25:252 sont tombés
00:25:26dans des zones inhabitées
00:25:28et contrairement
00:25:29au précédent de frappe
00:25:30il y a 3 jours
00:25:30Israël n'est cette fois-ci
00:25:31pas intervenu
00:25:32dans la défense
00:25:33du ciel jordanien
00:25:34Merci Augustin
00:25:35de donner adieu
00:25:36à tout à l'heure
00:25:36pour d'autres informations
00:25:37sont à table
00:25:38François de Rugy
00:25:39Sarah Salman
00:25:40Olivier Vial
00:25:41le directeur du CRU
00:25:42Tanguy Amon
00:25:43du service police-justice
00:25:44de CNews
00:25:45sur cette affaire
00:25:47ces 12 enfants
00:25:48découverts
00:25:48entassés dans une voiture
00:25:49au sous-sol
00:25:49d'une crèche illégale
00:25:50hier dans l'Essonne
00:25:51scène d'horreur
00:25:52quelles sont les dernières
00:25:53informations
00:25:54dont on dispose
00:25:55Tanguy ?
00:25:55Ce contrôle a eu lieu
00:25:56la semaine dernière
00:25:57le 16 juillet
00:25:58suite à un signalement
00:26:00de la protection maternelle
00:26:02et infantile
00:26:02pour suspicion
00:26:03de travail dissimulé
00:26:04de mauvais traitement
00:26:05et d'exercice
00:26:06de garde d'enfants
00:26:07sans autorisation
00:26:08on peut dire que la PMI
00:26:09a eu le nez creux
00:26:11puisque arrivé à cette maison
00:26:12la police municipale
00:26:13a demandé le renfort
00:26:14de la police nationale
00:26:15parce que l'occupante
00:26:17des lieux ne voulait pas
00:26:18que les agents
00:26:19accèdent à certaines
00:26:20pièces du logement
00:26:21et pour cause
00:26:22on a retrouvé
00:26:23dans le garage
00:26:24une douzaine d'enfants
00:26:25entassés dans une voiture
00:26:27ils étaient en cri
00:26:28ils étaient en pleurs
00:26:29cette voiture
00:26:30était donc stationnée
00:26:31dans un garage
00:26:32en la présence
00:26:33d'un adulte
00:26:33qui était en train
00:26:35de les surveiller
00:26:37ou de faire en sorte
00:26:38peut-être que les policiers
00:26:39et les agents
00:26:39de la PMI
00:26:40ne les voient pas
00:26:41au total
00:26:42il y avait donc
00:26:4317 enfants
00:26:43dans cette maison
00:26:44ils étaient âgés
00:26:45de quelques mois
00:26:46à peine
00:26:47à 8 ans
00:26:47ils ont été retrouvés
00:26:49sous le site
00:26:50sous la protection
00:26:52sous la surveillance
00:26:53d'une assistante maternelle
00:26:54sauf qu'on s'est rendu compte
00:26:55que cette assistante maternelle
00:26:57pouvait exercer
00:26:58pour 4 enfants
00:26:59au maximum
00:27:00je rappelle
00:27:00qu'ils étaient 17
00:27:01quant à l'autre adulte
00:27:03elle n'avait tout simplement
00:27:04pas les autorisations
00:27:05nécessaires
00:27:05pour garder ses enfants
00:27:07ces deux personnes
00:27:08ont été placées
00:27:10en garde à vue
00:27:10quand on parent
00:27:11des enfants
00:27:12ils ont été contactés
00:27:13pour être entendus
00:27:14il ressort
00:27:15qu'il y avait tout de même
00:27:16un contrat de garde
00:27:17entre eux
00:27:17et les deux personnes
00:27:18deux des parents
00:27:20ont pour le moment
00:27:21déposé plainte
00:27:22merci beaucoup
00:27:23Tanguy Hamon
00:27:23du service police justice
00:27:25de CNews
00:27:25et nous sommes en direct
00:27:26avec le maire
00:27:27de hier
00:27:27dans l'Essonne
00:27:28bonjour Nicolas Dupont-Aignan
00:27:30et merci d'être
00:27:31avec nous
00:27:32en duplex
00:27:33de votre mairie
00:27:34comment est-ce qu'on est arrivé
00:27:36jusqu'à cette crèche
00:27:37il y a eu des alertes
00:27:38il y a eu des signalements
00:27:43oui ce sont des assistantes
00:27:44maternelles libres
00:27:45sous le contrôle
00:27:47du département
00:27:47c'est pas une crèche
00:27:48municipale
00:27:49et ces assistantes
00:27:50maternelles libres
00:27:51la ville
00:27:52avait signalé
00:27:53au département
00:27:54un problème
00:27:55et il y a eu
00:27:56plusieurs inspections
00:27:57du service départemental
00:27:59sans le recours
00:28:00de la police
00:28:01puisqu'ils ont fait
00:28:02leurs inspections
00:28:02seules
00:28:03et puis
00:28:04la dernière inspection
00:28:05et bien
00:28:07ils ont appelé
00:28:07la police municipale
00:28:08et la police municipale
00:28:09grâce à elle
00:28:10grâce à un agent
00:28:11très perspicace
00:28:12il a vu que
00:28:13l'assistante maternelle
00:28:15qui avouait
00:28:15quatre enfants
00:28:17mentait
00:28:17et il a demandé
00:28:18où donnait cette porte
00:28:20elle donnait sur un garage
00:28:21et l'assistante maternelle
00:28:22et c'est ça
00:28:23qui est scandaleux
00:28:24a menti droit
00:28:25dans les yeux
00:28:25en disant
00:28:25je n'ai pas cette clé
00:28:27je loue le garage
00:28:28à quelqu'un d'autre
00:28:28et on a forcé la porte
00:28:30et là
00:28:31on s'est aperçu
00:28:32qu'il y avait
00:28:32dans la voiture
00:28:33douze enfants
00:28:34qui avaient été mis
00:28:35pour la visite
00:28:36pas en permanence
00:28:37heureusement
00:28:38et
00:28:38ce n'était pas
00:28:39la première fois
00:28:40sans aucun doute
00:28:41voilà pourquoi
00:28:42sans la perspicacité
00:28:44des agents
00:28:45on n'aurait pas
00:28:46découvert cela
00:28:49heureusement
00:28:49ça s'est bien fini
00:28:50la police nationale
00:28:51est venue ensuite
00:28:52l'enquête
00:28:53est en cours
00:28:54malheureusement
00:28:56il n'y a pas
00:28:57d'incarcération
00:28:57des deux personnes
00:28:58elles sont
00:29:00sous contrôle judiciaire
00:29:01le commissaire
00:29:02souhaitait
00:29:03qu'il y ait
00:29:03une détention provisoire
00:29:04j'espère qu'il y aura
00:29:05une punition
00:29:06exemplaire
00:29:07parce que non seulement
00:29:08il y avait exercice
00:29:09illégal
00:29:10d'une activité
00:29:11mais en plus
00:29:12il y a eu volonté
00:29:14de cacher
00:29:15et ils ont mis en danger
00:29:17des bébés
00:29:17de six mois
00:29:19c'est ahurissant
00:29:20ce qui s'est passé
00:29:22donc dans cette crèche
00:29:24j'appelle ça une crèche
00:29:26mais en réalité
00:29:27tout est illégal
00:29:27dans cette affaire
00:29:28si je comprends bien
00:29:29non c'est pas une crèche
00:29:29c'est pas une crèche
00:29:31c'est un local
00:29:32dans lequel des enfants
00:29:33ont été gardés
00:29:34de manière
00:29:36illégale
00:29:38non
00:29:40non
00:29:41vous savez qu'il y a deux modes
00:29:42de crèche
00:29:43en France
00:29:43il y a les crèches
00:29:44municipales
00:29:45et ça c'est des crèches
00:29:46surveillées
00:29:47municipales
00:29:47et puis vous avez
00:29:48des personnes
00:29:49qui peuvent garder
00:29:50des enfants
00:29:50avec un agrément
00:29:52départemental
00:29:53chez eux
00:29:54l'assistante maternelle
00:29:55était chez elle
00:29:56elle avait un agrément
00:29:58pour quatre enfants
00:29:58elle exerçait
00:30:00légalement
00:30:00cette activité
00:30:01sous le contrôle
00:30:02de la protection maternelle
00:30:03infantile départementale
00:30:05simplement
00:30:06nous avions eu
00:30:07nous un signalement
00:30:08que nous avons transmis
00:30:09au département
00:30:09pour dire
00:30:10attention
00:30:11il y a une
00:30:13maman
00:30:13qui a retiré
00:30:14son enfant
00:30:15vous devriez
00:30:15aller vérifier
00:30:16ils ont été vérifiés
00:30:17plusieurs fois
00:30:18ils n'ont rien vu
00:30:19puisque bien évidemment
00:30:20la dame devait cacher
00:30:21les enfants dans le garage
00:30:22et c'est quand ils ont demandé
00:30:25le secours
00:30:25de la police municipale
00:30:27que là
00:30:28on a découvert
00:30:28la supercherie
00:30:29donc si vous voulez
00:30:30c'est une activité
00:30:31tout à fait commune
00:30:33dans toutes les villes
00:30:34de France
00:30:34des assistantes maternelles
00:30:35libres
00:30:36libérales
00:30:37qui ont un agrément
00:30:38qui gardent
00:30:38quatre enfants
00:30:39deux enfants
00:30:39trois enfants
00:30:40qui sont sous surveillance
00:30:41du département de l'Essonne
00:30:42et puis
00:30:43qui avaient une activité
00:30:44illégale
00:30:46scandaleuse
00:30:46mais ce qui est encore
00:30:47plus scandaleux
00:30:48parce qu'en fait
00:30:49il y a deux affaires
00:30:50il y a l'activité illégale
00:30:51mais il y a la volonté
00:30:52de cacher
00:30:53cette activité illégale
00:30:54et de mettre en danger
00:30:55les enfants
00:30:56quand la police est là
00:30:57et c'est pourquoi
00:30:58je souhaite
00:30:59qu'il y ait une sanction
00:31:00absolument exemplaire
00:31:02de la justice
00:31:03et malheureusement
00:31:04l'affaire
00:31:04devait être en comparution
00:31:06immédiate
00:31:06l'affaire est reportée
00:31:08il n'y a pas d'incarcération
00:31:09et je regrette
00:31:11qu'une fois de plus
00:31:12on a le sentiment
00:31:13que ça va prendre du temps
00:31:15merci beaucoup
00:31:16Nicolas Dupont-Aignan
00:31:17maire de hier
00:31:17présidente de Boula France
00:31:18et candidat à la présidentielle
00:31:20et merci à Olivier Campan
00:31:21pour les moyens techniques
00:31:22à la mairie de hier
00:31:24voilà
00:31:24c'est une affaire complexe
00:31:26on l'a bien compris
00:31:27il y a un agrément
00:31:28du département
00:31:29pour cette femme
00:31:30alors elles étaient deux
00:31:31apparemment
00:31:31elles étaient deux
00:31:32donc il y en avait une
00:31:33qui avait un agrément
00:31:34pour quatre enfants seulement
00:31:35et l'autre n'avait pas
00:31:36cet agrément
00:31:37elle ne pouvait de toute façon
00:31:38pas s'occuper d'enfants
00:31:39parce qu'elle avait eu
00:31:40elle avait déjà une affaire
00:31:41elle avait déjà eu des problèmes
00:31:43et deux bébés secoués aussi
00:31:44voilà
00:31:45donc on se retrouve quand même
00:31:46dans quelque chose
00:31:48de totalement ubuesque
00:31:50pour cette régie
00:31:50ah oui
00:31:52c'est toujours
00:31:52ce même problème
00:31:53les parents confient
00:31:55leurs enfants
00:31:56en plus en bas âge
00:31:58à des gens
00:31:59qui sont normalement
00:32:00agréés
00:32:00pour exercer
00:32:02ces tâches
00:32:03de garde d'enfants
00:32:04alors il faudrait
00:32:05quand même vérifier
00:32:06d'ailleurs là
00:32:06j'espère que l'enquête
00:32:07aussi ira au bout
00:32:08sur est-ce qu'il n'y a
00:32:09pas des parents
00:32:09qui sont complices
00:32:10c'est-à-dire est-ce que là
00:32:11il n'y a pas des parents
00:32:12quand même
00:32:12qui se disent
00:32:14j'ai trouvé un mode de garde
00:32:15je ne regarde pas
00:32:16comment ça se passe
00:32:17et je ne sais pas
00:32:18ça c'est peut-être pas
00:32:18de la complicité
00:32:19non non
00:32:20je pense qu'il faut
00:32:21vraiment tout regarder
00:32:22parce qu'il y a des situations
00:32:24quand même
00:32:24qui sont un peu étonnantes
00:32:25huit enfants dans une maison
00:32:27mais ils ne le savaient pas
00:32:27enfermés dans un garde
00:32:28enfin quand vous êtes parents
00:32:30moi ça m'est arrivé
00:32:31de confier mes enfants
00:32:32à des nounous
00:32:34comme on dit
00:32:35vous regardez
00:32:36dans quelle pièce ils sont
00:32:37vous regardez
00:32:38quand même
00:32:39combien il y en a
00:32:40en général c'est deux ou trois
00:32:41effectivement vous voyez
00:32:42dans la pièce
00:32:43et il y a des enfants
00:32:44qui ont 4, 5, 6 ans
00:32:46ils savent
00:32:46combien
00:32:47il y a
00:32:48combien d'autres enfants
00:32:48ils sont dans la salle
00:32:49vous avez des contrats
00:32:50il y a des contrats
00:32:52peut-être que cette personne
00:32:53a complètement caché
00:32:54les choses
00:32:54et a passé des contrats
00:32:56avec différents parents
00:32:57en leur cachant la réalité
00:32:58vous avez raison
00:32:59dans les deux cas
00:33:00d'ailleurs c'est très grave
00:33:00il y a une enquête
00:33:02qui est en cours
00:33:03et elle déterminera
00:33:04les circonstances
