00:00Selon Cédric Jubilard, l'effet ne se serait pas déroulé vers 23h comme le soutient jusqu'à présent l'accusation,
00:07mais aux alentours de 1h30 du matin.
00:10Il raconte s'être réveillé dans la nuit, avoir rejoint le salon où se trouvait son épouse,
00:15avant qu'une violente dispute n'éclate.
00:18Elle m'a dit tu n'es qu'une merde, un toxico de merde, je fais bien de me barrer,
00:22personne ne voudra de toi.
00:24Cédric Jubilard raconte ensuite le moment de bascule qui l'aurait poussé à étrangler son épouse.
00:29J'ai vrillé, elle m'a dit maintenant je n'ai plus rien à perdre, je peux te l'avouer,
00:34j'en ai trouvé un qui me fait mieux l'amour que toi.
00:37Je voulais qu'elle se taise, je l'ai attrapé par le cou et j'ai serré.
00:41Je lui disais tais-toi, tais-toi, je t'en supplie, tais-toi.
00:44Je voulais que ça s'arrête, qu'elle se taise, je n'en pouvais plus.
00:48Delphine, la mère de ses deux enfants, est en train d'agoniser, mais il ne relâche pas son étreinte.
00:53Quand je faisais ça, elle était en face de moi.
00:55Je me souviens que je regardais mes pieds, car je ne voulais pas croiser son regard, elle est tombée inerte.
01:01Cédric Jubilard livre ensuite son récit de la dissimulation du corps de son épouse.
01:06Après avoir vérifié que ses deux enfants dormaient,
01:09le peintre plaquiste explique avoir changé de vêtement, s'être muni d'une lampe frontale,
01:14puis avoir pris le volant de la Peugeot 207 de sa femme.
01:17Il défend l'idée d'un déplacement improvisé.
01:20Je me souvenais avoir vu des monticules de terreau.
01:23J'ai utilisé mes mains pour faire ça.
01:25Comme c'était du terreau, c'était facile, j'ai creusé.
01:27Cinq ans et demi après cette nuit de décembre 2020,
01:30Cédric Jubilard, dans le sillage de ses avocats,
01:33tente de présenter la dissimulation du corps comme une opération improvisée,
01:37afin de défendre la thèse d'une absence d'intention de tuer.
01:40Sous-titrage Société Radio-Canada
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