- il y a 2 jours
Ce documentaire est consacré aux richesses culturelles du Mali : de Bamako à Tombouctou passant par Ségou et Mopti.
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00:04Bamako, capitale de la République du Mali, située en Afrique de l'Ouest, est une ville cosmopolite et principal centre
00:11administratif du pays.
00:14En 2025, sa population est estimée à plus de 3 millions d'habitants.
00:24Fondée au XVIe siècle par les Nyaris, installée dans le quartier de Nyarila, la ville s'est progressivement détendue.
00:33Entre le quartier du fleuve et Nyarila s'anime aujourd'hui le grand marché de Bamako, cœur battant de la
00:41capitale.
00:43Ici, on y trouve tout, ou presque.
00:56Dans ce marché, en pleine effervescence, nous retrouvons Sou derrière son petit kiosque.
01:04Chaque jour, il prépare du thé, 7 poissons comprises par les Maliens.
01:17Je voyais que les gens appréciaient mon thé à chaque fois que j'en faisais, au point que certains m
01:22'en voulaient si je ne leur en donnais pas.
01:24J'ai donc décidé d'en faire mon activité.
01:31Au Mali, ce thé est très populaire et constitue un élément fédérateur, un symbole d'accueil et convivialité et de
01:41partage.
01:46Le thé est très important au Mali.
01:49Parce que même quand tu invites tes connaissances, il faut que tu leur en fasses.
01:53Si tu ne fais pas du thé, c'est comme s'il manquait quelque chose.
01:59Peu importe le plat que tu prépares, il faut du thé à côté.
02:03Rien ne peut se faire sans thé.
02:05Même au quartier, lors des mariages, baptêmes et autres, sans thé, ils seront moins motivés.
02:21Depuis 5 ans, il régale les amateurs d'été au grand marché.
02:28Ainsi, il est devenu une figure connue, aussi bien des bijoutiers que des vendeurs de basins.
02:41Lui, c'est mon ami. Il faut le filmer.
02:43Il fabrique des bijoux en argent pour orner les jeunes demoiselles.
02:59Un peu plus loin, dans l'été d'art du marché, il se dirige dans cette boutique où l'on
03:05trouve des basins de toutes les couleurs.
03:14Ici, c'est une grande boutique, connue de tous et très rare.
03:19On y trouve toutes les qualités de basins ici.
03:22Lors des fêtes, mariages, si tu ne portes pas le basin, tu n'attires pas l'attention.
03:32Un tissu damassé à base de coton teinté artisanalement ou industriellement,
03:39le basin s'est imposé face aux autres variétés de tissus au Mali.
03:45Avec des motifs variés, il est importé de différents pays, comme l'Allemagne,
03:50et s'est fait une place dans le style vestimentaire Mali.
03:54On appelle ça le Gessner.
03:56C'est la marque Gessner blanc qu'on attache pour faire notre modèle artisanal.
04:08Des motifs sont créés suite à des techniques de teinture propres au pays, appelées le Gala.
04:17Dans toute l'Afrique, le Mali occupe une grande place dans l'industrie du tissu basin.
04:22Beaucoup viennent acheter le basin ici, y compris les pays de la sous-région,
04:26parce qu'ils ne peuvent pas faire une bonne teinture chez eux.
04:29C'est l'eau du Mali qui est bonne pour la teinture.
04:31C'est pourquoi tout le monde vient ici.
04:33On ne peut le faire mieux qu'au Mali.
04:37On les porte à plusieurs occasions.
04:39Nos événements et d'autres cérémonies, comme les mariages et baptêmes.
04:44Même les cérémonies des fiançailles, quand on est content seulement, on les porte.
04:55Plus loin, au pied des monuments de Bamako,
04:58des étudiants découvrent l'histoire de leur ville et de leur pays.
05:04Une première pour plusieurs d'entre eux.
05:10Vous ne visitez quel monument?
05:15Ils étaient meurtres en temps de la fin.
05:18Chaque vacances, Mali Tourisme organise ses visites pour transmettre la mémoire des résistances
05:25et des lignes vers l'indépendance.
05:28Les Maliens, j'ai appris que les Maliens sont des braves.
05:31Ils ont été vraiment braves et courageux.
05:33Ils m'ont vraiment touchée et j'ai vraiment été tenue.
05:37Et j'apprécierais en tout cas de venir et d'accord.
05:43Du cœur de la capitale, cap sur le monument d'un guerrier de la Résistance à quelques kilomètres de là.
05:51Donc ce lieu, c'est un lieu de mémoire où vraiment nous allons maintenir une minute de silence à nos
05:58morts,
05:58parce qu'il y a eu beaucoup, beaucoup de morts.
05:59Mais c'est la première fois que les Africains ont infligé une défaite aux colonisateurs.
06:05Donc celui qui était devant cette campagne était à Borny Desbourg.
06:11Et ce même jour, il y a eu en fait des fusillades à Bamakoville.
06:16Donc ça a été vraiment une pierre sanglante.
06:19Et on va voir les tumulus, les mus, parce que sur là-bas, on n'a pas pu faire des
06:24enterrements.
06:25On a mis des pierres et on a posé les cadavres là-dessus.
06:28Donc après, nous allons monter pour voir le chevalier Kimé Bremen,
06:31qui a ordonné l'attaque de la ville d'Eux,
06:33et qui a ordonné l'attaque contre le colonisateur.