00:33:05parce que quand j'entends
00:33:07le maire de hier
00:33:07nous dire à l'instant
00:33:09c'était évidemment
00:33:11pour les besoins
00:33:13du contrôle
00:33:13qu'on a descendu
00:33:15les enfants
00:33:15pour les mettre
00:33:15dans la voiture
00:33:17j'espère que c'est le cas
00:33:19on se dit qu'en temps normal
00:33:21ils étaient tous là-haut
00:33:23vous allez pas dire
00:33:24on les laisse tout le temps
00:33:24dans la voiture
00:33:25et on a toujours fait comme ça
00:33:26je sais bien
00:33:27mais je pense pas non plus
00:33:29comme il y a beaucoup
00:33:31de situations
00:33:31de pénuries
00:33:32de garde d'enfants
00:33:33beaucoup de communes
00:33:34où les parents
00:33:35ont du mal
00:33:35à trouver des solutions
00:33:36de garde d'enfants
00:33:37et bien malheureusement
00:33:38certains peuvent être amenés
00:33:40à accepter
00:33:41des solutions
00:33:41qui en fait
00:33:42n'en sont pas
00:33:42nous sommes en ligne
00:33:43avec Anne
00:33:44de SOS Périscolaire
00:33:46Anne alors justement
00:33:47cette affaire
00:33:47elle intervient
00:33:49dans un climat
00:33:50extrêmement fragilisé
00:33:52déjà par
00:33:54la situation
00:33:55du périscolaire
00:33:55et pas que parisien
00:33:57mais aussi ce vote
00:33:58hier à l'Assemblée nationale
00:33:59qui a dû
00:34:01avoir lieu
00:34:01à nouveau
00:34:02parce qu'une partie
00:34:03des députés
00:34:04ne voulait pas voter
00:34:04la perpétuité
00:34:06pour les pédocriminels
00:34:07en série
00:34:08enfin voilà
00:34:09j'allais dire
00:34:09c'est une affaire de plus
00:34:11Oui malheureusement
00:34:12on voit que les affaires
00:34:13ne se sont pas
00:34:14ni arrêtées
00:34:15à Paris
00:34:15alors nous
00:34:16on le sait bien
00:34:17puisqu'on recueille
00:34:17les témoignages
00:34:19dans toute la France
00:34:19depuis 2021
00:34:20vous pouvez retrouver
00:34:21sur notre compte Instagram
00:34:22donc malheureusement
00:34:23on a pu penser
00:34:25que le fait
00:34:26que le scandale
00:34:27éclate à Paris
00:34:28on avait un petit peu
00:34:29purgé le système
00:34:30mais nous
00:34:31on s'aperçoit
00:34:32qu'on a encore
00:34:32tous les jours
00:34:33même dans des centres
00:34:35de loisirs
00:34:35même à Paris
00:34:35encore récemment
00:34:36des signalements
00:34:38ce qui prouve
00:34:39qu'il y a urgence
00:34:41et ce qui prouve
00:34:42que les process
00:34:43ne sont pas encore
00:34:44à la hauteur
00:34:45et notamment
00:34:46en province
00:34:47où on peine
00:34:48vraiment avec
00:34:49les mairies
00:34:50à trouver
00:34:50des façons
00:34:51de bien faire
00:34:52les mairies
00:34:53ne sont pas encore
00:34:54au niveau
00:34:55et malheureusement
00:34:56derrière
00:34:56parfois la justice
00:34:57ne suit pas non plus
00:34:58donc voilà
00:34:59les lois maintenant
00:35:00sont passées
00:35:00on en est fiers
00:35:01puisqu'on a quand même
00:35:02participé avec des amendements
00:35:03justement pour intégrer
00:35:04le périscolaire
00:35:05dans ses votes
00:35:07maintenant il va falloir
00:35:08appliquer tout ça
00:35:09et puis il va falloir
00:35:10des moyens
00:35:12et des moyens
00:35:13bien sûr
00:35:13et puis aussi
00:35:14et on en venait
00:35:15à cette discussion
00:35:17à l'instant
00:35:17c'est-à-dire que
00:35:18on est dans une situation
00:35:20où les parents
00:35:21ont besoin
00:35:22de mode de garde
00:35:22et peut-être que
00:35:23parfois ils ne sont pas
00:35:25assez regardants
00:35:25sur les conditions
00:35:26du mode de garde
00:35:27et c'est peut-être
00:35:28ça ce qui s'est passé
00:35:29justement hier
00:35:30dans l'Essonne
00:35:31alors vous me faites
00:35:32faire un lien
00:35:33en effet avec les crèches
00:35:34nous ce n'est pas
00:35:35notre sujet
00:35:36central
00:35:37mais effectivement
00:35:38il est clair
00:35:39que pour pouvoir travailler
00:35:40aujourd'hui
00:35:41les parents
00:35:41doivent faire garder
00:35:43leurs enfants
00:35:43et que la France
00:35:44n'est pas du tout
00:35:45au niveau
00:35:45en termes d'offres
00:35:47puisque on voit
00:35:48que les crèches privées
00:35:49fleurissent
00:35:49que dans ces crèches privées
00:35:51il y a déjà eu
00:35:51un grand nombre
00:35:52de scandales
00:35:53et c'est pareil
00:35:54pour le périscolaire
00:35:55en effet
00:35:56pendant très longtemps
00:35:57les parents
00:35:58ont confié leurs enfants
00:35:59avec confiance
00:36:00les yeux fermés
00:36:01j'ai envie de dire
00:36:02en passant sur le fait
00:36:03qu'on ne leur présentait
00:36:04pas l'équipe
00:36:04qu'ils ne savaient pas
00:36:05qui allaient garder
00:36:07leurs enfants
00:36:08aujourd'hui ce temps-là
00:36:09est fini
00:36:09les parents sont informés
00:36:11je ne connais pas
00:36:12l'affaire dont vous venez
00:36:13de parler
00:36:13mais par exemple
00:36:14quand on voit
00:36:15Biarritz
00:36:16puisque c'est ça
00:36:17dont on voulait parler
00:36:19ensemble aujourd'hui
00:36:20Biarritz
00:36:20il y a quand même
00:36:21deux peut-être trois
00:36:22visiblement animateurs
00:36:23mis en cause
00:36:2413 enfants
00:36:26on voit bien
00:36:27qu'il reste encore
00:36:28beaucoup de travail
00:36:29et que
00:36:31toutes les vérifications
00:36:33ne sont pas encore
00:36:34en route
00:36:35et ne sont pas encore
00:36:36assez
00:36:36on va dire
00:36:37automatiques
00:36:38pour prévenir
00:36:39à Biarritz
00:36:40où deux animateurs
00:36:41d'un centre de loisirs
00:36:42sont en garde à vue
00:36:43les deux hommes
00:36:43ont été interpellés
00:36:44pour viol et agression sexuelle
00:36:45sur 13 enfants
00:36:46des enfants très très jeunes
00:36:48des enfants âgés
00:36:49de 3 à 4 ans
00:36:50donc là ça touche
00:36:51tout le monde
00:36:52j'allais dire
00:36:52les crèches on l'a vu
00:36:53vous venez de nous dire
00:36:55Anne
00:36:55que vous n'avez pas encore
00:36:56connaissance de l'affaire
00:36:57de la mairie de hier
00:36:59de cette crèche
00:37:01parce que ça vient
00:37:02de tomber ce matin
00:37:03effectivement
00:37:03c'est une nouveauté
00:37:05j'allais dire
00:37:06triste
00:37:06mais effectivement
00:37:07à Biarritz
00:37:08là c'est des centres loisirs
00:37:09c'est le périscolaire parisien
00:37:12tout ça se recoupe
00:37:14avec là des enfants
00:37:15encore une fois
00:37:16de 3 à 4 ans
00:37:17ce sont de tout
00:37:17tout jeunes enfants
00:37:19oui tout à fait
00:37:20nous c'est ce qu'on constate
00:37:21ce sont beaucoup
00:37:22les petits
00:37:22qui sont victimes
00:37:23d'agressions sexuelles
00:37:24même s'il ne faut pas
00:37:25oublier les autres
00:37:26types de violences
00:37:28physiques et psychologiques
00:37:29qui malheureusement
00:37:29sont légions
00:37:30et qui continuent
00:37:31sur des enfants
00:37:31beaucoup plus âgés
00:37:32les petits sont des victimes
00:37:34toutes trouvées
00:37:34puisqu'elles ne parlent
00:37:35pas facilement
00:37:36elles n'ont pas les codes
00:37:37elles ne savent pas
00:37:37ce qui est normal
00:37:38ou pas normal
00:37:39c'est pour ça qu'il faut
00:37:40questionner ces enfants
00:37:41demain à Biarritz
00:37:42pour les parents
00:37:43qui s'en intéressent
00:37:43il y a un rassemblement
00:37:44devant la mairie
00:37:45à midi je crois
00:37:46parce que
00:37:48voilà
00:37:48les parents évidemment
00:37:50sont
00:37:50et on le comprend
00:37:51légitimement
00:37:52extrêmement en colère
00:37:53on ne peut pas dire
00:37:54aujourd'hui que le périscolaire
00:37:55est un nouveau scandale
00:37:56au-delà du fait que nous
00:37:57on est dessus depuis 2021
00:37:58on sait bien que c'est
00:37:59depuis septembre dernier
00:38:00c'est dans toute la France
00:38:01donc en fait
00:38:02les mairies qui aujourd'hui
00:38:04n'ont pas fait
00:38:04les vérifications
00:38:06n'ont pas mis en place
00:38:07des process
00:38:07de signalement
00:38:08pour moi
00:38:09ont une responsabilité
00:38:11on n'est plus
00:38:11au jour 1 du scandale
00:38:13donc aujourd'hui
00:38:14ces affaires
00:38:14elles ne devraient plus
00:38:15des affaires en tout cas
00:38:16de cette ampleur là
00:38:17ne devraient plus sortir
00:38:18on devrait pouvoir débusquer
00:38:20bien avant
00:38:20on aurait dû
00:38:21et on devrait
00:38:22Anne si je puis me permettre
00:38:23on devrait aussi
00:38:24punir plus sévèrement
00:38:25puisque vous avez vu
00:38:25que dans le périscolaire
00:38:27parisien
00:38:27il y a eu quoi
00:38:28il y a eu
00:38:28deux affaires
00:38:29où il y a eu du sursis
00:38:30et puis une affaire
00:38:30où il y a eu une relax
00:38:32ah non en fait
00:38:32il y a deux affaires
00:38:33alors il y a des appels
00:38:34en cours
00:38:35mais il y a deux affaires
00:38:36effectivement
00:38:36première affaire
00:38:37Titon
00:38:39avec neuf enfants
00:38:41et puis relax
00:38:42deuxième affaire
00:38:43Baudin
00:38:43neuf enfants également
00:38:44dans un cas
00:38:45ce sont des fillettes
00:38:46de 11 ans
00:38:46dans l'autre cas
00:38:47ce sont des tout petits
00:38:48dans les visiblement
00:38:49les deux affaires
00:38:50la parole
00:38:51on a osé dire
00:38:52et je me permets
00:38:53de dire oser
00:38:54même si c'est le tribunal
00:38:54qui le dit
00:38:55on a osé dire
00:38:55que dans un cas
00:38:56pour Titon
00:38:56la parole de l'enfant
00:38:57avait pu être
00:38:58un petit peu modifiée
00:39:00en tout cas influencée
00:39:01par la médiatisation
00:39:02ce qui est une manière
00:39:03aussi de mettre
00:39:03une certaine pression
00:39:04sur les parents
00:39:05pour qu'ils ne médiatisent
00:39:05pas les affaires
00:39:06ce que je trouve
00:39:06personnellement scandaleux
00:39:07par ailleurs
00:39:08on a dit à Baudin
00:39:09que en fait
00:39:09c'était les parents
00:39:10qui en parlant
00:39:11à leurs enfants
00:39:11avaient pu également
00:39:13influencer leurs paroles
00:39:14et on a cette
00:39:15effectivement
00:39:15troisième affaire
00:39:17où on a eu
00:39:18quand même
00:39:18effectivement une condamnation
00:39:20mais il faut voir
00:39:21en fait sur le long terme
00:39:22ce que donneront
00:39:23les prochaines
00:39:24ce que je vois
00:39:24pour faire le lien
00:39:25avec Garitz
00:39:26c'est qu'en province
00:39:27on a beaucoup plus
00:39:28de condamnations
00:39:29en fait qu'à Paris
00:39:30pour le moment
00:39:30alors à Paris
00:39:31c'est le début
00:39:31ce sont les premiers procès
00:39:32mais on voit que
00:39:34selon les régions
00:39:35les affaires
00:39:36ne sont pas traitées
00:39:37de la même manière
00:39:37et ça il faut le dire
00:39:38ce n'est pas normal
00:39:40que dans un cas
00:39:41des affaires
00:39:42alors les avocats
00:39:43disent toujours
00:39:43on ne connait pas
00:39:43les dossiers
00:39:44dans le détail
00:39:44certes
00:39:45mais globalement
00:39:46pour moi
00:39:47ces deux relax
00:39:47elles sont
00:39:48et pour les parents
00:39:49incompréhensibles
00:39:49on espère que
00:39:51à Biarritz
00:39:51ça a l'air de plutôt
00:39:52bien se présenter
00:39:54puisqu'ils sont déjà
00:39:55en garde à vue
00:39:55alors attention
00:39:56au terme
00:39:57bien se présenter
00:39:58malheureusement
00:39:59effectivement
00:39:59c'est une affaire
00:40:01absolument terrible
00:40:02merci beaucoup
00:40:02Anne d'avoir été
00:40:03avec nous
00:40:04en direct
00:40:05sur CNews
00:40:06et à Biarritz
00:40:06justement je le disais
00:40:07deux animateurs
00:40:08d'un centre de loisirs
00:40:09en garde à vue
00:40:10deux hommes
00:40:10interpellés
00:40:11pour viol
00:40:12agression sexuelle
00:40:12sur 13 enfants
00:40:13Jean de Lacoste
00:40:14est sur place
00:40:15quels détails
00:40:16avez-vous
00:40:17à nous communiquer
00:40:18ce matin
00:40:18Jean ?
