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Cette vidéo fait partie du Corner Football
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SAISON 1 (2024-25) - ÉPISODE 1 ET 2
Alexandre Mulliez, héritier de l’empire Auchan et écarté de l’aventure familiale a décidé de se réinventer dans un univers où personne ne l’attend : le football. Avec son associé Fabien Lazare, entrepreneur issu du monde agricole, ils veulent challenger le fonctionnement classique des clubs de foot et hisser le FC VERSAILLES au plus haut niveau. Pierre Gasly, pilote de Formule 1® et star de l’écurie Alpine, vient s’ajouter au duo pour apporter sa passion du sport, son influence et une visibilité médiatique. 

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#FCV #Documentaire #LECLUB

Catégorie

🥇
Sport
Transcription
00:00:03Musique
00:00:09Coup de tonnerre dans la cité royale, l'héritier de l'Empire Auchan, Alexandre Mullier, vient de racheter pour 3
00:00:15millions d'euros le football club de Versailles.
00:00:17Un club de National 1, annoncé tout proche de la faillite.
00:00:21Avec son associé Fabien Lazare, il déclare, je cite, vouloir challenger les modèles classiques du foot.
00:00:27On s'avoue pas câblé pour se dire que c'est pas possible.
00:00:29Une star française du sport va rejoindre ce projet.
00:00:33Pierre Gasly, 29 ans, pilote de Formule 1 pour Alpine F1 Team et copropriétaire du FC Versailles.
00:00:39Comment ça va ?
00:00:39Oui, toi, ça va ça ?
00:00:40Le foot, c'est l'un des seuls sports qui me procure des sensations proches de la Formule 1.
00:00:46Accélère, accélère, la victoire de Pierre Gasly !
00:00:49Alex et Fabien sont arrivés, il y a eu un premier contact où ils m'ont expliqué le projet.
00:00:54Ça, on appelle ça une OBEA, le cockpit de pilotage où tu as le projet en gros.
00:00:57Et c'est ça qui est excitant et qui m'intéresse sur ce projet, c'est vraiment de construire les
00:01:01fondations et de donner les moyens à ces joueurs de pouvoir exceller dans ce qu'ils font.
00:01:08Mais dans le monde du foot, très rarement les choses se passent comme prévu.
00:01:13Putain, accélère, là !
00:01:14Tu t'as raison de t'avoir mis au placard !
00:01:17On ne peut pas humilier les gens, vous le savez à peu près tous, je me suis fait virer de
00:01:20la botte de mon grand-père.
00:01:21Alors j'ai donné 10 ans de ma vie, j'ai une putain de rebanche à prendre.
00:01:26Par contre, on se demande, qu'est-ce qu'on fout là ?
00:01:28On n'a pas de stade.
00:01:29C'est un stade qui se construit en U.
00:01:31On aurait ce petit stade-là à Versailles, on aurait été royal.
00:01:35On n'a pas de 100 d'entraînement.
00:01:37On ne peut pas mettre 500 000 balles sur un terrain si tu te bats en deux ans.
00:01:39On n'a pas le droit de jouer dans notre ville.
00:01:41Versailles, je ne sais pas si c'est vraiment une ville de foot.
00:01:43Qu'est-ce que ça nous apporte à part les emmerdes ?
00:01:46On a des dirigeants jeunes qui ne connaissent pas le foot.
00:01:48On est derniers, on est derniers.
00:01:50Le problème, c'est que dans le foot, les erreurs, ça coûte cher.
00:01:52Notre apprentissage nous a coûté de l'argent.
00:01:53On a besoin de 10 millions d'euros de plus que ce qu'on avait prévu.
00:01:56Tout peut s'écrouler.
00:01:57La rigueur, Minow.
00:01:58Un directeur sportif jeune qui a très peu d'expérience.
00:02:00On a été chercher les meilleurs joueurs sans se demander si ça va être la meilleure équipe.
00:02:04J'espère qu'à la fin, l'histoire sera belle.
00:02:07Si on descend, on sera vus comme des losers en fait.
00:02:45Avant de vous recruter, on vous a présenté le projet.
00:02:47Le problème, c'est qu'il n'est pas entendable par tout le monde.
00:02:49Les gens qui n'ont pas fait d'école de commerce peuvent ne pas forcément le comprendre.
00:02:52C'est que ça doit être compréhensible par tout le monde, dont les joueurs.
00:02:56Pourquoi c'est important ? Parce que si vous savez tous où est-ce qu'on va aller tous ensemble
00:03:00et qu'on tape tous dans la même direction, on ne va pas pouvoir se planter.
00:03:04Un club de foot, généralement, tu l'achètes après avoir réussi une première aventure.
00:03:10Sauf que nous, on s'est dit, mais viens, on va twister le truc en se disant,
00:03:13non, non, mais notre aventure, ce sera celle-là.
00:03:14Le premier objectif, c'est de faire connaître le club.
00:03:17Parce qu'on reste un club de national.
00:03:19Le championnat national, c'est le troisième échange du foot français.
00:03:22Ce sera bientôt la Ligue 3.
00:03:23C'est une sorte de mélange entre des clubs qui sont structurés pour évoluer au niveau professionnel
00:03:26et d'autres qui sont littéralement en phase de construction.
00:03:30C'est un championnat où la meilleure équipe peut se faire battre par le fond du plateau.
00:03:33C'est un championnat qui est un peu bâtard,
00:03:35dans le sens où tu as quasiment toutes les exigences du monde professionnel
00:03:39sans en avoir forcément les revenus.
00:03:41Notre objectif, je vous le partage, accéder à la Ligue 2.
00:03:45Les joueurs sont meilleurs en Ligue 2, les clubs sont plus professionnels,
00:03:48mieux organisés, structurés, etc.
00:03:51Donc vis-à-vis des sponsors, vis-à-vis des fans, ça reste une attractivité supplémentaire.
00:03:55Tu perçois des droits TV, c'est une manne financière
00:03:57sur laquelle les clubs de national ne peuvent pas s'appuyer.
00:04:00La façon la plus directe d'atteindre la Ligue 2,
00:04:02c'est de terminer premier ou deuxième du championnat de national,
00:04:05ce qui est une tâche très compliquée.
00:04:07Mais j'ai entièrement confiance en Alex et Fabien.
00:04:10Donc moi, pour ma part, Fabien Lazard, moi j'ai 35 ans.
00:04:13Je suis issu d'une famille d'agriculteurs.
00:04:16Et toute ma jeunesse, je pense que comme vous, je l'ai passé dans le foot.
00:04:21J'ai commencé le foot à l'âge de 5 ans,
00:04:23avec toujours cet espoir de se dire
00:04:25« je vais devenir footballeur professionnel ».
00:04:27Mais j'ai rapidement su que mentalement, ça allait être compliqué.
00:04:31Moi, j'arrivais à être plutôt bon dans les séances d'entraînement.
00:04:35Mais dès que la pression arrivait sur le match,
00:04:38je me liquéfiais la plupart du temps.
00:04:39Ce qui est marrant, c'est que tu gères la pression maintenant super bien.
00:04:42Maintenant, c'est différent.
00:04:42Donc j'ai plutôt bifurqué en me disant
00:04:45« je vais plutôt refaire des études ».
00:04:46J'ai intégré une école de commerce.
00:04:48Et aujourd'hui, c'est mes deux passions qui se concrétisent.
00:04:50Déjà, ils dorment.
00:04:53Et je vais essayer de vous réveiller, les gars.
00:04:55Alexandre Mullier, 38 ans, marié, deux enfants,
00:04:58dont un surtout que les gens qui étaient là la dernière connaissent bien.
00:05:02Georges ?
00:05:02Vous êtes les plus forts.
00:05:05Merci, les gars.
00:05:07Il suis d'une famille compliquée.
00:05:09Parce que moi, mon grand-père a créé, vous savez, je pense tous, Auchan.
00:05:12Je pense que ma mère aurait aimé que je rentre un peu dans un moule.
00:05:15Et en fait, moi, j'ai depuis tout petit tout remis en question.
00:05:18Une boîte comme Auchan, c'est un impact assez négatif aujourd'hui
00:05:20en termes écologiques, sociaux, etc.
00:05:22Et moi, je voulais vraiment prendre 30 ans
00:05:23pour en faire une boîte qui soit vertueuse.
00:05:25Donc, sans rentrer dans le détail,
00:05:27quand j'ai pris la présidence,
00:05:28il a fallu que je recrute mon bras droit.
00:05:30Et donc, j'ai recruté Fabien.
00:05:31On a bossé pendant un an dans la difficulté la plus totale.
00:05:36Et en fait, nos liens se sont vraiment resserrés.
00:05:38On est restés unis et soudés.
00:05:40Et surtout, on a créé un lien de confiance.
00:05:41C'est un élément absolument clé
00:05:44pour bâtir une équipe indestructible.
00:05:46Et pour nouer en fois ce lien de confiance,
00:05:47il faut aussi comprendre les motivations de chacun.
00:05:49Moi, pour ma part, je changerais ma place
00:05:52pour rien au monde d'aujourd'hui.
00:05:54Vraiment, on pourrait me donner...
00:05:56Ça dépend le niveau.
00:05:58Si on me dit le salaire de Mbappé,
00:06:00je vous dis, allez les gars, salut.
00:06:01Je ne suis même pas sûr.
00:06:02Ma motivation, c'est simplement de me dire
00:06:04j'ai envie que ça dure le plus longtemps possible.
00:06:06On se rend compte qu'il y a un nombre de dépôts de bilan
00:06:08de gens qui rachètent des clubs
00:06:10et qui passent 3% de leur temps.
00:06:12Et en fait, on se dit,
00:06:13peut-être qu'en fait, c'est un vrai secteur,
00:06:15une vraie entreprise, un club de foot.
00:06:17Mais qu'aujourd'hui, elle n'est pas gérée de manière ultra rationnelle.
00:06:20Ne vous dites pas que c'est pour nous remplir les poches.
00:06:22Si vous voulez, on sera même capable à un moment
00:06:23de vous dire exactement combien est-ce qu'on a mis sur la table
00:06:25et combien est-ce qu'on va en reprendre un jour.
00:06:27Combien gagne un président de club ?
00:06:29Et croyez-moi, ça va prendre du temps.
00:06:32Je pense qu'il perd surtout.
00:06:33Donc, ce n'est pas ça l'objectif.
00:06:34L'objectif, c'est d'être autonome.
00:06:36Le business model du foot, on le voit aujourd'hui,
00:06:38ça dépend quasi exclusivement des droits de télé
00:06:40et de la vente des joueurs.
00:06:42Et ces deux revenus sont par définition très incertains.
00:06:45Donc, c'est un modèle qui doit être réinventé.
00:06:47Si on veut imaginer une vraie stabilité,
00:06:49si un jour on est en Ligue 2, si un jour on est en Ligue 1,
00:06:52on aimerait pouvoir dire, ce joueur, il vaut X millions d'euros,
00:06:55mais on considère qu'on en a besoin.
00:06:57Parce que l'objectif principal, c'est de gagner.
00:06:59Et on préfère le garder
00:07:01plutôt que d'aller prendre un chèque pour le vendre.
00:07:03J'interviens 30 secondes.
00:07:04J'ai travaillé dans des projets avant
00:07:06où l'objectif, c'était de développer les talents,
00:07:08mais il y avait l'obligation de les vendre.
00:07:11Et là où Fabien et Alex m'ont séduit,
00:07:13c'était de se dire que là, on est dans un club
00:07:16où on va avoir la possibilité
00:07:18de continuer à monter, à progresser avec les talents.
00:07:22Je m'appelle Salomon Cachala, 27 ans,
00:07:25directeur sportif du FC Versailles.
00:07:27Passionné de foot depuis mon plus jeune âge.
00:07:30Je m'étais, moi, fait une promesse.
00:07:31Si je joue au foot, c'est pour faire du haut niveau.
00:07:34Et que le jour où je pourrais plus faire du haut niveau,
00:07:36j'arrêterais.
00:07:37Ce jour, il est arrivé plus vite que prévu.
00:07:39Non, moi, je ne suis pas le joueur.
00:07:42Le jeune homme que j'ai été,
00:07:44qui aurait pu être accompagné,
00:07:46à qui on aurait pu donner la chance
00:07:48d'évoluer au plus haut niveau,
00:07:49moi, j'ai envie de l'être pour des garçons
00:07:51qui ont beaucoup plus de talent que moi sur le terrain.
00:07:53Écoute, je te rappelle, concernant le petit Amadou,
00:07:55on peut le faire venir à l'essai dès demain.
00:07:57Tu as plusieurs sortes de directeurs sportifs.
00:07:59Tu les appelles et tu me reviens ?
00:08:00Moi, je vais dire que je suis quand même
00:08:01un directeur sportif qui est proche du terrain.
00:08:03Je suis quand même dans la stratégie.
00:08:05C'est-à-dire que moi, je dois avoir un recul
00:08:06que n'a pas l'entraîneur.
00:08:08Je dois prendre une vision un peu plus long terme
00:08:10sur comment construire l'effectif.
00:08:12La question que je me pose,
00:08:13c'est qui a cette capacité
00:08:14d'aller attaquer le porteur de balle ?
00:08:16Sur quelle est la vision globale
00:08:17du projet sportif du club ?
00:08:19Aujourd'hui, c'est un groupe
00:08:19qui va nous faire atteindre les objectifs.
00:08:21Ce n'est pas un joueur ou deux joueurs
00:08:23sur où on veut aller à la prochaine saison,
00:08:25dans les cinq prochaines saisons,
00:08:27pour prendre les bonnes décisions.
00:08:28Si les résultats sportifs ne viennent pas,
00:08:30c'est sa responsabilité.
00:08:33Mais ce serait aussi notre responsabilité,
00:08:36parce que notre responsabilité,
00:08:38c'est de l'accompagner.
00:08:39Ce club, il fonctionne par pyramide inversée.