06:37C'est Zimok! Zimok! Zimok!
06:38Kala Kassile!
06:40Kala Kassile!
06:41Kala Kassile!
06:42Kala Kassile!
06:43Kala Kassile!
06:44Kala Kassile!
06:45Zimok! Zimok!
06:47Zimok! Zimok!
06:49Devant, nous apercevons la statue équestre de Keme Pirama, frère de Samori Touré.
07:00Pour atteindre le pied de la statue, plus que des champs, il faut du souffle.
07:11Ça a été?
07:12Oui, bien!
07:13Pas abusé?
07:14Non, pas trop.
07:15D'habitude, je monte les...
07:25J'ai enfin atteint le sauvé!
07:29Ça a été impressionnant parce que là, nous avons vu la réalisation des guerriers, des héros qui ont passé, qui
07:37sont d'origine malienne.
07:38C'est impressionnant, ça donne la fierté du pays.
07:42Ça a été vraiment enrichissante parce que je suis à Bamako depuis très longtemps, mais je n'ai jamais su
07:48qu'il y avait des endroits comme ça.
07:50Et c'était vraiment magnifique. J'ai appris beaucoup de choses.
07:55Et si demain, il arrive que des amis d'autres pays viennent ici, je pourrais leur dire « Ah, dans
08:01mon pays, il y a ceci, il y a cela. »
08:03Mais si je n'étais pas venue aujourd'hui, je n'allais pas le savoir.
08:13En tournant la page de l'histoire, nous prenons la direction du Zoo National pour une immersion dans l'univers
08:21de la biodiversité.
08:33Ici, Abba, animalier passionné et ici, c'est jeune stagiaire au soin des primates.
09:00Ils mangent des fruits et légumes, mais parfois, on leur donne juste des bananes.
09:05Souvent, on varie.
09:07Ils sont omnivores et ils mangent tout.
09:09Ils adorent bien les fruits et légumes.
09:17Ils n'ont pas une heure fixe pour se restaurer.
09:20Parfois 14h, parfois 15h.
09:22Ça dépend de leur situation.
09:27Souvent, ils ont faim comme souvent, ils n'ont pas faim.
09:41Au milieu des cris de sèche,
09:47la biodiversité s'observe,
09:50mais elle se préserve aussi pour les habitants de Bamako et d'ailleurs.
10:02Ce sont des restes du repas d'hier.
10:04On va nettoyer cela d'abord,
10:06avant de leur donner à nouveau à manger.
10:14Voyez-vous comment le coin est sale?
10:21Et ça, ce n'est pas suite à un mois ou plus.
10:24C'est souvent 3 à 4 jours de repas qui donnent cela.
10:28Et chaque jour, on doit nettoyer.
10:31Mais comme souvent,
10:34il peut y avoir d'autres occupations,
10:36comme les soins d'un animal malade
10:38ou l'arrivée d'une nouvelle espèce.
11:05Ces espèces font partie
11:08des plus de 300 animaux de ces eaux.
11:11Mammifères, poissons, reptiles, oiseaux,
11:15tous originaires d'Afrique,
11:17comme Samba, ce chien-panzé.
11:35Samba, Samba, Samba, Samba, Samba, Samba, Samba.
11:39Voilà Samba, c'est lui le vieux méchant.
11:42Il a plus de 50 ans.
11:46On est toujours en contact
11:47parce que nous passons plus de temps
11:49avec qui est qu'avec le monde extérieur.
11:53On pense que ces espèces qui sont là
11:55sont des animaux sauvages
11:56avec lesquels on ne doit pas être en contact
11:58parce qu'ils sont dangereux.
11:59C'est vrai qu'ils sont dangereux.
12:01Mais surtout, on est interdépendant.
12:04Surtout qu'on a à 98% d'ADN commun.
12:08Donc, les comprendre,
12:09c'est un peu comprendre
12:10l'évolution de l'être humain.
12:30Du calme apaisant du Zoo National,
12:33nous traversons le fleuve Niger
12:35pour rejoindre la rive droite de Bamako.
12:39Là, Wassa Kouyate accorde sa chora
12:43et synchronise cette note
12:45avec celle de trois jeunes filles
12:47qui rêvent d'apprivoiser cet instrument historique.
12:53Priorité de naissance et des métiers,
12:55Wassa a choisi ses lieux
12:57pour transmettre sa passion
12:59à des élèves déterminés.
13:04La chora, c'est un instrument
13:06un peu capricieux.
13:08Elle est comme une femme.
13:10Il faut toujours l'accorder.
13:14Tu peux l'accorder tout de suite
13:16et...
13:195 minutes après,
13:20elle a déjà changé.
13:24Elle varie selon la température.
13:29Ça, c'est fini.
13:32Sortie de l'Institut National des Arts,
13:35elle fait partie des rares femmes
13:37à maîtriser la chora,
13:39un instrument longtemps réservé aux hommes.
13:44La troisième corde à droite,
13:46en partant du bas vers le haut,
13:48c'est elle qui donne le fa.
14:00Un, deux, trois, quatre.
14:10Mais les temps changent
14:12et avec eux,
14:14les traditions.
14:16Ainsi,
14:17elle la maîtrise aujourd'hui.
14:22La chora, c'est elle qui donne la chora.
14:54Les pièces en fer que tu vois,
14:56on les appelle des clés.
14:58C'est grâce à elles
14:59qu'on peut accorder l'instrument
15:00pour qu'il y ait de l'harmonie.
