00:00C'est maintenant à l'écart, vous dites ?
00:02Oui, à l'écart, oui. Je pense à l'écart.
00:04Je pense même qu'on va le voir les jours passants,
00:06les semaines à venir. Je suis prêt à...
00:07Vous fêtez Jolies anniversaire sur la scène du meeting.
00:09Ça, vous savez, mon expérience de la vie politique
00:12me laisse à penser que plus on vous souhaite
00:14Jolies anniversaire, plus vous avez intérêt à vous coller
00:16dos au mur.
00:19Attendez, parce que c'est important
00:20ce que vous me dites là. Vous croyez, est-ce qu'il y a une chance ?
00:22Alors, dans
00:24de la politique fiction, Marine Le Pen est présidente
00:26de la République en mai 2027. Est-ce qu'il y a
00:28une chance que Jordan Bardella ne soit pas le Premier ministre
00:30de Marine Le Pen ? Moi, je ne suis pas à 20, je ne suis pas dans sa tête.
00:32Mais si on s'amusait
00:34à prendre des paris, j'en prendrais un.
00:36Lequel ? Qui ne sera pas Premier ministre.
00:38Vraiment ? Voilà. Pour une raison simple, d'ailleurs,
00:40qui est évidente, c'est que
00:42Marine Le Pen sait pertinemment que si elle gagne,
00:44ça va être très compliqué de gérer le pays.
00:46Elle va être obligée de tendre la main à beaucoup
00:48de gens, parce qu'elle ne peut pas diriger le pays
00:50toute seule. Et d'ailleurs, en privé,
00:52nombre de militants, de responsables
00:54du Rassemblement National le disent.
00:55et commencent d'ailleurs des discussions avec les uns et les autres
00:58pour essayer de voir comment ils vont faire ce qu'ils appellent
01:00l'ouverture pour faire un gouvernement
01:02de rassemblement. Maintenant, il y a une autre chose.
01:03Si le premier acte de la présidente Le Pen
01:06est un acte de trahison, je ne suis pas sûr
01:08que ça augure quelque chose.
01:09C'est tout le problème de l'orientation
01:13sur laquelle elle est.
01:14Mais je voudrais juste revenir.
01:15Parce que la semaine dernière, j'avais déjà pointé le problème.
01:18Marine Le Pen va faire de plus en plus
01:20ce qu'elle sait bien faire.
01:22C'est-à-dire le discours sur la préférence nationale,
01:24bien entre guillemets, tout le monde a compris.
01:26Mais pour une raison simple, c'est qu'elle est extrêmement fragile
01:28sur les questions économiques.
01:30Et qu'elle avait raté sa rentrée sur ces questions-là.
01:32Mais, et on va peut-être y revenir tout à l'heure,
01:35elle sait que
01:37les propos qu'elle tient
01:39aujourd'hui, certes, sur l'immigration,
01:41etc., ça a garanti un succès.
01:43Mais par contre, il va falloir un moment donné ou un autre
01:44qu'elle rende des comptes sur ce qu'elle est capable de faire
01:46à la tête du pays. Non pas simplement sur la préférence nationale,
01:49mais sur la dette, sur le pouvoir d'achat des Français, réel.
01:52Mais même sur la préférence nationale, c'est compliqué
01:54parce que c'est à mettre en œuvre par une révision constitutionnelle,
01:57par référendum.
01:57Et par ailleurs, et aussi la question européenne,
01:59qui n'est pas une petite affaire.
02:02Sous-titrage Société Radio-Canada
02:03Sous-titrage FR ?
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