00:00Moi, je vais vous dire, jamais Marine Le Pen redressera la France. Marine Le Pen, elle est la continuatrice de
00:07tout ce qui a enfoncé la France. Elle se présente comme une candidate anti-système, mais elle est le système
00:13même.
00:13Mais Marine Le Pen, c'est l'héritage d'Emmanuel Macron ?
00:15Non, ce que je veux dire par là, qu'est-ce qui a coulé la France ? C'est l
00:19'assistanat. Et elle veut prolonger l'assistanat. La preuve, elle n'a pas voté la réforme des retraites, la réforme
00:25de l'assurance maladie et les 15 heures de contrepartie du RSA.
00:28Elle veut l'assistanat. C'est ce qui a coulé la France. Ceux qui nous regardent, je leur pose la
00:33question d'ailleurs. Qu'est-ce qu'on veut demain ? Taxer toujours plus ceux qui bossent, ceux qui travaillent
00:38et subventionner ceux qui abusent ?
00:41Non, moi, je veux que le travail paye demain. On ne se relèvera pas sans le travail. Et je veux
00:46aussi taper l'assistanat parce que c'est la source justement de nos problèmes économiques.
00:51Donc, la France, je pense, s'enfoncerait avec elle. Et moi, je dénoncerais ce que j'appelle son gauchisme d
00:57'atmosphère, vous voyez ?
00:59C'est en ça que c'est plutôt une bonne nouvelle pour vous. Jean-Anne Bardella, il avait une ligne.
01:02Il a une ligne un peu plus libérale qui empiète peut-être un peu plus sur l'électorat de droite.
01:07Alors que Marine Le Pen, c'est ni droite, ni gauche. Vous allez pouvoir, pendant toute la campagne, dire en
01:12quelque sorte qu'elle a un programme socialiste.
01:15Pardon, je donne peut-être vos éléments de langage de la campagne. Mais ça vous offre un petit espace politique
01:20supplémentaire ? Le fait que ce ne soit pas Jordan Bardella ?
01:22Je ne le crois pas vraiment. Je pense en tout cas, vous parlez de Jordan Bardella ou d'elle. Ce
01:29qui caractérise le Rassemblement national, c'est d'avoir changé de pied sur quasiment tous les sujets.
01:33Regardez, là, ils se disputent sur le port du voile. Faut-il interdire dans l'espace public le port du
01:39voile ?
01:39Ils sont changés d'avis, comme sur le Frexit, sur l'euro, sur l'Europe, comme sur l'immigration, puisque
01:45c'était l'immigration zéro.
01:46Donc, il n'y a pas vraiment de ligne. Comme ils sont, si j'ose dire, démagogues, on va dans
01:51le sens du vent.
01:52Alors si le sens du vent vous commande d'aller comme la girouette dans une direction, ils y vont.
01:57Et puis le lendemain, ils peuvent inverser. Et ce n'est pas bon pour la France.
02:00Je pense justement, le « en même temps » d'Emmanuel Macron a fait beaucoup de mal à la France.
02:05Et je pense que demain, si on veut remettre la France à l'endroit, c'est ce que je souhaite,
02:10il va falloir une ligne, qu'on s'y tienne, de la constance, de la cohérence.
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