15:03Avant,
15:04on utilisait ce qu'on appelait
15:05le kosson,
15:07fait à base de cuir.
15:20La chora est un instrument très apprécié.
15:25Mais ils ont remarqué
15:27qu'en voyageant dans des zones
15:28à climat variable,
15:30elle se déréglait facilement.
15:34Avec le temps,
15:36ils ont trouvé une solution.
15:41Remplacer le kosson
15:42par des clés en métal,
15:44plus résistantes
15:45aux variations de température.
15:48Cela apporte une vraie valeur ajoutée.
16:14C'est ça,
16:15c'est ça,
16:23Moi, j'aime bien ça, parce que si aujourd'hui c'est difficile,
16:27c'est simplement que peu de gens pratiquent,
16:30mais celles qui viendront après nous seront moins fatiguées.
16:38Notre pays est un pays de savoir-faire culturel.
16:47La musique et notre patrimoine ne sont même pas exploités à 1%, tellement c'est vaste.
16:54Donc si Dieu le veut, et qu'on a beaucoup de femmes qui pratiquent ces arts,
16:58ce sera une grande fierté pour moi.
17:26Elle est maligne, celle-là.
17:28Elle n'a pas joué le premier sol, mais elle s'est rattrapée au fin.
17:33Sur les réseaux sociaux, je reçois tellement de messages de jeunes filles
17:37qui veulent apprendre à jouer de l'akura ou d'autres instruments.
17:43Celles qui ont eu la chance d'aller à Alina, Dieu merci.
17:47Mais celles qui ne l'ont pas eue restent chez elles,
17:50sans personne pour les encourager à réaliser leurs rêves.
18:00Héritage séculaire des cryos,
18:03l'akura, qu'elle soit jouée par un homme ou une femme,
18:07reste cet instrument mythique aux mélodies envoûtantes.
18:15Des mélodies qui bercent de Bamako à Ségou.
18:23Située au centre du Mali, à 230 km du nord-est de la capitale Bamako,
18:29Ségou est la capitale historique du royaume Bambara établi au XVIIe siècle.
18:36Dans la commune de Pelengana, sud-est, au bord de la route principale,
18:41le centre Ndomo, où nous retrouvons cet après-midi Boubacar Doumbia,
18:46directeur et formateur.
18:52Aujourd'hui, c'est un mini-atelier qu'il donne aux visiteurs venus des Bamako.
18:59Non, quelqu'un qui soutient les personnes avec qui il croise le chemin,
19:06mais surtout qui met sa famille au-dessus de tout.
19:10C'est cette façon qui a été autrefois utilisée par les femmes.
19:21La façon, c'est bien l'application de la teinture naturelle sur du coton enseignée dans ce centre.
19:53Le Ndomo est une entreprise sociale créée pour obéir les femmes.
19:58C'est pour répondre aux problèmes du chômage des jeunes non scolarisés.
20:02On y trouve, entre autres, une salle de dessin pour la conception des maquettes,
20:08un atelier central où les jeunes appliquent les techniques de teinture naturelle
20:13sur différents supports, tels que les tuchis en coton, le bois et les cures.
20:20Ces techniques traditionnelles de teinture sont au nombre de trois.
20:24Il y a par exemple une technique qu'on appelle bacillan,
20:28où il y a l'utilisation des plantes pour teindre uniquement le tissu.
20:33Il y a une autre technique qu'on appelle borolant,
20:35où on a l'application de l'argile sur le bacillan pour avoir des tissus borolants.
20:40Et enfin, il y a une troisième technique qu'on appelle gala,
20:44où le tissu est trempé dans la décoction des plantes qui donnent le bleu,
20:50qui est l'enigophera.
20:52Et ces techniques ont existé depuis la nuit des temps au Mali.
20:56Autrefois, les femmes ont utilisé ce symbole
20:58pour faire une véritable dissertation littéraire sur des tissus.
21:01Et dès que ces tissus sont portés,
21:05il y a un message là-dessus,
21:07un message qui est véhiculé pour toute la communauté.
21:12Et ce sont des messages de sagesse.
21:14Ça permet à l'ensemble des personnes qui vivent au sein de la société
21:21de pouvoir vivre sans difficulté.
21:24Ça les invite des fois à la cohésion.
21:33Un atelier qui a permis à ses visiteurs d'apprendre et de mieux comprendre
21:39les différents symboles, couleurs et techniques.
22:08Qu'est-ce que tu as compris d'Abogolan ?
22:09Qu'il y a des messages dessus et que c'est grâce au tissu que les femmes d'avant communiquaient.
22:21Ce sont des leçons de la vie résumées en dessin par des figures.
22:25Une fois que tu les vois, tu comprends directement ce que ça veut dire.
22:28Raison pour laquelle j'ai dit que Kuruganfuga est ici au centre d'Ombou.
22:33Kuruganfuga est une loi écrite.
22:34Mais les femmes d'avant avaient l'air loi qu'elles dessinaient sur le pagne pour guider leurs enfants.
22:55délure, encre du centre d'Ombou, direction Sécoran.
23:00Allez, je vous en aime ! Dieu, la loi vous y attend !
23:06Voilà, soyez les bienvenis.
23:09On est à Sécouche-Sécoran.
23:11Ici, c'est le premier village de Sécouche.
23:14On appelle Sécoran.