00:40:22Oui bonjour Pierre
00:40:23je peux vous dire
00:40:23que depuis ce matin
00:40:25nous avons appris
00:40:25que la garde à vue
00:40:26des deux animateurs
00:40:27au commissariat
00:40:27de Biarritz
00:40:28a été prolongée
00:40:29jusqu'à demain
00:40:308h
00:40:31ils y sont
00:40:31depuis hier matin
00:40:33au commissariat
00:40:33deux hommes
00:40:34aux profils différents
00:40:35le premier a 36 ans
00:40:36il est titulaire
00:40:37de son poste
00:40:37depuis deux ans
00:40:38le second est plus jeune
00:40:39âgé de 21 ans
00:40:40il est employé
00:40:40par la ville
00:40:41de Biarritz
00:40:41comme saisonnier
00:40:43les agissements reprochés
00:40:44couvrent d'après ce que l'on sait
00:40:45pour l'instant
00:40:46une période relativement courte
00:40:48et récente
00:40:48puisque les faits
00:40:49auraient été commis
00:40:50entre le 6 et le 17 juillet
00:40:52une période relativement courte
00:40:54mais qui pourrait être élargie
00:40:56jusqu'en 2025
00:40:57nous a confié
00:40:58le parquet de Bayonne
00:40:59puisque des faits
00:41:00plus anciens
00:41:01sont aujourd'hui soupçonnés
00:41:02quatre plaintes
00:41:03pour l'instant
00:41:03pèsent pour l'instant
00:41:04sur les deux animateurs
00:41:06des plaintes pour viol
00:41:07et agressions sexuelles
00:41:0813 cas sont recensés
00:41:09pour l'instant
00:41:10des enfants
00:41:11qui sont très jeunes
00:41:12vous l'avez dit
00:41:13entre 3 et 4 ans
00:41:14un âge qui constitue
00:41:15d'ailleurs une lourde difficulté
00:41:16pour les enquêteurs
00:41:17les premières déclarations
00:41:18des enfants
00:41:19ont été reçues
00:41:20dans une unité spécialisée
00:41:22quatre enfants précisément
00:41:23ont été entendus
00:41:24au sein du service pédiatrique
00:41:25pour enfants en danger
00:41:26de l'hôpital de Bayonne
00:41:28des dispositifs d'écoute
00:41:29ont été mis en place
00:41:30par la mairie
00:41:31avec la mise à disposition
00:41:32de psychologues
00:41:33pour les parents éventuellement
00:41:34les parents que nous avons croisés
00:41:36ce matin
00:41:36venus déposer leur enfant
00:41:38à la crèche voisine
00:41:39qui n'est pas concernée directement
00:41:40ou dans le centre de loisirs
00:41:42dont nous parlons
00:41:42ils ont fait part
00:41:43de leur inquiétude
00:41:44et même parfois
00:41:45de leur colère
00:41:45nous serons demain
00:41:47si les deux animateurs
00:41:48seront mis en examen
00:41:49et si une information judiciaire
00:41:51sera ouverte
00:41:52merci beaucoup
00:41:53Jean Delacoste
00:41:54avec Timothée Forget
00:41:55à Biarritz
00:41:56pour ces affaires
00:41:57et puisque vous parlez
00:41:58des parents
00:42:00écoutons-les
00:42:00comme vous le dites
00:42:01très justement
00:42:03Jean
00:42:03et bien ils ont peur
00:42:04ils sont consternés
00:42:06très inquiet déjà
00:42:07pour les victimes
00:42:08les parents
00:42:09puis par rapport à mon fils
00:42:10aussi il y a des questions
00:42:11qu'on se pose
00:42:12on est tous choqués
00:42:13sous pression
00:42:16abasourdis
00:42:17c'est une situation
00:42:18tellement grave
00:42:19que ça fait peur
00:42:21on a un peu tous
00:42:23la gorge nouée
00:42:23je pense
00:42:24quand on vient là
00:42:25ce matin
00:42:26nous aussi
00:42:26on a la gorge nouée
00:42:27comment est-ce qu'on récupère
00:42:28ces enfants
00:42:29de 3 à 4 ans
00:42:30Jean l'a dit
00:42:32dispositif
00:42:33avec des psychologues
00:42:34des unités pédiatriques
00:42:37pour écouter ces enfants
00:42:38pour leur éviter
00:42:39un traumatisme
00:42:40qui de toute façon
00:42:41est là
00:42:42c'est un traumatisme
00:42:43qui partira peut-être
00:42:44jamais
00:42:45ou peut-être après
00:42:45de longs mois
00:42:46de thérapie
00:42:47donc ce sont de vrais traumatismes
00:42:49et moi ce qui me choque
00:42:50particulièrement
00:42:50c'est que là la période
00:42:51c'est du 6 au 17 juillet
00:42:53je me disais
00:42:53c'est quand même
00:42:53sûrement 2025
00:42:55non non
00:42:552026
00:42:56on en parle tous les jours
00:42:57dans les médias
00:42:57mais ils se disent
00:42:58il y a une telle impunité
00:42:59qu'on peut quand même le faire
00:43:01je ne sais pas si vous réalisez
00:43:02on en parle tous les jours
00:43:03à la télévision
00:43:03quelles que soient les chaînes
00:43:05particulièrement
00:43:05mais ça ne les arrête pas
00:43:07on en parle
00:43:07et on parle aussi
00:43:08des peines
00:43:09qui sont prononcées
00:43:10encore une fois
00:43:11ou des non-peines
00:43:12de la relax
00:43:14du sursis
00:43:15c'est la difficulté
00:43:16ce qui est point
00:43:16il n'y a aucun mandat de dépôt
00:43:18dans ces affaires-là
00:43:19jusqu'à présent
00:43:20il y a du sursis
00:43:21ils ont sûrement
00:43:21des casiers vierges
00:43:22on a une difficulté probatoire
00:43:23malheureusement
00:43:24il n'y a pas de preuve
00:43:25ils n'ont pas laissé de traces
00:43:26ils n'ont pas pris de photos
00:43:27non c'est pas qu'il y a une difficulté probatoire
00:43:28parce qu'encore une fois
00:43:29il y a ce que disent les juges
00:43:32mais c'est vous l'avocate
00:43:33donc vous allez m'éclairer
00:43:35ils disent
00:43:36les faits ne sont pas caractérisés
00:43:38mais pardonnez-moi
00:43:39un enfant de 3 ans
00:43:40qui essaye de vous raconter
00:43:42ce qu'il a vécu
00:43:44et qu'un juge à la fin dit
00:43:45en fait ce n'est pas caractérisé
00:43:47c'est ce que j'appelle
00:43:47difficulté probatoire
00:43:48c'est-à-dire qu'on n'arrive pas
00:43:49à le prouver
00:43:50oui oui on parle bien sûr
00:43:51de la même chose
00:43:51mais comment vous voulez
00:43:52qu'un enfant de 8 mois
00:43:54de 3 ans prouve cela
00:43:55mais c'est impossible en réalité
00:43:56il prouve avec des images
00:43:58parfois saisissantes d'ailleurs
00:44:00qui en l'occurrence
00:44:01nous restent en travers de la gorge
00:44:02et là c'est la partie immergée
00:44:03de l'iceberg
00:44:04en réalité il y a énormément
00:44:05d'autres cas
00:44:05dont on n'a pas connaissance
00:44:06et dont on n'aura probablement
00:44:07jamais connaissance
00:44:08c'est ça qui est terrifiant
00:44:10ce qui est sûrement
00:44:12encore presque plus difficile à accepter
00:44:14c'est ceux qui sont condamnés
00:44:17mais à des peines
00:44:18tellement ridicules
00:44:19parce que là
00:44:20quand il y a la condamnation
00:44:20ça veut dire qu'effectivement
00:44:21le juge a estimé
00:44:23qu'il y avait les éléments
00:44:24pour condamner
00:44:25et que malgré tout
00:44:26on estime que ce n'est pas
00:44:27suffisamment important
00:44:28pour qu'il y ait de la prison ferme
00:44:30quand effectivement un juge
00:44:32estime qu'un enfant
00:44:33a été violé
00:44:34par un de ses animateurs
00:44:35je trouve ça inconcevable
00:44:38que ça se traduit simplement
00:44:40par dursursis
00:44:41ou par une mise
00:44:42simplement une suspension
00:44:44il y a un moment donné
00:44:45où on ne peut pas
00:44:46où on les déplace
00:44:46on les déplace dans une autre
00:44:47école à côté
00:44:48c'est ça le pire
00:44:49ça c'était vrai
00:44:51beaucoup avant
00:44:51ça allait un petit peu moins
00:44:53mais effectivement
00:44:53il y a ce risque là
00:44:55et là par contre
00:44:57je pense qu'il y a un vrai problème
00:44:58de la justice
00:44:59la justice doit se prendre conscience
00:45:01qu'elle ne peut pas dire
00:45:02dans le même temps
00:45:03il est coupable
00:45:04et qu'en réalité
00:45:05la peine est extrêmement anecdotique
00:45:08qu'on puisse comprendre
00:45:10que quand il y a un doute
00:45:11et encore
00:45:13il va falloir quand même
00:45:13qu'on travaille là-dessus
00:45:14qu'il y ait un doute
00:45:15ça puisse profiter à la personne
00:45:16parce qu'on ne peut pas
00:45:17accuser quelqu'un sans preuve
00:45:18mais quand on a la preuve
00:45:20quand on a condamné quelqu'un
00:45:21ce n'est pas possible
00:45:22de le condamner
00:45:23à des peines aussi faibles
00:45:24Allez on va marquer une pause
00:45:25dans Midi News
00:45:26et dans un instant
00:45:27on va parler du narcotrafic
00:45:28il en a été beaucoup question
00:45:29ces derniers temps
00:45:30et cette question
00:45:31est-on dans un phénomène
00:45:33de cartélisation de la France ?
00:45:36On pose la question
00:45:36dans quelques instants
00:45:37restez bien avec nous
00:45:38tout de suite
00:45:42Dans un instant
00:45:43la question c'est
00:45:44est-ce que la France
00:45:45est en pleine cartélisation
00:45:47on va parler du narcotrafic
00:45:48après les dernières informations
00:45:49Augustin Donadieu
00:45:50Le combat n'est pas fini
00:45:52c'est dans la durée
00:45:53qu'il se mène
00:45:54et qu'il se gagne
00:45:55les mots ce matin
00:45:56du préfet du Var
00:45:56Simon Babre
00:45:57l'incendie qui s'est déclenché
00:45:59la veille dans le département
00:46:00a parcouru plus de 2500 hectares
00:46:02et détruit au moins 10 habitations
00:46:05le feu n'est pas encore fixé
00:46:07il est toujours menaçant
00:46:081200 pompiers restent mobilisés
00:46:11dans une lutte acharnée
00:46:12écoutez
00:46:13Alors le feu du Grand Bessillon
00:46:15est toujours un feu actif
00:46:18alors qu'il est
00:46:18on ne peut pas dire qu'il est fixé
00:46:20la lutte contre cet incendie
00:46:22par les sapeurs-pompiers
00:46:24par 1200 sapeurs-pompiers
00:46:25à l'instant T
00:46:26se poursuit de façon acharnée
00:46:28elle est diffuse
00:46:30puisqu'il y a plusieurs foyers
00:46:32toujours actifs
00:46:33plusieurs brasiers
00:46:34qui sont alimentés
00:46:36par un vent de sud-est
00:46:37encore modéré
00:46:38l'objectif c'est de
00:46:41multiplier les actions
00:46:42pour que les brasiers
00:46:43soient réduits en intensité
00:46:45A l'issue du Conseil des ministres
00:46:47le ministre de l'Intérieur
00:46:48a pris la parole au sujet
00:46:49des menaces de mort
00:46:50proférées par la DZ Mafia
00:46:52contre le maire républicain
00:46:53d'Alès
00:46:54ce dernier a dû être
00:46:55exfiltré de son domicile
00:46:56en pleine nuit
00:46:57par le RAID
00:46:58en raison d'un risque
00:46:58d'action violente
00:46:59contre lui et sa famille
00:47:00selon Laurent Nunez
00:47:01un cap a été franchi
00:47:04je veux redire tout mon soutien
00:47:05au maire d'Alès
00:47:06avec qui je me suis entretenu
00:47:09au téléphone
00:47:10je lui ai rapporté mon soutien
00:47:11comme l'a dit d'ailleurs
00:47:12le président de la République
00:47:13en Conseil des ministres
00:47:13il a salué son
00:47:14et la ministre l'a rappelé
00:47:16il a salué son courage
00:47:17c'est un maire
00:47:19qui comme beaucoup de maires
00:47:20mais il est particulièrement
00:47:21concerné parce qu'il est
00:47:22dans une commune
00:47:22où la DZ Mafia
00:47:23essaie de s'implanter
00:47:24voilà
00:47:24et je le redis
00:47:26on a réalisé des opérations
00:47:27de démantèlement de réseau
00:47:28importantes à Alès
00:47:29c'est aussi le cas
00:47:30à Carcassonne
00:47:31où il y a une inquiétude
00:47:32de volonté d'implantation
00:47:33de la DZ Mafia
00:47:33aussi à Carcassonne
00:47:34parce qu'on démantèle
00:47:35les réseaux locaux
00:47:35il y a des trafiquants
00:47:37du département de l'Aude
00:47:38qui ont été écroués
00:47:395 puis 7 récemment
00:47:41et donc évidemment
00:47:42ça crée des mobilités
00:47:43la DZ Mafia
00:47:44veut s'implanter dans ces villes
00:47:45et à l'étranger
00:47:46l'Iran a visé
00:47:47la ville jordanienne d'Aqaba
00:47:49à moins de 5 km
00:47:50de la frontière israélienne
00:47:526 missiles au total
00:47:53ont été tirés
00:47:544 d'entre eux
00:47:55ont été interceptés
00:47:562 sont tombés
00:47:57dans des zones inhabitées
00:47:59et contrairement
00:48:00aux précédentes frappes
00:48:00il y a 3 jours
00:48:01Israël n'est cette fois-ci
00:48:02pas intervenu
00:48:03dans la défense
00:48:04du ciel jordanien
00:48:05Merci beaucoup Augustin
00:48:06Donadieu à tout à l'heure
00:48:07pour d'autres informations
00:48:09sont à table
00:48:10dans ce Midi News
00:48:11Sarah Salman
00:48:12François de Rugy
00:48:13Olivier Valle
00:48:14le directeur du CRU
00:48:15le narcotrafic en France
00:48:16est-on dans un phénomène
00:48:17de cartélisation
00:48:19de la France
00:48:20Bruno Rotaillot
00:48:21lui parlait
00:48:21de mexicanisation
00:48:23un maire
00:48:24exfiltré
00:48:24de son domicile
00:48:25par le RAID
00:48:26car menacé par
00:48:27la DZ Mafia
00:48:29les politiques
00:48:29ont largement
00:48:30et unanimement
00:48:31partagé leur soutien
00:48:32à Christophe Rivenc
00:48:33le maire d'Alès
00:48:34Mathilde Ibanez
00:48:35nous raconte
00:48:37C'est un soutien
00:48:38unanime
00:48:38à Christophe Rivenc
00:48:39le maire d'Alès
00:48:41a dû être
00:48:41exfiltré
00:48:42de son domicile
00:48:43pour sa sécurité
00:48:44après des menaces
00:48:45réitérées
00:48:46par le groupe criminel
00:48:47de la DZ Mafia
00:48:48une pression
00:48:49des intimidations
00:48:50qui provoque
00:48:50une véritable onde
00:48:52de choc
00:48:52dans la classe politique
00:48:53a commencé
00:48:54par Marine Le Pen
00:48:55ce que vit aujourd'hui
00:48:56le maire d'Alès
00:48:57auquel j'apporte
00:48:58tout mon soutien
00:48:58doit faire prendre
00:48:59conscience à chacun
00:49:00de l'extrême gravité
00:49:01de la situation
00:49:01l'état doit réaffirmer
00:49:03son autorité
00:49:03et rétablir la loi
00:49:04et l'ordre
00:49:05sur l'ensemble du territoire
00:49:06un soutien qui dépasse
00:49:08les clivages politiques
00:49:09à gauche aussi
00:49:10Raphaël Glucksmann
00:49:11apporte son soutien
00:49:12au maire d'Alès
00:49:13soutien total
00:49:14en le ciblant
00:49:15les narcotrafiquants
00:49:16s'attaquent à toute la république
00:49:17même fermeté
00:49:18du côté de Bruno Retailleau
00:49:20qui salue
00:49:20le courage exemplaire
00:49:21de l'élu
00:49:22et appelle lui aussi
00:49:23la France
00:49:24à faire bloc
00:49:24face à la menace
00:49:25des groupes mafieux
00:49:26et du côté du gouvernement
00:49:27le message est tout aussi clair
00:49:29on ne se laissera pas intimider
00:49:31on continuera à mener
00:49:32cette action
00:49:32de manière résolue
00:49:33et déterminée
00:49:34et je peux vous dire
00:49:35que les effectifs
00:49:36qui sont présents
00:49:36sur la voie publique
00:49:37à Alès
00:49:37vont le rester
00:49:38pendant un certain temps
00:49:39au même titre
00:49:39que les investigations judiciaires
00:49:40qui sont en cours
00:49:41sous l'autorité du parquet
00:49:43et parfois du PNACO
00:49:44vont évidemment se poursuivre
00:49:45Laurent Nunez
00:49:46exige désormais
00:49:47que toute la lumière
00:49:48soit faite sur ces menaces
00:49:49et sur les éventuelles actions violentes
00:49:51qui pourraient être envisagées
00:49:53Olivier Vial
00:49:54je retiens un mot
00:49:55du reportage
00:49:57de Mathilde Ibanez
00:49:58Laurent Nunez
00:50:00prend désormais
00:50:02pourquoi désormais ?
