- il y a 2 jours
Xavier Moreau et Mike Borowski vont discuter de la faillite de la stratégie de l'OTAN et du délitement du régime de Kiev
L'Ukraine traverse aujourd'hui une crise de légitimité politique sans précédent. Le mandat présidentiel de Volodymyr Zelensky a expiré sans qu'aucune élection ne soit organisée pour le renouveler. Sur le terrain, l'armée ukrainienne subit un recul critique dans le Donbass et fait face à une poussée russe impossible à contenir.
Derrière ce chaos, les agents du pouvoir à Washington et à Bruxelles tentent de masquer l'effondrement de leur stratégie. Selon toute vraisemblance, le cabinet présidentiel ukrainien instrumentaliserait l'aide financière occidentale à des fins personnelles. Face à l'échec militaire de l'OTAN, le régime de Kiev pourrait basculer dans des actions asymétriques désespérées pour maintenir l'illusion d'une résistance.
Cette guerre par procuration sert également de levier pour affaiblir durablement l'Union européenne. Les sanctions économiques ont provoqué le sabotage industriel de l'Allemagne, dont les usines historiques s'exilent désormais vers les États-Unis. Pendant que l'Europe se ruine, Washington tire profit de la détresse de ses propres alliés en captant leurs richesses.
Face à cette réalité implacable, comment les dirigeants occidentaux justifieront-ils le gouffre financier imposé à leurs contribuables ? Jusqu'où le régime de Kiev est-il prêt à aller pour conserver son emprise ? L'effondrement militaire de l'Ukraine va-t-il provoquer un séisme politique majeur en Europe ? Il est urgent de comprendre les dessous de ce basculement historique avant que l'onde de choc ne frappe notre quotidien.
L'Ukraine traverse aujourd'hui une crise de légitimité politique sans précédent. Le mandat présidentiel de Volodymyr Zelensky a expiré sans qu'aucune élection ne soit organisée pour le renouveler. Sur le terrain, l'armée ukrainienne subit un recul critique dans le Donbass et fait face à une poussée russe impossible à contenir.
Derrière ce chaos, les agents du pouvoir à Washington et à Bruxelles tentent de masquer l'effondrement de leur stratégie. Selon toute vraisemblance, le cabinet présidentiel ukrainien instrumentaliserait l'aide financière occidentale à des fins personnelles. Face à l'échec militaire de l'OTAN, le régime de Kiev pourrait basculer dans des actions asymétriques désespérées pour maintenir l'illusion d'une résistance.
Cette guerre par procuration sert également de levier pour affaiblir durablement l'Union européenne. Les sanctions économiques ont provoqué le sabotage industriel de l'Allemagne, dont les usines historiques s'exilent désormais vers les États-Unis. Pendant que l'Europe se ruine, Washington tire profit de la détresse de ses propres alliés en captant leurs richesses.
Face à cette réalité implacable, comment les dirigeants occidentaux justifieront-ils le gouffre financier imposé à leurs contribuables ? Jusqu'où le régime de Kiev est-il prêt à aller pour conserver son emprise ? L'effondrement militaire de l'Ukraine va-t-il provoquer un séisme politique majeur en Europe ? Il est urgent de comprendre les dessous de ce basculement historique avant que l'onde de choc ne frappe notre quotidien.
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00:00Est-ce qu'il est encore chef des armées, pour le coup ?
00:02Est-ce qu'il est président de manière légale ?
00:06Le fait qu'on a attendu tous ces mois, est-ce que ce n'est pas un peu bizarre ?
00:11A-t-il des challengers aussi, face à lui ?
00:13Alors, il faut savoir que l'Ukraine, d'après Maïdan, est une semi-dictature,
00:18puisque des partis sont interdits, le parti communiste est interdit,
00:21des partis d'obligation sont interdits, mais sous Zelensky, il y a une persécution qui est faite,
00:26Mariupol est mise en coupe réglée par la mafia du régiment Azov,
00:30pareil pour la ville de Kharkov, donc la répression, on y va très fort, elle est sanglante.
00:37Mais il y a une accélération sous Zelensky au début de l'année 2021,
00:41puisqu'entre mars et avril, il arrête son principal opposant, Medvedchouk,
00:44qui aujourd'hui a été échangé au début du conflit et réfugié politique en Russie,
00:48et il ferme les trois télés d'opposition.
00:52Donc ça, c'est entre mars et avril, il y a vraiment un durcissement du régime
00:55qui vraisemblablement prépare l'offensif qu'il aurait dû avoir lieu dans le Donbass
00:59si la Russie n'avait pas pris les devants.
01:01Donc le régime est devenu un régime dictateur, c'est une dictature.
01:05Évidemment, avec la guerre, ça justifie toutes les lois d'exception,
01:10mais le problème, c'est qu'il y a quand même une constitution,
01:13alors même si la constitution ukrainienne, tout le monde s'assoit dessus,
01:15à peu près comme la constitution française d'ailleurs,
01:18depuis 30 ans, elle est quand même là,
01:23et normalement, dans la mesure où il n'y a pas eu d'élection présidentielle,
01:25le chef du gouvernement, le président doit être le président du Parlement,
01:30qui est un membre du parti de Zelensky,
01:36donc, comment s'appelle, Slougar Naroda, le service du peuple,
01:40donc lui, il a dit non, je n'en veux pas,
01:41dans ce cas, il doit y avoir des élections.
01:43Et pourquoi n'y en aurait-il pas ?
01:44Il y en a eu en Russie.
01:47Mais évidemment que Zelensky n'est pas populaire.
01:50Donc, c'est trop risqué pour lui.
01:52Il peut perdre ?