23:18Sécoran, l'ancienne capitale du pays Bambara,
23:22a été fondée par Mamari Bitton-Koulibaly en 1712.
23:28Aujourd'hui, elle reste toujours fidèle à son origine et conserve encore son passé.
23:36Sur les murs, on retrouve la terre rouge qui forme un ensemble homogène réalisé en latérite.
23:51Voyez l'architecture de l'entrée.
23:55C'est fait avec le banco stabilisé, banco rouge.
23:59On y trouve rarement ailleurs.
24:02C'est assez goût qu'on le trouve.
24:04Pour faire le crépissage après la construction,
24:07il faut le mélanger avec le berre de karité
24:09et la paille du riz pilé qu'on tamise et mélange.
24:15Et là, ce sont des traces de doigts pour décorer.
24:18Et chaque trait a des significations comme au centre d'homo.
24:23Les signes en zigzag traduisent l'image de quelqu'un
24:27qui refuse de s'acquitter de ses dettes.
24:29Ce sont des signes que les Bambara utilisaient même sur les maisons.
24:35Pour visiter sa tombe,
24:37la mosquée construite pour sa mère et son vestibule,
24:41il faut l'autorisation de l'actuel patriache
24:45descendant direct de Buton Mamari Koulibaly.
24:52Voilà, on arrive.
24:54C'est le vestibule de Mamari Buton qui est là, devant vous.
24:58Comme on l'appelle Buton Blum, le palais.
25:01Il y a sept chambres dedans.
25:03Donc, on fera les tours derrière
25:05pour que nous puissions voir comment il est grand.
25:16Donc, d'habitude, quand les gens viennent,
25:20on entre dans la première chambre
25:22où il y avait des gardes,
25:24des chasseurs d'un zoo
25:25à l'image des gardes présidentielles.
25:28On te demande la raison de ta visite.
25:30Pourquoi vous êtes là ?
25:32Je vais voir le roi pour telle ou telle raison.
25:35Et chez les Bambaras, on te souhaitait la bienvenue
25:38avec la bière d'Hydromel,
25:40servie par une femme dans une calébasse.
25:43Et après discussion,
25:44tu continues pour la deuxième chambre.
25:46Pour quelles raisons ?
25:47Et tu continues pour aller à la deuxième chambre.
25:53Chaque chambre
25:54constitue un échelon quasi infranchissable
25:57pour atteindre le roi,
25:59posé fièrement dans la septième,
26:01entouré de ses conseillers,
26:03Griot et Gio-Mansion.
26:07Bito a régné ici pendant plus de 40 ans.
26:11Son pouvoir s'est étendu sur plusieurs territoires,
26:13jusqu'à Kouré-Malien,
26:15l'actuel Guinée-Conakry,
26:16de la Mauritanie jusqu'en Côte d'Ivoire.
26:19Il était installé à Sécor ici,
26:21où était sa capitale.
26:22Il avait tout ici.
26:24Les restes du territoire étaient sous son règne.
26:26C'est ici que toute la rencontre
26:28s'était née avec ses conseillers.
26:30Nous sommes actuellement
26:31dans la septième chambre de son vestibule.
26:34Voici ses conseillers.
26:36Ici, c'était son palais.
26:37Et c'est ici que les décisions étaient prises.
26:44Dans la cour, repose Buton.
26:48Un autre espace assez visité,
26:51souvent par des étrangers,
26:53pour remonter à leur origine.
26:59En face, les Gwélé sous l'arbre.
27:03Autrefois symbole de vérité
27:05dans le royaume Bambara.
27:09On a vu les blonds.
27:10Pour prendre de l'air,
27:12nous en faisons dans nos jardins aujourd'hui.
27:15Gwélé-Camp est un espace de récréation,
27:18pas n'importe laquelle.
27:19Quand tu montes sur Gwélé,
27:21tu ne dois plus mentir.
27:23C'est comme la justice.
27:24À ce bout ici,
27:25on levait la main pour jurer
27:27que tout ce qui sortira de ma bouche
27:29ne sera que vérité.
27:30Et si tu mens,
27:32tu en fais le frais.
27:33Dans le pays Bambara,
27:35le Gwélé est partout.
27:36Chez les Dogon,
27:37c'est des Dogonans.
27:39Mais les Gwélé montrent des choses.
27:41Souvent, ça montre que le village
27:43est un village de guerriers.
27:44Mais souvent,
27:45ça peut vouloir dire
27:46que le village a une fois
27:48connu la défaite.
27:54Souvenir de la résistance,
27:56Sikoro reste attaché
27:58à son passé glorieux
27:59et à ses croyances ancestrales.
28:13Aux portes du désert saharien,
28:16dans un site privilégié
28:18proche du fleuve Niger,
28:20Tombouctou est l'une des villes d'Afrique
28:23les plus chargées d'histoire.
28:25C'est par elle
28:26que l'islam
28:28fit son entrée au Mali.
28:31Nous sommes vendredi,
28:33jour de grande prière
28:34à la mosquée
28:35d'Ingarayber.
28:38Après la prière,
28:39nous rencontrons
28:40Boubacar,
28:41gardien de cet édifice séculaire.
28:45Vous avez,
28:46comme je vous ai dit,
28:47la mosquée
28:49est d'Ingarayber.
28:51D'Ingarayber,
28:52en langue soraï,
28:53veut dire mosquée
28:54et berre veut dire grande.