00:50:03je ne sais pas
00:50:04parce qu'en fait
00:50:04pour le coup
00:50:05on n'est pas sur quelque chose
00:50:06de nouveau
00:50:06quand il parle
00:50:07qu'un cap a été franchi
00:50:08malheureusement
00:50:09on a déjà eu
00:50:10des élus
00:50:11qui ont été menacés
00:50:12le frère
00:50:13d'un élu marseillais
00:50:14a été assassiné déjà
00:50:16donc effectivement
00:50:17on sait que c'est
00:50:18malheureusement
00:50:19aujourd'hui
00:50:19c'est cyclique
00:50:20en gros
00:50:21le cap a été franchi
00:50:23au début des années 2020
00:50:24c'est là
00:50:25qu'on a eu une montée
00:50:26de la violence
00:50:27des groupes
00:50:28narcotrafiquants
00:50:29notamment avec
00:50:30la création
00:50:31des aides mafias
00:50:32en 2023
00:50:33cette création là
00:50:34elle s'est concrétisée
00:50:35par 49 assassinats
00:50:3749 assassinats
00:50:38en 2023
00:50:40alors essentiellement
00:50:41des concurrences
00:50:42du clan Yoda
00:50:43mais effectivement
00:50:44on a vu cette violence là
00:50:45et aujourd'hui
00:50:46ce qu'on est en train
00:50:46de vivre
00:50:47depuis 2025
00:50:47c'est le retour
00:50:49de cela
00:50:49puisqu'il y a
00:50:50deux clans
00:50:51qui s'affrontent
00:50:51qui sont deux clans
00:50:52internes
00:50:53à la DZ mafia
00:50:53et c'est ce qui explique
00:50:55qu'il y a cette montée
00:50:56de la violence
00:50:56donc la violence
00:50:57elle est là
00:50:58et effectivement
00:50:58on a un nouvel imaginaire
00:51:01qui est en train
00:51:01de se créer
00:51:02chez eux
00:51:02qui est vraiment
00:51:03c'est eux-mêmes
00:51:04qui revendiquent
00:51:04l'étiquette de mafia
00:51:05c'est eux-mêmes
00:51:06qui revendiquent
00:51:07l'héritage des cartels
00:51:08d'Amérique latine
00:51:09et effectivement
00:51:10dans leur logique là
00:51:11l'idée c'est de dépasser
00:51:12simplement le trafic
00:51:13de drogue
00:51:14pour devenir
00:51:15une vraie mafia
00:51:16c'est-à-dire avoir une emprise
00:51:17sur le territoire
00:51:18avoir une emprise
00:51:19sur tous ceux
00:51:19qui sont capables
00:51:21de s'opposer à eux
00:51:21que ce soit
00:51:22les forces de l'ordre
00:51:23leurs concurrents
00:51:24ou des élus
00:51:25qui sont vécus pour eux
00:51:26comme des concurrents
00:51:27en fait
00:51:27les élus
00:51:28ce sont des concurrents
00:51:29parce qu'ils sont en capacité
00:51:30d'imposer leur ordre
00:51:32sur un territoire
00:51:33et ça
00:51:33effectivement aujourd'hui
00:51:34on est dans une guerre
00:51:35de territoire
00:51:36et de contre-société
00:51:38et les narcotrafiquants
00:51:39veulent imposer
00:51:40leur contre-société
00:51:41et donc tous ceux
00:51:41qui s'opposeront à ça
00:51:43se horteront à eux
00:51:44et ce qui est effectivement
00:51:46très grave
00:51:47depuis 2023
00:51:48c'est que
00:51:49le nombre
00:51:50d'assassinats
00:51:51le nombre de violences politiques
00:51:52a explosé
00:51:53mais depuis 2023
00:51:54donc quand le ministre
00:51:55fait semblant
00:51:56de découvrir
00:51:57qu'il se passe quelque chose
00:51:57en fait ça fait quand même longtemps
00:51:59qu'on voit
00:52:00cette violence-là
00:52:01exploser
00:52:01et rajoutons à cela
00:52:03que
00:52:03quand
00:52:05la DZ mafia arrive
00:52:07ce sont des assassinats
00:52:08bien sûr
00:52:09ce sont des prises d'otages
00:52:10et c'est aussi
00:52:11j'allais dire
00:52:12on achète la population
00:52:13on offre
00:52:14les fournitures scolaires
00:52:15on offre
00:52:16les cadeaux de Noël
00:52:17on couvre
00:52:18des frais
00:52:19que certaines personnes
00:52:21dans les cités
00:52:21n'arrivent plus à couvrir
00:52:22on offre la protection
00:52:23en fait
00:52:24je pense que
00:52:25c'est des choses
00:52:26qu'on a vu dans la fiction
00:52:27avec la trilogie
00:52:29du parrain
00:52:30c'est le but même
00:52:32des mafias
00:52:33alors je pense
00:52:33qu'ils n'ont pas connaissance
00:52:34de cette citation
00:52:35du maréchal de Tassini
00:52:37mais ils l'appliquent
00:52:38de plus en plus
00:52:39le maréchal de Tassini
00:52:40disait que
00:52:41c'est bien
00:52:42de taper
00:52:43sur ses adversaires
00:52:44de frapper ses adversaires
00:52:46mais c'est encore mieux
00:52:46de frapper les imaginations
00:52:47et effectivement
00:52:49c'est ce qu'ils sont
00:52:49en train de faire
00:52:50eux
00:52:50puisque à la fois
00:52:52ils intimident
00:52:52et à la fois
00:52:53ils sont en capacité
00:52:54de montrer
00:52:55qu'ils sont
00:52:56finalement plus efficaces
00:52:57que l'Etat quelquefois
00:52:58et donc on a eu
00:52:59même dans certains quartiers
00:53:00des courriers circulaires
00:53:02diffusés dans toutes
00:53:03les boîtes aux lettres
00:53:03des narcotrafiquants
00:53:04leur expliquant
00:53:05qu'ils étaient capables
00:53:06de même proposer
00:53:08des services
00:53:08aux personnes
00:53:09qui auraient besoin
00:53:10de travaux
00:53:11d'embellissement
00:53:13chez eux
00:53:13et ils pouvaient
00:53:14tout faire chez eux
00:53:14et donc pour pas
00:53:15que justement
00:53:16il y ait d'autres personnes
00:53:16y compris des artisans
00:53:18qui viennent
00:53:18d'autres quartiers
00:53:20dans leur quartier
00:53:20pour avoir
00:53:21une sorte d'emprise
00:53:22totale sur le territoire
00:53:23Alors on parlait
00:53:23de mexicanisation
00:53:24on parlait de cartélisation
00:53:26est-ce qu'on est arrivé
00:53:27à un point
00:53:28où tout cela a augmenté
00:53:30très très rapidement
00:53:30en quelques années
00:53:31et c'est évidemment
00:53:32beaucoup plus difficile
00:53:33à contrer aujourd'hui
00:53:33François de Rugy
00:53:34Oui ça a augmenté
00:53:35c'est devenu plus visible
00:53:37parce que aussi
00:53:38la concurrence
00:53:39est plus vive
00:53:39et avec des gens
00:53:41qui manifestement
00:53:42n'ont aucune limite
00:53:42dans l'ultra-violence
00:53:43et par ailleurs
00:53:44qui ont de l'argent
00:53:45donc la puissance
00:53:46de l'ultra-violence
00:53:47plus la puissance
00:53:48de l'argent
00:53:49ils estiment
00:53:50que même des élus
00:53:51ne doivent pas
00:53:52leur résister
00:53:52et que c'est des gens
00:53:53qui soit doivent céder
00:53:55à la corruption
00:53:56parce qu'on sait
00:53:57que le problème
00:53:57de la corruption
00:53:58existe grâce
00:54:00à la puissance
00:54:00de l'argent
00:54:01des trafiquants
00:54:01le problème
00:54:02de la corruption
00:54:03existe vis-à-vis
00:54:03d'agents publics
00:54:04on a eu connaissance
00:54:05de cas de greffiers
00:54:06dans des tribunaux
00:54:07mais ça peut être
00:54:08des agents pénitentiaires
00:54:09ça peut être
00:54:10des dockers
00:54:10ou des gens
00:54:11qui sont dans les douanes
00:54:12sur les zones portuaires
00:54:13et puis il commence
00:54:15à y avoir aussi
00:54:16des mises en cause
00:54:18chez les élus
00:54:18on se souvient
00:54:19de la maire
00:54:20de Canteleux
00:54:21en Normandie
00:54:21donc une petite commune
00:54:23on n'est pas à Marseille
00:54:25et bon
00:54:26il y a eu un procès
00:54:27elle a fini par être relaxée
00:54:29mais son premier adjoint
00:54:29a été condamné
00:54:30donc on voyait bien
00:54:32et qu'il y avait
00:54:32une imbrication
00:54:33entre à la fois
00:54:34des trafiquants
00:54:36qui donnent
00:54:37des coups de main
00:54:38entre guillemets
00:54:38parfois à des élus
00:54:40y compris avec
00:54:40des cadeaux financiers
00:54:42mais aussi qui les menacent
00:54:43et que parfois
00:54:44les gens sont pris
00:54:45dans des engrenages
00:54:46où s'ils disent
00:54:47j'arrête
00:54:49ou moi je ne veux pas
00:54:49participer
00:54:51c'est des systèmes
00:54:52de corruption
00:54:52on a eu un docker
00:54:54qui a été retrouvé mort
00:54:55et il avait dit
00:54:55j'arrête
00:54:56et les trafiquants
00:54:57ont dit
00:54:57voilà ce qui arrive
00:54:58à ceux qui ne veulent plus
00:54:59rentrer dans notre jeu
00:55:00et ça c'est en effet
00:55:02le système mafieux
00:55:03alors on n'en est pas
00:55:04au stade du Mexique
00:55:05heureusement
00:55:06on n'en est pas
00:55:06au stade du sud
00:55:07de l'Italie
00:55:08au XXe siècle
00:55:09mais
00:55:09on peut y arriver
00:55:11il faut mener
00:55:13une guerre
00:55:14qui est de longue haleine
00:55:15parce que ça ne se réglera
00:55:16pas d'un coup
00:55:16puisqu'il y a toujours
00:55:17des consommateurs
00:55:18pour consommer
00:55:19ces produits stupéfiants
00:55:20qui sont interdits
00:55:22et que Bruno Retailleau
00:55:25a ouvert
00:55:25quand il a fait
00:55:26des campagnes
00:55:27de publicité
00:55:28justement
00:55:28sur la dangerosité
00:55:30du narcotrafiqué
00:55:31et de la drogue
00:55:31en disant
00:55:32que le consommateur
00:55:32était lui-même
00:55:34complice
00:55:34en quelque sorte
00:55:35mais si je peux me permettre
00:55:37des affiches
00:55:38ou des campagnes
00:55:38de publicité
00:55:39je pense que
00:55:39ce n'est pas tout à fait
00:55:40comme ça
00:55:40qu'on découragera
00:55:41des consommateurs
00:55:41en revanche
00:55:42si on a des formes
00:55:43si on ne fait rien
00:55:44en se disant
00:55:46que c'est comme ça
00:55:47vous savez on a souvent dit
00:55:48il faut s'en prendre
00:55:49c'est le langage policier
00:55:50au haut du spectre
00:55:51c'est-à-dire
00:55:51il faut remonter
00:55:52les filières
00:55:52et aller chercher
00:55:54ce qu'on aurait appelé
00:55:54les parrains
00:55:55à une époque
00:55:55ou les barons de la drogue
00:55:56mais moi je pense
00:55:57qu'il faut s'attaquer
00:55:58au bas du spectre
00:55:59c'est-à-dire qu'il faut
00:56:00aussi harceler
00:56:01les petits revendeurs
00:56:02et leurs clients
00:56:03parce que si on ne le fait pas
00:56:04en fait ce sera
00:56:05un puissant fond
00:56:07les petits revendeurs
00:56:09ils sont interchangeables
00:56:09précisément
00:56:10vous les mettez
00:56:11en maison d'arrêt
00:56:11ils sont interchangeables
00:56:12ils se font exploiter
00:56:15pour certains
00:56:15ce sont des mineurs
00:56:16qui prennent 50 euros
00:56:17par jour
00:56:18qui sont complètement
00:56:18exploités
00:56:19par le haut du spectre
00:56:36on ne peut pas quand même
00:56:37laisser ça
00:56:38en toute impunité
00:56:39la justice est parfois laxiste
00:56:43mais sur la drogue
00:56:44elle peut avoir
00:56:44la main très lourde
00:56:45en revanche
00:56:45ils peuvent souvent
00:56:46continuer leur trafic
00:56:46de stupéfiants
00:56:47à l'intérieur de la prison
00:56:50on l'a vu notamment
00:56:51avec Mohamed Amra
00:56:53qui avait tout un arsenal
00:56:55de téléphones portables
00:56:57aujourd'hui
00:56:59les principaux cadres
00:57:00de ce qu'on appelle
00:57:00la DZ
00:57:01mafia nouvelle génération
00:57:02sont emprisonnés
00:57:03ce qui ne l'empêche pas
00:57:04c'est ce qu'on dit
00:57:06c'est à dire qu'ils sont
00:57:06emprisonnés
00:57:07mais ils ont leur téléphone
00:57:07portable
00:57:08ils font du télétravail
00:57:10oui c'est ça
00:57:11mais en fait
00:57:12quand on dit
00:57:13que le haut du spectre
00:57:14n'est pas interchangeable
00:57:15malheureusement
00:57:15si
00:57:16et c'est ce qui rend
00:57:17effectivement très difficile
00:57:18il y a un rapport
00:57:19qui est sorti
00:57:19il y a 4 semaines
00:57:20d'Europol
00:57:20qui cartographiait
00:57:22l'ensemble
00:57:22des réseaux criminels
00:57:23européens
00:57:24il y a 75%
00:57:26des réseaux criminels
00:57:27qui existaient en 2024
00:57:28qui n'existent plus
00:57:29en 2025
00:57:30en fait
00:57:30ce qui prouve
00:57:31que l'action d'ailleurs
00:57:32de la police
00:57:32et de la justice
00:57:33produite
00:57:33c'est en fait
00:57:33mais que ça se remplace
00:57:35tout de suite
00:57:36et que
00:57:37c'est dans cette logique
00:57:38ils ont toujours un coup d'avance
00:57:38oui mais
00:57:39quand on regarde les chiffres
00:57:40en 2025
00:57:41je vois que 307 000 personnes
00:57:42ont été mises en cause
00:57:43pour usage de stupéfiants
00:57:44soit une hausse
00:57:45de 6% par an
00:57:46donc ça ce sont des chiffres
00:57:47il y a une hausse
00:57:48quoi que l'on dise
00:57:49on dit on lutte
00:57:50on lutte
00:57:50on lutte
00:57:50on fait des opérations
00:57:51plastiques xxl
00:57:52et ça augmente
00:57:53c'est la question
00:57:53que je posais ce matin
00:57:54à Sylvain Maillard
00:57:55je dis 10 ans de Macronie
00:57:5710 ans de Macronie
00:57:57pourquoi est-ce qu'on intervient
00:57:58maintenant
00:57:59réponse de Sylvain Maillard
00:58:00parce que c'est bientôt
00:58:00la fin du mandat
00:58:01sur la DZ Mafia
00:58:02et sur l'organisation mafieuse
00:58:04c'est pas uniquement
00:58:04un problème de policier
00:58:05en bas des cages d'immeubles
00:58:08même s'il en faut
00:58:08c'est aussi une vraie réponse
00:58:10dans une organisation structurelle
00:58:12qui gagne de l'argent
00:58:13qui nourrit énormément
00:58:14de personnes
00:58:15et qui fait en sorte
00:58:16de gagner
00:58:17comme une PME
00:58:18ou comme une entreprise
00:58:19plus importante
00:58:20et donc il nous faut
00:58:21démanteler
00:58:21et attaquer à la racine
00:58:22c'est pour ça qu'on a créé
00:58:23un parquet
00:58:24avec la loi narcotrafic
00:58:25un parquet spécifique
00:58:26qui s'occupe précisément
00:58:28sur l'ensemble des axes
00:58:30financiers
00:58:31mais aussi répressifs
00:58:32on ne peut pas attaquer
00:58:34ces mafias
00:58:35uniquement sur l'angle
00:58:36de la drogue
00:58:37ça ne marche pas
00:58:38il faut aller là
00:58:39ou à la racine
00:58:40c'est-à-dire
00:58:41pouvoir repérer
00:58:42les flux financiers
00:58:43les intercepter
00:58:44et ensuite
00:58:45faire en sorte
00:58:46qu'ils soient arrêtés
00:58:47et mis en prison
00:58:48voilà
00:58:48et dans un autre extrait
00:58:50de cette interview
00:58:51effectivement je demande
00:58:52à Sylvain Maillard
00:58:53pourquoi au bout de 10 ans
00:58:55vous disiez
00:58:56pour rigoler
00:58:56ou pas d'ailleurs
00:58:57Sarah Salman
00:58:58parce que
00:58:59qu'est-ce que vous disiez
00:59:00c'est bientôt la fin du mandat
00:59:02c'est le temps de faire quelque chose
00:59:03mais c'était aussi
00:59:04parce que
00:59:05il y a eu quand même
00:59:05depuis deux ans
00:59:08un phénomène exponentiel
00:59:10qui n'existait pas
00:59:10ce que disait Sylvain Maillard
00:59:11ce matin
00:59:13il disait
00:59:13nous on est arrivés en 2007
00:59:14la situation n'était pas
00:59:15c'est vrai
00:59:16c'était pas celle-là
00:59:18il y avait déjà
00:59:18une mauvaise situation
00:59:19quand Emmanuel Macron
00:59:20est arrivé
00:59:21c'est pas uniquement
00:59:21de la faute d'Emmanuel Macron
00:59:22par contre
00:59:23ce qui a changé
00:59:24surtout
00:59:25c'est qu'effectivement
00:59:25pendant très longtemps
00:59:26on luttait contre le trafic de drogue
00:59:28et on n'avait pas compris
00:59:29l'emprise mafieuse
00:59:30et en fait
00:59:31c'est surtout
00:59:32le rapport du Sénat
00:59:34du sénateur Blanc
00:59:35avec les deux sénateurs
00:59:36qui a levé le capot
00:59:38et qui a montré
00:59:38que derrière
00:59:39l'emprise financière
00:59:40de ces réseaux-là
00:59:41les moyens colossaux
00:59:43qu'ils avaient
00:59:43leur stratégie
00:59:44c'était des choses
00:59:45que certains
00:59:46dans les services
00:59:47de police spécialisée
00:59:48connaissaient
00:59:48mais que les élus
00:59:49avaient sous-estimé
00:59:50parce que pour eux
00:59:51c'était quasiment
00:59:52la question
00:59:52de la délinquance classique
00:59:53on n'est pas dans la délinquance classique
00:59:55on est dans quelque chose
00:59:56de beaucoup plus grave
00:59:57et effectivement
00:59:58le phénomène mafieux
00:59:59est à la fois
00:59:59un phénomène délinquant
01:00:00et un phénomène de politique
01:00:02parce qu'en fait
01:00:02il y a une volonté
01:00:03quand même d'emprise
01:00:04sur le territoire
01:00:05et d'imposer
01:00:06sa vision du monde
01:00:07et son système d'ordre
01:00:09à eux
01:00:09je pense qu'il faut quand même
01:00:11dire qu'il y a des élus
01:00:12qui regardaient ailleurs
01:00:14peut-être encore aujourd'hui
01:00:15qui préfèrent regarder ailleurs
01:00:16je ne dis pas du tout
01:00:17qu'ils sont complices
01:00:17qu'ils sont corrompus
01:00:18etc.