00:08:42Moi, je suis au service de mes joueurs,
00:08:43je suis au service de mon intendant,
00:08:45je suis au service de mon coach,
00:08:46je suis au service de tout mon staff technique.
00:08:48Voilà.
00:08:48Et Fabien et Alex sont à mon service.
00:08:50Tout le monde est au même niveau ici.
00:08:52Il n'y a pas de personnes
00:08:53qui sont plus importantes que les autres.
00:08:54On a simplement des rôles et des fonctions
00:08:56qui sont différentes.
00:08:57C'est pour ça qu'en fait,
00:08:58le nom du projet,
00:08:59c'est une seule équipe.
00:09:00Il y a des liens hiérarchiques,
00:09:01parce qu'il y a un partage des responsabilités,
00:09:02mais il n'y a pas de lien de subordination.
00:09:04Tout le monde fait partie de la même équipe.
00:09:06Et on a hérité de quelque chose
00:09:07qui est encore plus grand que nous,
00:09:09l'héritage d'une marque et d'une histoire.
00:09:12On a un héritage hyper puissant avec Versailles,
00:09:15avec des marqueurs très forts,
00:09:16comme le prestige, le raffinement, etc.
00:09:18Et notre volonté, c'est justement
00:09:21de créer une association
00:09:22qui, à la base,
00:09:25ne paraît pas possible.
00:09:26Quand Louis XIV décide d'ériger ici
00:09:28le plus grand palais du monde,
00:09:30le projet paraît insensé.
00:09:32Versailles n'est alors qu'un marécage.
00:09:35Et pourtant,
00:09:36le jeune roi soleil ordonne de dompter l'eau,
00:09:38de défier la terre.
00:09:40Ils viennent de toute la France,
00:09:42terrassiers, sculpteurs,
00:09:44charpentiers,
00:09:45bâtir ensemble l'impossible.
00:09:47Ici, devant ces grilles,
00:09:49souvenez-vous,
00:09:50les plus grands rêves
00:09:52naissent parfois des terrains
00:09:53les plus incertains.
00:09:55On ira tous ensemble
00:09:56au château de Versailles.
00:09:57Et juste pour sentir
00:09:58un petit peu le poids aussi
00:10:00de cet héritage
00:10:00et ce qu'on représente
00:10:02en tant que club,
00:10:03parce que c'est quelque chose
00:10:04d'assez fort dans le projet aussi.
00:10:05Et nous, aujourd'hui,
00:10:06on veut capitaliser
00:10:07sur cette notoriété au final
00:10:08qui est naturelle,
00:10:10tant au niveau national
00:10:11qu'international,
00:10:12pour développer une communauté
00:10:14très grande
00:10:15et très rapidement.
00:10:24C'est là où le coach
00:10:28va commencer à faire passer
00:10:29ses idées.
00:10:301-5-2-3
00:10:31sur l'aspect défensif.
00:10:32Il va se rendre compte
00:10:32si ce qu'il avait prévu
00:10:34va correspondre à son effectif.
00:10:35C'est arrêter de faire
00:10:35les talonnades, ça ne marche pas !
00:10:37Pendant le mercato estival
00:10:38qui a précédé,
00:10:39il y a eu beaucoup de départs,
00:10:40beaucoup d'arrivées.
00:10:41Donc c'est là où le coach,
00:10:42ses assistants,
00:10:43doivent trouver
00:10:44comment créer des affinités
00:10:45entre les joueurs,
00:10:46en dehors du terrain
00:10:47mais aussi pendant le jeu.
00:10:48J'ai le comptable du club !
00:10:50Je t'écoute le premier d'abord.
00:10:51Moi, j'ai 4 victoires
00:10:52des Noirs avec 13 points.
00:10:53Wesh !
00:10:54Vous avez perdu un jeune homme ?
00:10:55Non.
00:10:55Ce sera dans les moments
00:10:56difficiles d'une saison
00:10:57que les bénéfices
00:10:58d'un stage de pré-saison
00:10:59vont se faire ressentir.
00:11:00C'est pas beau, j'ai gagné aussi !
00:11:03D'accord !
00:11:07Le comptable est licencié,
00:11:08c'est bon ça, on sait.
00:11:09C'est là où il y a
00:11:10un peu toutes ces réponses-là,
00:11:12savoir si le groupe
00:11:12va bien vivre
00:11:13et va réussir
00:11:14à résister à une saison
00:11:15qui, en national peut-être
00:11:17plus qu'ailleurs,
00:11:18est toujours très compliquée.
00:11:26On tenait à vous réunir
00:11:27tout de suite
00:11:27et très très vite
00:11:29pour vous dire
00:11:29un peu ce qu'on a à dire.
00:11:31Donc, je pense que
00:11:32comme vous l'avez vu,
00:11:33Mondi n'est pas là.
00:11:34Mondi est transféré
00:11:35à Charleroi aujourd'hui.
00:11:36Avec le coach,
00:11:37on avait la volonté
00:11:38de continuer avec Mondi,
00:11:38c'est pour ça qu'il était
00:11:39encore avec nous jusque-là.
00:11:41Mais à partir du moment
00:11:42où lui, le joueur,
00:11:43sa décision était prise
00:11:44qu'il ne voulait pas
00:11:45continuer avec nous.
00:11:47Et Mondi-Prunis
00:11:48est quand même
00:11:48notre attaquant référent.
00:11:52Notre deuxième meilleur buteur
00:11:53la saison dernière.
00:11:54Très important
00:11:55dans la manière
00:11:56dont Jean-Luc
00:11:56met en place
00:11:57son animation offensive.
00:11:58Donc, ça fait beaucoup.
00:12:00Donc, c'est vrai
00:12:00que c'était quand même
00:12:01important de clarifier.
00:12:02La volonté aussi
00:12:03d'Alexandre et Fabien,
00:12:04c'est d'être en totale transparence,
00:12:05de vous expliquer
00:12:06ce qui se passe au club
00:12:07à chaque fois.
00:12:08Donc, c'est pour ça
00:12:08que c'est fait.
00:12:09Et c'est important
00:12:10que le cadre puisse être clair
00:12:12pour vous.
00:12:13Allez, c'est parti.
00:12:14Merci.
00:12:21Il n'était pas bien hier.
00:12:23C'est vrai, c'est ce qu'on nous a dit.
00:12:25Il n'a pas bien dormi.
00:12:26Mais c'est normal.
00:12:31C'est quoi tout ça ?
00:12:32C'est préparation de match.
00:12:34Vous, vous croyez
00:12:35que quand vous regardez
00:12:36un match à la télé,
00:12:37ils ne mettent qu'un maillot,
00:12:38un short et une chaussette.
00:12:38Il y a une préparation avant.
00:12:42Nordine, 52 ans,
00:12:44intendant au FC Versailles.
00:12:47L'être intendant dans un club,
00:12:48c'est d'être à la disposition
00:12:50des joueurs
00:12:50pour qu'ils arrivent
00:12:51le jour J à leur place
00:12:53avec tout ce qu'ils ont besoin
00:12:55pour attaquer le match.
00:12:56Là, il leur manque un truc, là.
00:12:58Ils ont short, chaussettes,
00:13:01maillot, maillot d'entraînement.
00:13:03Protège Tibia,
00:13:04c'est eux qui ramènent.
00:13:05Je suis en train de faire quoi
00:13:05devant toi, là ?
00:13:07Des...
00:13:08Ah oui.
00:13:09Ah oui.
00:13:09C'est ok.
00:13:10Ah oui.
00:13:10La rigueur, minot.
00:13:13Je vais vous raconter
00:13:14comment j'ai été recruté
00:13:16par l'UFC Versailles.
00:13:17Je reçois un coup de fil
00:13:18de Fabien Lazard
00:13:20qui venait de reprendre
00:13:21le club avec Alexandre Mullier.
00:13:22Et il me dit,
00:13:23voilà, nous,
00:13:24on est intéressé
00:13:25par ton profil.
00:13:26Tu me diras
00:13:27ce que t'en penses.
00:13:28C'est super gentil,
00:13:29tout ça,
00:13:29mais là,
00:13:29je suis à Châteauroux.
00:13:30Donc,
00:13:31si vous avez quelqu'un
00:13:32d'autre en vue,
00:13:33je préfère que vous le dire
00:13:33maintenant,
00:13:34prenez-le.
00:13:35Et Fabien qui me dit,
00:13:36non, nous,
00:13:36c'est toi qu'on veut.
00:13:38Quand il m'a dit,
00:13:38c'est toi qu'on veut,
00:13:39il m'a fait cogiter.
00:13:40Tu me tiens au courant
00:13:41et on s'appelle demain.
00:13:43J'ai cliqué sur sa photo
00:13:44sur WhatsApp,
00:13:45j'ai vu sa tête
00:13:46et j'ai vu qu'elle avait
00:13:47une bonne tête,
00:13:47beau gosse.
00:13:48J'ai dit,
00:13:48c'est bon,
00:13:49j'y vais.
00:13:52Nordine.
00:13:55Nordine.
00:13:56Nordine,
00:13:57c'est quelqu'un
00:13:57quand même,
00:13:59je lui dis jamais,
00:14:00mais qui compte
00:14:01beaucoup pour moi.
00:14:02C'est un personnage atypique.
00:14:05T'es fatigué,
00:14:07t'as froid,
00:14:07tu vois Nordine
00:14:08avec un grand sourire,
00:14:09ça va frérot ?
00:14:10T'es obligé de sourire en fait.
00:14:12Il apporte une bonne humeur,
00:14:14il apporte un côté décalé,
00:14:16il n'a pas de filtre.
00:14:17Dans le club,
00:14:18il n'y a pas de plus pur.
00:14:19Il s'appelle la légende
00:14:20parce qu'il dit
00:14:21que ça a été un krach du foot.
00:14:23On nous a dit
00:14:24qu'il était bon quand même,
00:14:25alors qu'il était
00:14:25à moitié sourd
00:14:26et à moitié abeux.
00:14:30J'ai jamais eu la chance
00:14:31d'entendre comme tout le monde.
00:14:32J'ai jamais entendu
00:14:33les consignes des couches
00:14:34sur le banc de touche.
00:14:35Des fois l'arbitre
00:14:36il sifflait,
00:14:36moi je partais tout seul au but,
00:14:37je marquais le but,
00:14:38je courais tout seul
00:14:39mais le but était refusé.
00:14:41Moi je le prenais
00:14:41en fin de compte
00:14:42comme de la rigolade
00:14:42parce que c'était
00:14:43dans l'esprit.
00:14:45Ok, 17 joueurs.
00:14:471, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10, 11, 12, 13, 14, 15, 16, 17.
00:14:53La compo.
00:14:54La compo.
00:14:55Tu démarreras dans les buts,
00:14:57tu seras capitaine.
00:14:58Romain, tu resteras sur le côté.
00:14:59Jean-Luc Basseur
00:15:00c'est tout sauf un inconnu
00:15:01dans le microcosme du football français
00:15:02parce que déjà
00:15:03il a joué au Paris Saint-Germain.
00:15:04C'est quelqu'un
00:15:04qui a entraîné
00:15:05à tous les échelons
00:15:06du foot français
00:15:07depuis une quinzaine d'années.
00:15:08Il a notamment remporté
00:15:09ce championnat de national
00:15:10avec Créteil en 2013.
00:15:12Il a pris aussi
00:15:12l'équipe féminine
00:15:13de l'Olympique lyonnais
00:15:14avec laquelle il a tout gagné.
00:15:17Certains veulent que ça arrive,
00:15:19c'est pas moi.
00:15:20D'autres aimeraient que ça arrive,
00:15:22c'est pas vous.
00:15:23Et les autres font que ça arrive.
00:15:26Michael Jordan
00:15:27quand il dit ça
00:15:27lui se situe là.
00:15:29Moi je me situe là.
00:15:31A vous de me montrer
00:15:32où vous vous situez.
00:15:33Bon match.
00:15:35Comment on se sent
00:15:36quelques heures
00:15:37avant le coup d'envoi
00:15:38de la saison ?
00:15:39Peut-être comme un acteur
00:15:40qui monte sur scène.
00:15:41Une petite appréhension.
00:15:42Peut-être pas la boule au vente
00:15:43mais une petite appréhension
00:15:44pour savoir
00:15:45si on va bien répondre,
00:15:46si on a bien préparé le match.
00:15:48La solidarité
00:15:49c'est aussi ça des gars.
00:15:50On sait ce qu'on a à faire.
00:15:51Vous avez bien travaillé.
00:15:52Ça fait six semaines
00:15:52que vous bossez comme des fous.
00:15:53Au revoir, ça y fait vite !
00:15:54Ouais !
00:15:55Pépite !
00:15:55Pépite !
00:15:56C'est parti !
00:15:57C'est parti !
00:15:58C'est parti !
00:16:04L'objectif,
00:16:04il est méga clair.
00:16:06Accéder à la Ligue 2.
00:16:07Aujourd'hui,
00:16:07on doit construire
00:16:08les bases
00:16:08pour les saisons futures.
00:16:10Allez les gars !
00:16:12Allez !
00:16:17Je pense que
00:16:18les mecs sont prêts.
00:16:20C'est parti !
00:16:21Jean-Bouin,
00:16:21le FC Versailles
00:16:22débute sa saison
00:16:23face à une équipe du Mans
00:16:24favorite pour la montée.
00:16:25Premier match
00:16:25et premier test
00:16:26pour les hommes
00:16:27de Jean-Luc Vasseur.
00:16:28Et la parade,
00:16:29le ballon capté
00:16:30par Sébastien Renaud.
00:16:31Grape !
00:16:32Bill Allend
00:16:32sur le côté gauche,
00:16:34le 1-2.
00:16:35Bill Allend,
00:16:35la frappe de Bill Allend
00:16:37et la haine de Kochik.
00:16:39Quelle était belle,
00:16:39cette frappe de Bill Allend.