28:55D'Ingarayber,
28:56la grande mosquée.
28:57Donc la mosquée,
28:58elle a été construite
28:59en 1325.
29:01Au 15e siècle,
29:03il y a eu
29:03l'empereur Kankamoussa
29:04en venant de près
29:05l'âge à la Mecque.
29:06Il a passé ici,
29:08il a prié un vendredi.
29:10Après avoir fini de prier,
29:11il a proposé
29:12de restaurer
29:13et en même temps
29:14à grandir.
29:16Reconstruite
29:17et agrandie
29:19entre 1570
29:20et 1583
29:22par l'imam
29:23Al-Aqib
29:24Kadhi de Tombouctou,
29:25il lui a été ajouté
29:27toute la partie sud.
29:32Le minaret central
29:33qui domine la ville
29:35constitue
29:36un des repères
29:37les plus visibles
29:38du paysage urbain
29:39de Tombouctou.
29:41Les maçons
29:41du 13e siècle
29:43ou du 15e siècle
29:44dans tout ce qui se jette,
29:46ils font ça
29:46avec cœur
29:47et cœur ouverte.
29:49Ils n'ont pas
29:50d'esprit dedans.
29:53Quand ils veulent faire
29:55telle chose,
29:56ils le font comme ça
29:57c'est droit normalement
29:58et puis point.
29:59Toute la taille
30:00de ces pliés
30:01que vous voyez
30:01c'est l'original.
30:04Toute la mosquée
30:05est composée
30:06du Banco.
30:07Il n'y a pas
30:07un grain de ciment
30:08dedans.
30:09Tout est en Banco.
30:12Et tout ce que tu vois
30:13dans cette mosquée
30:14est original.
30:16Rien n'a jamais
30:17été changé
30:18là-dedans.
30:19Tout ce que tu vois
30:20dedans est original.
30:34Vieille de 700 ans
30:36et l'un des plus anciens
30:38édifices du pays
30:39inscrit sur la liste
30:40du patrimoine mondial
30:41de l'UNESCO,
30:42la mosquée
30:43de Dingari-Ber
30:44fait partie
30:45des trois grandes
30:46et célèbres
30:47mosquées de la ville
30:47en plus de Saint-Coré
30:49et de Sidiyeya.
30:57Aujourd'hui,
30:58elle joue
30:59un rôle essentiel
31:01dans la diffusion
31:01de l'islam
31:02en Afrique.
31:04Tu enlèves Dieu,
31:05le prophète
31:06Mohammed
31:06et le Coran
31:09la parole
31:10le dit de Dieu
31:11est-ce que tu vas
31:12c'est la mosquée
31:13que nous nous connaissons
31:14après Dieu.
31:16Ce sont ces célèbres
31:17mosquées
31:17que nous connaissons
31:18parce que ce sont
31:19les mosquées
31:20et ces grands saints
31:21qui ont mis
31:22Tombouctou en valeur.
31:23C'est l'islam
31:24que nous nous connaissons.
31:26L'islam,
31:26c'est la base
31:27de la mosquée.
31:32Affectueusement appelée
31:33la cité aux 333 saints,
31:36la flamme
31:37de la science religieuse
31:38reste active
31:39à Tombouctou.
31:41Ces saints
31:42au soir
31:43de leur vie
31:44ont trouvé
31:45comme lieu
31:46des repos
31:46les cimetières
31:47contenant
31:48des mausolées.
31:51Dans ce cimetière,
31:52nous suivons Alpha
31:54qui nous y conduit.
32:11ceux qui viennent aussi,
32:16ils se recueillent ici.
32:18À partir de là,
32:19ils font leur outil,
32:21parce que c'est au fond
32:23où réside le saint.
32:27Donc là,
32:28chacun se recueille
32:30en prenant
32:33cette fenêtre-là
32:34et évoquer des bénédictions
32:35en son nom
32:36et en leur nom,
32:37demander protection
32:38et refuge
32:39auprès de Dieu.
32:40Il y a beaucoup
32:40de bénédictions
32:42formulées à nos dévancés,
32:43formulées pour nous
32:45et pour le futur
32:46de nos différentes familles.
32:49À Tombouctou,
32:51leur construction
32:52remonte à une période
32:53qui s'étend
32:54du XVIIe siècle
32:56au XVIIIe siècle.
32:58Ils occupent
32:59depuis
32:59une grande place
33:01dans la vie spirituelle
33:02de la ville
33:03et distinguent
33:04les saints
33:05des autres.
33:07Le saint,
33:08c'est à travers
33:09son comportement
33:10qu'il a été élu.
33:11Les gens
33:12ont compris
33:13l'on dit saint
33:15à travers
33:16les miracles
33:17qui se sont réalisés
33:18au cours de sa vie.
33:21Il n'est pas comme nous,
33:23naturel,
33:23auquel les gens
33:24n'ont pas tellement confiance.
33:26Eux,
33:26de leur vivant,
33:29tout ce qu'ils faisaient
33:29était bon.
33:31Ce sont des gens
33:31qui ne mentaient pas,
33:32ce sont des gens
33:33qui respectaient
33:35le respect de Dieu.
33:37Ils ne sont pas
33:38mondains
33:38comme nous autres.
33:52En 2012,
33:54la ville de Tombouctou
33:56est occupée
33:57par des groupes
33:57armés terroristes
33:58qui s'en prennent
33:59malheureusement
34:00aux mausolées
34:01dont s'éluent
34:02et Sidi Marmout
34:03en plus
34:04des dizaines d'autres
34:05qui sont par la suite
34:07restaurés
34:08par l'UNESCO.