01:00:18ce n'est pas ça le sujet
01:00:19mais ils se disent
01:00:20bon nous on n'a pas envie
01:00:22d'avoir la guerre
01:00:23dans nos quartiers
01:00:24on n'a pas envie
01:00:25d'avoir des affrontements
01:00:27donc on préfère se dire
01:00:30que cette forme
01:00:31de développement mafieux
01:00:33contribue aussi
01:00:34à une forme de paix sociale
01:00:35dans les quartiers
01:00:35en se disant
01:00:36que ça allait passer tout seul
01:00:37alors qu'en tout cas
01:00:38on allait pouvoir gérer
01:00:39on allait pouvoir vivre avec
01:00:41vous connaissez la statistique
01:00:4179% des villes
01:00:43sont touchées par le trafic
01:00:45et aujourd'hui
01:00:45des petites villes
01:00:46des villages etc.
01:00:48et puis l'autre chose
01:00:48qu'il faut quand même dire aussi
01:00:49c'est qu'il y a eu
01:00:50une banalisation
01:00:51de la consommation de cocaïne
01:00:53c'est-à-dire qu'on est
01:00:53parti des trafics de cannabis
01:00:55beaucoup moins cher
01:00:56que dans les années 80
01:00:57c'est une logique de marché
01:00:58mais aussi c'est une logique de marché
01:01:00les prix ont baissé
01:01:00donc il y a plus de consommateurs potentiels
01:01:02mais c'est aussi
01:01:03parce qu'il y a une banalisation
01:01:04et là c'est aussi
01:01:06une responsabilité de la société
01:01:07regardez quelle est la réaction
01:01:09quand un député
01:01:10c'est un député de Nantes
01:01:11donc je connais bien le sujet
01:01:13est pris en flagrant délit
01:01:15d'achat de drogue
01:01:16interdite
01:01:17à un mineur
01:01:18et en plus
01:01:19il a été prouvé
01:01:20qu'il avait acheté ça
01:01:21avec l'argent de l'Assemblée Nationale
01:01:22les moyens alloués aux députés
01:01:24pour leur fonctionnement
01:01:24de mandat
01:01:25et finalement
01:01:26il y a une forme de banalisation
01:01:28on dira
01:01:28il avait une addiction
01:01:29il s'est soigné
01:01:30c'est très bien
01:01:31ça existe aussi dans les médias
01:01:33ça existe aussi dans
01:01:33beaucoup de professions
01:01:35diverses et variées
01:01:36donc d'un peu
01:01:37toutes les couches
01:01:37de la société
01:01:38et donc c'est aussi
01:01:39cette banalisation
01:01:40qui produit
01:01:41ce marché immense
01:01:42et donc ces flux financiers
01:01:44et vous avez vu
01:01:44qu'à Matignon
01:01:45des collaborateurs
01:01:46du Premier ministre
01:01:47ont été écartés
01:01:48et d'ailleurs
01:01:49le Premier ministre
01:01:50Sébastien Lecornu
01:01:51se livre à Paris Match
01:01:53en ce mercredi
01:01:55et il dit
01:01:55voilà
01:01:55les membres des cabinets
01:01:56ministériels
01:01:57la plupart des hauts fonctionnaires
01:01:58ont accès à des informations
01:01:59extrêmement sensibles
01:02:00consommer de la drogue
01:02:01c'est être vulnérable
01:02:02on ne peut pas condamner
01:02:03les assassinats de jeunes
01:02:04de 16 ans dans les quartiers
01:02:05et tolérer en même temps
01:02:06la consommation
01:02:07dans les beaux quartiers
01:02:08voilà ce que martèle
01:02:09le Premier ministre
01:02:09dans un entretien
01:02:11accordé à Paris Match
01:02:12qui est publié
01:02:13en ce mercredi 22 juillet
01:02:16je voudrais qu'on écoute
01:02:17également
01:02:17quelqu'un qui est en charge
01:02:19spécifiquement
01:02:20de la lutte contre
01:02:21le narcotrafic
01:02:22à la ville de Marseille
01:02:24et c'est Amine Kessassi
01:02:26il s'exprimait
01:02:26chez nos co-frères
01:02:27de RTL ce matin
01:02:29j'ai aucun conseil
01:02:30à lui adresser
01:02:31il vit cette situation
01:02:32moi je connais cette situation
01:02:33malheureusement trop bien
01:02:35et c'est pas un conseil
01:02:36que j'ai à lui adresser
01:02:36la seule chose
01:02:37que j'ai à lui adresser
01:02:38c'est mes voeux
01:02:39mes voeux de lui dire
01:02:40qu'il n'est pas seul
01:02:41qu'il n'est pas
01:02:42aujourd'hui
01:02:43dans une situation
01:02:44où comme j'ai pu l'être
01:02:46en novembre dernier
01:02:47comme j'ai pu l'être
01:02:48au mois d'août dernier
01:02:49lorsque j'ai été placé
01:02:50sous protection policière
01:02:52seul
01:02:52et ce que je veux dire
01:02:54au maire d'Alès
01:02:55c'est qu'il n'est pas seul
01:02:55et qu'à ses côtés
01:02:56je suis là
01:02:57que lorsque les conditions
01:02:59me le permettront
01:03:00je viendrai
01:03:01je viendrai à Alès
01:03:02à sa rencontre
01:03:03je viendrai à Alès
01:03:03pour lui montrer mon soutien
01:03:05pour lui dire
01:03:05que dans cette bataille
01:03:07il n'est malheureusement
01:03:08pas seul
01:03:09la bonne question
01:03:10c'est de se demander
01:03:11quelle zone de ce pays
01:03:12quel endroit
01:03:13quel village
01:03:13quel territoire
01:03:14n'est pas sous l'emprise
01:03:16du narcotrafic
01:03:18et moi je ne saurais
01:03:19vous citer
01:03:19un endroit
01:03:20qui aujourd'hui
01:03:21n'est pas la cible
01:03:22n'est pas la victime
01:03:23des narcotrafiquants
01:03:24les narcotrafiquants
01:03:25ils ne regardent pas
01:03:26les statistiques
01:03:27de l'INSEE
01:03:28ils ne calculent pas
01:03:29leur implantation
01:03:29en fonction du nombre
01:03:30d'habitants
01:03:31de la couleur de peau
01:03:32des habitants
01:03:32ou de la zone géographique
01:03:33ils calculent en fonction
01:03:35de leurs bénéfices
01:03:35et leurs bénéfices
01:03:36il est partout
01:03:37là où il y a
01:03:37des consommateurs
01:03:38donc les narcotrafiquants
01:03:40sont également implantés
01:03:42dans les petites communes
01:03:43dans les petits villages
01:03:44dans les moyennes villes
01:03:46dans les grandes villes
01:03:47et ce n'est pas un sujet
01:03:49de taille de ville
01:03:49et ça nous permet aussi
01:03:51de dire que Marseille
01:03:52n'est en rien
01:03:53la capitale de la drogue
01:03:54que Marseille n'est pas
01:03:55ce qu'on croit
01:03:56la seule ville de France
01:03:57atteinte et touchée
01:03:58par les narcotrafiquants
01:04:00voilà ce que disait
01:04:01Amine Kessessi
01:04:02après effectivement
01:04:03avoir apporté son soutien
01:04:05au maire d'Ales
01:04:05sur un autre sujet
01:04:06mais là
01:04:06c'est ce qu'on disait
01:04:07tout à l'heure
01:04:0779% des territoires
01:04:10est aujourd'hui attaqué
01:04:11par le narcotrafique
01:04:12c'est pas
01:04:13en fait au lieu
01:04:14d'essayer de répertorier
01:04:15les villes
01:04:16qui sont touchées
01:04:16par le narcotrafic
01:04:17il faudrait faire l'inverse
01:04:18et c'est ce qu'il dit
01:04:19c'est à dire
01:04:19qu'on est quand même
01:04:21on va arriver
01:04:22à un tout petit spectre
01:04:23où effectivement
01:04:23la DZ Mafia
01:04:24ou les concurrents
01:04:25de la DZ Mafia
01:04:26n'ont pas encore
01:04:27accédé à ce territoire
01:04:28oui et puis
01:04:29en fait surtout
01:04:30ce qu'il faut voir
01:04:31c'est que
01:04:31dans leur stratégie
01:04:33ils sont de plus en plus
01:04:35ils élargissent
01:04:36à la fois
01:04:37leur territoire
01:04:38mais aussi
01:04:38les champs d'action
01:04:39c'est à dire qu'ils ne se contentent plus
01:04:41de faire du trafic de drogue
01:04:42ils vont développer
01:04:44beaucoup d'autres services
01:04:46y compris
01:04:46entre guillemets
01:04:47de l'économie légale
01:04:49et c'est là dessus
01:04:50d'ailleurs
01:04:50qu'on peut souvent
01:04:51les attraper
01:04:52et le grand coup de filet
01:04:54qui a eu lieu
01:04:55au mois de mars dernier
01:04:56l'opération Octopus
01:04:58a été possible
01:05:00justement grâce
01:05:00à la loi anti-drogue
01:05:03puisque pour la première fois
01:05:04la participation
01:05:05à une organisation
01:05:07criminelle
01:05:08a été utilisée
01:05:09pour justement
01:05:09suivre l'argent
01:05:11plutôt que suivre les hommes
01:05:12et en faisant ça
01:05:12on a découvert
01:05:13effectivement
01:05:13beaucoup plus de responsabilités
01:05:15et ça permet
01:05:16de mieux cartographier
01:05:17maintenant c'est extrêmement compliqué
01:05:18parce qu'effectivement
01:05:19ils utilisent de plus en plus
01:05:21ils ont des coopérations
01:05:22internationales très fortes
01:05:23Europol parle aujourd'hui
01:05:25du crime
01:05:25as a service
01:05:26c'est à dire que
01:05:27il y a une offre internationale
01:05:29de crimes
01:05:30et que la DZ Mafia
01:05:31notamment
01:05:32est connue aujourd'hui
01:05:32pour employer
01:05:33notamment des tueurs
01:05:34qui peuvent venir
01:05:35de pays étrangers
01:05:36qui peuvent avoir 15 ou 16 ans
01:05:38et ça rend encore plus compliqué
01:05:40la capacité des forces de l'ordre
01:05:42à les interpeller
01:05:43puisqu'ils ont quelquefois
01:05:45aucun lien
01:05:45avec le territoire
01:05:46dans lequel ils agissent
01:05:47il y a des collaborateurs
01:05:48qui ont été écartés
01:05:49je voyais
01:05:49c'est monsieur Lecornu
01:05:50qui le disait
01:05:50mais pourquoi dans ce cas-là
01:05:51le député concerné
01:05:52dont nous parlions
01:05:53reste en poste
01:05:54à l'Assemblée
01:05:55il y a quand même
01:05:55un deux poids deux mesures
01:05:56là on parlait dans les médias
01:05:57je ne sais pas
01:05:58si l'information est avérée
01:05:59mais d'une journaliste
01:06:00de cet avou
01:06:01qui aurait été écartée
01:06:03c'est quand même
01:06:04deux poids deux mesures
01:06:05honnêtement
01:06:05ce député reste
01:06:06vous avez des responsables politiques
01:06:08et puis vous parlez
01:06:08d'une journaliste
01:06:09oui mais là je vous parle
01:06:10de collaborateur parlementaire aussi
01:06:11pas parlementaire
01:06:12de collaborateur
01:06:13de monsieur Lecornu
01:06:14oui
01:06:14et la journaliste
01:06:15pardon du coup
01:06:16c'était juste parce que
01:06:17tout à l'heure
01:06:17vous parliez de personnalité médiatique
01:06:19c'était pour rebondir là-dessus
01:06:20il n'y a pas
01:06:21il n'y a pas une tolérance
01:06:22partout
01:06:22effectivement
01:06:22la rédaction de cet avou
01:06:24devrait s'interroger
01:06:25sur cette journaliste
01:06:28qui est en position
01:06:29elle a été écartée
01:06:30mais sauf que
01:06:30quand elle a été écartée
01:06:31on n'a pas dit
01:06:31que c'était cette raison-là
01:06:32on a dit que
01:06:34avant une réorganisation
01:06:35de la grille
01:06:36elle ne présenterait plus
01:06:37une émission
01:06:38oui mais c'est un peu
01:06:39un problème
01:06:40si vraiment c'était la raison
01:06:41il faudrait le dire
01:06:43non pas pour stigmatiser
01:06:44cette personne
01:06:44je ne donne pas son nom
01:06:46mais quand même
01:06:47pour dire
01:06:48c'est quelque chose
01:06:49qu'on ne tolère pas
01:06:49on se souvient à une époque
01:06:51Jean-Luc Delarup
01:06:52et à son âme
01:06:53il est mort sans doute
01:06:54d'ailleurs de ses addictions
01:06:55mais tout le monde savait
01:06:56dans le milieu des médias
01:06:57et dans la boîte de production
01:06:59qu'il avait
01:06:59etc
01:07:00qu'il avait ce problème-là
01:07:01et personne n'en parlait jamais
01:07:02il a été arrêté plusieurs fois
01:07:04il y a quand même eu
01:07:04des alertes sérieuses
01:07:05et je pense qu'on a
01:07:07aujourd'hui
01:07:08une tendance
01:07:09à un peu
01:07:10là aussi
01:07:11banaliser
01:07:11oui à banaliser
01:07:12à considérer que justement
01:07:14c'est un peu dans tous les milieux
01:07:17voilà
01:07:17un peu comme l'alcoolisme
01:07:19etc
01:07:19alors que ça produit des dégâts
01:07:21déjà ces personnes-là
01:07:22peuvent être violentes
01:07:24quand ils faisaient
01:07:26les fameuses affiches
01:07:27des consommateurs
01:07:27si vous consommez
01:07:28vous êtes complices
01:07:29déjà il y a ça
01:07:30mais déjà dans leur comportement
01:07:31sous l'emprise de la drogue
01:07:32ces personnes-là
01:07:32sont des dangers
01:07:33pour les autres
01:07:33nous l'oublions pas
