00:00On a démarré l'année avec quand même une prévision de croissance pour l'économie française qui était de 0
00:04,9% à Sévénali.
00:06Et puis alors depuis plusieurs semaines, on assiste au bal des révisions en baisse de ces prévisions de croissance.
00:12On a eu l'INSEE, la Banque de France, l'OCDE qui nous dit il y a quelques jours que
00:17l'activité aura du mal à progresser de plus de 0,6%.
00:21C'est même hier officiellement le comité des finances publiques de Bercy qui nous dit bah non ce sera plus
00:260,9% ce sera 0,7%.
00:27C'est vrai que tous les moteurs de l'activité sont à la peine, la consommation contrainte par la baisse
00:31du pouvoir d'achat,
00:32l'investissement pénalisé par la situation financière des entreprises, l'immobilier qui cale à nouveau avec un chômage qui pourrait
00:38remonter à 8,4% en fin d'année,
00:41nous dit l'OCDE, c'est du jamais vu depuis 2019 hors Covid, sachant qu'évidemment c'est en partie
00:46la faute à la guerre au Moyen-Orient,
00:49mais qu'il y a un autre phénomène qui n'est pas aujourd'hui quasiment dans les prévisions parce qu
00:54'il était imprévisible, c'est effectivement la canicule.
00:56Et quand je dis la canicule, je devrais dire les canicules puisque nous en avons déjà essuyé deux, que nous
01:01allons entrer dans la troisième et qu'il y en aura peut-être une quatrième.
01:08Or ça, on sait que c'est une productivité plus basse, une énergie plus chère, une agriculture en souffrance, des
01:13entreprises au ralenti, plus de dépenses de santé,
01:16c'est 0,1 à 0,2 points de croissance en moins. Donc la canicule, elle va encore raboter sans
01:20doute ses prévisions de croissance.
01:21Face à ça, que peut faire le gouvernement ? Rien, puisqu'au contraire, le ministre des Comptes publics nous a
01:26annoncé hier qu'il fallait encore trouver 3 milliards d'économies supplémentaires.
01:30Donc quand Bercy n'a plus d'argent, il n'a morti plus les chocs, il les amplifie.
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