34:10C'est le premier mausolée,
34:12c'est là,
34:13c'est le premier mausolée
34:15que vous avez
34:15les images qui circulent,
34:16c'est celui-là, là.
34:18C'est lui.
34:19C'est celui-là.
34:21Parce que je sais que
34:22c'est une âme
34:24qui est incarnée
34:25dans nos têtes.
34:26Il suffit de toucher
34:27à cette terre-là
34:29pour déclencher
34:31une certaine révolte
34:32entre nous.
34:33donc nous,
34:34nous avons voulu
34:36vraiment
34:36nous rendre justice
34:37mais nous étions impuissants
34:39et nous avons imploré
34:41le tout-puissant Dieu
34:41de nous rendre justice.
34:44C'est vrai,
34:45c'est de la terre
34:46et d'autres la main,
34:47c'est une âme.
34:48Nous sommes les descendants
34:50donc on ne veut pas
34:51vraiment que
34:51cette âme-là
34:52soit souillée.
34:56Aujourd'hui,
34:57leur mémoire
34:58perdure
34:59à travers la parole
35:01mais aussi
35:02grâce au manuscrit
35:04ces précieux documents
35:05transmis
35:06de génération
35:07en génération.
35:11Lors d'une cérémonie
35:13à l'Institut Ahmed Baba
35:14ces jours,
35:15une partie
35:16de ces manuscrits
35:16fait son retour
35:17à Tombouctou
35:18après avoir été déplacé
35:21à Bamako
35:21durant la crise sécuritaire
35:24de 2012.
35:35Dans la salle
35:37d'archivage,
35:38les directeurs
35:39de l'Institut,
35:40Monsieur Diakaïté,
35:42l'occultent.
35:43Nous avons
35:45un nombre
35:45de 336 caisses
35:49dont
35:5145 grandes caisses
35:53et c'est
35:55à peu près
35:5529 000 manuscrits
35:59qui sont
36:00dans ces caisses.
36:02Donc,
36:03comme tout
36:04n'est pas encore
36:05venu
36:05parce que
36:06la ville n'a pas pu
36:07tout venir
36:08dans un seul vol,
36:10le reste
36:11viendra
36:11dans peu de temps,
36:14Inch'Allah.
36:14une quantité impressionnante
36:17qui aurait pu disparaître
36:19car certains manuscrits
36:22n'ont pas échappé
36:23aux flammes.
36:25Vous voyez ici
36:27quelques manuscrits
36:29qui ont été brûlés
36:31lors de la crise
36:33de 2012,
36:35c'est-à-dire
36:35quand les gens
36:38sont partis
36:392013,
36:41récupération
36:41de Tomoctu.
36:42En tout cas,
36:43les manuscrits
36:44étaient brûlés.
36:45Voici les
36:46extensions
36:46des manuscrits
36:48brûlés.
37:13Ces manuscrits
37:14sont restés ici
37:15parce qu'on n'a pas
37:17pu les amener
37:17à Bamako.
37:18pourquoi on n'a pas pu.
37:19Lorsqu'on a mené
37:20les autres,
37:21ils étaient
37:22dans l'ancien bâtiment
37:24et là-bas,
37:25c'était frit,
37:26c'est-à-dire
37:27qu'il n'y avait
37:27pas de bandits.
37:29Mais malheureusement,
37:30les bandits
37:31logeaient ici
37:32pendant l'occupation
37:33parce que c'est
37:35une place
37:36bien conditionnée
37:37parce que
37:37la maison du directeur
37:39se climatisait
37:40très bien.
37:41Donc,
37:42certains ont choisi
37:43comme un endroit
37:44pour s'installer.
37:46En réalité,
37:46à l'époque,
37:46ils n'étaient pas
37:47dans des boîtes
37:49mais plutôt,
37:50c'était des manuscrits.
37:51On les avait déposés
37:52ici.
37:57Ils étaient déposés
37:58ici.
38:00Vous pouvez voir,
38:02ça,
38:02c'était le premier
38:03numéro,
38:0427 733.
38:06à 27 733.
38:07Alors,
38:09ils étaient
38:10attassés
38:11à peu près
38:1150,
38:1225,
38:12ça dépend.
38:13C'est de l'eau.
38:14Vous voyez ici,
38:1527 733
38:16à 27 659,
38:20etc.
38:21Comme ça,
38:22vous voyez ici aussi,
38:2327 860
38:24à 27 895.
38:27Donc,
38:28vraiment,
38:29c'était
38:29très bien organisé
38:30mais ils n'étaient pas
38:31dans des boîtes
38:32à ce moment.
38:34Ces documents
38:36traitent une grande
38:37variété de sujets
38:39incluant les mathématiques,
38:41les sciences,
38:42la philosophie,
38:44l'islam,
38:45l'astronomie
38:46et bien d'autres.
38:49Transmis
38:50des générations
38:50en générations
38:51au sein de familles,
38:52leurs mauvaises conditions
38:54de conservation
38:55a motivé
38:56un projet
38:57de numérisation
38:58des documents
38:59initié en 2008
39:00pour les restaurer
39:02et les protéger.