01:07:34il n'y a plus de drogue
01:07:35c'est-à-dire que la DZ
01:07:35de mafait
01:07:36il va falloir qu'elle invente
01:07:37autre chose
01:07:37pour effectivement vendre autre chose
01:07:39oui c'est sûr
01:07:40mais pour la journaliste
01:07:40elle n'est pas élue
01:07:41et pour moi ça a relevé
01:07:42quand même de sa vie privée
01:07:43elle est quand même
01:07:43jetée en pâture
01:07:44c'est pas une élue de la république
01:07:45vous proposez vos services
01:07:46pour défendre cette journaliste
01:07:48non pas du tout
01:07:48je vous dis simplement
01:07:49qu'il y a une différence
01:07:50quand on est élu
01:07:50et pas élu
01:07:52on dit la même chose
01:07:53on a du mal à se comprendre
01:07:55de temps en temps
01:07:55parce que j'ai l'impression
01:07:56qu'on dit souvent
01:07:57la même chose
01:07:57pas avec les mêmes termes
01:07:59sachant que l'élu
01:08:00en tout cas
01:08:00fait l'objet d'une procédure
01:08:02peut-être qu'il y aura
01:08:03une peine d'inéligibilité
01:08:04mais ça m'étonnerait
01:08:04en tout cas mon camarade
01:08:05William Molinier
01:08:06qui a d'ailleurs signé
01:08:07un excellent livre
01:08:08dernièrement
01:08:09d'Europe 1
01:08:11William Molinier
01:08:12expliquait tout à l'heure
01:08:13sur CNews
01:08:14pourquoi est-ce que
01:08:14cette lutte
01:08:15contre le narcotrafic
01:08:16était aussi difficile
01:08:19Aujourd'hui
01:08:20l'Etat
01:08:21le politique
01:08:21les décideurs
01:08:22abordent cette lutte
01:08:25du point de vue
01:08:25pour eux
01:08:26c'est un sujet
01:08:27de police judiciaire
01:08:28or
01:08:29le narcotrafic
01:08:30aujourd'hui
01:08:31est devenu
01:08:31un sujet
01:08:32de sécurité intérieure
01:08:33de sécurité nationale
01:08:36cette affaire
01:08:37du maire d'Alès
01:08:38nous le montre bien
01:08:39on a un renseignement
01:08:40à l'origine
01:08:41qui vient de la DGSI
01:08:43la Direction Générale
01:08:44de la Sécurité Intérieure
01:08:45le RAID
01:08:45intervient
01:08:46l'élite
01:08:47de la police nationale
01:08:50et donc
01:08:52on reste
01:08:53sur ce prisme
01:08:54de sujet
01:08:54de police judiciaire
01:08:55on ne traitera pas
01:08:56le sujet
01:08:57du narcotrafic
01:08:58juste avec
01:08:59des enquêteurs
01:09:01ça ne suffira pas
01:09:03voilà
01:09:04tout est dit
01:09:04c'est une affaire
01:09:05de sécurité intérieure
01:09:06le spectre
01:09:07est beaucoup plus large
01:09:08ça intervient
01:09:09vraiment directement
01:09:10au ministère
01:09:11de l'Intérieur
01:09:11c'est effectivement
01:09:12c'est ce qu'on dit là
01:09:13c'est qu'effectivement
01:09:14on dépasse
01:09:15le grand banditiste
01:09:15classique
01:09:16parce qu'il y a
01:09:17une volonté
01:09:17d'emprise
01:09:18sur le territoire
01:09:19il y a une dimension
01:09:20internationale
01:09:21très forte
01:09:21parce que
01:09:22tous ces réseaux
01:09:23ont des affiliations
01:09:25étrangères
01:09:26quelquefois
01:09:27d'ailleurs
01:09:29Europol
01:09:29estime
01:09:30et sans doute
01:09:31très sous-évalué
01:09:32que 5%
01:09:32des réseaux
01:09:33de narcotrafic
01:09:34ont aussi
01:09:35des réseaux
01:09:35des liens
01:09:36avec des réseaux
01:09:37terroristes
01:09:37et on sait
01:09:38notamment
01:09:38que le Hezbollah
01:09:39pendant très longtemps
01:09:40était l'un des principaux
01:09:41fournisseurs
01:09:42d'héroïnes
01:09:42donc effectivement
01:09:43tout ça
01:09:44est lié
01:09:45et donc effectivement
01:09:46il y a la nécessité
01:09:47de comprendre
01:09:49l'image générale
01:09:50de ces réseaux-là
01:09:51si on veut pouvoir
01:09:52s'y attaquer
01:09:53Dans un instant
01:09:53quelques mots
01:09:54de l'affaire Jubilard
01:09:56et de ses développements
01:09:58avant de réécouter
01:09:59ce que disait
01:09:59Laurent Nunes
01:10:00tout à l'heure
01:10:01en Conseil des ministres
01:10:02restez avec nous
01:10:02sur ces news
01:10:05Dernière partie
01:10:06de ce Midi News
01:10:07et dans quelques instants
01:10:08on pourra réécouter
01:10:09ce que disait
01:10:10le ministre de l'Intérieur
01:10:11justement
01:10:12plusieurs points
01:10:12au Conseil des ministres
01:10:14mais d'abord
01:10:14quelques mots
01:10:15de l'affaire Jubilard
01:10:17et de ses développements
01:10:18puisque
01:10:19lors de son passage
01:10:20aux aveux
01:10:22on a les détails
01:10:23je voulais qu'elle se taise
01:10:24je l'ai attrapée
01:10:25par le coup
01:10:26et j'ai serré
01:10:27c'est ce qu'a déclaré
01:10:28Cédric Jubilard
01:10:29lors de son passage
01:10:30aux joiveux
01:10:30le 15 juillet dernier
01:10:31devant une magistrate
01:10:32toulousaine
01:10:33dans son procès verbal
01:10:33il décrit
01:10:34ce moment de bascule
01:10:36qui l'aurait poussé
01:10:38selon lui
01:10:38à étrangler
01:10:39son épouse Delphine
01:10:41avec ses nouveaux éléments
01:10:42son procès en appel
01:10:43a été reporté
01:10:44au premier semestre
01:10:452027
01:10:46les précisions
01:10:47de François Tiskevitch
01:10:50Selon Cédric Jubilard
01:10:51l'effet ne se serait pas déroulé
01:10:54vers 23h
01:10:54comme le soutient
01:10:55jusqu'à présent
01:10:56l'accusation
01:10:57mais aux alentours
01:10:58de 1h30 du matin
01:11:00il raconte
01:11:01s'être réveillé
01:11:02dans la nuit
01:11:02avoir rejoint
01:11:03le salon
01:11:04où se trouvait son épouse
01:11:05avant qu'une violente
01:11:06dispute n'éclate
01:11:07elle m'a dit
01:11:08tu n'es qu'une merde
01:11:09un toxico de merde
01:11:10je fais bien
01:11:11de me barrer
01:11:12personne ne voudra
01:11:13de toi
01:11:14Cédric Jubilard
01:11:15raconte ensuite
01:11:16le moment de bascule
01:11:17qui l'aurait poussé
01:11:18à étrangler son épouse
01:11:19J'ai vrillé
01:11:20elle m'a dit maintenant
01:11:21je n'ai plus rien à perdre
01:11:23je peux te l'avouer
01:11:24j'en ai trouvé un
01:11:25qui me fait mieux
01:11:26l'amour que toi
01:11:27je voulais qu'elle se taise
01:11:28je l'ai attrapé par le cou
01:11:29et j'ai serré
01:11:30je lui disais
01:11:31tais-toi
01:11:32tais-toi
01:11:32je t'en supplie
01:11:33tais-toi
01:11:34je voulais que ça s'arrête
01:11:35qu'elle se taise
01:11:36je n'en pouvais plus
01:11:38Delphine
01:11:38la mère de ses deux enfants
01:11:40est en train d'agoniser
01:11:41mais il ne relâche pas
01:11:42son étreinte
01:11:43quand je faisais ça
01:11:44elle était en face de moi
01:11:45je me souviens
01:11:46que je regardais mes pieds
01:11:48car je ne voulais pas
01:11:49croiser son regard
01:11:50elle est tombée inerte
01:11:51Cédric Jubilard
01:11:52livre ensuite
01:11:53son récit
01:11:53de la dissimulation
01:11:54du corps de son épouse
01:11:56après avoir vérifié
01:11:57que ses deux enfants dormaient
01:11:58le peintre plaquiste
01:12:00explique avoir changé
01:12:01de vêtement
01:12:01s'être muni
01:12:02d'une lampe frontale
01:12:03puis avoir pris
01:12:04le volant
01:12:05de la Peugeot 207
01:12:06de sa femme
01:12:07il défend
01:12:08l'idée
01:12:09d'un déplacement improvisé
01:12:10je me souvenais
01:12:11avoir vu
01:12:11des monticules
01:12:12de terreau
01:12:13j'ai utilisé mes mains
01:12:14pour faire ça
01:12:15comme c'était du terreau
01:12:16c'était facile
01:12:16j'ai creusé
01:12:175 ans et demi
01:12:18après cette nuit
01:12:18de décembre 2020
01:12:20Cédric Jubilard
01:12:21dans le sillage
01:12:22de ses avocats
01:12:22tente de présenter
01:12:23la dissimulation du corps
01:12:25comme une opération
01:12:26improvisée
01:12:26afin de défendre
01:12:28la thèse
01:12:28d'une absence
01:12:29d'intention
01:12:30de tuer
01:12:32qu'est-ce que ça dit
01:12:33ces aveux
01:12:33Sarah Salman
01:12:34moi j'ai plus le sentiment
01:12:35d'aveu opportuniste
01:12:37parce qu'il fait
01:12:38ses aveux
01:12:38avant
01:12:39la cour d'assises
01:12:40d'appel
01:12:41donc pourquoi
01:12:41a priori peut-être
01:12:43alors qu'il a été
01:12:43condamné à 30 ans
01:12:45en première instance
01:12:46pourquoi ne l'a-t-il
01:12:47pas fait avant
01:12:48c'est ça la question
01:12:48après il semble
01:12:50accuser sa femme
01:12:51il dit
01:12:51et on le voit souvent
01:12:52dans les dossiers
01:12:53de violence conjugale
01:12:53les hommes disent toujours
01:12:54souvent
01:12:55elle m'a provoqué
01:12:56c'est elle qui a commencé
01:12:58elle m'a poussé à bout
01:13:00voilà
01:13:00donc finalement
01:13:01il accuse son récit
01:13:02d'avoir causé
01:13:03cette conséquence
01:13:04et ça c'est dramatique
01:13:05et c'est ce qu'on voit
01:13:05souvent dans les dossiers
01:13:06de violence conjugale
01:13:06il porte la culpabilité
01:13:08sur sa femme
01:13:08avec des mots très crus
01:13:10quand ça a été relaté
01:13:12quand elle lui parle
01:13:13je voulais qu'elle se taise
01:13:14voilà
01:13:15mais on tue pas une femme
01:13:16parce qu'elle parle
01:13:17et puis tu n'es qu'une merde
01:13:17maintenant j'en ai trouvé
01:13:18un autre
01:13:19on le voit moi
01:13:19quand je défends
01:13:19des femmes victimes
01:13:20de violence conjugale
01:13:21souvent dans les PV
01:13:21vous voyez
01:13:22elle m'a poussé à bout
01:13:23c'est de sa faute
01:13:25on le voit
01:13:26ils inversent
01:13:27c'est de sa faute
01:13:28carrément
01:13:28c'est de sa faute
01:13:28elle m'a poussé à bout
01:13:29et on voit qu'il dit cela
01:13:30donc c'est
01:13:32en plus on n'a pas la preuve
01:13:34de ce qu'elle a dit
01:13:34et quand bien même
01:13:35elle l'est dit
01:13:35ça ne justifie pas
01:13:36de mourir
01:13:36ni de se faire frapper
01:13:39en fait
01:13:40le premier procès
01:13:41a montré
01:13:42qu'il était
01:13:43extrêmement manipulateur
01:13:44et là l'impression
01:13:45c'est qu'on est dans
01:13:46une nouvelle manipulation
01:13:47qu'il est en train
01:13:48de mettre en place
01:13:48donc la question
01:13:49qui va se poser
01:13:50effectivement
01:13:50pour que sa stratégie
01:13:52fonctionne
01:13:52cette nouvelle stratégie
01:13:53qu'il a mis sans doute
01:13:54en place
01:13:54avec ses nouveaux avocats
01:13:56il faut absolument
01:13:57qu'il prouve
01:13:58qu'il n'y a pas eu
01:13:59de préméditation
01:13:59et ça va être là dessus
01:14:00qu'en fait ça va beaucoup jouer
01:14:01parce qu'on s'aperçoit
01:14:02notamment que
01:14:03le lieu
01:14:05dans lequel on a retrouvé
01:14:06le corps
01:14:07de Delphine Jubilard
01:14:08en tout cas une partie
01:14:09c'est un lieu
01:14:10où on se pose
01:14:11la question
01:14:11de la préméditation
01:14:12puisque son téléphone
01:14:14sa localisation
01:14:15GPS
01:14:16a été vu ici
01:14:17quelques semaines avant
01:14:19et donc
01:14:20est-ce que c'est totalement
01:14:21alors que c'est un endroit
01:14:23désert
01:14:23c'est un endroit désert
01:14:25et donc effectivement
01:14:26il y a pas mal de choses
01:14:28la manière
01:14:29dont il explique
01:14:29aujourd'hui
01:14:30qu'effectivement
01:14:31ça s'est fait
01:14:32de façon totalement
01:14:33spontané
01:14:34dans ce cas-là
01:14:35il est extrêmement fort
01:14:35parce que dès 3h50
01:14:37du matin
01:14:37il appelle
01:14:38les amis de sa femme
01:14:39pour se plaindre
01:14:41qu'elle ne soit pas rentrée
01:14:42pour même la menacer
01:14:43en disant
01:14:44c'est très grave
01:14:44si elle ne rentre pas
01:14:45après il va appeler
01:14:46la gendarmerie
01:14:47pour se couvrir
01:14:47il va appeler
01:14:49150 fois
01:14:50sa femme
01:14:51sur son téléphone
01:14:51le lendemain
01:14:52pour faire croire
01:14:52qu'elle est vivante
01:14:53il y a quand même
01:14:54toute une mécanique
01:14:56de manipulation
01:14:58qu'il mise en place
01:14:59il va même jusqu'à
01:15:00essayer d'introduire
01:15:01les policiers
01:15:02sur des fausses pistes
01:15:03la plus farfelue
01:15:04c'est qu'il va dire