01:52Il peut perdre, surtout si vous avez un général,
01:55vous savez, dans ces moments difficiles,
01:57le nombre de la France,
01:59en 40, on nous sort...
02:00Le général Cousteau, tu dirais qu'il se plantait.
02:02Le maréchal Pétain de la Neuf-Taline.
02:04Voilà.
02:06En 44, c'est le général de Gaulle qui défile sur les Champs-Elysées.
02:09Donc, en fait, en cas de crise, on a envie de voir des galons,
02:12ce qui n'est pas forcément toujours une bonne idée.
02:13Mais le fait est, donc, quelqu'un comme le général Zaloujnay
02:16qui est parti avant que l'Ukraine subisse ses plus grandes défaites,
02:21puisque, en fait, je pense qu'aujourd'hui,
02:22elle subit ses plus grandes défaites.
02:23C'est pire que la contre-offensive qui rate l'été dernier,
02:26c'est l'échec d'une contre-offensive.
02:28Mais ce n'est pas ce reflux du Donbass
02:30où le terrain, la densité de la population,
02:34la densité urbaine, la densité industrielle
02:36permet d'avoir créé les meilleures lignes de défense,
02:38possibles et imaginables.
02:39Donc, aujourd'hui, là, c'est très, très grave
02:41ce qui se passe pour l'État autonome qui vient.
02:45Et donc, aujourd'hui, Zelensky a un problème de légitimité.
02:47Il n'est pas légal, ça c'est sûr,
02:49et il a un problème de légitimité.
02:50Donc, il ne peut pas s'exposer à des élections.
02:52Et le problème aussi, c'est que Zelensky n'est pas tout seul.
02:54Derrière lui, il y a des gens dont on entend moins parler.
02:56Mais Yermak, par exemple, qui est son chef de cabinet,
02:58qui contrôle toute la mafia autour de Zelensky,
03:00c'est lui qui organise le vol
03:02de tout ce que vos impôts permettent de donner à l'Ukraine.
03:06Et donc, lui, il n'a pas du tout envie
03:09que Zelensky perde le pouvoir.
03:10Parce que, quelle que soit la personne qui le remplace,
03:14à moins que ce soit lui-même, ce soit Yermak,
03:16eh bien, il va mettre son équipe à lui.
03:20Pour voler.
03:20Parce que tout le monde va vouloir voler.
03:21C'est comme en France, en fait.
03:23Tout le monde va à bout du gâteau démocratique, républicain.
03:27Donc, personne n'a envie de changer ce qui se passe,
03:29mais tout le monde a envie de manger.
03:30En Ukraine, c'est exactement pareil qu'en France.
03:32Mais en plus grave, parce que le pays est en guerre.
03:35Donc, Zelensky a un gros problème de légitimité.
03:37Il a très peur de l'arrivée de Trump.
03:39Parce que Trump est imprévisible.
03:41On ne sait pas trop ce qu'il va faire.
03:42D'ailleurs, les Russes ne parient pas là-dessus.
03:44Mais, effectivement, il était sûr du soutien des démocrates.
03:47Ça, il en était sûr.
03:48Du soutien des républicains.
03:50En plus, le parti républicain s'est largement trumpisé.
03:54Vance, qui est le potentiel vice-président de Trump,
03:59est très anti-participation.
04:02Ce n'est pas qu'il aime la Russie,
04:02mais il n'a pas envie que les États-Unis gaspillent leur argent
04:05dans une guerre qu'il estime, à juste titre, perdue d'avance.
04:10Donc, c'est très, très mal parti.
04:12Si c'est Trump, on va voir.
04:14Je dirais que, de toute manière, même si c'est les démocrates,
04:15c'est très mal parti.
04:17Mais il peut y avoir une accélération de la part de Poutine
04:19pour peut-être arrêter avant les présentiels.
04:23Là, Poutine a dit qu'il n'y aurait pas de négociation
04:25tant qu'il y aurait des soldats ukrainiens présents
04:29dans la région de Kursk.
04:31Donc, on ne peut pas exclure que Zelensky donne l'ordre
04:33de se retirer de la région de Kursk
04:34en signe de bonne volonté vis-à-vis de la Russie.
04:37En tout cas, c'est ce que nous vendra LCI
04:39si ça arrive, pour qu'on puisse reprendre les négociations.
04:42Mais je pense que la Russie n'a pas envie de négocier.
04:45Poutine a fait une proposition de négociation
04:47au début de l'année
04:49qui disait
04:49« Vous évacuez votre armée de tous les territoires,
04:52y compris les nouveaux territoires de la Russie. »
04:54Donc, c'est-à-dire, y compris des territoires
04:55qui ne sont pas occupés par l'armée russe.
04:57Ils auraient dû accepter.
04:59Maintenant, une fois que les Russes auront pris Pakrovs,
05:01qu'ils vont rentrer dans la région de Népropetrovsk
05:04ou Katarineslav, si vous préférez,
05:06je pense qu'ils vont continuer jusqu'au Népropetrovsk.
05:09Et puis surtout, il y a le fait...
05:10Jusqu'à Odessa ?
05:12D'une manière ou d'une autre,
05:13je pense que les Russes prendront Odessa.
05:14Peut-être dans le cadre d'accords...
05:16Le fait même de neutraliser Odessa au sens propre du terme,
05:19ça, ça vaudra dire une prise de contrôle par la Russie.
05:21Elle y organisera un référendum dans 5 ans.
05:24Et que ce soit Odessa,
05:26Nikolaïev, qui sont des villes russes,
05:28la population...
05:29LCI a découvert, j'ai vu,
05:31qu'à Pakrovsk,
05:32les habitants informaient l'armée russe.
