00:00Mais elle décide en plus de se pourvoir en cassation.
00:02Et ça, ça fait planer à nouveau une sorte d'épée de Damoclès,
00:05parce que potentiellement, dans quelques mois,
00:08si la Cour de cassation décide d'accélérer le calendrier,
00:11elle pourrait avoir un bracelet électronique,
00:13elle pourrait même revenir à la décision de la première instance.
00:18– Ça non. – Non ? Vous n'y croyez pas ?
00:20– Ah non. Les juristes qu'on consulte et mes propres connaissances vous diront que non.
00:25– Il n'y a aucun risque. Vous avez vraiment analysé, j'imagine, tout cela,
00:28même si c'était en temps record hier après-midi, il n'y a aucun risque.
00:32– Il faut rappeler que l'accélération du calendrier est due à ce jugement de première instance,
00:38que si le jugement avait été celui de la Cour d'appel, il n'y aurait pas eu de soucis.
00:42L'appel se serait fait très certainement, d'ailleurs, peut-être après la présidentielle,
00:45en tout cas le résultat, et donc il n'y aurait pas eu toute cette affaire.
00:48Là, aujourd'hui, à partir du moment où Marine Le Pen peut se présenter
00:52grâce à cet arrêt de la Cour d'appel, il n'y a plus urgence
00:56à ce que la Cour de cassation se prononce.
00:59– C'est là-dessus qu'à mon avis vous faites un peu un pari.
01:02– Non, non, mais ce n'est pas un pari.
01:03On rentre aujourd'hui dans une procédure normale de cassation…
01:08– En fait, vous espérez qu'elle prenne son temps.
01:09– Pour n'importe quel justiciable en France aujourd'hui,
01:12un pourvoi, c'est 12 à 18 mois. Voilà, c'est ça.
01:15Donc maintenant, on est en appel avec une décision.
01:18Cette décision permet à Marine Le Pen d'être candidate.
01:20Donc la Cour de cassation devrait, si je puis dire,
01:25revenir à des délais conformes, habituels, entre 12 et 18 mois.
01:30– Alors ce n'est pas ce qu'a l'air de dire la présidente de la Cour d'appel
01:34de Paris,
01:36qui considère que, même si c'est à la Cour de cassation
01:39de décider de la rapidité ou non avec laquelle elle rendra cette décision,
01:43mais malgré tout, elle dit, si la décision de la Cour de cassation
01:45est rendue dès janvier, alors je demanderai l'application des peines
01:48à partir de ce moment-là. – Oui, ben écoutez, on verra bien.
01:51– En fait, vous espérez que pour une fois,
01:53ils ne fassent rien de spécial pour vous.
01:55C'est-à-dire que là, la Cour d'appel de Paris,
01:57à l'inverse, vous aviez demandé à ce qu'ils accélèrent le calendrier,
01:59ils l'ont fait, et là, la Cour de cassation, vous vous dites,
02:02non, non, prenez votre temps.
02:03– Dans la situation du pays, on ne peut pas réfléchir
02:07avec le calendrier judiciaire.
02:09Il y a un calendrier politique.
02:11Il faut s'inscrire dans cette campagne présidentielle
02:13parce qu'on a un programme à défendre.
02:16Je pense que nous sommes les seuls à pouvoir aujourd'hui
02:19préserver l'intérêt de la France face à nos adversaires
02:22et nous allons faire cette campagne présidentielle.
02:25– Mais vous vous rendez compte ?
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