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[#Journal] Le 12H30 du 16 Juillet 2026

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00:10Bonjour et bienvenue dans le journal de la mi-journée sur GMT TV.
00:15En ouverture, le législateur gabonais entend désormais fixer une taxe sur les sachets et léchets plastiques conformément à la loi
00:22de finances rectificatives 2026.
00:27Et puis un jaminade où du 15 au 16 juillet, le forum africain de l'eau se tient.
00:34Un rendez-vous qui a vu la rencontre de nombreux dirigeants de haut rang parmi lesquels le président de la
00:38république gabonaise Oligin Gemma qui a pris la parole pour porter la voix du Gabon.
00:43Entre bilan des réformes engagées et appel à une action commune, communication présidentielle pour plus de détails dans cet élément.
00:51La loi de finances rectificatives 2026, adoptée par le Sénat, marque une nouvelle étape dans la politique environnementale du Gabon.
01:01En instituant de nouvelles taxes sur les emballages plastiques ainsi que sur les déchets dangereux,
01:06le gouvernement entend responsabiliser davantage les entreprises, encourager une meilleure gestion des déchets
01:11et mobiliser les ressources destinées à financer la protection de l'environnement.
01:15Une réforme qui place désormais la fiscalité au service de la transition écologique.
01:20Alors que la pollution liée aux déchets plastiques et industriels constitue un défi grandissant,
01:26les autorités misent sur l'instrument fiscal pour modifier les comportements des producteurs, des importateurs et des distributeurs.
01:33Cette approche repose sur un principe simple, faire contribuer davantage les activités générant des impacts les plus importants sur l
01:40'environnement.
01:40La LFR 2026 introduit de nouvelles dispositions fiscales applicables aux emballages plastiques et à certaines catégories de déchets dangereux.
01:50A travers ces mesures, le gouvernement souhaite réduire la production des déchets difficiles à traiter
01:55tout en favorisant l'émergence de pratiques plus respectueuses de l'environnement.
02:00Les ressources issues de ces prélèvements ont vocation à soutenir les politiques publiques de gestion des déchets,
02:06de dépollution, de préservation des écosystèmes.
02:09Cette réforme s'inscrit dans une stratégie plus large de fiscalité verte,
02:13qui comprend également la création d'une contribution carbone destinée à accompagner les engagements environnementaux du carbone.
02:21Les entreprises directement concernées, les nouvelles taxes viseront principalement les opérateurs économiques
02:26dont les activités génèrent des emballages plastiques ou des déchets présentant des risques pour l'environnement et la santé publique.
02:33Les entreprises concernées devront intégrer ces nouvelles obligations dans leur gestion financière
02:38et pourraient être incitées à privilégier les emballages recyclables,
02:42à limiter leur production de déchets ou à investir dans des solutions de valorisation et recyclage.
02:49Au-delà de l'objectif budgétaire, cette réforme entend encourager une évolution durable des pratiques industrielles,
02:56en faisant de la fiscalité un levier de protection de l'environnement.
03:00La LFR 2026 envoie un signal clair aux acteurs économiques.
03:04La performance environnementale devient désormais un élément à part entière de la compétitivité des entreprises gabonaises.
03:13De retour au Gabon, on va dans la province de Langounier.
03:16À une vingtaine de kilomètres de Mbigu, le village de Dienga perd progressivement ses principaux services publics.
03:22La fermeture de son école et l'abandon de son dispensaire illustrent le déclin des zones rurales.
03:28Les détails.
03:29Un même sol, une même urgence.
03:31À Djamina, plusieurs chefs d'État se sont retrouvés ce jour pour parler d'eau,
03:35ou plutôt de son absence dans le quotidien de millions de familles africaines.
03:39Parmi eux, les présidents de la République démocratique du Congo, de la Mauritanie, du Benet et de la République tchadienne,
03:45qui lui a officiellement déclaré ouverts les travaux du forum africain consacré à l'eau.
03:50Devant ce parterre de chefs d'État, le président de la République, Brice Clotaire Oleg Ingema,
03:56a pris la parole, la parole pour rappeler un paradoxe qui touche tout le continent,
04:01avant d'exposer la vision du Gabon.