05:36Mais vous aviez un chef du bataillon Azov,
05:40enfin, maintenant, de la brigade Azov,
05:42qui avait donné une interview que j'avais citée
05:44dans un de mes bulletins,
05:45et qui disait, de toute manière,
05:46il faudrait vider la ville de Kharkov,
05:48parce que dès que les Russes vont approcher,
05:49les habitants de Kharkov vont renseigner
05:51les Russes à l'endroit où on est.
05:53Et vous avez des frappes dans la ville de Kharkov,
05:56dans la ville de Poltava,
05:57cette fameuse frappe où on estime
05:59qu'il y aura plusieurs centaines de morts,
06:01non seulement des spécialistes ukrainiens,
06:03mais des Suédois, des Tchèques,
06:06des Polonais ou des Français, je ne sais pas.
06:08Tout ça a été permis grâce au renseignement
06:10des partisans de la Russie,
06:12et il y en a énormément.
06:13Enfin, toute cette zone-là,
06:14ce qu'on appelle la Nouvelle-Russie,
06:16c'est une zone russe.
06:18Et les Odécides sont fiers de leur identité russe.
06:20On leur a enlevé...
06:21Ils ont fait la même chose que les bolcheviques.
06:24Il y a deux fois, on a enlevé la statue
06:26du fondateur, enfin, des fondateurs
06:29de la ville d'Odessa.
06:30Donc, c'est la Grande Catherine
06:31et le Duc de Richelieu, un Français.
06:33C'était les bolcheviques en 1924
06:35et les bandéristes, il y a deux ans.
06:39J'ai reçu ici même Sylvain Baron
06:41qui a passé deux ou trois semaines
06:44dans la région de Zaporizhia.
06:46On a montré d'ailleurs des extraits
06:47de son reportage
06:48et on voyait des gens
06:51assez contents d'avoir
06:54les Russes avec eux.
06:55Et ils expliquaient aussi d'ailleurs
06:56que les Ukrainiens
06:58tiraient à balles réelles
06:59et à missiles réels, même si je puis dire,
07:02contre l'usine nucléaire de Zaporizhia.
07:06Oui, tout à fait.
07:07Donc, ils s'en foutent en fait.
07:08Écoutez, c'est simple.
07:09Il y a quatre centrales nucléaires en Ukraine.
07:12Il y a celle de Zaporizhia
07:14que tout le monde connaît.
07:14Il y en a une qui est dans la région
07:16de Nikolaev, donc au sud-ouest
07:17et il y en a deux qui sont au nord-ouest.
07:25Je ne me souviens plus des endroits...
07:28Mais peu importe.
07:29Et donc, les Russes s'en sont
07:30à pareil d'une.
07:32Celle-là est bombardée en permanence.
07:33La centrale de Kursk a été bombardée,
07:35ça a été reconnue par la IEA
07:37qui ne dit pas qui tire.
07:38Ce n'est pas son rôle.
07:40Mais elle a reconnu qu'il y en a trois
07:41qui n'ont jamais été bombardées.
07:43C'est les trois qui sont encore contrôlés par Kiev.
07:47Moi, ce qui m'inquiète,
07:48et j'ai vu ça sur le site de LCI,
07:50c'est que le Pentagone a dit qu'il s'inquiétait,
07:53la Maison-Blanche,
07:55parce qu'il pensait que les Russes
07:56allaient bombarder ses centrales.
07:57Donc ça, c'est une manière de dire...
07:59Parce que c'est vrai que le narratif
08:01est un peu compliqué.
08:02D'expliquer que c'est les Russes
08:03qui bombardent leur propre centrale,
08:05c'est un peu d'expliquer
08:06que les Russes ont fait sauter
08:07leur propre gazoduc,
08:10ou ont fait sauter le barrage de Karhovka
08:13qui permettait d'alimenter le canal de Crimée-Nord
08:15qui a alimenté en eau la Crimée.
08:17Après, on peut croire aussi que la terre est plate,
08:19mais globalement, c'est un narratif...
08:20Donc pour équilibrer le narratif,
08:22il faudrait qu'il y ait des bombardements
08:23sur les trois centrales
08:24qui sont bombardées par Kiev.
08:25Donc si on parle d'escalade,
08:27je pense qu'aujourd'hui,
08:28et d'ailleurs l'action sur la centrale nucléaire de Kursk
08:31a montré que l'OTAN,
08:35en tout cas la CIA, le MI6,
08:37sont à court d'idées,
08:38et que donc, normalement,
08:39quand vous avez perdu une guerre,
08:41vous basculez dans la guérilla,
08:42dans la guerre de partisans.
08:43Mais le problème,
08:44c'est qu'il ne peut pas y avoir
08:44de guerre de partisans
08:45dans ces territoires
08:46qui sont profondément russes.
08:47D'ailleurs, vous n'avez pas
08:48de mouvement de partisans
08:49à s'apparanger,
08:51dans le Danbas, évidemment non,
08:52à Kherson, dans la partie
08:53qui est contrôlée par les Russes,
08:55bien sûr, pas en Crimée.
08:56Donc, en fait,
08:57vous allez encore sauter une étape
08:58et on va passer à la guerre du terrorisme.
09:00Et aujourd'hui,
09:01Al-Watan a publié un article
09:03qui disait que
09:04le général
09:05qui commande le renseignement
09:06militaire ukrainien,
09:09j'ai oublié son nom,
09:11Boutouna Boutin,
09:13peu importe vous trouvez,
09:14c'est sur Al-Watan,
09:15est en contact avec Al-Nosra,
09:17qui fait du bon boulot,
09:18souvenez-vous,
09:20pour recruter.