00:16:41Alty Koulak
00:16:42qui va allonger
00:16:43pour trouver Freddy Mbemba.
00:16:45Oh, magnifique,
00:16:45le contrôle de Freddy
00:16:46pour éliminer son adversaire.
00:16:49Viens là !
00:16:49Alty Koulak qui revient en retrait.
00:16:51La mi-temps va arriver.
00:16:52C'est la mi-temps 0-0
00:16:54à la pause.
00:16:55Égalité parfaite.
00:16:56Je vais vous dire une chose
00:16:56les garçons.
00:16:57Moi, la note artistique,
00:16:58je m'en bats les couilles.
00:16:59Je m'en bats les couilles.
00:17:00C'est le résultat
00:17:01qui va compter.
00:17:02D'accord ?
00:17:02Pas le match le plus beau
00:17:03qu'on voit.
00:17:03On n'en a rien à foutre
00:17:04comme le coach dit.
00:17:05Là, on est à 0-0.
00:17:06Et tant qu'on est à 0-0,
00:17:07on a encore des chances
00:17:07de gagner le match.
00:17:08Tu peux te le faire !
00:17:09Tu peux le faire !
00:17:10Tu peux le faire !
00:17:11Qui avance !
00:17:12Balle au pied !
00:17:13La frappe en profondeur
00:17:14avec Karamoko.
00:17:16La foire !
00:17:17J'ai joué !
00:17:18De Kocic,
00:17:19il fallait la prendre celle-là.
00:17:20Et le ballon maintenant
00:17:21dans les pieds
00:17:21des joueurs du Mans.
00:17:22À l'attaque.
00:17:23Le ballon qui range
00:17:24dans la surface
00:17:25un frappier-gosse !
00:17:26Il est en vocation
00:17:27pour les manceaux.
00:17:28Matan, matan.
00:17:29Des changements vont s'effectuer.
00:17:31Et c'est Kevin Bala
00:17:32qui va laisser sa place
00:17:34à Bagdaddy.
00:17:36Et le second changement
00:17:38qui va s'opérer
00:17:40pour le FC Versailles.
00:17:43Mais qu'est-ce qu'il se passe ?
00:17:45Freddy Bemba
00:17:45qui va sortir.
00:17:48Replacé par Bangoura.
00:17:49Mais Bangoura
00:17:50se dirige vers le banc de touche.
00:17:53Et j'ai l'impression
00:17:54que c'est un problème
00:17:55de protège Tibia
00:17:56pour Bangoura.
00:17:57Freddy Bemba
00:17:58qui se dirige...
00:18:00Non, non, il ne va pas sortir.
00:18:01Bangoura va rester
00:18:03sur le banc de touche.
00:18:03Jean-Luc Vasseur
00:18:04qui discute avec l'arbitre.
00:18:05Il n'est pas content
00:18:06le coach du FC Versailles.
00:18:08Tu as le droit
00:18:09à faire 5 changements
00:18:10mais en 3 temps.
00:18:11C'est la première fois
00:18:11que je vois ça.
00:18:12Il me nique tout là.
00:18:13Donc si le coach
00:18:14il le fait rentrer là,
00:18:14il n'a plus de changements.
00:18:15Allez, Freddy Bemba
00:18:15à l'entrée de la surface.
00:18:17Freddy Bemba
00:18:18et Jacques Cheney
00:18:19se déflue
00:18:20sur la pelouse.
00:18:21Et c'est lui
00:18:22la pépite.
00:18:23Freddy Bemba
00:18:24qui délivre
00:18:25le FC Versailles
00:18:261-0.
00:18:26Le sentiment de marquer
00:18:27ce but-là,
00:18:28c'est...
00:18:29c'est enfin.
00:18:30Tu sais que ce but-là,
00:18:32ça y est,
00:18:32c'est fini pour l'adiversaire.
00:18:33Allez,
00:18:34allez,
00:18:35allez,
00:18:36allez,
00:18:45C'est la première journée.
00:18:52C'est la première journée.
00:18:57Je ne sais pas
00:18:58si je dois remercier
00:18:58Djibril,
00:18:59si je dois remercier
00:19:00l'arbitre,
00:19:01si je dois remercier
00:19:02Freddy.
00:19:03Mais merci
00:19:04à tous les trois.
00:19:05Comme ça,
00:19:05je ne me tromperai pas.
00:19:06Jean-Jacques Panetta
00:19:07pour National Foot.
00:19:09Malgré la victoire,
00:19:10on a ressenti
00:19:10l'absence de Mont-Deprunier.
00:19:12Où en êtes-vous
00:19:13sur le recrutement
00:19:14du prochain attaquant ?
00:19:15C'est plutôt
00:19:16de bonne augure.
00:19:18Voilà.
00:19:20Merci beaucoup.
00:19:21Vu l'état du marché
00:19:22en ce moment,
00:19:24ça risque d'être
00:19:25un peu plus compliqué
00:19:26que prévu.
00:19:28Aujourd'hui,
00:19:28on est sur deux profils
00:19:29de joueurs confirmés.
00:19:31Donc le premier,
00:19:31c'est Nesta Elfej
00:19:32qui répond un peu
00:19:33à toutes les caractéristiques.
00:19:34La priorité du joueur,
00:19:35c'est d'aller en Ligue 2.
00:19:36Mais aujourd'hui,
00:19:37il n'y a pas énormément
00:19:38d'offres.
00:19:39Donc si à un moment donné,
00:19:39il faut considérer
00:19:40un projet en National,
00:19:41il serait prêt à nous écouter.
00:19:42Mais on n'en est pas encore là.
00:19:43D'accord.
00:19:44Tous les joueurs attendent.
00:19:45Et nous,
00:19:46on se dit en National,
00:19:47on n'est pas impacté
00:19:48plus que ça par les Droits TV.
00:19:50Mais en fait,
00:19:50ça nous impacte
00:19:51beaucoup plus
00:19:52que ce qu'on pense.
00:19:53Parce que les joueurs
00:19:54qu'on a ciblés,
00:19:55ils attendent
00:19:56les clubs de Ligue 2.
00:19:57Mais les clubs de Ligue 2,
00:19:58ils attendent les clubs de ligne,
00:19:59qui n'ont pas les moyens
00:20:04un marché un peu au ralenti.
00:20:06Et ça,
00:20:06ça nous oblige à être créatifs.
00:20:08Donc ça,
00:20:08c'est pour Nesta.
00:20:09Et donc le deuxième,
00:20:10c'est Warren Caddy.
00:20:11Lui,
00:20:11il est partant
00:20:12pour venir dans notre projet.
00:20:13Mais maintenant,
00:20:13sur les images que tu avais vues,
00:20:14ce n'était pas un profil
00:20:15qui te parlait.
00:20:15C'est pour ça que Baptiste
00:20:16a refait un rapport.
00:20:17Je pense qu'on peut aussi
00:20:18des fois capter
00:20:19un mec qui est sur la fin de carrière,
00:20:21qui a envie de se faire plaisir,
00:20:22qui est originaire du coin,
00:20:23qui a envie de tapiner un peu le ballon
00:20:25avant d'essayer
00:20:26de faire son deuil.
00:20:27Quand Jean-Luc me dit ça,
00:20:28je pense immédiatement
00:20:29à Jonathan Kojia
00:20:30qui, lui,
00:20:31est un attaquant expérimenté.
00:20:32C'est un garçon aujourd'hui
00:20:33qui est normalement inaccessible.
00:20:35Son salaire au Qatar,
00:20:36je crois que c'est
00:20:37100 000 euros par mois.
00:20:38Et Annecy,
00:20:39c'est 25 000.
00:20:41Mais Ile-de-France,
00:20:42c'est chez lui.
00:20:44Et après,
00:20:45les quelques échos
00:20:46que j'ai eus,
00:20:46je pense qu'il est à cœur
00:20:47de performer chez lui
00:20:48devant ses proches.
00:20:50Donc moi,
00:20:50j'appuie très vite là-dessus.
00:20:52Parce que je pense
00:20:53à ce moment-là
00:20:53que c'est l'élément
00:20:54qui va nous permettre
00:20:55d'avancer dans la négociation.
00:21:00Je suis Jonathan Kojia,
00:21:02attaquant au FC Versailles.
00:21:04Arriver dans un nouveau club,
00:21:06c'est quelque chose
00:21:06que je connais bien.
00:21:07J'ai fait Cherbourg,
00:21:09Amiens,
00:21:10Caen,
00:21:11Angers,
00:21:12Bristol,
00:21:13Aston Villa,
00:21:14Algarafa,
00:21:15Oum Salah,
00:21:16Annecy,
00:21:16et maintenant Versailles.
00:21:17Toujours un milieu
00:21:18de touche.
00:21:20En signant à Versailles,
00:21:21Jonathan Kojia,
00:21:21il ne fait pas un choix financier.
00:21:23Il fait un choix de cœur.
00:21:24Son salaire à Versailles,
00:21:25c'est 11 000 euros brut.
00:21:26Donc ça reste un salaire
00:21:28conséquent,
00:21:29mais comparé à ce qui gagnait
00:21:30la saison dernière
00:21:31et les saisons d'avant,
00:21:32ça reste dérisoire.
00:21:34Moi, je le sens super bien.
00:21:35Et je ne te parle pas
00:21:35que des joueurs.
00:21:36Je pense que même le staff,
00:21:38il y a quelque chose
00:21:38qui est en train de se créer.
00:21:40Et moi, je suis convaincu
00:21:41qu'on va continuer
00:21:41à avoir de l'amélioration
00:21:42tous les jours
00:21:43et ça se sent déjà.
00:21:45Il va falloir qu'on ait
00:21:45de la patience aussi.
00:21:47Moi, je t'attends
00:21:48ce soir sur la pizza.
00:21:49Non, je suis stressé.
00:21:50Il y a des choses de dingue
00:21:51qui ne me stressent pas,
00:21:51mais là, faire mes pizzas,
00:21:52ça me stresse.
00:21:58Et les gars, les gars,
00:21:59les gars, première pizza,
00:22:01elle est magnifique.
00:22:02J'avais le stress de ouf.
00:22:04Pas mal.
00:22:06Alex, magnifique.
00:22:07Pour moi, une entreprise,
00:22:07c'est juste des gens
00:22:09qui ont décidé
00:22:09de faire des choses ensemble.
00:22:11Et ce qu'ils font,
00:22:12c'est juste le prétexte
00:22:13pour se réunir.
00:22:14Alex, tu n'as pas le rouleau ?
00:22:15Il n'y a pas de rouleau.
00:22:16Les pizzas italiennes,
00:22:17napolitaines,
00:22:17il n'y a pas de rouleau.
00:22:18Et en fait,
00:22:19si l'entreprise,
00:22:19c'est les gens,
00:22:20si tu veux performer,
00:22:21occupe-toi des gens.
00:22:26Il y a des trous ?
00:22:30Les morceaux,
00:22:30déjà, ne l'aimais pas.
00:22:31On va faire une calzone.
00:22:32Voilà,
00:22:33pam, pam, pam,
00:22:34ma calzone !
00:22:36C'est qu'elle a l'air
00:22:37méga bonne.
00:22:38Voilà, on dirait un cheval.
00:22:42Alex, alors ?
00:22:50La relation que j'ai
00:22:52avec le président Alexandre
00:22:53en milieu,
00:22:54qui s'est fait naturellement
00:22:55est phénoménal.
00:22:56Il a une grande confiance en moi.
00:22:58Il m'a tout donné avec Fabien
00:22:59pour que je puisse
00:23:00travailler dans les meilleures conditions.
00:23:02Qu'est-ce qu'il pourrait y avoir
00:23:03comme truc qu'en plus,
00:23:04un petit truc,
00:23:05tu n'as pas forcément cher,
00:23:06mais qui les ferait vraiment
00:23:07genre kiffer de ouf ?
00:23:08Dans le modèle
00:23:09qu'Alexandre et Fabien
00:23:10ont mis en place ici,
00:23:13l'épanouissement
00:23:13et le développement
00:23:14des hommes et des femmes
00:23:15en interne,
00:23:16c'est hyper important
00:23:17dans le projet.
00:23:17Déjà, acheter des pancartes
00:23:19avec le logo de Versailles
00:23:20pour mettre sur les murs
00:23:22parce que quand tu rentres
00:23:22dans ce dossier,
00:23:23tu n'es pas chez toi.
00:23:30Aujourd'hui,
00:23:31on a quand même un groupe
00:23:32qui commence à être soudé,
00:23:34qui a envie
00:23:35et qui aime travailler ensemble.
00:23:37Et il ne faut pas
00:23:38déséquilibrer
00:23:39l'ossature qu'on a
00:23:39par un ou deux joueurs
00:23:41qui ne sont plus impliqués
00:23:42dans le projet.
00:23:43Je pense qu'on a plus besoin
00:23:44de faire sortir
00:23:45des joueurs aujourd'hui
00:23:46que de se renforcer.
00:23:52Est-ce que les retours
00:23:53que vous avez pu faire
00:23:55à Modeste
00:23:55ont été clairs
00:23:56sur le fait
00:23:56qu'il n'était pas
00:23:57au niveau justement
00:23:58attendu pour performer
00:23:59dans notre groupe ?
00:24:00Modeste,
00:24:01il a une situation
00:24:01confortable ici
00:24:02qui fait qu'il peut
00:24:04s'accrocher.
00:24:05Il a combien par mois ?
00:24:065 000.
00:24:07Tu fais un schéma
00:24:07qui est très simple.
00:24:09Là, il reste 8 mois.
00:24:10Je sais ce que tu viens de dire.
00:24:118 x 5,
00:24:1140 000 euros.
00:24:12Très très bien.
00:24:13C'est déjà fait.