39:05Il y a une charge
39:07de Tombokto
39:07qui disait
39:08le manuscrit
39:09sans Tombokto
39:10ce n'est pas manuscrit,
39:11Tombokto sans manuscrit
39:12ce n'est pas Tombokto.
39:13En réalité,
39:14le manuscrit
39:15revient
39:15à Tombokto
39:16ce n'est plus normal.
39:20Mais peut-être
39:22c'est les circonstances
39:23que l'on voulait
39:24que le manuscrit quitte.
39:25Et si vous voyez
39:26le manuscrit
39:27attardé à venir
39:28pour moi,
39:29peut-être
39:30on a jugé
39:31que les conditions
39:32ne sont pas réunies.
39:33C'est pourquoi
39:34les manuscrits
39:35ne sont pas venus
39:36auparavant.
39:38Mais maintenant
39:38si on pense
39:39que les conditions
39:40sont réunies
39:41et le manuscrit
39:42revient à Tombokto
39:43c'est tout à fait normal.
39:49De la cité
39:50au 333 saint,
39:53nous revenons
39:54à Mopti.
39:58Célèbre
39:59pour son architecture
40:00en banco,
40:02la ville
40:02prend ses racines
40:03dans un ancien village
40:04bozo
40:05dénommé Sagan
40:06qui s'est développé
40:08au XIXe siècle
40:09sous l'influence
40:10du roi Peul,
40:11Sekou Amadou.
40:18Maçon à la retraite,
40:20Mamadou
40:20n'occupe
40:21dans cette ruelle
40:22où il a dirigé
40:23plusieurs chantiers
40:25en banco.
40:29De petites constructions
40:31aux projets
40:32d'architecture
40:33les plus complexes.
40:34C'est ici
40:35que le banco
40:36est dompté.
40:38Nos parents
40:39nous ont initiés
40:40à façonner le banco
40:41pendant de nombreuses années.
40:45C'est jusqu'aux années
40:461993
40:47que nous avons
40:48un peu essayé
40:48le ciment.
41:09Nous construisons
41:10toutes sortes
41:10de maisons
41:11avec
41:11et on fait
41:12le crépissage
41:13et ça peut tenir
41:14pendant 60 ans
41:15sans se détériorer.
41:18Ici,
41:19l'une des plus
41:20impressionnantes
41:21constructions
41:21reste cette mosquée.
41:24Chaque année,
41:25son crépissage
41:26est un grand événement
41:28qui draine
41:29du beau monde
41:30venant
41:30de tous les coins
41:31du pays.
41:35Preuve
41:36de l'attachement
41:37de la ville
41:37à ses styles
41:39d'architecture.
41:44Le banco
41:45est plus confortable
41:46que le ciment.
41:47Tu vois que cette année,
41:48ceux qui sont
41:49dans la maison
41:49en ciment
41:50souffrent d'humidité.
41:51Par contre,
41:52dans la maison
41:52en banco,
41:53on n'a pas
41:54de ventilateur
41:54ni rien,
41:55mais on dort
41:56tranquillement.
42:01dans la maison
42:02dans une autre
42:02rue de la ville,
42:04Ousmane,
42:05acteur culturel
42:06et passionné
42:07des maisons
42:07en banco,
42:08fait de son combat
42:09leur conservation
42:11en raison
42:12de leur apport
42:13écologique.
42:18On fait
42:19l'écrépissage
42:20avec nos bancos locaux
42:21qu'on ne trouve
42:22pas partout
42:22au Mali.
42:25Cela donne
42:26non seulement
42:27un nouveau visage
42:28à nos maisons,
42:29mais ça permet
42:30aussi de lutter
42:30contre les intempéries.
42:48en plus de son
42:49architecture fascinante,
42:51Mopti est également
42:52un impressionnant
42:53port de pêche
42:54dans le pays.
43:02A bord de sa pirogue,
43:04nous accompagnons
43:05Famanta.
43:07Chaque soir,
43:08en compagnie
43:09de ses enfants,
43:10il s'offre
43:11une partie de pêche
43:12où il emploie
43:13différentes techniques
43:14pour capturer
43:16des poissons.
43:18Il y a plusieurs
43:19techniques pour avoir
43:20des poissons.
43:21Par exemple,
43:21ce filet que tu vois
43:22est composé
43:23du fil nylon en haut
43:24et du plastique en bas.
43:26Une fois que ça s'ouvre,
43:28le nylon tire
43:29le plastique vers le bas
43:30pour que ça ne frotte
43:32pas sur les poissons.
43:33Mais si tu en fais
43:34en plastique seulement,
43:36beaucoup de poissons
43:37vont sortir sous les mailles.
43:40Il y a également
43:41des lignes sur le fleuve
43:42où il est facile
43:44d'avoir du poisson.
43:51Ce soir,
43:53l'accent est mis
43:54sur les petits poissons
43:55pour la sauce familiale.
44:02Vous voyez,
44:03ça s'ouvre.
44:04Il y a donc
44:04de fortes chances
44:05que ça capture
44:06quelques poissons.
44:08Cela aussi
44:08constitue une technique
44:10dans ce métier.
44:11Et il n'est pas donné
44:13à tous les beaux
44:13de fabriquer
44:14ce genre de filet.
44:15Ce sont quelques beaux
44:17qui en sont capables.
44:18« Quand madame verra cela,
44:28elle en sera contente. »
44:30Pour avoir les gros,
44:32il faut parcourir
44:33des kilomètres,
44:35parfois des jours
44:37de voyage
44:38et du camping
44:39au cœur du lac des beaux.