09:21Donc, après avoir combattu
09:22les Syriens,
09:23dont les chrétiens,
09:24on peut bien le rappeler,
09:25en Syrie,
09:26eh bien,
09:26ils vont demander
09:27de recruter
09:28pour envoyer des troupes
09:29combattre les Russes
09:30en Ukraine.
09:31Mais tu sais comment
09:31je fais pour savoir
09:34s'il y a victoire
09:35militaire russe
09:37en Ukraine ?
09:38Non.
09:39Je regarde LCI
09:40et quand je vois qu'il n'y a rien,
09:41ça veut dire que là,
09:44c'est plié, quoi.
09:45Je ne comprends pas,
09:46c'est qu'ils se jettent,
09:47par exemple,
09:47sur l'affaire de course,
09:48qu'il fallait attendre un petit peu.
09:49Moi, j'ai attendu un petit peu,
09:50je me suis dit
09:51qu'est-ce qu'ils sont en train de faire,
09:51qu'est-ce qu'ils bricolent ?
09:52Il y a peut-être une idée derrière.
09:53L'idée, c'était, effectivement,
09:54il y avait la centrale nucléaire,
09:56ce n'était pas idiot.
09:57C'était très dangereux,
09:58mais ce n'était pas idiot.
10:00Et eux, alors tout de suite,
10:01ça y est,
10:01c'est l'émerveillement,
10:02c'est...
10:04Et bon, bah...
10:05Mais moi,
10:05je ne comprends pas
10:06ce narratif
10:07qu'ils veulent nous vendre.
10:08Je ne comprends pas.
10:09C'est...
10:09À quoi sert ?
10:10C'est comme, par exemple,
10:11expliquer que les Russes
10:12ont beaucoup plus de pertes
10:13que les Ukrainiens,
10:14alors qu'on reconnaît
10:15dans le même temps
10:15qu'ils ont une supériorité
10:16de puissance de feu,
10:17je cite Zelensky,
10:18de 1 contre 12.
10:19En moyenne,
10:20depuis le début du conflit,
10:20on est au moins à 1 contre 6.
10:22Les Russes ont la parfaite
10:23maîtrise du ciel.
10:24J'ai dit,
10:24ils balancent des bombes planantes
10:26qui ne leur coûtent rien
10:27de 3 tonnes,
10:27d'une tonne 5,
10:28de 500 kilos,
10:29de 250 kilos
10:29toute la journée.
10:30Ça aussi,
10:31c'est Zelensky le dit.
10:31Mais malgré ça,
10:33les Russes ont plus de pertes
10:34que les Ukrainiens.
10:34Comment tu expliques ce narratif ?
10:35Je pense qu'on est,
10:36encore une fois,
10:37ce sont les biais cognitifs
10:38d'un régime
10:39qui est en train
10:39de perdre la guerre.
10:40C'est-à-dire quoi ?
10:41C'est-à-dire que le régime,
10:42c'est pas que l'Ukraine,
10:44mais c'est-à-dire que
10:44tu penses que l'Occident,
10:46là,
10:47est en train
10:47de s'affaisser.
10:50En fait,
10:50c'est le Titanic,
10:51l'Occident,
10:51il fait croire que...
10:52Quand on écoute
10:53les discours de Borrell,
10:54de Stoltenberg,
10:56d'une partie,
10:58même du coup,
10:59des ministres,
11:00alors je ne sais plus
11:00où ils en sont,
11:00mais j'aime bien le Macron,
11:01en fait,
11:01il y a toujours,
11:02on ne peut pas perdre cette guerre.
11:04Et ils ont raison.
11:08La Russie, seule,
11:09avec un peu d'aide
11:09de la Corée du Nord,
11:10élirent les accords dans l'heure.
11:12Mais contre une coalition,
11:13contre une coalition militaire
11:14unique au monde
11:15qui s'appelle l'OTAN.
11:16Donc, il y a 32 membres,
11:17mais il y en a,
11:18bon, il y en a 3
11:18qui ne participent pas,
11:20ou à moitié,
11:21comme la Turquie,
11:24la Hongrie
11:24ou la Slovaquie.
11:27Mais en même temps,
11:27il y a le Japon,
11:29la Corée du Sud,
11:30l'Australie
11:31qui participent.
11:32Donc,
11:32cette immense coalition
11:34a échoué,
11:35est en train de perdre
11:35contre la Russie.
11:36Et donc, normalement,
11:37de telles défaites militaires
11:39entraînent des bouleversements politiques.
11:40Lesquelles, par exemple ?
11:41Eh bien,
11:42une remise en cause
11:43de la confiance
11:45que les citoyens
11:46ont
11:47vis-à-vis de l'Union Européenne,
11:48vis-à-vis de la France.
11:49Oui, mais en France,
11:50il y a des défaites
11:51faramineuses
11:52électorales.
11:53Ce n'est pas électorale,
11:54c'est une défaite...
11:55Peut-être,
11:56c'est un cap au-dessus encore ?
11:571870,
11:58Napoléon III,
11:59le règne de Napoléon III
12:00s'arrête à Sedan.
12:02Oui, mais les Allemands,
12:03après,
12:04Bismarck vient
12:05sur Paris,
12:06sur Versailles,
12:06etc.
12:07Poutine ne le fera pas.
12:08Non, mais ce que je veux dire,
12:09c'est que même si...
12:12C'est la défaite militaire
12:13qui entraîne
12:14des grandes...
12:14L'échec contre le Japon
12:16en 1905
12:17de l'Empire russe
12:18entraîne une révolution
12:19qui échoue
12:20une première fois en 1905,
12:21mais elle prépare celle
12:22qu'aura lieu du son après
12:23qui est liée
12:24à l'échec militaire
12:25sur le front.