00:24:13Si tu n'acceptes pas
00:24:14de partir au moment
00:24:14où tu peux encore
00:24:15partir pour un club
00:24:15pour un salaire
00:24:16à 3 000 euros
00:24:18que tu pourras peut-être
00:24:18avoir pendant deux ans,
00:24:19ce qui va se passer
00:24:20c'est que tu ne vas pas jouer.
00:24:21C'est déjà fait.
00:24:21Donc tu vas épuiser
00:24:22ta valeur sur le marché.
00:24:24C'est déjà fait.
00:24:25Il ne comprend pas ?
00:24:25Non, mais ce n'est pas
00:24:26qu'il ne comprend pas,
00:24:26c'est qu'un joueur
00:24:27c'est court terme.
00:24:27Ce qu'il a à prendre,
00:24:28il le prend.
00:24:29Le mec, s'il est bien là
00:24:30et qu'il n'a pas envie
00:24:31de bouger,
00:24:31que sa femme
00:24:31elle est bien installée là,
00:24:32que modeste,
00:24:33il est content
00:24:33parce que sa mère
00:24:34elle habite à 30 minutes,
00:24:36il attend 6 mois.
00:24:37Et dans 6 mois
00:24:37quand son contrat sera terminé,
00:24:38il va partir.
00:24:39La stratégie
00:24:40pour qu'il quitte le club,
00:24:42c'est de faire comprendre
00:24:43qu'il n'a pas d'avenir au club,
00:24:44qu'il ne jouera plus pour le club.
00:24:46Moi, dans ma tête,
00:24:47il y a au moins
00:24:472 000 autres leviers à exploiter.
00:24:49Tous les entraînements,
00:24:50pendant que les autres
00:24:50qui jouent au foot,
00:24:51lui, trottine autour du terrain.
00:24:52On ne veut pas humilier les gens.
00:24:54Non, mais ce que je te dis,
00:24:55on ne veut pas humilier les gens.
00:24:56Il y a une première étape.
00:24:57Attends, attends,
00:24:57je répète parce que
00:24:58non, je sais que c'est pas clair.
00:24:59Non, j'ai compris.
00:25:00Avec ta réponse,
00:25:01je sais que c'est pas clair.
00:25:01Mais je te dis
00:25:02qu'il n'y en a pas d'autres.
00:25:03Je peux pas accepter ça.
00:25:04Moi, je l'ai fait.
00:25:05Il y a un cas,
00:25:06j'en ai sorti 6 des joueurs.
00:25:07Comment tu l'as fait ?
00:25:08On les met à part.
00:25:09Voilà, en fait,
00:25:10donc tu ne sais pas faire.
00:25:11Je sais faire,
00:25:12mais c'est le foot.
00:25:13Mais non,
00:25:13les gens nous ont dit
00:25:14c'est comme ça dans le foot.
00:25:15Mais non,
00:25:15mais ce que je veux te dire,
00:25:16c'est que le foot
00:25:18n'arrive pas à faire sortir
00:25:19les gens
00:25:20dans de bonnes conditions
00:25:22en les respectant,
00:25:23en ne les humiliant pas,
00:25:24etc.
00:25:25Moi, je me dis
00:25:25qu'il existe
00:25:27une possibilité de le faire.
00:25:28Je crois qu'il y a
00:25:28un autre modèle
00:25:29qui est possible
00:25:30pour la gestion
00:25:31et le développement du club.
00:25:32C'est pas parce qu'en fait,
00:25:33c'est comme ça,
00:25:35habituellement,
00:25:35dans un certain secteur
00:25:36qu'on doit faire
00:25:37exactement pareil.
00:25:38En revanche,
00:25:39à partir du moment
00:25:40où il y a
00:25:41un dépassement des limites,
00:25:42ça ne veut pas dire
00:25:43qu'on ne sait pas
00:25:43être extrêmement dur.
00:25:50Bienvenue au stade Parsemain
00:25:52à la fosse sur mer
00:25:52où le FC Versailles
00:25:53affronte la jeune équipe
00:25:54d'Aubagne.
00:25:55Versailles consens
00:25:56encore un peu fébrile
00:25:57après une victoire chanceuse
00:25:58et un match nul poussif
00:26:00face à Nancy.
00:26:06Bien arrivé ?
00:26:07Ah, nickel.
00:26:08Je suis arboroculteur
00:26:09et je suis le papa
00:26:10de Fabien, bien sûr.
00:26:11Alors, Cathy Lazard
00:26:12sans profession,
00:26:14femme au foyer.
00:26:16J'ai des photos
00:26:17de mariage, là.
00:26:19Quelle angoisse !
00:26:21Ça fait 50 ans
00:26:22qu'on se voit tous les jours.
00:26:2450 ans.
00:26:25Moi, je suis un peu
00:26:26sorti de cet environnement-là
00:26:27parce qu'être entouré
00:26:29que de cerisées,
00:26:29ce n'était pas
00:26:30ce qui m'intéressait le plus.
00:26:31Mais ça reste toujours
00:26:32un attachement fort.
00:26:34Et dès que le club
00:26:34doit aller jouer
00:26:35dans le sud de la France,
00:26:36j'en profite
00:26:37pour revenir aux racines
00:26:38de prendre une bouffée
00:26:39d'oxygène.
00:26:39Dans la période
00:26:40qu'ils jouaient au foot,
00:26:41tous les soirs,
00:26:41on faisait 40 kilomètres
00:26:42aller, 40 kilomètres
00:26:43au retour.
00:26:44Et j'ai toujours apprécié
00:26:45ces moments-là.
00:26:46Ces moments de quiétude,
00:26:47dans la voiture et tout.
00:26:48Et là, quand je vais chercher
00:26:49Fabien à la gare,
00:26:50je ressens un peu
00:26:51ces moments-là.
00:26:52Et je pense que c'est vraiment
00:26:53un moment bien partagé
00:26:54des deux côtés.
00:26:56Nîmes et Dijon,
00:26:57il y a 3 ou 4 ans,
00:26:58ils étaient en Ligue 1.
00:26:59Quand tu descends
00:27:00de Ligue 2
00:27:00que tu vas en nationale,
00:27:01il y a des coûts de structure
00:27:02qui restent là.
00:27:03Je crois que le plus gros budget,
00:27:04là, c'est Valenciennes.
00:27:06Après, tu dois avoir Sochaux.
00:27:08Ça se tourne en cours
00:27:09de quoi ?
00:27:0910 millions d'euros ?
00:27:10C'est plus.
00:27:11Plus ?
00:27:11Valenciennes,
00:27:12ce serait plus autour
00:27:12de 17.
00:27:15Je ne sais pas qui c'est
00:27:16qui disait
00:27:17qu'il y a 3 façons
00:27:18de se ruiner dans la vie.
00:27:19C'est les femmes,
00:27:20le jeu et l'agriculture.
00:27:22Alors là, nous,
00:27:22on était déjà dans l'agriculture.
00:27:23Lui, il rentre dans le jeu.
00:27:25Je me dis,
00:27:25à ce rythme-là,
00:27:26on ne va pas aller loin.
00:27:27Ça va être compliqué.
00:27:28Notre budget annuel,
00:27:29il est estimé
00:27:30à 8 millions d'euros.
00:27:31Je pense que le budget
00:27:33minimum en national,
00:27:34il doit être
00:27:35aux alentours de 2, 3.
00:27:36Et max,
00:27:37on a vu 17,
00:27:38mais si ça se trouve,
00:27:38c'est plus.
00:27:39Donc je dirais
00:27:40qu'on est un peu
00:27:41en dessous de la médiane.
00:27:43Moi, déjà,
00:27:43je me dis,
00:27:44s'ils stabilisent bien
00:27:45leur club,
00:27:45qu'ils arrivent
00:27:46à peut-être penser
00:27:47à la Ligue 2 très bien.
00:27:48Mais je pense
00:27:49qu'il ne faudrait pas
00:27:49aller trop vite
00:27:50en besogne quand même.
00:27:51Moi, j'aimerais
00:27:52qu'il se protège.
00:27:53J'ai un peu peur pour lui
00:27:54parce que je le connais,
00:27:55il est entier,
00:27:56il donne tout.
00:27:58Quand tu donnes tout...
00:27:59Jean-Luc,
00:28:00il me disait
00:28:00qu'à Fosse-sur-Mer,
00:28:01il y avait beaucoup de vent.
00:28:02C'est possible ?
00:28:03Oui, c'est possible.
00:28:04Ce n'est pas un sèche-cheveux
00:28:05que j'ai dans les cheveux.
00:28:06C'est un petit mistral,
00:28:07mais un petit mistral.
00:28:07Donc, on est satisfait
00:28:08parce qu'il n'est pas
00:28:09si violent que ça.
00:28:10C'est toujours délicat
00:28:11de jouer ces matchs-là.
00:28:13Le pessimiste
00:28:14se plaint du vent.
00:28:17L'optimiste
00:28:18espère que ce vent change.
00:28:20Et le réaliste.
00:28:22Lui, il est en train
00:28:23d'ajuster ses voiles.
00:28:24Lui, il est en train
00:28:25de faire ce que vous êtes
00:28:26en train de faire.
00:28:26Vous préparez un match,
00:28:28un combat.
00:28:29Ce sera certainement difficile,
00:28:31mais vous y répondrez.
00:28:33Bon vent
00:28:34et bon retour à bon port
00:28:36avec les soudes pleines,
00:28:37bien sûr.
00:28:37Bon match.
00:28:41Le corner frappé
00:28:43par Romain Basque.
00:28:44Bien défendu
00:28:45par la défense d'Aubagne.
00:28:47La frappe qui passe
00:28:48juste à côté.
00:28:50Encore une occasion
00:28:51pour les Versaillais.
00:28:54Et de nouveau un corner
00:28:55frappé par Romain Basque.
00:28:57La tête dégagée.
00:29:00Mais ça fait un zéro.
00:29:01Un zéro.
00:29:03But de Ryan Chateau.
00:29:06Aubagne avec la possession
00:29:08du ballon.
00:29:09Il me fait circuler
00:29:10au milieu de terrain,
00:29:11mais peut-être
00:29:12la récupération des Versaillais.
00:29:14Non, il va y avoir
00:29:15un coup franc
00:29:16en faveur du FC Versailles.
00:29:20et Romain Basque
00:29:21qui frappe
00:29:21ce coup franc
00:29:22de Zepoto.
00:29:23La tête.
00:29:24Raphaël
00:29:25qui a levé
00:29:25pour le 2-0.
00:29:26Le break est fait.
00:29:27Attention,
00:29:28Aubagne qui part
00:29:29en contre-attaque.
00:29:30Il y a des espaces
00:29:30avec dans la surface
00:29:32la frappe.
00:29:33Aïe, aïe, aïe,
00:29:34la réduction
00:29:35de l'écart
00:29:36d'Aubagne.
00:29:37Il ne faut pas
00:29:37se relâcher.
00:29:39Versailles sur le côté gauche.
00:29:41Le centre.
00:29:42Il est bon ce centre.
00:29:44Koccia,
00:29:44je l'attends Koccia.
00:29:46Buteur dès son premier match.
00:29:48Démonstration de Versailles.
00:29:49La chance là
00:29:50de remarquer le troisième.
00:29:51On va commencer
00:29:51à les relancer
00:29:52et qu'ils remettent un deuxième
00:29:52et qu'on finisse
00:29:53le match sous pression.
00:29:54Si on ne revient pas
00:29:55avec la victoire de ce match,
00:29:56on va être dégouchés.
00:29:56Je suis d'accord.
00:29:58Maintenant,
00:29:58vous êtes condamnés.
00:29:59Vous êtes condamnés
00:30:00à gagner ce match.
00:30:05Ce match d'Aubagne,
00:30:07moi, je ne l'ai pas bien vécu.
00:30:10Je pense que ce n'est pas
00:30:11anodin de ce qui s'est passé là-bas.
00:30:15On avait deux buts d'avance.
00:30:16On était confiants.
00:30:17Les joueurs Flair Saillet
00:30:18qui sont rentrés confiants
00:30:19au vestiaire
00:30:19avec deux buts d'avance.
00:30:20Vas-y, t'as d'avance.
00:30:21Cette souffrance qu'on a là,
00:30:22je sais que Fabien,
00:30:22il est la même.
00:30:23Si toi, c'est dur pour toi,
00:30:24lui, c'est l'incorre
00:30:25que plus dur.
00:30:28Coup d'envoi
00:30:28pour cette seconde mi-temps.
00:30:30Quand les équipes
00:30:30qui viennent de monter,
00:30:31c'est toujours compliqué.
00:30:32Il faut toujours
00:30:33se concentrer
00:30:33et surtout
00:30:34ne pas prendre de but
00:30:35juste après la mi-temps.
00:30:36La preuve d'Al-Qadouri.
00:30:37Aïe, aïe, aïe, aïe.
00:30:39Catastrophe.
00:30:40Vous la sentez venir,
00:30:40vous aussi.
00:30:41Je crois que c'était
00:30:41vraiment 40 secondes après.
00:30:433-2
00:30:44et tu te tires
00:30:45une balle dans le pied.
00:30:46Plus qu'un but d'Aïtiar
00:30:47et Aubagne
00:30:47de mieux en mieux.
00:30:49Jean-Luc Vasseur
00:30:50va effectuer
00:30:51quelques changements.
00:30:52C'est Jimmy qui sort.
00:30:54Jean-Luc Vasseur
00:30:55qui sort.
00:30:56C'est deux attaquants,
00:30:57Bagdadi et Koja.
00:30:58Buteur ce soir.
00:31:01Il sent son équipe
00:31:02sous pression.
00:31:02il veut mettre
00:31:03de la densité
00:31:03mais c'est risqué.
00:31:05Aubagne pousse
00:31:06et il gagne
00:31:06de plus en plus de duels.
00:31:09Dans le football,
00:31:09malheureusement,
00:31:10un match c'est
00:31:1190 minutes plus
00:31:12le temps additionnel
00:31:13et on prend
00:31:14ce but meurtrier
00:31:15à la 92ème
00:31:16qui fait très très mal.