44:44Maintenant,
44:45nous avons
44:46d'autres modèles
44:46des filets
44:47qu'on fabrique
44:47pour capturer
44:49des poissons
44:49comme des capitaines,
44:51des carpes,
44:52des cellules,
44:53etc.
44:55Ça, par contre,
44:56c'est le numéro 2.
44:57Les grands
44:58et le numéro 32.
45:00Il y a également
45:01le numéro 12.
45:05Quand ils sont
45:06destinés à la vente,
45:08c'est dans ce marché
45:09qu'ils atterrissent
45:10avant d'être exportés
45:11vers d'autres horizons.
45:13Mais avant,
45:15ils doivent passer
45:16entre les mains
45:17des femmes
45:18comme Nana,
45:19réputées
45:20comme plusieurs femmes
45:21bozo de ce quartier,
45:22dans le fumage
45:23des poissons frais.
45:34Ça,
45:34on appelle Dibi.
45:36On construit
45:37avec des briques
45:38et du banco.
45:40On y met
45:41un grillage
45:42qu'on achète
45:43au marché
45:43pour poser là-dessus.
46:09quand on y met
46:10des poissons à 10 heures,
46:11c'est jusqu'à 16 heures
46:12qu'ils seront fumés.
46:13Et si nous devons
46:14être au marché
46:15le lendemain,
46:16nous chauffons
46:16tôt le matin
46:17pour ne pas
46:18que les mouches
46:18s'y posent.
46:20Ce processus
46:21de fumage
46:21est utilisé
46:23depuis longtemps
46:23par Nana.
46:25Dès ses 12 ans,
46:27elle a suivi
46:28sa mère au quotidien
46:29dans ce métier.
46:31Une expérience
46:32qui lui a permis
46:34d'apprendre
46:34d'autres techniques.
46:46nous prenons un couteau
46:48et nous enlevons
46:49la tête
46:50et découpons
46:50par le côté.
46:53Je vois
46:54comment ça se présente.
46:57On le mange
46:58dans du taux
46:59et du riz fumé.
47:03Des fumées
47:04de ce four
47:05traditionnel,
47:06les bruits
47:07des marteaux
47:08se font entendre
47:09dans le chantier
47:10naval
47:10sur l'autre rive.
47:13Un grand atelier
47:14où sont fabriquées
47:16chaque jour
47:17les pièces
47:18qui entrent
47:19dans la fabrication
47:19de pirogues
47:20et à la maison.
47:29Ici,
47:30Calé
47:31est le président
47:32des forgirons.
47:34Au quotidien,
47:36il passe,
47:37coordonne
47:38et supervise
47:39les activités.
47:43On appelle cela
47:45le harbon.
47:46Ça sert
47:46à piquer
47:47le poisson,
47:47notamment
47:48les gros poissons
47:49ainsi que
47:49les thons.
47:51On accroche
47:52un bâton
47:53pour que le poisson
47:54soit dans les mailles
47:55du félé
47:55et on le pique avec.
48:05On insère
48:06un morceau
48:07de bois
48:07comme celui-ci.
48:08En le faisant,
48:09on lime
48:10le côté
48:10qui prend
48:10de l'huile noire
48:11car cela montre
48:12que la colle
48:13n'a pas pris
48:14cette partie.
48:15C'est ainsi
48:15qu'on le fait.
48:16Tu vois?
48:23de là à ici,
48:24toutes ces parties
48:26ont pris
48:26de l'huile.
48:28Donc,
48:29on enlève
48:29les parties noires
48:30et on y applique
48:31de la poudre
48:32de baobab
48:33pour que ça puisse
48:34coller.
48:41à Mopti,
48:43les pirogues
48:44assurent la plupart
48:45du temps
48:46le déplacement
48:47des populations.
48:49bien qu'elles aient
48:50des rôles
48:50dans la pêche,
48:52elles servent
48:52aussi
48:53au transport
48:54et à l'abri.
48:57Par an,
48:58c'est plusieurs centaines
48:59de pirogues
49:00qui y sont fabriquées.
49:08A partir du mois d'août
49:10jusqu'à septembre,
49:12il est impossible
49:12de faire un kilomètre
49:13dans une zone inondée
49:14sans la pirogue.
49:15C'est la pirogue
49:16qui est tout
49:17à Mopti,
49:18raison pour laquelle
49:19on appelle Mopti
49:20le delta central.
49:21Rien n'est possible
49:22sans la pirogue.
49:23On fait les récoltes
49:25de riz avec,
49:26on voyage avec,
49:27il y a même
49:27des périodes
49:28de grandes rues
49:29où les gens
49:30hébergent
49:30dans les pirogues.
49:38De Bamako à Tomoctou,
49:41en passant
49:42par Mopti
49:43et Ségou,
49:44le Mali
49:44dévoile
49:45ses multiples visages.
49:48Tradition,
49:49patrimoine culturel,
49:51marché,
49:53manuscrit,
49:54mosquées
49:54et pirogues
49:55racontent tous
49:56une même histoire.
49:59Terre des mémoires
50:00et de création,
50:02il continue d'avancer,
50:04porté par la fierté
50:06de son passé
50:07et la force
50:08de son peuple.
50:10offrises le Mopti
50:12des mémoires
50:12et de l'épée
50:13et des mémoires
50:13et des mémoires
50:31de son passé
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