12:26Tu penses qu'il peut y avoir
12:28une révolution comme ça ?
12:29En France ?
12:29Oui, parce qu'en fait,
12:31on vit...
12:31Les Français ne se rendent pas compte
12:32parce que beaucoup
12:32ne voyagent pas
12:33ou pas où il faut.
12:35Mais il suffirait
12:36qu'ils aillent...
12:37Je parle souvent de Moscou,
12:38mais Singapour,
12:39Pékin,
12:41des tas de...
12:42Le Maroc,
12:44plus près de chez nous.
12:45Ils vont voir
12:45des pays qui fonctionnent mieux,
12:47où il y a une vraie justice,
12:48où il y a une sécurité,
12:49etc.
12:49Et aujourd'hui,
12:50en fait,
12:50le régime leur bourre le crâne
12:52en leur expliquant
12:53que oui,
12:54c'est nul,
12:55on est en train
12:56de se tirer,
12:56on disait,
12:56mais c'est pire ailleurs.
12:58Et je voyais très bien,
12:58j'ai publié...
12:59Oui, c'est mondial, quoi.
13:00Voilà.
13:01J'ai publié un tweet,
13:04parce qu'une information
13:05qui était sortie sur Internet,
13:05sur la manière
13:06dont la Chine a dépassé
13:08en production de voitures
13:09depuis 1951
13:10jusqu'à nos jours.
13:11Et la France,
13:11qui était dans les trois premiers,
13:13a été déclassée.
13:14Et j'ai dit,
13:16les Français ont eu
13:17François Mitterrand,
13:18les Chinois ont eu
13:19Deng Xiaoping.
13:20Et voilà le résultat.
13:21Et l'une des réactions
13:23d'un rageux,
13:25ça a été de dire
13:27oui, mais la Russie
13:28c'est encore pire.
13:28Mais je ne vous parle pas
13:29de la Russie,
13:30je vous parle de la France.
13:31Et le problème,
13:32c'est que ça,
13:32c'est qu'aujourd'hui,
13:33il y a eu un article
13:34qui est sorti dans Les Echos,
13:35je crois,
13:36qui nous explique
13:36que l'économie chinoise
13:37va s'effondrer.
13:38Bon, ça fait 20 ans
13:38qu'on nous l'explique.
13:39Que c'est la catastrophe
13:41immobilière,
13:41etc., etc.
13:42C'est faux.
13:45C'est un cycle économique
13:47qui a des crises,
13:48mais ça ne va surtout pas...
13:49En tout cas, je vois toujours
13:49des Chinois galère Lafayette
13:51et c'est le concert,
13:52ce n'est pas nous.
13:53Donc nous, on n'existe pas.
13:54Mais cela dit,
13:55donc en fait,
13:56tous ces articles-là
13:56visent à expliquer aux Français
13:58bon, c'est vrai
13:58qu'on a complètement raté,
13:59le pays est super endetté,
14:01on vit dans une insécurité
14:02la plus totale.
14:03Mais ça va bien.
14:03Il y a une inflation de dingue.
14:05Mais c'est pire ailleurs.
14:06Et le problème,
14:07c'est que quand vous allez avoir
14:08cette Russie
14:09qu'on nous a présentée
14:10comme attardée,
14:12mal commandée,
14:13mal dirigée,
14:15heureusement,
14:16je dirais heureusement
14:16que les Français
14:17ne sont pas doués pour les langues
14:17et qui ne vont pas
14:18sur les médias américains.
14:20Tout le 5 du mois,
14:21Bloomberg fait l'inventaire
14:23de combien la Russie
14:23a gagné grâce aux exportations
14:25d'hydrocarbures
14:25sous sanction.
14:27Alors, je salue
14:28Sativa Monologue
14:30qui nous a fait un don
14:30de 10 francs suisses.
14:33Merci.
14:33On nous regarde aussi en Suisse.
14:35Tiens, on a un petit
14:38sondage qu'on a fait.
14:413 165 personnes
14:42ont voté
14:43durant l'émission.
14:44Selon vous,
14:45quelle est la probabilité
14:45qu'une troisième guerre mondiale
14:47éclate prochainement ?
14:48Élevé 53%,
14:50faible 33%,
14:52aucune chance 14%.
14:53Tiens, qu'est-ce que tu penses
14:54de ce sondage ?
14:55Aucune chance.
14:56Aucune chance ?
14:56Non.
14:57À l'ère nucléaire,
14:58il n'y aura pas de guerre mondiale.
14:59Et là, je cite une fois de plus
15:00mon ami Pierre-Antoine Plaquevent.
15:02Ils ont tous envie
15:02d'aller sur la planète Mars
15:03et de la coloniser,
15:04mais pour l'instant,
15:04ils vivent avec nous.
15:05Et une troisième guerre mondiale
15:07supposerait...
15:08Mais ça va forcément nucléaire ?
15:09Bien sûr.
15:10Bien sûr.
15:11C'est Klaus Witts
15:12qui disait
15:13« La guerre et l'exercice rationnel
15:16de la violence,
15:17il n'y a pas de limite
15:17à l'exercice de cette violence. »
15:19Donc, à un moment ou à un autre,
15:20il y en a un qui va utiliser
15:21les armes nucléaires,
15:22l'autre utilise les armes nucléaires.
15:23Ce sera un échange
15:24et après,
15:25les scénarios,
15:25c'est terminateur.
15:26Donc,
15:28je pense que
15:30de ce que je vois aux États-Unis...
15:32Alors moi,
15:32je lis beaucoup
15:32la presse américaine et anglaise.