01:15:05aux policiers
01:15:06que sa femme
01:15:07depuis quelques semaines
01:15:08ne mangeait plus de porc
01:15:09qu'il est inquiet
01:15:09qu'elle s'est peut-être
01:15:10radicalisée
01:15:11qu'elle est peut-être
01:15:11partie faire le djihad
01:15:13et effectivement
01:15:14les gendarmes
01:15:15vont quand même
01:15:15aller fermer
01:15:16cette porte-là
01:15:16ils vont quand même
01:15:17essayer de regarder
01:15:18si c'était vrai
01:15:18ils s'aperçoivent
01:15:19que tout est faux
01:15:19bien sûr
01:15:20mais il a essayé
01:15:21tout et n'importe quoi
01:15:22pour essayer de
01:15:24cacher sa responsabilité
01:15:25et là j'ai l'impression
01:15:26qu'on a une nouvelle manipulation
01:15:27vous parlez justement
01:15:29du travail nécessaire
01:15:30indispensable des gendarmes
01:15:31écoutez ce que disait
01:15:32ce matin
01:15:33chez nos confrères d'RTL
01:15:34le colonel Patrick Pégeot
01:15:35qui s'exprimait
01:15:37sur le suivi des opérations
01:15:39ces fouilles se sont déroulées
01:15:40jeudi et vendredi dernier
01:15:41et vendredi après-midi
01:15:43nous avons eu
01:15:44les magistrats
01:15:46ont eu la certitude
01:15:47que nous ne retrouverions
01:15:48plus d'autres éléments
01:15:49sur le champ
01:15:51c'est des fouilles
01:15:51qui impliquaient
01:15:53des chiens
01:15:55des chiens spécialisés
01:15:56dans la recherche
01:15:56de restes humains
01:15:57ce sont des fouilles
01:15:58qui impliquaient aussi
01:15:59des drones
01:16:00ce sont des fouilles
01:16:00qui impliquaient
01:16:01une centaine de gendarmes
01:16:02et donc nous avons eu
01:16:03la certitude
01:16:04que nous ne retrouverions
01:16:05plus rien sur ce champ
01:16:06donc pour le moment
01:16:06elles sont en effet arrêtées
01:16:08voilà ça c'est un fait important
01:16:10parce qu'on a envie
01:16:11de se dire
01:16:11mais où est le reste ?
01:16:12on a vu d'autres dossiers
01:16:12comme ça
01:16:13souvenez-vous
01:16:13je crois que c'était en 2013
01:16:14dans l'affaire Fiona
01:16:15il me semble qu'on n'a jamais
01:16:16retrouvé le corps
01:16:16c'était à Clermont-Ferrand
01:16:17non mais ne pas retrouver
01:16:18le corps
01:16:19c'est une chose
01:16:20mais ne pas retrouver
01:16:20une partie du corps
01:16:22alors qu'il indique
01:16:24avoir effectivement
01:16:24fait disparaître sa femme
01:16:25ça veut dire ?
01:16:26soit il l'a découpé
01:16:27c'était dans le dossier
01:16:27Sylvie Reviriego
01:16:28où le corps avait été découpé
01:16:30et mis un peu partout
01:16:30j'en sais rien
01:16:32soit
01:16:32j'ai pas trop d'explication
01:16:34le lieu effectivement
01:16:35où elle a été enterrée
01:16:37c'était un lieu
01:16:38effectivement
01:16:38c'était un lieu
01:16:39qui servait à la fertilisation
01:16:41des sols
01:16:42et donc ça effectivement
01:16:43ça avait deux conséquences
01:16:44peut-être qu'il était au courant
01:16:46peut-être pas
01:16:46mais première conséquence
01:16:47c'est que c'est un milieu acide
01:16:48et donc les corps
01:16:50vont être beaucoup plus rapidement
01:16:51dégradés
01:16:52et les eaux aussi
01:16:53peuvent être abîmées
01:16:55par ce milieu-là
01:16:55et puis la deuxième chose
01:16:56c'est que c'est un lieu
01:16:57qui est utilisé pour faire
01:16:58de l'épandage
01:16:58donc petit à petit
01:16:59les agriculteurs
01:17:01piochaient dans ce terreau-là
01:17:02pour aller l'épandre
01:17:03sur des champs
01:17:04à des kilomètres d'endroit
01:17:06donc il est possible
01:17:07qu'effectivement
01:17:07petit à petit
01:17:08le corps ait été dispersé
01:17:11sur des très grandes étendues
01:17:13et ce qui rend
01:17:14les choses totalement compliquées
01:17:16pour retrouver
01:17:16l'intégralité du corps
01:17:17après 5 ans
01:17:18est-ce qu'il confirmerait
01:17:20votre thèse
01:17:20de dire qu'il y a
01:17:21peut-être une préméditation
01:17:22parce qu'il savait
01:17:24qu'il y avait de l'épandage
01:17:25et que le corps
01:17:26allait être dispersé
01:17:27disons que c'est soit
01:17:27il a eu beaucoup de chance
01:17:28au moment où il a gratté
01:17:30juste la terre
01:17:30qu'il avait vue par hasard
01:17:31soit il a trouvé vraiment
01:17:32le lieu idéal
01:17:33pour faire disparaître un corps
01:17:34ce qu'il a d'ailleurs dit
01:17:35plusieurs fois
01:17:36y compris à l'une
01:17:37de ses nouvelles compagnes
01:17:39où il avait expliqué
01:17:41qu'il avait trouvé
01:17:42un endroit
01:17:42pour faire disparaître
01:17:44le corps
01:17:44et qu'on ne le retrouve jamais
01:17:45en tout cas
01:17:45ce qu'il y a de certain
01:17:46c'est que là où
01:17:47il l'a fait dire
01:17:49par son avocat
01:17:49lors de cette grande
01:17:50conférence de presse
01:17:51qu'on a suivi
01:17:51ici même en direct
01:17:53maître Debuisson
01:17:54père et fils
01:17:55il disait vouloir
01:17:56reprendre contact
01:17:56avec ses enfants
01:17:57avec tous les éléments
01:17:58et être réhabilité un jour
01:17:59et être réhabilité
01:18:00avec tous les éléments
01:18:02qu'on a
01:18:02qui parviennent
01:18:03aujourd'hui
01:18:05franchement
01:18:05c'est très compromis
01:18:06t'es l'enfant
01:18:07de cet homme là
01:18:08est-ce que t'as encore
01:18:09envie de parler
01:18:10à ton père
01:18:10c'est la question
01:18:11qui se pose
01:18:12il y en a qui peuvent
01:18:13avoir envie de comprendre
01:18:14comprendre c'est une chose
01:18:15mais après tisser un lien
01:18:17c'est encore autre chose
01:18:19ça peut arriver
01:18:19moi j'ai un cas
01:18:21que je connais
01:18:22un peu personnellement
01:18:23de ce type
01:18:24mais ce qui est dramatique
01:18:26quand même pour ses enfants
01:18:27c'est qu'ils n'ont plus
01:18:28leur mère
01:18:29et leur père est un assassin
01:18:30et est en prison
01:18:31donc eux il va falloir
01:18:32qu'ils se construisent
01:18:33dans la vie
01:18:35avec cette situation
01:18:36heureusement
01:18:37ils semblent avoir été
01:18:38accueillis
01:18:38dans une famille proche
01:18:41qui a des liens de famille
01:18:42avec leur mère
01:18:44qui a été tuée
01:18:45après moi j'ai une question
01:18:47peut-être pour Sarah Salman
01:18:49c'est est-ce que
01:18:49la justice française
01:18:51on a souvent dit
01:18:51qu'elle avait la culture
01:18:52de l'aveu
01:18:52c'est-à-dire qu'elle aimait bien
01:18:54qu'il y a un aveu
01:18:56déjà dans une enquête
01:18:58parce que voilà
01:18:58mais même ensuite au procès
01:19:00est-ce que donc du coup
01:19:01le calcul c'est de dire
01:19:03comme il y a un aveu
01:19:04ça va être entre guillemets
01:19:05valorisé
01:19:06ou est-ce qu'au contraire
01:19:07on va dire
01:19:08ça pourrait presque le pénaliser
01:19:09puisque finalement
01:19:10il reconnaît les faits
01:19:11ou est-ce qu'on va dire
01:19:12c'est neutre
01:19:12et le procès
01:19:14en appel finalement
01:19:15va être une répétition
01:19:16ça dépend aussi
01:19:16beaucoup des jurés
01:19:17mais moi j'ai tendance
01:19:18à penser que ça peut
01:19:19éventuellement être valorisé
01:19:20sinon il ne l'aurait pas fait
01:19:21ce qui serait quand même
01:19:22assez grave
01:19:23attention
01:19:24c'est plus des clés
01:19:25de compréhension
01:19:26qu'autre chose
01:19:27c'est-à-dire que sinon
01:19:28vous vous heurtez
01:19:28à un mur
01:19:29et rien n'avance
01:19:30là le but ça va être
01:19:32de comprendre
01:19:32et avec des aveux
01:19:33c'est quand même plus facile
01:19:34alors vous dire que ça va réduire
01:19:35complètement la peine
01:19:36non
01:19:37effectivement
01:19:38il fait aussi ce coup-là
01:19:40parce que la peine
01:19:41qu'il a pris en première instance
01:19:43est très élevée
01:19:43donc en réalité
01:19:44il n'a pas grand chose à perdre
01:19:46à essayer autre chose
01:19:48et donc l'aveu
01:19:48mais effectivement
01:19:49ce qui va être important
01:19:51c'est que cet aveu
01:19:53c'est quand même encore
01:19:54une cour d'assises
01:19:55donc c'est des jurys populaires
01:19:56et que dans ce cadre-là
01:19:58effectivement
01:19:59ils sont peut-être aussi
01:20:00ils ont une connaissance
01:20:01puisque tout le monde
01:20:02parle de cette affaire
01:20:03une connaissance un peu plus intime
01:20:04donc là aussi
01:20:05on va voir
01:20:06dans la défense
01:20:07je pense qu'il y a
01:20:09deux aspects
01:20:09il y a le côté juridique
01:20:11mais les avocats
01:20:12ont tout intérêt
01:20:13et le délai
01:20:14qui leur a été accordé
01:20:15pour essayer de
01:20:16réhabiliter l'image
01:20:17et donc faire un storytelling
01:20:18autour de l'image
01:20:19de leurs clients
01:20:20ça va être compliqué
01:20:21parce qu'effectivement
01:20:22il y a plein d'éléments à charge
01:20:23mais tout le travail
01:20:25qui est fait depuis quelques jours
01:20:26justement sur
01:20:26le rôle des enfants
01:20:28cette volonté
01:20:29de se rapprocher de ces enfants
01:20:30on sent que c'est effectivement
01:20:31quand même aussi une stratégie
01:20:32voilà ce qu'on pouvait dire
01:20:33sur ces derniers développements
01:20:35sur l'affaire Jubilar
01:20:36dans quelques instants
01:20:38vous allez pouvoir y écouter
01:20:39Laurent Nunes
01:20:39le ministre de l'Intérieur
01:20:40qui s'exprimait
01:20:41au compte-rendu
01:20:42du Conseil des ministres
01:20:44comme chaque mercredi
01:20:45aujourd'hui le narcotrafic
01:20:47la loi Riposte
01:20:48ou encore effectivement
01:20:49cette exfiltration
01:20:51du maire d'Alès
01:20:52monsieur Rivain
01:20:54qu'on écoute
01:20:54Laurent Nunes
01:20:56Hier vous avez proposé
01:20:57sur un tout autre sujet
01:20:58une tribune
01:20:59dans le journal Le Monde
01:21:01où vous êtes revenu
01:21:02sur la loi de casemme
01:21:03de 2017
01:21:04avec les situations
01:21:06dans lesquelles
01:21:08les membres de forces de l'ordre
01:21:09peuvent utiliser une arme
01:21:11est-ce que vous pouvez
01:21:12aujourd'hui confirmer
01:21:13lorsque cette arme
01:21:14sera utilisée
01:21:15que les procédures d'enquête
01:21:16de l'IGGN
01:21:17et de l'IGPN
01:21:18resteront
01:21:19exactement les mêmes
01:21:20lorsqu'on aura
01:21:21un cas d'analyse
01:21:22d'une utilisation
01:21:23d'une arme
01:21:24oui bien sûr
01:21:25quand il y aura
01:21:25saisine de l'IGPN
01:21:28et l'IGGN
01:21:28ce qui arrive
01:21:29quasiment systématiquement
01:21:31donc je rappelle
01:21:32que en 2017
01:21:34une loi a prévu
01:21:35les cas dans lesquels
01:21:36les policiers
01:21:37peuvent faire usage
01:21:37de leur arme
01:21:38qui sont
01:21:39il y a 5 cas très précis
01:21:40dont un certain nombre
01:21:41qui sont très marquants
01:21:42donc le périple meurtrier
01:21:44un individu qui
01:21:45a l'intention
01:21:46ou fait usage
01:21:47de son arme
01:21:48contre quelqu'un
01:21:48dont on pense
01:21:49qu'il va réitérer
01:21:50son périple
01:21:50le refus
01:21:51d'obtempérer
01:21:51quand on pense
01:21:52que la personne
01:21:52peut porter atteinte
01:21:53à l'intégrité physique
01:21:54de personne
01:21:55donc voilà
01:21:56il y a 5 cas bien précis
01:21:57l'usage des armes
01:21:58pour des policiers
01:21:59ou des gendarmes
01:21:59pour défendre
01:22:00des biens
01:22:00dont ils ont la garde
01:22:01pour assurer
01:22:02la surveillance
01:22:02de paix
01:22:03pour assurer
01:22:03la garde
01:22:05de personnes
01:22:05ou de biens
01:22:06dont ils ont la garde
01:22:07après sommation
01:22:07il y a tout un tas
01:22:08de conditions
01:22:09qui sont fixées
01:22:10donc
01:22:10et le facteur commun
01:22:11de tous
01:22:12de ces 5 cas
01:22:13c'est toujours
01:22:13la stricte nécessité
01:22:15la stricte proportionnalité
01:22:16ce que crée
01:22:17la proposition de loi
01:22:18qui a été amendée
01:22:19par le gouvernement
01:22:20c'est une proposition
01:22:21de loi