00:31:17La preuve
00:31:18et l'égalisation
00:31:19à la dernière minute
00:31:21c'est pas possible.
00:31:30Jean-Luc,
00:31:31c'est un échec personnel.
00:31:35Quand tu fais les changements
00:31:37à la fin,
00:31:37c'est que si tu prends
00:31:38après,
00:31:38c'est fini.
00:31:40j'ai tendance
00:31:41lorsque les gens
00:31:42font leur preuve
00:31:43à donner
00:31:43l'entièreté
00:31:44de ma confiance.
00:31:45Je vous ai dit
00:31:45à la mi-temps
00:31:46on était condamnés.
00:31:47On s'est condamnés
00:31:48à ramener
00:31:48qu'un point d'ici.
00:31:50Il y a vraiment
00:31:51quelque chose
00:31:51qui s'est brisé
00:31:52et qui pour moi
00:31:53aujourd'hui
00:31:54est impossible
00:31:55à réparer.
00:32:24Tu m'appelles
00:32:26Nadjé,
00:32:26Chris-Kevin.
00:32:27J'ai 23 ans
00:32:28et je fais
00:32:29Nord-Waterdome.
00:32:31Versailles,
00:32:31ça a été une étape
00:32:32très importante
00:32:33de ma carrière.
00:32:34J'ai connu
00:32:35une saison incroyable
00:32:35l'année dernière.
00:32:37Kevin,
00:32:37c'est le rayon de soleil
00:32:38du club
00:32:38cette saison-là.
00:32:40C'est-à-dire que
00:32:40tu vois ce joueur
00:32:41qui te donne envie
00:32:41de venir au stade,
00:32:43qui a le smile,
00:32:44qui a la gueule,
00:32:44qui a l'élégance
00:32:45sur le terrain,
00:32:46qui fait l'unanimité
00:32:47dans le vestiaire
00:32:48auprès des supporters,
00:32:49auprès des dirigeants,
00:32:50auprès des salariés
00:32:51du club.
00:32:54Tu vois,
00:32:55ça a changé.
00:32:56Tu ne reconnais plus personne.
00:32:58Dans le staff,
00:32:59il n'y a plus grand monde.
00:32:59Même dans les joueurs,
00:33:00il reste qui ?
00:33:01En vrai,
00:33:01il reste Béli,
00:33:03les gardiens.
00:33:04Il y a Seb,
00:33:05Seb et Jules.
00:33:06Kevin,
00:33:07c'est une perte
00:33:07pour le club,
00:33:08mais quand je recrute
00:33:09un joueur,
00:33:09souvent le club,
00:33:10il est là
00:33:10et le joueur,
00:33:12il est soit
00:33:12en dessous du club,
00:33:13soit au même niveau.
00:33:14L'idée,
00:33:14c'est d'abord
00:33:15de réussir à grandir ensemble.
00:33:16Mais si à un moment donné,
00:33:17tu es un joueur
00:33:18qui va beaucoup plus vite
00:33:20dans sa progression
00:33:20que le club,
00:33:22notre objectif,
00:33:22c'est de l'amener
00:33:23le plus haut possible.
00:33:29Petite confession,
00:33:31j'ai eu la larme à l'œil.
00:33:33Si je dois mourir demain,
00:33:35je peux dire
00:33:35que j'ai contribué.
00:33:40Je suis bien content
00:33:41du championnat national,
00:33:42mais voir un garçon
00:33:44qui évoluait
00:33:44devant 400,
00:33:45500 spectateurs
00:33:46avec nous
00:33:47et le voir rentrer
00:33:47en jeu
00:33:48en Ligue des Champions
00:33:48devant 70 000 fans,
00:33:50c'est exceptionnel.
00:33:51Vous êtes allé contre le Bayern,
00:33:53vous voyez ?
00:33:53En plus,
00:33:53il est rentré comme par hasard.
00:33:54Je crois que c'est la veille
00:33:55ou deux jours avant.
00:33:56J'ai mal au pied un peu.
00:33:58Je dis mais qu'est-ce
00:33:58que tu as mal au pied ?
00:33:59C'est le Bayern.
00:34:00Regarde au final.
00:34:01Tu vois ?
00:34:02Oh, Liro et Sane
00:34:03obligé de faire la faute
00:34:04sur Nadje qui tient.
00:34:05C'est déjà un pas de géant,
00:34:06on fait un ordre.
00:34:07Mais moi,
00:34:07je pense que c'est qu'une étape.
00:34:09Ce garçon,
00:34:09je n'arrive pas
00:34:10à lui mettre de limites.
00:34:12Donc,
00:34:12ce qui était important
00:34:13pour nous
00:34:13dans cette transaction,
00:34:14c'était de garder
00:34:16un pourcentage
00:34:16à la revente.
00:34:17Kevin,
00:34:18on le transfère
00:34:19pour 500 000 euros
00:34:20plus un pourcentage
00:34:22qui est de 20%
00:34:23à la revente.
00:34:24La rigueur !
00:34:25La rigueur !
00:34:26Il est là !
00:34:27Ça va, vos gosses ?
00:34:28Oubliez ton intendance !
00:34:30T'es lavé tes affaires
00:34:31tous les jours,
00:34:31n'oublie jamais ça.
00:34:34À demain, Kevin.
00:34:35À demain, demain.
00:34:36T'as le gars.
00:34:51T'es lavé tes affaires
00:35:07Allo Orange,
00:35:09trois touches,
00:35:09on va sur les mêmes termes.
00:35:11Romain,
00:35:12balle à toi.
00:35:13Prêt ?
00:35:14Le métier d'entraîneur,
00:35:15il est bien plus difficile
00:35:17que celui de joueur
00:35:17parce qu'il doit gérer
00:35:19son staff,
00:35:2025 joueurs.
00:35:21Il doit préparer
00:35:22les séances,
00:35:22faire un once,
00:35:23mettre des joueurs
00:35:24sur le banc,
00:35:24mettre des joueurs
00:35:25à la maison,
00:35:25ce qui est très compliqué.
00:35:27Si on gagne,
00:35:29c'est pas grâce à lui,
00:35:30si on perd,
00:35:30c'est à cause de lui,
00:35:31souvent.
00:35:32Donc, je pense
00:35:33qu'il est bien plus exposé
00:35:34que le joueur.
00:35:35Le résultat,
00:35:35c'est notre juste de paix.
00:35:37Et en fonction
00:35:37des points pris,
00:35:39tu t'achètes du temps.
00:35:40Et c'est malheureux.
00:35:42Je dis pas que c'est
00:35:43comme ça ici,
00:35:45mais c'est pas
00:35:45plus une question
00:35:46qu'il faut poser
00:35:47à ceux qui décident.
00:35:48Si Jean-Luc quitte
00:35:49le club,
00:35:50ce sera jamais
00:35:51à cause d'une défaite.
00:35:53Jamais.
00:35:54Dans certains clubs,
00:35:55l'entraîneur
00:35:56a une sorte de zone
00:35:57de protection
00:35:58où en gros,
00:35:59c'est « laissez-moi
00:35:59dans le sportif,
00:36:00je sais ce que je fais,
00:36:01m'emmerdez pas ».
00:36:02En fait,
00:36:03si on reste comme ça,
00:36:05c'est logique
00:36:05que s'il n'y a pas
00:36:06de résultat,
00:36:07l'entraîneur parte.
00:36:10J'ai décidé pour
00:36:11raison de clarification
00:36:12et de simplicité
00:36:13de changer de système.
00:36:14Et donc,
00:36:15c'est un espèce
00:36:15de plan de jeu
00:36:16plus ou moins avéré
00:36:18qui nous permet
00:36:18d'avoir une idée
00:36:19et pour vous aussi
00:36:20de comprendre un petit peu.
00:36:22T'en as,
00:36:22explique-moi un petit peu.
00:36:23Donc,
00:36:23tu considères
00:36:24qu'on est censé être
00:36:24moins fort que cette équipe
00:36:25en face ?
00:36:25Oui,
00:36:26parce que contextuellement,
00:36:27on a quand même
00:36:285-6 joueurs,
00:36:29on a des absents
00:36:29par les suspensions
00:36:30et les blessures.
00:36:31On se retrouve
00:36:32en étant,
00:36:33j'aime pas le terme,
00:36:34mais c'est un peu
00:36:35en ayant fait
00:36:35les fonds de tiroir.
00:36:37Ça serait un peu,
00:36:37on va dire...
00:36:38Toujours prendre du recul
00:36:39et essayer d'aller chercher
00:36:40les causes racines
00:36:42plutôt que d'aller chercher
00:36:43les fautifs,
00:36:44d'essayer d'aller appuyer
00:36:45sur quelqu'un.
00:36:46Ah ouais,
00:36:46mais tel joueur,
00:36:47on l'a recruté,
00:36:47il marque pas de but.
00:36:48Ah mais l'entraîneur,
00:36:49il aurait dû faire jouer
00:36:50l'équipe comme ça.
00:36:51Mais c'est...
00:36:51Qu'est-ce qui n'a pas été fait avant ?
00:36:53Et souvent,
00:36:53tu te rends compte
00:36:54que ça vient même de toi.
00:36:55Juste par rapport
00:36:56aux deux derniers matchs,
00:36:57on prend deux rouges
00:36:58et on prend un rouge.
00:37:00Un rouge.
00:37:01Est-ce que vous avez fait
00:37:02des choses spécifiques
00:37:03aujourd'hui
00:37:03pour essayer de prévenir,
00:37:05de faire en sorte
00:37:06qu'on ne se retrouve pas
00:37:07dans cette situation
00:37:08de prendre des cartons rouges ?
00:37:09À mon niveau,
00:37:10non.
00:37:10On n'est pas intervenus
00:37:11parce que le premier carton rouge,
00:37:13c'est une décision d'orbitre
00:37:14avec un règlement
00:37:15qu'on connaît moyennement.
00:37:17Mais tu bouscules pas,
00:37:19même légèrement,
00:37:20un joueur comme ça
00:37:21dans tes 30 derniers mètres ?
00:37:22Je préfère le travail
00:37:23sur les causes racines
00:37:24plutôt que de mettre
00:37:25un sparadrap
00:37:26et de réagir dans l'urgence.
00:37:28Jour de derby
00:37:29entre clubs franciliens,
00:37:31le FC Versailles
00:37:31reçoit et défie
00:37:33Paris 13 athlétiques.
00:37:34Je sais que c'est un club
00:37:35qui a beaucoup d'ambition,
00:37:37donc j'espère que le club
00:37:38va réussir à atteindre
00:37:39ses objectifs
00:37:40et toucher la Ligue 2.
00:37:43Mais le risque,
00:37:43c'est que si on veut
00:37:44aller trop vite,
00:37:45ça peut rapidement
00:37:46se casser la gueule quand même.
00:37:49Encore un match nul
00:37:50pour Versailles.
00:37:52Il va falloir faire mieux
00:37:53pour rester en haut de tableau.
00:37:55C'est comme ça,
00:37:56c'est football.
00:37:57Ça veut dire qu'encore une fois,
00:37:57il faut continuer à bosser.
00:37:58Il faut continuer à croire
00:37:59en ce qu'on fait.
00:38:00Et dès qu'on va se ressortir,
00:38:01je peux vous dire
00:38:02on va partir comme un boulet de canon
00:38:03et on sera inarrêtable.
00:38:04C'est compliqué pour les Versaillais
00:38:06qui sont réduits à 10
00:38:07depuis la 34ème minute.
00:38:10Versailles s'incline
00:38:11face à Orléans.
00:38:12Et ces défaites-là,
00:38:13elles font mal et...
00:38:16Elles font mal.
00:38:17Versailles peine à se maintenir
00:38:18en haut de tableau
00:38:19et descend à la 7ème place.
00:38:24Il commence déjà
00:38:25à y avoir un premier creux.
00:38:27Les résultats ne suivent pas.
00:38:28On est passé à côté
00:38:29deux points
00:38:29qu'on a perdus bêtement.
00:38:31Même mine de rien,
00:38:32en termes de confiance,
00:38:33ça sape quand même le moral.
00:38:34Est-ce que cette deuxième saison
00:38:36qui devait être
00:38:36la saison de la confirmation
00:38:37va se passer comme prévu
00:38:39ou alors qu'il va falloir
00:38:40revoir les objectifs
00:38:41à la baisse ?
00:38:42Je ne les sens pas abattus.
00:38:44Non.
00:38:44Non.
00:38:45Mais aujourd'hui,
00:38:45ils sont convaincus
00:38:46que la dynamique,
00:38:47ils sont capables
00:38:47de l'enclencher.
00:38:47Donc là où nous,
00:38:48on se dit
00:38:49attention au challenge,
00:38:50eux, ils sont dans une optique
00:38:51où ils veulent gagner
00:38:52un maximum de matchs
00:38:57En soi,
00:38:57on a un groupe
00:38:58avec énormément de bougeurs.
00:39:00Le niveau des joueurs
00:39:02individuellement
00:39:02qu'on a dans le club
00:39:03est dans le haut du panier
00:39:04du championnat.
00:39:06Je ne vais pas dire
00:39:06qu'on n'est pas à notre place
00:39:07parce que personne n'a joué
00:39:08à notre place.
00:39:09C'est nous qui sommes sur le terrain
00:39:10mais je pense qu'il y a moyen
00:39:11de faire mieux.
00:39:12En tout cas,
00:39:12on aspire à vouloir
00:39:13progresser et devenir meilleur.
00:39:15On veut la même chose
00:39:16en même temps
00:39:17et tous ensemble.
00:39:19Et voilà,
00:39:19encore avec lui.
00:39:21Il n'y a pas plus fort que ça.
00:39:23Maintenant,
00:39:24il faut voir ce qu'on peut faire
00:39:25pour changer tout ça.