15:34La presse française,
15:35pour moi,
15:35elle ne sert à rien.
15:36Elle ne fait que copier
15:37trois semaines après
15:37les articles qui sont sortis.
15:38Donc, autant aller directement
15:39à la source.
15:40Et en plus,
15:40elle n'est pas subventionnée.
15:42Et donc,
15:42elle est plus tenue
15:44de ne pas raconter
15:45moins de bêtises
15:46à ses lecteurs.
15:47Et je vois qu'en fait,
15:49on est plutôt en train
15:49de préparer le retrait.
15:52Et par des descriptions
15:53extrêmement pointues
15:54de la situation économique
15:56de l'Ukraine,
15:57de la situation militaire,
15:58des interviews sur le terrain.
16:00Voilà.
16:01Est-ce que vous commencez
16:01un peu,
16:02d'après ce que j'ai vu,
16:02à voir sur LCI ?
16:03C'est-à-dire,
16:04ah tiens,
16:04les habitants,
16:06ah oui,
16:06qui sont des Russes d'ailleurs,
16:07à Pachrovs
16:07ce que soutiennent les Russes.
16:08Ah tiens,
16:09on n'arrive pas à recruter.
16:11Voilà.
16:11Ça montre qu'on essaie
16:13quand même plus ou moins
16:14de préparer,
16:14y compris le narratif de sortie.
16:16Et dans le narratif de sortie,
16:17il y aura,
16:18je vous le garantis...
16:18Comment tu le sens
16:20que c'est préparé ?
16:21Est-ce que tu vois
16:22un champ lexical nouveau
16:23qui se met en place ?
16:24Je vois les narratifs.
16:26Alors,
16:26il y a un narratif
16:27qu'on a depuis le début,
16:28c'est-à-dire,
16:29on nous a fait croire
16:30que la Russie
16:30vous laisse emparer
16:30de l'Ukraine.
16:31Comme si la Russie
16:32vous laisse emparer
16:33de la Galicie
16:33et de la Bolignie.
16:34C'est pas mal
16:35comme le concours.
16:36On va les laisser aux Polonais.
16:38C'est qu'il y a de beaux bâtiments
16:38quand même.
16:39On va les laisser aux Polonais
16:40et les Russes
16:41ne sont pas du tout hostiles
16:42à ce que les Hongrois
16:44reprennent le morceau d'Ukraine
16:45que Staline leur a donné.
16:46Les Roumains
16:47pourront récupérer
16:48leur morceau.
16:48Chacun récupérera
16:50ce qui lui appartient
16:51de l'entité bolchevique
16:52qui a été créée
16:52en 1921,
16:541922
16:54par Lenin,
16:56Staline et Kaganovitch.
16:57Donc,
16:59on nous a fait croire
17:00que l'objectif
17:02c'était Kiev.
17:03Alors que l'objectif
17:03a toujours été le Danbas.
17:05Donc,
17:05on nous a fait croire
17:06que la Russie
17:07voulait s'emparer de tout.
17:07Je ne sais pas
17:08de quoi exactement
17:09la Russie va s'emparer
17:10mais on dira
17:11qu'ils n'ont même pas pris
17:12les Carpathes.
17:13Donc,
17:15on a trouvé un accord.
17:16Il y a ce narratif-là.
17:18L'autre narratif,
17:19c'est qu'on aurait pu gagner
17:20si on avait voulu.
17:23Mais c'est un peu
17:23comme dans la chèvre,
17:24la bagarre dans le parking.
17:25Vous savez,
17:25vous avez Perrin
17:27qui est en train
17:28de brancher un type
17:28qui est en train
17:29de piquer son chariot.
17:30Il a dit
17:30je suis arrivé
17:30à un contrôle total
17:31et je pense
17:32que ce que va nous expliquer
17:33au moment de la défaite
17:35l'OTAN,
17:35c'est
17:36pardon pour cette démonstration
17:38de force,
17:38je suis parvenu
17:39à un contrôle total.
17:41Les gens qui regardent
17:42LCI et BFM TV,
17:43on va leur répéter
17:43toute la journée
17:44et ils vont le croire.
17:45Ce qui importe,
17:46ce n'est même pas les gens,
17:47ce qui importe,
17:48j'imagine,
17:48c'est la réputation occidentale
17:49et surtout américaine
17:51vis-à-vis du reste
17:53des États,
17:54des chefs d'État du monde.
17:55Pourquoi croyez-vous
17:56que tout d'un coup
17:58le Hamas lance
17:58l'opération du 7 octobre ?
18:00Parce que ça fait deux ans
18:01que la Russie,
18:03plus de deux ans
18:03que la Russie
18:05tient en échec
18:07l'OTAN en Ukraine.
18:08La réalité,
18:09c'est ça.
18:09La réalité,
18:10c'est que les outils
18:10ont chassé,
18:11ce n'est pas moi qui le dis,
18:12c'est Bloomberg
18:13et c'est The Telegraph,
18:14donc magazine anglais.
18:16Les outils
18:17ont chassé
18:19la Navy,
18:20l'US Navy
18:20de la mer Rouge.
18:21Les Français se cachent,
18:23les Anglais se cachent.
18:24Si jamais on commence
18:25à autoriser des tirs
18:26dans la longueur,
18:27la riposte russe,
18:28ça ne va pas être
18:28de bombarder Paris
18:29ou Varsovie,
18:30ni même Kiev.
18:31Ce sera de faire
18:33ce que, par exemple,
18:33les outils ont fait.
18:34Ils ont balancé
18:34un missile hypersonique hier
18:35qui a frappé,
18:37sans que le dôme de fer
18:38israélien puisse rien
18:39ni faire,
18:40le territoire israélien.
