00:00Nous aussi on fait des fautes d'orthographe, ça nous arrive, on ne le fait pas exprès.
00:03À quoi ça sert de dépenser au taux pour organiser le bac, Emmanuel Lechypre ?
00:06Oui parce qu'on ne sait peut-être plus écrire mais on sait encore compter, effectivement, et là on peut
00:11faire deux constats.
00:12Le premier c'est que le baccalauréat n'est plus qu'une formalité et même un symbole, ça n'est
00:17plus lui qui détermine les parcours des élèves
00:20puisqu'aujourd'hui tout se joue avec parcours sup, début juin lorsque tombent les propositions d'affectation dans l'enseignement
00:28supérieur,
00:28sachant en plus que le contrôle continu pèse désormais plus de 40% de la note finale au bac.
00:34Et la deuxième remarque c'est que cette organisation du bac, elle coûte une fortune.
00:39Alors il y a les coûts comptables, les coûts officiels, on nous dit qu'on est autour de 60 euros
00:44environ par élève
00:46vu qu'il y a plus de 700 000 élèves, ça fait à peu près une cinquantaine de millions d
00:50'euros, plus tous les faux frais qui vont avec.
00:52Allez, les chiffres officiels c'est entre 80 et 100 millions d'euros.
00:56Mais en réalité le coût total évalué par un syndicat de personnel de direction, certes en 2013,
01:04et puis les évaluations de la Cour des comptes aussi, montrent qu'on est beaucoup plus proche de chiffres de
01:12l'ordre de 1 milliard à 1 milliard et demi.
01:14Pourquoi ? Eh bien parce qu'il faut prendre en compte par exemple la production des 3000 sujets, il faut
01:20bien les faire.
01:21Il y a les épreuves qui mobilisent des milliers de surveillants et de correcteurs, et puis surtout le coût qui
01:26n'est pas pris en compte.
01:27C'est par exemple les trois semaines de cours perdu en juin, mais quand même financées par la collectivité.
01:33Il y a la cinquantaine de langues dans laquelle il est possible de passer l'examen, sauf que sur cette
01:39cinquantaine de langues,
01:40vous en avez une vingtaine pour laquelle il y a moins de 50 candidats.
01:43Par exemple, il y a la multiplication des options coûteuses, la multiplication des spécialités.
01:49Vous savez qu'il existe plusieurs millions de combinaisons aujourd'hui possibles.
01:53Oui, plusieurs millions de combinaisons possibles pour le bac à lauréat.
01:58Donc voilà, un bac de plus en plus individualisé, mais de moins en moins décisif.
02:02Il faudra peut-être revoir un peu la facture de tout ça.
02:05Donc voilà, un bac de plus en plus en plus en plus.
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