04:03Depuis 2023, le Gabon s'est doté d'un code moderne de l'eau
04:08qui encadre la gestion de la ressource, la régulation des opérateurs
04:15et la réponse aux situations d'urgence.
04:18Nous avons également engagé une réforme majeure,
04:21la séparation de notre opérateur national,
04:25la Société d'énergie et d'eau du Gabon,
04:28ECG, en deux identités distinctes,
04:32l'une dédiée à l'eau et l'autre à l'électricité.
04:38Le chef de l'État a rappelé que l'accès à l'eau potable est inscrit comme droit fondamental dans
04:43la Constitution gabonaise
04:45et qu'il constitue le premier pilier de son projet de société.
04:49Un pacte national hydrique est aujourd'hui en cours,
04:52avec un portefeuille de projets prioritaires évalué à plus de 1 700 milliards de francs CFA.
04:58Mais le président n'a pas éludé les difficultés.
05:01Devant ses homologues, il est revenu sans détour sur la crise que traverse Libreville depuis plusieurs années.
05:07Je me dois ici de tenir un discours de vérité.
05:12Depuis 2014, Libreville traverse une grave crise d'approvisionnement en eau.
05:19Au premier semestre de cette année 2026,
05:23nous avons déclaré en toute responsabilité l'état d'urgence hydrique.
05:31mobiliser les brigades et encadrer systématiquement la distribution informelle de l'eau
05:38qui s'était établie dans notre capitale.
05:46Le chef de l'État a également plaidé pour des financements mieux adaptés aux réalités africaines
05:50et pour que les grands chantiers s'appuient davantage sur les compétences locales
05:54plutôt que sur une assistance technique importée.
05:57Pour gagner cette bataille, il apparaît impérieux
06:01de solliciter et d'encourager nos institutions financières africaines
06:06à jouer pleinement leur rôle à nos côtés.
06:11Nous les invitons à accompagner nos États
06:14avec des conditions de financement adaptées, innovantes
06:19et véritablement favorables à nos réalités.
06:25C'est donc un appel à l'action collective pour que l'accès à l'eau cesse d'être un
06:30vœu
06:30et devienne, comme il a résumé, une réalité concrète pour chaque citoyen du continent.
07:04Dans la revue de presse, on parle numérique.
07:06Avec une stratégie d'intelligence artificielle, voilà peut-être la plus grande illusion
07:09numérique du pays, dit-on si d'avant Rivion.
07:13A une vingtaine de kilomètres de Mbigo, nous arrivons à Dianga,
07:17dans le département de la Bumi-louéti.
07:20Ici, le calme du village cache une réalité plus inquiétante.
07:24Les principaux services publics ont progressivement disparu.
07:27L'école ne reçoit plus d'élèves, le dispensaire ne soigne plus personne
07:31et au fil des départs, Dianga semble lentement s'effacer.
07:36Autrefois, cette école primaire rythmait la vie de la communauté.
07:40Aujourd'hui, les hautes herbes recouvrent les bâtiments.
07:43La maison du directeur, elle aussi abandonnée,
07:45témoigne de plusieurs années sans activité pédagogique.
07:49Selon le chef du village, les absences répétées des enseignants
07:52ont progressivement découragé les familles.
07:55Donc, on a envoyé les enfants et les enseignants.
07:58Quand l'enseignant part, pour leur histoire de toucher son argent,
08:02il part un mois, deux mois.
08:05Quand il vient, il y a deux semaines à l'école.
08:08C'est comme ça que les parents des élèves ont pu...
08:11Vous préférez les envoyer ailleurs ?
08:12Oui.
08:13Donc, en fait, les enseignants ont participé à ce que...
08:17Il y a eu l'exode des élèves ?
08:19Oui.
08:19Pour continuer leur scolarité, les enfants doivent désormais quitter Dianga
08:23et vivre chez des proches dans d'autres localités.
08:26Une contrainte qui sépare les familles et accélère le dépeuplement du village.
08:31Sans école, les jeunes partent et lorsque les enfants s'en vont,
08:34les parents finissent souvent par les suivre.
08:36À quelques mètres de là, le dispenseur raconte la même histoire.
08:40Il est fermé depuis plus de dix ans,
08:42après le départ à la retraite de l'agent de santé, jamais remplacé.