00:39:28Et les photos,
00:39:29Alex,
00:39:29vous ne les mettez plus
00:39:30comme l'an dernier ?
00:39:31Tu penses que c'est important
00:39:32ça pour eux ?
00:39:32Bah oui,
00:39:33ils rentrent dans le couloir,
00:39:34ils voient les photos,
00:39:35là ils sentent déjà à la maison.
00:39:36Moi, tu mets ma photo là,
00:39:37j'arrive tout ça,
00:39:38ça me fait quelque chose.
00:39:39Moi,
00:39:39j'ai toujours rêvé
00:39:39d'aller au Paris Saint-Germain.
00:39:41C'était mon rêve
00:39:42depuis tout le temps
00:39:43d'être un pendant là-bas
00:39:43et depuis l'arrivée
00:39:45d'Alexandre au FC Versailles,
00:39:46ça a changé.
00:39:47Ça a changé
00:39:48et je suis allé voir
00:39:49Alexandre un jour
00:39:49dans son bureau
00:39:50et je lui ai dit
00:39:50« Alexandre,
00:39:51demain,
00:39:52il peut m'appeler
00:39:52le Paris Saint-Germain
00:39:53tant que tu seras
00:39:54président du FC Versailles
00:39:55que l'intendant du FC Versailles. »
00:39:58Ils sont beaux quand même
00:39:59nos joueurs.
00:40:00Ça te donne des frissons
00:40:01quand tu vois ça.
00:40:02Je veux juste qu'ils comprennent
00:40:03que tout le monde se bat
00:40:05les uns pour les autres
00:40:06et ce n'est pas que les joueurs
00:40:07d'un côté
00:40:07ou le staff de l'autre.
00:40:08Tout le monde fait partie
00:40:09de la même équipe.
00:40:10On le sait ça,
00:40:11t'inquiète Alex.
00:40:12Ça les a choqués
00:40:13de toute façon les gens
00:40:13quand ils ont vu
00:40:14notre proximité.
00:40:16Mais quoi ?
00:40:17L'intendant,
00:40:17il parle au président.
00:40:18Il ne le voit pas.
00:40:21On est ensemble
00:40:21jusqu'à la mort.
00:40:28Le FC Versailles
00:40:29accueille Nîmes à Jambouin.
00:40:31Affiche entre deux équipes
00:40:32qui déçoivent
00:40:32en ce début de saison.
00:40:34Supporter, c'est souffrir
00:40:35et là, en six matchs,
00:40:36effectivement,
00:40:37souffrir, c'est le bon mot.
00:40:38Ben Abdallah,
00:40:39Ben Abdallah !
00:40:411-0 pour Nîmes !
00:40:43Tu as des belles promesses,
00:40:45tu as de la visibilité,
00:40:46tu as tout ce qu'il faut.
00:40:47Et aujourd'hui,
00:40:49tu pars sur trois nuls
00:40:50de défaite.
00:40:51C'est la dégringolade.
00:40:54Ça rajoute pas mal
00:40:55d'interrogations
00:40:56et puis forcément
00:40:56un peu de stress
00:40:57parce que la saison avance.
00:40:58Versailles ne décolle pas,
00:41:00Versailles s'enfonce.
00:41:01Donc on se dit
00:41:01jusqu'où ça va aller.
00:41:04Versailles,
00:41:05Valenciennes,
00:41:06un choc des extrêmes
00:41:07avec une équipe
00:41:08versaillesse
00:41:09qui n'a plus gagné
00:41:09depuis la première journée
00:41:10alors que Valenciennes
00:41:12est avancue
00:41:13depuis le début
00:41:14de la saison.
00:41:16Jean-Luc,
00:41:17pas de victoire
00:41:17depuis la première journée.
00:41:18Qu'est-ce qu'il faudrait faire
00:41:19de mieux ce soir ?
00:41:19Commencer à 11,
00:41:20finir à 11.
00:41:21Donc ça,
00:41:21c'est un élément
00:41:21hyper important.
00:41:24Dès que j'ai l'occasion
00:41:25de pouvoir
00:41:26leur montrer
00:41:27que je suis présent,
00:41:27je fais le déplacement.
00:41:28On ne sait pas faire
00:41:29une journée,
00:41:30il faut du temps
00:41:30mais le temps
00:41:31dans le football,
00:41:32c'est quoi ?
00:41:32On avance,
00:41:32on avance tous ensemble.
00:41:34Si on le défend,
00:41:34on recule tous ensemble,
00:41:35les gars.
00:41:35Voilà,
00:41:36il faut que je vous ai
00:41:36ce match.
00:41:37Merci Jean-Luc,
00:41:38on vous souhaite
00:41:38un bon match.
00:41:39Les 22 joueurs
00:41:40qui sont dans les couloirs
00:41:42et qui rentrent
00:41:43sur la pelouse
00:41:43de Jean-Bois.
00:41:46Le coup d'envoi
00:41:47qui va être bientôt
00:41:48donné.
00:41:50Si Jean-Luc quitte
00:41:51le club,
00:41:52ce ne sera jamais
00:41:53à cause d'une défaite.
00:41:55Jamais.
00:41:56Encore,
00:41:56encore,
00:41:57qu'est-ce ?
00:41:58Valenciennes
00:41:59avec la bonne intervention
00:42:00de la défense,
00:42:01la frappe.
00:42:02Il vient capté par Renaud,
00:42:04la touche d'Alti Koulak.
00:42:07Le ballon bien contrôlé,
00:42:08la passe en profondeur
00:42:09pour Bagdali.
00:42:10Le contact.
00:42:13Je vais faire un match
00:42:14car c'est Kyl qui arbitre.
00:42:21Penalty ou pas penalty ?
00:42:23Vas-y,
00:42:24allez !
00:42:26Dany qui va se faire
00:42:27justice lui-même.
00:42:29La course d'éleur.
00:42:30non,
00:42:30le casse-tout.
00:42:32Carabocco,
00:42:32le casse-tout libre.
00:42:33L'élancier,
00:42:34le match,
00:42:35il était là.
00:42:36Un verrou pour l'oeuf,
00:42:37c'est Versailles.
00:42:38Oh,
00:42:38c'est un petit plaisir.
00:42:39Merci à son petit.
00:42:40C'est quoi équipier ?
00:42:41Bien joué !
00:42:42Bien joué !
00:42:43C'est un mot de Jean-Luc Vasseur
00:42:44qui domine dans le jeu
00:42:46avec ses combinaisons de passe.
00:42:47Côté gauche,
00:42:48le ballon qui va être donné
00:42:49à l'oeuf,
00:42:50du même balle !
00:42:511-0 à la mi-temps
00:42:53pour le FC Versailles.
00:43:00Vous avez le fil du match.
00:43:01Vous l'avez en main.
00:43:03Prenez chaque seconde
00:43:04comme si c'était la dernière
00:43:05et faites le nécessaire.
00:43:06C'est bon, garçon ?
00:43:07Allez, on est là.
00:43:08Rien, rien, rien pour eux.
00:43:09Rien du cul.
00:43:10Je me suis concentré.
00:43:11On va gagner de mal.
00:43:11Je me concentre mal.
00:43:12C'est mal, c'est mal.
00:43:13Tentez des choses à chaque fois.
00:43:14Restez structurés
00:43:15pour être prêts à répondre
00:43:16comme vous faites.
00:43:16Solitaire, on te prend.
00:43:18Pip, pip, pip, pip, pip, pip !
00:43:20Et c'est parti.
00:43:21Allez, allez, allez, allez !
00:43:24Et les joueurs qui sortent du couloir
00:43:26et qui reviennent
00:43:27sur la pelouse de Jean-Bouin
00:43:28pour ses 45 dernières minutes.
00:43:31Appel 1-0
00:43:33au tableau d'affichage.
00:43:34Et c'est parti
00:43:34avec les joueurs de Valenciennes
00:43:36qui prennent...
00:43:37Ah, purée, dommage.
00:43:38La possession du ballon.
00:43:40Attention, la frappe !
00:43:42Oh !
00:43:43Mal ici !
00:43:43Et dans le parade
00:43:44de Sébastien Renaud.
00:43:46Allez !
00:43:47Allez !
00:43:47Allez !
00:43:48Allez !
00:43:49Et c'est bon !
00:43:51Putain !
00:43:52Putain, leur nœud de merde !
00:43:53Voilà, c'est dommage.
00:43:54J'aurais fait 2-0.
00:43:56Et le ballon qui circule bien
00:43:58pour les Valenciennes noirs.
00:44:00Avec le ballon pour René Oussi
00:44:01dans la surface de réparation.
00:44:03René Oussi !
00:44:04On est dans la face de l'eau !
00:44:06Et tout entre les Sénéers
00:44:08et Valenciennes.
00:44:09René Oussi qui...
00:44:10Sous-tit !
00:44:11René pour l'égalisation
00:44:14que ça fait mal aux têtes
00:44:15des Versailles.
00:44:16C'est pas votre nom.
00:44:18C'est 40, on a calculé.
00:44:21Match nul, un partout
00:44:22entre Versailles et Valenciennes.
00:44:25Versailles qui s'installe
00:44:27définitivement
00:44:27dans la deuxième partie du tableau.
00:44:33Maintenant, on sait ce que c'est
00:44:34de se faire égaliser
00:44:35à la 92e minute
00:44:36alors qu'on a un match en main.
00:44:37On sait ce que c'est
00:44:38d'avoir deux expulsions
00:44:39alors qu'on est sur un match
00:44:41qui est à notre portée
00:44:42et au final, on perd les points.
00:44:44Mais comment on réagit ?
00:44:45Qu'est-ce qu'on met en place
00:44:46sur les prochains matchs ?
00:44:47Et justement,
00:44:49enlever un peu
00:44:49ce costume
00:44:50de bourgeois
00:44:52Versaillais
00:44:52et commencer à mettre
00:44:54un peu le bleu de chauffe.
00:44:59On se joue !
00:45:10Tu peux faire un premier bilan
00:45:11après dix journées.
00:45:13Et la réalité, c'est qu'aujourd'hui,
00:45:14on est tout en bas
00:45:15parce qu'il y a trois équipes
00:45:15derrière nous
00:45:16qui ont un match en moins.
00:45:17Un match en moins.
00:45:18En vrai, on est dernier du champ, là.
00:45:20Mais on est dernier.
00:45:21On est dernier.
00:45:22On est dernier.
00:45:23C'est terrible.
00:45:25Individuellement,
00:45:26si tu regardes,
00:45:26on n'a que des bons joueurs.
00:45:28Mais aujourd'hui,
00:45:29on a des individualités.
00:45:30On n'a pas encore créé d'équipe.
00:45:31Ce ne sont pas des méchants garçons,
00:45:32mais ils commencent
00:45:33à prendre leur aise
00:45:34à penser qu'ils ne doivent rien,
00:45:35à personne, à part à eux.
00:45:36Donc, ce que j'ai dit
00:45:37et ce que je disais à Alex ce matin,
00:45:38c'est moi, j'interviens beaucoup.
00:45:40Mais à un moment donné,
00:45:41il faut qu'ils voient,
00:45:42il faut qu'ils entendent
00:45:43d'autres personnes
00:45:44qui se battent pour le club au quotidien.
00:45:46Donc là, c'est vous, les patrons.
00:45:51Je voulais juste vous voir
00:45:52avant le match de mercredi.
00:45:54Pour nous, ce n'est pas possible.
00:45:55Je viens passer un message.
00:45:55On est une cinquantaine dans le groupe.
00:45:57On sent un manque d'intérêt
00:45:59autour du club,
00:46:00des supporters et des gens.
00:46:01Des gens qui s'investissent,
00:46:02des gens qui s'embrouillent
00:46:03avec leurs femmes
00:46:04pour venir vous voir jouer
00:46:04vendredi à 19h30.
00:46:06Qui galèrent pour faire garder les gosses,
00:46:08qui font des permes
00:46:09pour vous faire des tifos,
00:46:10pour faire des animations
00:46:10pour se développer pour vous.
00:46:13Et nous, on ne ressent rien derrière.
00:46:15Jean Boin, c'est loin de Versailles, les gars.
00:46:17Les mecs qui se tapent 45 minutes de transport,
00:46:18des gamins de 14-15 ans
00:46:19qui chantent pendant 90 minutes,
00:46:21qui rêvent d'être à votre place.
00:46:22Et vous, vous n'avez même pas la décence
00:46:23de venir les voir à la fin du match
00:46:24pour les remercier.
00:46:25C'est l'exemple que vous avez envie
00:46:26de montrer à ces jeunes.
00:46:29Nous, perso, je pense qu'ils peuvent le dire.
00:46:31On s'en bat les couilles des victoires,
00:46:32on s'en bat les couilles de la Ligue 2.
00:46:36On veut un retour de vous.
00:46:37Aujourd'hui, on ne l'a pas.
00:46:39Soit on est ensemble, comme le slogan,
00:46:41on est une seule équipe
00:46:41et on bouge tous ensemble
00:46:42et on se la tue tous ensemble
00:46:43pour se développer.
00:46:45Soyez qu'assure.
00:46:56Non, mais c'est sûr que le principal sujet,
00:46:58c'est l'ascenseur émotionnel
00:46:59et la gestion des émotions.
00:47:00C'est ça qui est le...
00:47:01En fait, tu as une forme de schizophrénie
00:47:03parce que ton équipe gagne,
00:47:04tu as l'impression d'être
00:47:06au-dessus de tout le monde
00:47:07et puis la semaine d'après,
00:47:08ça peut repartir à l'envers.
00:47:09Donc, nous, on l'a vécu l'an dernier.
00:47:11On n'a quand même pas vu
00:47:12une saison des plus simples
00:47:14et comment on évite
00:47:15de tomber tous dans la sinistrose.
00:47:18C'est une entreprise,
00:47:19mais avec des hommes,
00:47:21il y a un groupe qui doit se construire.