18:42Comme par hasard,
18:43au moment où on parle
18:43de données d'autération
18:44de tir de missiles.
18:46Il faut bien comprendre
18:47que la Russie
18:48ne fait pas la guerre
18:49à l'Ukraine.
18:50La Russie fait la guerre
18:52à Washington,
18:52Washington fait la guerre
18:53à la Russie.
18:53Mais comme ce sont
18:54des grandes puissances nucléaires,
18:55on est,
18:56comme pendant la guerre froide,
18:57ils ont des proxys,
18:58des intermédiaires,
18:59pour parler français.
19:00Et l'intermédiaire
19:01pour faire la guerre
19:02à la Russie,
19:02c'est le régime de Kiev.
19:04Les Russes ont
19:05toute une variété,
19:06une gamme d'intermédiaires.
19:07Comme l'armée américaine
19:08a des bases partout
19:09dans le monde
19:10et qu'il y a des tas
19:10de gens qui veulent
19:11qu'ils partent,
19:11ils sont en train
19:12de négocier leur départ
19:12de l'Irak,
19:13c'était la semaine dernière.
19:14Et là,
19:15vous avez les outils.
19:16Et les outils,
19:17ils ont une réputation
19:19d'être en sandales,
19:21ils ont tenu en échec
19:22toutes les forces
19:23de l'OTAN,
19:24marine,
19:25toute la marine,
19:25en mer rouge.
19:26Plus personne
19:27n'ose passer
19:27par le canal de Suez.
19:29Toutes les puissances
19:30qui sont soupçonnées
19:31d'aider Israël.
19:33C'est une sacrée
19:33perte commerciale
19:34pour le coup.
19:35Ah ben,
19:35ça rallonge
19:36de 15 jours
19:38en passant
19:39par le cap
19:39de Bonne Espérance.
19:40C'est des milliards
19:40et des milliards
19:41de dollars.
19:43Et là,
19:44pas longtemps,
19:44j'ai vu il y a trois semaines,
19:46le chevalier Paul,
19:47qui est un navire français,
19:48heureusement qu'il était là,
19:49il a sauvé
19:50un tanker
19:51qui avait risqué
19:51de traverser
19:53le canal de Suez
19:54et qui s'est fait détruire
19:55par un drone
19:57outil.
19:57Il y avait deux russes
19:58d'ailleurs à l'intérieur
20:00de la marine marchande.
20:01Et donc,
20:01en fait,
20:04cette défaite globale
20:06de l'hégémon américain
20:07va avoir des conséquences.
20:08Cela dit,
20:09pour l'Amérique,
20:10c'est une demi-défaite
20:11parce qu'ils ont obtenu
20:12une grande victoire
20:13sur l'Europe.
20:14Ils ont détruit
20:15l'industrie européenne,
20:16c'est-à-dire l'industrie allemande.
20:17Ils ont détruit
20:18l'euro
20:19comme monnaie potentielle
20:20de réserve.
20:21L'euro
20:22correspondait
20:23à 40%
20:23des réserves
20:24de change russe
20:25avant l'opération militaire spéciale.
20:27Aujourd'hui,
20:27c'est zéro,
20:27évidemment.
20:28l'euro
20:29s'est liquidé
20:30et
20:32ils ont provoqué
20:34soit la fermeture
20:35des usines allemandes,
20:37soit leur transfert
20:38aux Etats-Unis.
20:39BASF
20:40déménage aux Etats-Unis
20:41dès la fin de l'année 2022
20:42ou 2023.
20:43On peut en partie
20:44s'en déménager.
20:44Volkswagen
20:45est en train de fermer
20:45ses usines.
20:46Il y a toute une partie
20:48des grandes entreprises
20:49ou des entreprises
20:51de taille intermédiaire allemande
20:52qui sont
20:54la richesse
20:55de l'Europe.
20:56Nous,
20:56on est complètement
20:58désindustrialisés
20:58donc on le voit
20:59un mois passé
21:00mais qui va
21:01déménager
21:01de l'autre côté
21:02de l'Atlantique
21:02parce que même
21:03si c'est plus cher
21:04qu'en Russie,
21:05l'énergie est toujours
21:06moins chère
21:06qu'en Europe.
21:06Que la Russie gagne,
21:08elle va gagner,
21:10ce ne sera pas bon
21:11pour la France,
21:11j'imagine.
21:12Même si elle perdait,
21:13ce ne sera pas
21:14été bon pour la France
21:14puisque on se retrouve
21:16nous,
21:17exsangues
21:18avec du déficit en plus,
21:19de la dette en plus
21:21et de l'industrie en moins.
21:23La France a des problèmes
21:24qui n'ont rien à voir
21:24avec la Russie
21:25en fait.
21:26Mais elle peut bénéficier
21:27par exemple,
21:28en France,
21:28je n'ai aucun espoir
21:30mais en Allemagne,
21:31je vois les choses bouger.
21:32Je vois les élections
21:33en Turin,
21:33j'ai en Saxe.
21:34En 2005,
21:35il y aura les élections
21:37fédérales allemandes.
21:38Il est fort possible
21:39qu'on ait l'arrivée
21:41au pouvoir
21:41de la CDU
21:43et donc qui est dirigée
21:45par Friedrich Schmerz
21:45et Friedrich Schmerz
21:47initialement,
21:48il était très pro-ukrainien
21:50et voulait livrer
21:51l'État aux Russes.
21:52Il a donné une interview
21:53il y a deux mois,
21:54il a dit
21:54bon, c'est perdu,
21:56on arrête la guerre
21:58parce qu'en fait,
21:59son électorat
21:59et puis surtout
22:01le CDU,
22:02c'est le parti
22:02de l'industrie
22:03de l'Est de l'Allemagne
22:05ou de la Bavière
22:06avec le CSU.