08:47Et le dispenseur ?
08:49Oh, le dispenseur, ça là, c'est plus de dix ans déjà.
08:54Après que l'infirmier a pu s'arrêter l'agent...
08:57Donc, on ne peut pas l'agent de la retraite ?
08:59Oui.
09:00Donc, il peut l'agent de la retraite, c'est fini, puis personne ne vient.
09:03C'est fini, personne n'a pas envoyé, a pas réclamé, tout ça.
09:07À Dianga, tomber malade signifie parcourir plusieurs kilomètres,
09:11étudier signifie quitter sa famille.
09:13Avec ses bâtiments gagnés par la végétation,
09:17c'est donc tout l'avenir d'une communauté qui se fragilise.
09:20Les habitants réclament aujourd'hui le retour d'une école,
09:22d'un infirmier et d'une présence publique capable d'empêcher Dianga
09:26de devenir un village sans enfants, sans soins et bientôt, sans habitants.
09:42Chez l'AGP, le président de la Cour constitutionnelle de Donéa,
09:45Baouwono, a reçu hier une délégation de l'Union des agents retraités
09:49des forces de défense et de sécurité du Gabon,
09:51venus porter à la connaissance de la haute juridiction
09:54les préoccupations liées aux droits sociaux et aux prestations financières
09:57des anciens serviteurs de l'État.
09:59Les membres de l'Union réclament le paiement de plusieurs droits,
10:02avantages et prestations qu'ils estiment leur être dues au regard des années de service
10:06rendu à la nation.
10:07Ils dénoncent notamment un traitement différencié entre les catégories d'agents
10:10au moment de la retraite, estimant que l'application des textes en vigueur
10:14ne profiterait qu'à une partie des bénéficiaires.
10:17À l'international au Zimbabwe, le gouvernement a annoncé
10:21que près de 100 000 de ses ressortissants avaient été rapatriés d'Afrique du Sud
10:25dans un contexte de tensions liées à l'immigration dans ce pays voisin.
10:28Le ministre de l'Information, Djemu Souda, a indiqué mardi que 99 098 Zimbabweens
10:35a été rentrés dans leur pays depuis le 28 mai, les femmes et les enfants représentant
10:3970% des personnes rapatriées.
10:42Djemu Souda a également précisé que le Zimbabwe apportait son assistante
10:46aux ressortissants malawites et zambiens transitant par son territoire
10:50tout en renforçant les opérations aux frontières afin de gérer l'afflux des personnes.
10:57L'Union européenne a annoncé mercredi 15 juillet avoir accepté les mesures proposées
11:02par Higgs et le réseau social d'Elon Musk pour remédier aux infractions
11:06qui lui ont valu une amende de 120 millions d'euros à la fin de 2025.
11:10C'est un pas important dans la bonne direction, dit cite Thomas Rignier,
11:17porte-parole de la Commission européenne en matière de numérique,
11:20ajoutant que les mesures approuvées vont apporter aux chercheurs,
11:24à la société civile et au grand public une meilleure transparence
11:27à propos des systèmes de Higgs et de leur impact sur les utilisateurs.
11:31Il faut rappeler que Bruxelles avait infligé cette amende inédite à Higgs en décembre
11:35pour sanctionner trois infractions de la plateforme vis-à-vis du règlement européen
11:39sur les services numériques, le DSA, lit-on chez le Monde.
11:53Voilà pour l'actualité, on passe au verre d'une qui est de Yves-Fernand Monfombi,
11:56ancien directeur général du budget et ancien ministre de la Source et Facebook.
11:59L'évaluation doit devenir une exigence permanente,
12:02une politique publique qui n'est pas mesurée finit toujours par coûter plus qu'elle ne rapporte.
12:08Chaque franc investi doit pouvoir démontrer son impact sur l'emploi,
12:12la croissance, l'éducation, la santé ou le pouvoir d'achat.
12:15L'État moderne ne protège pas ses procédures, il rend compte de ses performances.
12:20Point final à ce journal, merci à vous d'avoir suivi,
12:22bonne suite des programmes sur JMT TV, à demain, au revoir.
12:25Sous-titrage Société Radio-Canada
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