00:47:22Et ce groupe,
00:47:22ça ne va pas être
00:47:23une somme d'individualité.
00:47:25Il ne faut pas juste avoir
00:47:25que les meilleurs joueurs sur le terrain.
00:47:27Il faut que tu arrives
00:47:27à créer une osmose, en fait.
00:47:29Qu'est-ce qu'on pourrait faire de mieux
00:47:31pour trouver justement
00:47:32cette osmose dans l'équipe
00:47:33qui fait qu'on va être indestructible ?
00:47:37Le fait que nous, concrètement,
00:47:39on n'est pas les hommes providentiels.
00:47:40On ne va pas porter un truc comme ça
00:47:41qui va tomber du ciel,
00:47:42un super discours
00:47:44comme on pouvait le penser l'année dernière
00:47:45et qui va motiver tout le monde,
00:47:46qui va nous changer de cette situation.
00:47:48C'est bien beau.
00:47:48On est l'équipe classe,
00:47:50l'équipe stylée
00:47:50parce qu'on a de beaux maillots,
00:47:51parce qu'on fait parler de nous, etc.
00:47:55Mais tout ça, ça vaut rien
00:47:56tant que tu n'as pas de résultat sur le terrain.
00:47:58Je pense qu'il y a 2000 actions
00:47:59à mettre en place
00:48:00qui vont chacune apporter
00:48:01un petit peu de valeur.
00:48:02Mais nous, comme on n'a pas
00:48:02des ressources illimitées,
00:48:04ce qu'on cherche,
00:48:04c'est les vraies bonnes causes
00:48:06à travailler
00:48:06pour aider l'équipe à performer.
00:48:08Aujourd'hui, on est obligé
00:48:09de regarder les résultats
00:48:11au prisme justement
00:48:12du résultat du match.
00:48:14Et avec Fabien,
00:48:14quand on s'est réunis lundi matin,
00:48:16on s'est dit OK.
00:48:16Il faut qu'on arrive à avoir
00:48:17des choses qui nous permettent
00:48:18de savoir si on performe ou pas
00:48:20hors résultat de match.
00:48:21On verra clairement.
00:48:22La data monte très, très rarement.
00:48:27Je suis Mathieu Féjean
00:48:28et j'ai 32 ans.
00:48:30Le rôle que je vais avoir ici,
00:48:32c'est plutôt un accompagnement
00:48:33sur la performance
00:48:34et les stratégies sportives.
00:48:36Comment on fait
00:48:37pour mieux préparer les matchs,
00:48:38l'analyse des adversaires,
00:48:39l'analyse de notre modèle de jeu.
00:48:40C'est quelque chose
00:48:41dans le football
00:48:42qui est primordial
00:48:42et présent dans tous les clubs.
00:48:43concrètement,
00:48:44avec ce qu'on produit sur le terrain,
00:48:46on devrait avoir
00:48:477 points de plus.
00:48:48Donc on est l'équipe
00:48:49qui sous-performe le plus
00:48:50dans le championnat.
00:48:52Je pense qu'ils ne se rendent pas compte
00:48:53de tous les problèmes
00:48:54qu'on va avoir.
00:48:55Pour monter en Ligue 2,
00:48:56il faut, je pense,
00:48:5862 points.
00:48:59Et j'ai regardé
00:48:59quelles étaient les datas
00:49:00qui étaient le plus corrélées
00:49:02au nombre de points marqués.
00:49:04En gros, il y a
00:49:04les expected goals créés,
00:49:06les expected goals encaissés,
00:49:08le nombre de passes
00:49:08qu'on fait par match
00:49:09dans la surface,
00:49:10le nombre d'entrées
00:49:11dans les 30 derniers mètres
00:49:12et l'efficacité des tirs.
00:49:14Maintenant,
00:49:14une fois que j'ai ces variables-là
00:49:16qui sont les plus corrélées
00:49:16au nombre de points,
00:49:17je regarde combien on a besoin
00:49:19de cet indicateur
00:49:20pour atteindre 62 points.
00:49:21Parce qu'en fait,
00:49:22si on ne fait pas cette analyse
00:49:23avec ces indicateurs-là,
00:49:25on ne sait jamais vraiment
00:49:26quels sont les axes à améliorer.
00:49:27En tout cas,
00:49:27c'est une aide pour le coach.
00:49:28On souhaite tous la même chose.
00:49:31Retrouver le sourire.
00:49:33Être fier de soi.
00:49:36Être content de son partenaire.
00:49:38Et il faut aussi savoir
00:49:39est-ce qu'on a le bon chef d'orchestre.
00:49:40Et ça, on se pose des questions,
00:49:42très honnêtement.
00:49:43Mais ça ne se fera pas facilement.
00:49:45Ça se fera parce qu'on aura envie
00:49:46de le faire tous ensemble.
00:49:48Et cette notion d'être tous ensemble,
00:49:50structurellement, dans un club,
00:49:52elle est importante.
00:49:53L'alignement, il est très difficile
00:49:54entre directeur sportif
00:49:56ou recrutement dirigeant et coach
00:49:59parce que les intérêts du quotidien
00:50:01sont totalement différents.
00:50:03Vous, vous avez un projet à long terme,
00:50:05peut-être de gagner un peu d'argent,
00:50:07peut-être de vendre des jeunes joueurs,
00:50:08peut-être de monter en Ligue 2,
00:50:10mais peut-être pas.
00:50:11Salomon, il a des relations privilégiées
00:50:12avec les joueurs.
00:50:13Il ne peut pas les tromper.
00:50:15Il doit avoir la confiance
00:50:16sur le long terme.
00:50:17Et le coach,
00:50:18il n'en a rien à foutre de tout ça.
00:50:20Il veut juste gagner le week-end.
00:50:21Du coup, structurellement,
00:50:23c'est déjà très, très compliqué
00:50:25de s'aligner,
00:50:26même si on travaille hyper bien.
00:50:28On sait en fait que dans la plupart des clubs,
00:50:29c'est comme ça.
00:50:30Et on pense que ce truc-là,
00:50:31de désalignement,
00:50:32c'est ce qui fait que les clubs
00:50:33ont du mal à performer sur la vie.
00:50:35C'est ce qui me fait le plus mal,
00:50:37en fait,
00:50:37dans ce qui est en train de se passer
00:50:38avec Jean-Luc,
00:50:39c'est que nous, tout ce qu'on veut,
00:50:40c'est de ne pas le juger au résultat.
00:50:41On ne va pas chercher
00:50:43le joueur aérien de Samy,
00:50:45avec tout le respect que j'ai.
00:50:46Et juger en fait à son raisonnement.
00:50:47Ni celui de Tom,
00:50:49mais on va aller chercher
00:50:50de là où ils sont les meilleurs.
00:50:51Mais aujourd'hui,
00:50:52lui se met dans une posture de défense
00:50:54où son seul juge de paix,
00:50:57malheureusement,
00:50:57ça devient ses résultats.
00:50:58Mais on pourrait dire à toi.
00:51:00Mais t'es viré en fait, Salomon.
00:51:02Mais oui.
00:51:02Parce qu'en fait,
00:51:02c'est plus toi que Jean-Luc
00:51:04qui est responsable du classement.
00:51:11Mais t'es viré en fait, Salomon.
00:51:16Pourquoi on en est là ?
00:51:19Est-ce que t'as bien checké
00:51:20toutes les facettes
00:51:21de la personnalité d'un joueur
00:51:22avant de le recruter ?
00:51:23Est-ce que t'as fait le point
00:51:23sur son environnement,
00:51:24sur son hygiène de vie ?
00:51:25Pourquoi on a décidé
00:51:26de s'entraîner de telle manière ?
00:51:27Quelle est la théorie du coach
00:51:28derrière son système
00:51:29de l'association de plusieurs joueurs ?
00:51:30Est-ce que tu t'es bien aligné
00:51:31avec ton coach ?
00:51:32L'animation sur le rétro-place-vor
00:51:33dont il a besoin à disposition.
00:51:36Quand tu vas chercher
00:51:37les causes racines,
00:51:39le fautif,
00:51:41je te regarde en face d'une glace,
00:51:42il est souvent en face de toi.
00:51:44Donc je doute.
00:51:47Mais j'ai une mission.
00:51:49Et tant que cette mission
00:51:50n'est pas remplie,
00:51:52je serai là.
00:51:58Les joueurs,
00:51:59il va falloir qu'ils se transforment
00:52:00en soldats.
00:52:02Alors qu'il est là aujourd'hui,
00:52:03on n'a pas beaucoup gagné
00:52:04depuis le début de l'année.
00:52:05Mais en fait,
00:52:05on sait ce qu'on est en train de créer.
00:52:07On sait qu'on va y arriver.
00:52:08Entre le premier du championnat
00:52:09et l'avant-dernier,
00:52:10il y a 12 points.
00:52:1212 points.
00:52:14Il y a 4 victoires.
00:52:16Et nous, on considère
00:52:17qu'en fait, tout est possible.
00:52:18Le FC Versailles,
00:52:1913e, reçoit Rouen,
00:52:2112e.
00:52:22Versailles doit absolument
00:52:23s'éloigner de la zone de rélégation.
00:52:25Leurs derniers matchs
00:52:26ne sont pas mauvais dans le contenu.
00:52:27Au contraire,
00:52:28avec un effectif de qualité.
00:52:30Mais ça ne se voit pas encore
00:52:31au classement.
00:52:32L'alchimie a du mal à prendre,
00:52:33mais le temps est compté
00:52:34pour renouer avec la victoire.
00:52:420-0 entre Versailles et Rouen.
00:52:45Encore un match nul.
00:52:46Les hommes de Jean-Luc Vasseur
00:52:48n'ont plus gagné
00:52:48depuis le 19 août.
00:52:50Il faut que ça bascule
00:52:51de l'autre côté.
00:52:52qu'on serve de ce point aujourd'hui
00:52:53et de ce que vous avez montré
00:52:54pour avancer sur les prochains matchs
00:52:56et aller écrager les adversaires.
00:52:58OK ?
00:53:01pour gagner, il faut être ultra motivé.
00:53:04Et je pense que la motivation
00:53:05vient du succès.
00:53:06Donc à partir du moment
00:53:07où tu es en difficulté,
00:53:09évidemment que la motivation,
00:53:10elle diminue.
00:53:11Et donc on le ressent,
00:53:12c'est normal,
00:53:13ce sont des joueurs,
00:53:14donc ils s'en veulent à eux,
00:53:14ils s'en veulent,
00:53:15le staff s'en veut, évidemment.
00:53:17Il va falloir qu'on réponde présents
00:53:19parce que dans le national,
00:53:20tu veux gagner des matchs,
00:53:21ça passe par une détermination
00:53:22à toute épreuve.
00:53:24Il y a des matchs nuls,
00:53:25il y a des défaites,
00:53:26il n'y a que 8 points
00:53:27au premier tiers du championnat,
00:53:29donc c'est un peu le moment
00:53:30où les 12 s'installent.
00:53:31Ce n'est pas toi
00:53:31qui dois prendre la décision,
00:53:32c'est lui qui a le jeu de face.
00:53:33Boutchou, tu lui donnes le ballon,
00:53:35tu dois être devant Lino.
00:53:35Les résultats,
00:53:36ils arriveront peut-être pas tout de suite,
00:53:38mais il faut qu'on soit patient.
00:53:40Ça viendra.
00:53:42Huitième match en victoire
00:53:43pour le FC Versailles,
00:53:45Alexandre Mullier doit commencer à se dire
00:53:46« Mais qu'est-ce que je viens faire
00:53:47dans cette galère ? »
00:53:49Et pour l'instant,
00:53:49on ne peut pas lui donner tort,
00:53:51surtout pas ces haters.
00:53:54Un nom comme Alexandre Mullier
00:53:55qui reprend un club,
00:53:56forcément,
00:53:57tu as les lumières braquées sur toi.
00:53:58C'est un jeune héritier
00:53:59qui vient faire mumuse
00:54:00avec un club de foot.
00:54:02Je pense que c'est la première réaction
00:54:04parce que les gens
00:54:05ne connaissent pas Alexandre,
00:54:06parce qu'on fait des raccourcis sur ça.
00:54:09Dès le départ,
00:54:10ce qui me faisait rêver,
00:54:11moi, c'était de créer
00:54:11mon Auchan à moi.
00:54:13Alors, je reviens un petit peu en arrière.
00:54:16En fait, moi,
00:54:16je voulais être entrepreneur
00:54:17parce que comme mon grand-père,
00:54:19je veux changer le monde.
00:54:20Et donc, je me suis dit
00:54:20« En fait, si tu veux participer
00:54:21à changer le monde,
00:54:22va chez Auchan. »
00:54:23Et c'est là que j'ai rencontré Fabien.
00:54:25À l'époque,
00:54:26on ouvrait des stands
00:54:26de fruits et légumes
00:54:27dans des hypermarchés Auchan.
00:54:28Et la première fois
00:54:29que je vois Alexandre,
00:54:30j'ai senti quelqu'un
00:54:31de passionné, énergique, etc.,
00:54:33très différent.
00:54:33Je sens le mec intelligent
00:54:34directement dans le regard.
00:54:36Dans ce qu'il fait,
00:54:36il gère bien,
00:54:37mais bon, pas de sensations
00:54:38plus incroyables que ça.
00:54:39Ce n'était pas tout de suite
00:54:40et on se dit
00:54:40« Tiens, on va bosser ensemble. »
00:54:41Bon, en gros,
00:54:42fast forward, on avance.
00:54:44On propose de prendre
00:54:45la présidence d'Auchan France.
00:54:47J'ai absolument besoin
00:54:48de mon complément.
00:54:49Et donc là,
00:54:50je fais une liste
00:54:51de 4, 5 personnes, je pense,
00:54:53dont Fabien.