22:07Donc en fait,
22:08il doit quand même
22:08suivre un peu son électorat
22:10et puis il voit
22:10le pays s'écrouler.
22:11Et comme les Allemands
22:12finalement sont beaucoup
22:13moins fanatiques
22:14que les Français,
22:15ils vont savoir s'arrêter.
22:17Et puis,
22:17il y a l'apparition
22:18de ces deux gros partis
22:19pro-pay
22:19qui sont à l'extrême droite
22:21l'alternatif
22:22sur Deutschland
22:22et à l'extrême gauche.
22:25Je n'aime pas
22:25les termes d'extrême
22:26parce qu'en fait,
22:27ils sont,
22:28moi je les trouve
22:28plutôt modérés,
22:29ils sont pour la peine.
22:30le mouvement de Sarah
22:32Wagenknecht,
22:32le MSV.
22:34Donc je pense
22:36que le salut
22:36peut venir de l'Allemagne
22:37et si par exemple,
22:38sur les quatre tuyaux
22:39qui composaient
22:40Nord Stream 1
22:41et Nord Stream 2,
22:41il y en a un
22:42qui peut démarrer demain,
22:44qui peut fournir
22:45à l'Europe
22:4528 milliards
22:46de mètres cubes
22:47par an.
22:48C'est énorme.
22:49C'est la moitié
22:50de ce qu'on avait
22:51avec Nord Stream 1
22:51avant même
22:52que Nord Stream 2
22:53n'ait jamais été enclenché.
22:54Donc ça pourrait permettre
22:55avec des contrats
22:56à long terme
22:56de faire baisser
22:57le prix du gaz
22:58en Europe.
22:58Et donc la France,
23:00en bénéficierait.
23:01Mais ça,
23:02la décision
23:04est entre les mains
23:04de Scholz
23:07et Scholz,
23:07il est au Kazakhstan
23:08d'ailleurs
23:09et Tokayev,
23:10le président du Kazakhstan,
23:11lui a dit
23:11écoutez,
23:11c'est simple,
23:12l'armée russe
23:12est invincible.
23:13Donc il est temps
23:14de faire la paix.
23:15Écoutez les propositions
23:16de paix
23:16qui vous viennent
23:17de pays tiers.
23:18Mais Scholz,
23:19c'est un agent américain.
23:21C'est possible,
23:23Berbrock,
23:23j'en suis certain.
23:24Le parti écologiste,
23:25le parti écologiste
23:26que ce soit en France
23:27ou en Allemagne,
23:27c'est le parti de l'étranger.
23:28Et la gauche,
23:29de toute manière,
23:30moi j'ai surtout travaillé
23:31sur la gauche française,
23:32mais...
23:32Oui, t'as fait le livre noir
23:33de la gauche.
23:33Voilà, voilà,
23:34donc je parle beaucoup
23:35de François Mitterrand.
23:37Le général de Gaulle,
23:38en donnant la France
23:39de l'arme nucléaire,
23:40avait aboli la guerre
23:40pour la France.
23:41Il n'y avait aucune raison
23:42que la France ne fasse
23:44plus jamais la guerre
23:45à quelqu'un.
23:45Ça devait s'arrêter là
23:46puisqu'on n'avait plus de colonies.
23:48Nos frontières ne se contestaient
23:49par personne.
23:50Et donc,
23:51on avait absolument,
23:52on avait l'arme nucléaire,
23:53donc on pouvait l'utiliser
23:54si on nous attaquait.
23:55On devait être...
23:55C'était la fin de la guerre
23:56pour la France.
23:57Sauf qu'on a eu
23:58un président socialiste
23:59et qui, lui,
24:00est retourné
24:00dans ces guerres idéologiques.
24:02La première guerre du Golfe
24:03est une guerre idéologique
24:04parce que Saddam Hussein
24:05est un gros méchant.
24:06Et ensuite,
24:07on fait la guerre
24:07à la Serbie,
24:08enfin à la Yougoslavie d'abord,
24:09à la Serbie ensuite.
24:10Un allié,
24:11un ancien allié.
24:11Un allié,
24:12un peuple frère
24:13du peuple français.
24:14Et donc,
24:15la gauche a remis la guerre.
24:17En fait,
24:17il y a quand même
24:18des tendances générales.
24:19On le voit,
24:20la gauche française
24:20est belliciste,
24:21la gauche allemande
24:22est belliciste,
24:23la gauche américaine
24:24et belliciste.
24:26Alors,
24:26je ne veux pas faire,
24:27je pense que ça
24:27sera une thèse de doctorat
24:28sur 20 ans
24:29de faire le livre noir
24:30de la gauche mondiale.
24:32Il ne faut pas
24:33j'ai une raison.
24:34Le parti socialiste slovaque
24:35qui viendrait vos pouvoirs
24:36est un parti de la paix.
24:37Vous avez Sarah Vagotnešk
24:38qui vient de citer,
24:39qui est socialiste,
24:40qui est une nationale
24:41entre guillemets
24:41socialiste,
24:42on va dire.
24:43C'est vrai,
24:44elle est contre l'immigration,
24:47contre le wokisme.
24:49Elle défend avant tout
24:49les intérêts des Allemands,
24:51des ouvriers allemands.
24:52Donc,
24:52elle est nationale
24:53et en même temps,
24:54elle est pour une économie
24:54de redistribution.
24:55C'est sûr que ce n'est pas
24:55la France insoumise
24:57de moins nationale.
24:59C'est l'Allemagne aux Allemands.