01:22:21de monsieur Eric Pogé
01:22:22qui avec son accord
01:22:23a été amendée
01:22:23par le gouvernement
01:22:24elle a été votée
01:22:25à l'Assemblée
01:22:26c'est de créer
01:22:27une présomption
01:22:28quand un policier
01:22:29ou un gendarme
01:22:29fait usage de son arme
01:22:31dans un de ces cas
01:22:31on crée une présomption
01:22:34simple
01:22:34que l'usage
01:22:36était conforme
01:22:37à ce qu'a dit
01:22:38la loi de 2017
01:22:39ça ne couvre que ces cas là
01:22:40c'est une présomption simple
01:22:41qui peut être renversée
01:22:43évidemment
01:22:43si nous avons
01:22:44des informations
01:22:45qui laissent à penser
01:22:46au moment où il y a eu
01:22:47un usage des armes
01:22:48que l'usage
01:22:49ne s'est pas fait
01:22:49dans les règles
01:22:50prévues par ce texte
01:22:51évidemment
01:22:52qu'il y aura
01:22:52saisine de l'IGPN
01:22:54de l'IGGR
01:22:55et il y aura enquête judiciaire
01:22:56mais vous savez
01:22:57chaque fois qu'il y a
01:22:57l'usage d'armes
01:22:58ces inspections
01:22:59sont toujours saisies
01:23:01ils sont toujours saisies
01:23:02vous savez
01:23:02il y a eu un usage d'armes
01:23:03encore ces jours derniers
01:23:05je crois que c'était
01:23:06à Dunkerque
01:23:07dans le nord de la France
01:23:08un individu
01:23:08qui était menaçant
01:23:11avec une arme blanche
01:23:12l'IGPN a été immédiatement
01:23:13saisi
01:23:14et ça ne changera pas
01:23:15simplement
01:23:16ce qui change
01:23:17c'est qu'on ne part pas
01:23:18du constat
01:23:19on partira du constat
01:23:20que le policier
01:23:21est présumé
01:23:22avoir fait
01:23:23usage de son arme
01:23:24dans un cadre légal
01:23:25il était présumé
01:23:26autorisé à le faire
01:23:27mais c'est une présomption simple
01:23:28qui tombera
01:23:29au moindre doute
01:23:32au moindre élément
01:23:33et comme je l'ai dit
01:23:35sur d'autres médias
01:23:36devant un autre média
01:23:38les premiers
01:23:39à vérifier
01:23:41que l'utilisation
01:23:42des armes
01:23:43était légitime
01:23:43c'est la hiérarchie policière
01:23:44c'est la hiérarchie
01:23:45d'un gendarmeur
01:23:46ils sont les premiers
01:23:46à le vérifier
01:23:47donc voilà
01:23:47mais cette présomption
01:23:48elle est importante
01:23:49parce qu'elle inverse
01:23:50la perception des choses
01:23:51voilà
01:23:53comme certains partis
01:23:54peuvent le laisser à penser
01:23:55je pense d'abord
01:23:55à la France insoumise
01:23:56oui un policier
01:23:57un gendarme
01:23:57il peut faire usage
01:23:58de ces armes
01:24:00il n'y a pas de raison
01:24:00de leur arme
01:24:01il n'y a pas de raison
01:24:02de penser a priori
01:24:03qu'ils le font
01:24:04de manière illégale
01:24:05il n'y a pas raison
01:24:05de penser a priori
01:24:06qu'ils le font
01:24:07en application
01:24:08de ce qu'ils appellent
01:24:08un permis de tuer
01:24:09voilà
01:24:10j'en profite d'ailleurs
01:24:11pour dire
01:24:11que les chiffres
01:24:12qui sont donnés
01:24:13par la France insoumise
01:24:14qui m'ont été d'ailleurs
01:24:15opposés pendant les débats
01:24:16y compris lors de la discussion
01:24:18riposte
01:24:18y compris lors des questions
01:24:19d'actualité
01:24:20d'un nombre de tués
01:24:22depuis 2017
01:24:23qui auraient été
01:24:23multipliés par 5
01:24:24sont aberrants
01:24:25ce sont des chiffres
01:24:26qui n'ont aucun sens
01:24:27dans une tribune au monde
01:24:28j'ai expliqué
01:24:29de manière
01:24:31en me référant
01:24:32à l'ensemble des rapports
01:24:32des inspections générales
01:24:33que ce soit
01:24:34la police nationale
01:24:34de la gendarmerie nationale
01:24:35que l'usage des armes
01:24:36n'avait absolument pas augmenté
01:24:38contrairement à ce qui est dit
01:24:39depuis 2017
01:24:41depuis la loi
01:24:41dont je parlais à l'instant
01:24:43et donc
01:24:44même chose évidemment
01:24:45pour des usages d'armes
01:24:47qui ont pu être mortels
01:24:49et qui sont toujours proportionnés
01:24:51qui sont toujours soumis
01:24:52à la justice
01:24:52ils n'ont absolument pas augmenté
01:24:54et donc on publiera
01:24:56d'ailleurs mon cabinet
01:24:57publiera
01:24:57donnera aux médias
01:24:58les chiffres très précis
01:25:00il n'y a absolument pas eu
01:25:01de multiplication par 5
01:25:03comme ça peut être dit
01:25:04tout ça est complètement erroné
01:25:05voilà
01:25:05Raphaël Delvolvé
01:25:06Radio France Internationale
01:25:08est-ce que vous avez des nouvelles
01:25:09du maire d'Alès
01:25:10est-ce qu'il va pouvoir rentrer
01:25:12chez lui très prochainement
01:25:13et est-ce que selon vous
01:25:15un cap a été franchi
01:25:16avec son exfiltration nocturne
01:25:18par le raie d'une unité d'élite
01:25:20il y a deux choses
01:25:21d'abord
01:25:21je veux redire tout mon soutien
01:25:23au maire d'Alès
01:25:23avec qui je me suis entretenu
01:25:27au téléphone
01:25:27je lui ai rapporté mon soutien
01:25:28comme l'a dit d'ailleurs
01:25:29le président de la république
01:25:30en conseil des ministres
01:25:31il a salué son
01:25:32et la ministre l'a rappelé
01:25:33il a salué son courage
01:25:34c'est un maire
01:25:36qui comme beaucoup de maires
01:25:37mais il est particulièrement concerné
01:25:39parce qu'il est dans une commune
01:25:40où la DZ Mafia
01:25:40essaie de s'implanter
01:25:41voilà
01:25:42et je le redis
01:25:43on a réalisé des opérations
01:25:45de démantèlement de réseaux
01:25:45importantes à Alès
01:25:46c'est aussi le cas
01:25:47à Carcassonne
01:25:48où il y a une inquiétude
01:25:49de volonté d'implantation
01:25:50de la DZ Mafia
01:25:51aussi à Carcassonne
01:25:51parce qu'on démantèle
01:25:52des réseaux locaux
01:25:53il y a des trafiquants
01:25:54du département de l'Aude
01:25:55qui ont été écroués
01:25:57cinq puis sept
01:25:58récemment
01:25:59et donc évidemment
01:26:00ça crée des vélités
01:26:00et la DZ Mafia
01:26:01veut s'implanter dans ces villes
01:26:02donc je veux d'abord redire
01:26:03mon soutien au maire d'Alès
01:26:04qui est un soutien
01:26:05des services de l'État
01:26:06des services de police judiciaire
01:26:07salue à nouveau
01:26:08l'action de l'ensemble
01:26:08des services de police judiciaire
01:26:10qui déjouent des réseaux
01:26:11est-ce qu'un cap a été franchi ?
01:26:12évidemment oui
01:26:13on a une menace directe
01:26:14d'un élu
01:26:15une menace d'attenté à sa vie
01:26:17donc il y a une enquête judiciaire
01:26:19en cours
01:26:19tant que cette enquête
01:26:20n'aura pas
01:26:22je vous redis
01:26:23ce que j'ai dit hier
01:26:23dans un micro tendu
01:26:26nous avons eu une information
01:26:27des services de renseignement
01:26:28qui laissaient à penser
01:26:29qu'il pouvait y avoir
01:26:30un projet d'action violente
01:26:31contre lui
01:26:32donc tant que
01:26:33les investigations judiciaires
01:26:35n'auront pas été à leur terme
01:26:36et qu'on n'aura pas vérifié
01:26:37ou pas
01:26:38cette information
01:26:39qui était assez crédible
01:26:40puisqu'on a exfiltré
01:26:41et protégé
01:26:42le maire d'Alès
01:26:43on a judiciarisé
01:26:44on a saisi la justice
01:26:46d'ailleurs c'est le PNACO
01:26:47qui est saisi maintenant
01:26:48donc voilà
01:26:48tant qu'on n'aura pas
01:26:49élucidé clairement cette affaire
01:26:51oui le maire d'Alès
01:26:52sera sous protection
01:26:53et une fois
01:26:54alors même
01:26:55que nous aurons pu considérer
01:26:58qu'il peut regagner
01:26:59son domicile
01:27:00et mener une vie normale
01:27:01je souhaite
01:27:02et je lui proposerai
01:27:03évidemment
01:27:03de rester sous protection
01:27:05policière
01:27:05voilà
01:27:07donc un cap a été franchi
01:27:09parce qu'on a
01:27:10mis en oeuvre
01:27:11ces mesures
01:27:11pour protéger un maire
01:27:12et en fonction
01:27:13des investigations judiciaires
01:27:15si la menace
01:27:15était vraiment réelle
01:27:16oui
01:27:16ce sera une deuxième façon
01:27:18un deuxième élément
01:27:19qui permettra de dire
01:27:19qu'un cap a été franchi
01:27:23Cyril Adrien Salman
01:27:24pour France Télévisions
01:27:25peut-être un mot
01:27:25sur les incendies
01:27:26pardon dans le Var
01:27:27900 sapeurs-pompiers
01:27:28mobilisés
01:27:292500 hectares
01:27:30qui sont partis en fumée
01:27:31est-ce que vous craignez
01:27:32un bilan plus lourd
01:27:32les prochaines heures
01:27:34je veux saluer
01:27:35là encore
01:27:36l'engagement
01:27:36des sapeurs-pompiers
01:27:38dans le Var
01:27:39l'engagement
01:27:40du préfet
01:27:41du Var
01:27:41qui est
01:27:43aux commandes
01:27:44avec le directeur
01:27:45départemental
01:27:46des services
01:27:46d'incendie et de secours
01:27:47il faut un travail formidable
01:27:49redire qu'on a engagé
01:27:51beaucoup de moyens
01:27:51hier je l'ai dit
01:27:52à l'Assemblée Nationale
01:27:53hier nous avions
01:27:54sur ce théâtre-là
01:27:558 canadaires
01:27:56nous avions
01:27:56deux avions d'Ache
01:27:58qui projettent surtout
01:28:01du produit retardant
01:28:03nous avions des hélicos
01:28:04engagés
01:28:04on a engagé
01:28:04beaucoup de moyens
01:28:05aujourd'hui
01:28:05on s'apprête évidemment
01:28:06à faire exactement
01:28:07la même chose
01:28:07la nuit a plutôt
01:28:09été favorable
01:28:09sur ce feu
01:28:10puisque les températures
01:28:11ont été un peu plus fraîches
01:28:12mais ils continuaient
01:28:14à être combattus
01:28:15je crois qu'on en a
01:28:162500 hectares
01:28:17qui ont été parcourus
01:28:19donc c'est un feu
01:28:20extrêmement important
01:28:21on va rester évidemment
01:28:22extrêmement concentré
01:28:22il y a 500 personnes
01:28:23au moment où j'entrais
01:28:24en Conseil des ministres
01:28:25les informations
01:28:25sans doute ont évolué depuis
01:28:27il y avait 500 personnes
01:28:28qui avaient été évacuées
01:28:29il y avait des villages
01:28:30qui étaient menacés
01:28:31et on me parlait
01:28:31d'une cinquantaine
01:28:32d'habitations
01:28:33qui avaient pu être impactées
01:28:34ça ne veut pas forcément
01:28:34dire brûlées
01:28:35mais impactées
01:28:36c'est-à-dire atteint
01:28:37un moment ou un autre
01:28:37par des fumées
01:28:38ou des feux
01:28:39voilà
01:28:40on va me rendre compte
01:28:42évidemment
01:28:42puisque vous imaginez bien
01:28:43qu'au ministère de l'Intérieur
01:28:44on suit la situation
01:28:46minute par minute
01:28:46on va me rendre compte
01:28:47de ce feu
01:28:48mais j'en profite
01:28:49pour remercier à nouveau
01:28:50les autorités
01:28:51qui se sont de l'État
01:28:53du SDIS
01:28:54les élus locaux
01:28:55les maires
01:28:55qui ont procédé
01:28:56à des évacuations
01:28:57qui ont aidé
01:28:57les services de l'État
01:28:59à procéder
01:29:00à des évacuations
01:29:00d'habitants
01:29:01on a trois communes
01:29:03concernées
01:29:03qui ont procédé
01:29:03à des évacuations
01:29:04on en était à 500 évacuations
01:29:06voilà
01:29:06et la lutte contre le feu
01:29:08à date continue
01:29:09voilà donc pour la prise de parole
01:29:11de Laurent Nunez
01:29:11à la sortie du Conseil des ministres
01:29:13merci à tous
01:29:14de nous avoir suivis
01:29:15merci aux équipes
01:29:16de Midi News
01:29:16France
01:29:17Louis
01:29:18Mani à la réalisation
01:29:19Rémi à la vision
01:29:20Grégory Osso
01:29:21dans un instant
01:29:22c'est Mickaël Dorian
01:29:23pour 120 minutes info
01:29:24je vous retrouve demain
01:29:24à 8h10
01:29:25pour la grande interview
01:29:26CNews Europe 1
01:29:28mon invité sera
01:29:29le député socialiste
01:29:30Philippe Prat
01:29:31Sous-titrage Société Radio-Canada
01:29:34Sous-titrage Société Radio-Canada
01:29:34Sous-titrage Société Radio-Canada
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