00:54:54« Est-ce que tu veux participer
00:54:55à changer le monde avec moi ? »
00:54:57Je me suis dit « Pardon ? »
00:54:59« Comment je vais changer
00:54:59le monde de moi,
00:55:00de mon niveau ? »
00:55:01Je n'ai rien à faire.
00:55:01Et donc je fais,
00:55:02on appelle ça un assessment.
00:55:04Je teste Fabien.
00:55:05C'est un test
00:55:05qui vérifie un petit peu
00:55:06les valeurs des gens,
00:55:07les comportements sous stress,
00:55:09les motivations des gens.
00:55:10La personne qui fait
00:55:10l'assessment me dit
00:55:11« Tu n'as pas besoin
00:55:12d'aller plus loin,
00:55:12tu l'as trouvé en fait. »
00:55:13Il nous explique
00:55:14qu'il n'a jamais vu
00:55:14une telle complémentarité.
00:55:15Et donc on commence à deux
00:55:17en janvier 2021
00:55:18et hyper rapidement,
00:55:19je me prends des bâtons
00:55:20dans les roues
00:55:21de toutes parts.
00:55:21On lui a quand même
00:55:22savonné la planche.
00:55:23Mais on avance
00:55:24quand même super bien.
00:55:26La boîte était depuis
00:55:27neuf ans en perte
00:55:28de parts de marché.
00:55:28Au onzième mois,
00:55:29on se retrouve en progression.
00:55:33Et donc quand ça s'est arrêté,
00:55:34on s'est dit
00:55:35« On continue l'aventure ensemble ? »
00:55:42À Versailles,
00:55:43on ne brandit pas l'épée.
00:55:45On forge les alliances.
00:55:47Pour Louis XIV,
00:55:48la guerre commence
00:55:49bien avant les canons.
00:55:50Elle se prépare
00:55:51dans les salons
00:55:51entre deux révérences
00:55:53autour d'un traité
00:55:54savamment négocié.
00:55:55Les armées,
00:55:57réorganisées,
00:55:58deviennent un instrument d'État.
00:56:00L'intendant se suit,
00:56:01les cartes sont étudiées,
00:56:03les campagnes sont planifiées
00:56:04depuis les galeries dorées
00:56:06du château.
00:56:07Mais même la meilleure stratégie
00:56:08peut se briser
00:56:09sur l'imprévu du terrain
00:56:10et se solder par un échec.
00:56:22Est-ce que mon grand-père
00:56:23m'a déjà parlé de l'échec ?
00:56:27Je pense qu'il est comme moi en fait.
00:56:29C'est quoi un échec ?
00:56:30C'est-à-dire qu'à un moment,
00:56:30il faut mettre quelque chose
00:56:31en disant « Là, à ce moment-là,
00:56:32je considère que c'est un échec. »
00:56:33Et si tu décides de continuer en fait ?
00:56:36Ce n'est pas un échec.
00:56:37Juste à un moment,
00:56:38si tu es arrivé à un niveau
00:56:39en dessous de ton objectif,
00:56:40qu'est-ce que tu as à faire ?
00:56:41Tu travailles en fait
00:56:42et tu remontes le truc.
00:56:44Qu'est-ce que tu penses
00:56:45que tu dois faire ?
00:56:46Et si tu te trompes,
00:56:48tu reviens en arrière
00:56:49ou tu prends un autre chemin.
00:56:51Et tu dépasses.
00:56:51Ça n'existe pas l'échec ?
00:56:52Non, l'échec, c'était...
00:56:54La réussite, c'est une somme d'échecs
00:56:58qu'on a réussi à résoudre.
00:57:00C'est ça la réussite.
00:57:02Mon obsession absolue,
00:57:04et je pense que ce sera
00:57:04la quête de toute une vie,
00:57:06c'est de comprendre
00:57:08ce qui fait qu'une équipe performe.
00:57:10Je m'inspire beaucoup
00:57:11et j'analyse énormément
00:57:12ce qui s'est passé
00:57:13avec mon grand-père, avec Auchan.
00:57:15Les gens l'ont peut-être
00:57:16oublier un petit peu aujourd'hui,
00:57:17mais c'était une boîte
00:57:17où les gens étaient très heureux,
00:57:18très performants.
00:57:19Et je te pose une petite question
00:57:20un peu précise.
00:57:22Nous, on a recruté un coach
00:57:24il y a huit mois maintenant,
00:57:26parce que ça n'allait pas
00:57:27avec le précédent,
00:57:28et on a dû le faire
00:57:29assez rapidement,
00:57:31et on cherchait quelqu'un
00:57:32qui pouvait performer
00:57:34parce qu'à l'époque,
00:57:34on avait du mal sportivement.
00:57:36Ma question, c'est,
00:57:36qu'est-ce que tu fais
00:57:38quand tu as des gens
00:57:39qui ne vont pas dans la direction
00:57:40que tu as mis en place ?
00:57:41Soit on les forme
00:57:42et ils se laissent former,
00:57:43soit on ne les sait pas les former,
00:57:44et ils n'ont plus
00:57:45qu'à aller travailler ailleurs.
00:57:47Moi, je me souviens d'un truc
00:57:48que tu m'as dit,
00:57:49je pense,
00:57:50200 fois,
00:57:52il vaut mieux un trou
00:57:54que quelqu'un
00:57:54qui ne correspond pas au modèle.
00:57:57Il vaut mieux un trou
00:57:57que quelqu'un
00:57:58qui ne correspond pas au modèle.
00:58:01tant qu'il n'y a pas de trou,
00:58:02on ne remplace pas.
00:58:03Quand il y a le trou,
00:58:04après, on remplace.
00:58:05Oui.
00:58:06Donc, il vaut mieux faire le trou
00:58:07parce que sinon,
00:58:08on ne remplace jamais.
00:58:10Ça, je ne l'ai jamais vu comme ça.
00:58:14Jean-Luc Vasseur
00:58:15n'est plus entraîneur chez nous.
00:58:17C'est quelqu'un
00:58:18avec qui on s'entend très bien.
00:58:19C'est vraiment devenu
00:58:21quelqu'un
00:58:21avec qui on s'entend très bien.
00:58:23mais on s'est rendu compte
00:58:24que le modèle
00:58:25auquel on croit
00:58:26pour réussir
00:58:26ne semble pas être
00:58:28le modèle
00:58:29auquel lui croit.
00:58:31Ce qui a terminé
00:58:32de faire déborder le vase,
00:58:35c'est que son staff
00:58:36et ses joueurs
00:58:37ne le soutenaient plus.
00:58:39Quand ça, ça arrive,
00:58:41tu ne peux pas trop faire autrement
00:58:42que de te séparer
00:58:43de ton coach.
00:58:46C'est ton président
00:58:47qui te recrute
00:58:47et c'est son environnement
00:58:49qui te vire.
00:58:51C'est ça, aujourd'hui,
00:58:52quand il y a ce choix
00:58:53d'entraîneur.
00:58:55Je pense que les dirigeants
00:58:56ils ont envie
00:58:57d'aller au bout.
00:58:58Mais le problème
00:58:59c'est que ça va
00:58:59très très vite aujourd'hui
00:59:00et je pense qu'on a perdu
00:59:02ce côté patience
00:59:03et qu'on est plutôt là
00:59:04pour consommer.
00:59:06Mais c'est comme ça.
00:59:07C'est bon pour moi.
00:59:08C'est bon pour toi.
00:59:09C'est bon pour moi.
00:59:10Merci.
00:59:11A vous de gratter, messieurs.
00:59:14Le club se cherche,
00:59:16je pense.
00:59:16L'équipe se cherche.
00:59:17On voit que depuis
00:59:18qu'Alexandre Mullier
00:59:20et Fabien Lazard
00:59:21ont repris l'équipe,
00:59:22il y a déjà eu
00:59:22quelques changements
00:59:23d'entraîneur.
00:59:24Maintenant, je pense
00:59:25que le club a besoin
00:59:26de stabilité.
00:59:28Ça fait trois coachs
00:59:30qui quittent le club.
00:59:31Si tu regardes
00:59:32les commentaires
00:59:32et ce que disent
00:59:33les gens,
00:59:33on passe pour des pitres
00:59:34alors qu'on bosse
00:59:34comme des malades.
00:59:35On en a parlé
00:59:36avec Fabien.
00:59:37S'il faut perdre
00:59:38les trois, quatre,
00:59:39même cinq prochains matchs
00:59:41et trouver le bon entraîneur,
00:59:43ça nous va.
00:59:44On préfère vraiment attendre
00:59:45que de se précipiter
00:59:46sur quelqu'un
00:59:47qu'on va devoir sortir
00:59:48au bout de sept,
00:59:49huit mois.
00:59:50Si mon entraîneur échoue,
00:59:53le principal responsable,
00:59:54c'est moi.
00:59:55Et c'est moi
00:59:56peut-être dans son recrutement.
00:59:58Et c'est peut-être moi
01:00:00et sûrement moi
01:00:01dans son accompagnement
01:00:03ou dans la relation
01:00:04qui s'est créée entre nous.
01:00:05ça, si j'ai encore vraiment
01:00:08un élément
01:00:09sur lequel je dois progresser,
01:00:12c'est comment bien
01:00:13choisir son entraîneur.
01:00:14Essayons de ne pas faire
01:00:15les mêmes conneries.
01:00:16Ce n'est pas dit
01:00:16qu'on ne se trompe pas,
01:00:17mais au moins poussons
01:00:18le raisonnement au maximum
01:00:20pour essayer d'avoir
01:00:22la personne qui est
01:00:23la plus adaptée,
01:00:24on va dire,
01:00:25à notre projet,
01:00:26avec le modèle qu'on porte
01:00:27et avec qui on puisse
01:00:29se projeter dans le long terme
01:00:30dans le club.
01:00:30Oui, je suis d'accord.
01:00:34On enchaîne ?
01:00:35Versailles-Châteauroux,
01:00:36déjà un match compris
01:00:37dans cette dixième
01:00:38journée de national
01:00:39entre deux ambitieux
01:00:40qui veulent s'éloigner
01:00:41de la zone de rélégation
01:00:42et surtout en terminer
01:00:44avec leur série noire.
01:00:45Jean-Luc Vasseur
01:00:46n'est plus là,
01:00:47c'est Jérémy Clément
01:00:47qui assure l'intérim
01:00:48en attendant de trouver
01:00:49un nouveau coach.
01:00:50Je pense qu'on est une équipe
01:00:51qui manque de confiance.
01:00:52Ce qui nous manque,
01:00:53c'est simplement une victoire.
01:00:54C'est dur à avoir,
01:00:56mais la confiance d'une victoire
01:00:58pour retrouver des choses
01:01:00simples qu'on est capable
01:01:01de faire.
01:01:01On va voir les réponses.
01:01:03On a hâte de voir ça
01:01:04avant quand Jérémy,
01:01:04bon matin.
01:01:05C'est bizarre,
01:01:06mais je sens une ambiance
01:01:06sympa.
01:01:07Oui.
01:01:08Après, il est toujours
01:01:09moins sympa si tu perds,
01:01:10mais...
01:01:11La pression.
01:01:13Je pense que nos dirigeants
01:01:14ne nous mettent jamais
01:01:14la pression.
01:01:16Le groupe de supporters
01:01:17est venu lundi,
01:01:18ils sont même bienveillants.
01:01:20J'ai envie de nous mettre
01:01:21la pression parce qu'on n'a
01:01:22pas gagné depuis deux mois.
01:01:24La vérité que si on perd
01:01:25ce soir, on est relégable.
01:01:27On est relégable.
01:01:43Et les attaquants versaillais
01:01:46commencent à se défendre.
01:01:47Et les attaquants versaillais
01:01:57commencent à se défendre.
01:02:00On est dans le match.
01:02:01On a beaucoup plus de situations.
01:02:02On ne s'agace pas,
01:02:03ça va le faire.
01:02:04Accélère, Samy.
01:02:05Putain, accélère là.
01:02:06Bonjour 0-0 ici à Jean-Blois.
01:02:08Dans une seconde mi-temps
01:02:09assez sauparie.
01:02:10Jamais.
01:02:14Sauparie.
01:02:14Jérémy, il n'a pas
01:02:15besoin d'un mot du match.
01:02:16Il n'a pas de coaching.
01:02:16Il a vu qu'il joue pour.
01:02:17On sait, on sait ça.
01:02:18On sait, mais c'est pour ça
01:02:20qu'on ne gagne pas de matchs
01:02:21non plus aussi.
01:02:23Et Jordan Mendes
01:02:25c'est quoi ça ?
01:02:27Trop facile pour le gardien.
01:02:30C'est un match nul 0-0
01:02:32qui est en train de se profiler
01:02:34alors qu'on est dans le temps
01:02:34additionnel.
01:02:36Il va peut-être y en avant
01:02:37une dernière avec Versailles
01:02:38dans la surface.
01:02:39Le MF1, c'est contré.
01:02:40Faudet au deuxième frontière
01:02:42à la dernière minute.
01:02:45Faudet qui rassit
01:02:46qui délivre tout le monde.
01:02:48Merci Faudet,
01:02:50le héros d'histoire.
01:02:51Versailles va sans doute
01:02:52c'est quasiment fait,
01:02:54c'est fait.
01:02:55Partir avec les trois points
01:02:57de la victoire.
01:02:59Versailles retrouve
01:03:00le goût des vainqueurs
01:03:03grâce à Faudet qui rassit.
01:03:05Des clics pour les hommes.
01:03:07C'est ça, et il est clément.
01:03:25Une nouvelle pourrait ébranler
01:03:27le football français.
01:03:28L'homme le plus riche
01:03:29de l'Hexagone,
01:03:30Bernard Arnault,
01:03:31a annoncé vouloir
01:03:32acquérir un club français.
01:03:34Parfois on dit une bonne chose
01:03:35et on entraîne une autre.
01:03:36Nous c'est plutôt l'inverse.
01:03:51Sous-titrage Société Radio-Canada
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