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Retrouvez en intégralité la conférence de presse des avocats de Cédric Jubillar, Me Pierre et Guy Debuisson.
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00:00Bonjour, bonjour à tous, merci d'être venus.
00:03Avant de parler de Cédric Jubilard, moi je voudrais d'abord rendre hommage à la mémoire de Delphine.
00:09Évidemment, j'ai une pensée émue pour elle à ce moment-là, à ce moment précis.
00:14J'ai une pensée aussi très forte pour ses enfants qui attendaient des questions, qui vivaient dans la certitude totale.
00:21Et aujourd'hui, j'espère que les réponses qui vont être apportées par Cédric Jubilard vont leur permettre de faire
00:26un deuil
00:27et surtout d'avoir une sépulture pour leur maman, ça c'est la chose la plus importante.
00:33Concernant maintenant Cédric Jubilard, moi je l'ai rencontré il y a environ six mois, il m'a désigné comme
00:38avocat.
00:39Je suis allé le voir régulièrement à la maison d'arrêt presque chaque semaine depuis le mois de janvier.
00:45Et immédiatement, j'ai constaté, je l'ai déjà dit à plusieurs reprises, que j'avais affaire à un détenu
00:50différent des autres,
00:51indépendamment de la question de la culpabilité ou d'innocence.
00:54Ce qui était flagrant, c'était sa grande fragilité qui était liée évidemment à la situation d'isolement carcéral,
01:00qui est un régime punitif auquel il est soumis depuis cinq ans, mais aussi aux médicaments très forts, très lourds,
01:05qui lui ont été administrés ces derniers mois et même ces dernières années,
01:09puisqu'il s'agit de neuroleptiques très puissants et d'antipsychotiques.
01:13Petit à petit, on veut lui demander d'arrêter de prendre ces médicaments.
01:18Et surtout, je l'ai écouté, j'ai échangé avec lui, j'ai appris à le connaître, j'ai tissé
01:25une relation de confiance.
01:26Et progressivement et assez rapidement, j'ai ressenti que celui-ci avait le besoin profond de parler.
01:34Il était verrouillé quelque part psychologiquement depuis le début,
01:38verrouillé probablement en raison de l'immense pression médiatique qui était exercée sur lui à travers cette affaire,
01:43qui est donc l'une des plus grandes affaires criminelles françaises de ces dernières années.
01:47Verrouillé aussi probablement en raison de formes de brutalité qu'il a évoquées,
01:51ou en tout cas de pression très forte de la part des enquêteurs.
01:54Il m'a dit lui-même, je me suis recroquevillé comme une huître sur mon rocher.
01:59Ensuite, il a été condamné, il a été incarcéré à l'isolement pendant cinq ans,
02:04et ça a été très difficile pour lui de parler.
02:08Mais ce qui est certain, c'est que depuis le début, il avait besoin et envie de parler.
02:12Donc moi, je me félicite aujourd'hui de ce résultat et de ce travail qui est une grande victoire pour
02:17la justice,
02:18qui permet aussi de réconcilier le bien, la morale et le droit.
02:22Dans une affaire où tellement d'interprétations ont été faites,
02:26cette affaire qui a fait couler tellement d'encre, il y a eu tellement de questions, tellement de fantasmes,
02:29enfin aujourd'hui nous avons la réalité, la vérité,
02:31et ce souci de transparence et de vérité, c'est quelque chose qui nous tenait particulièrement à cœur depuis le
02:36début.
02:38Concernant le mécanisme du passage aux aveux, il y a eu cette relation de confiance qui s'est tissée,
02:46et puis un jour, il y a quelques semaines, il m'a dit, écoutez, maître, il faut que je vous
02:49dise la vérité, c'est moi.
02:51C'est moi qui suis à l'origine de la disparition de ma femme.
02:57L'explication qu'il donne est la suivante, il s'agit d'un couple qui s'est dégradé inexorablement depuis
03:03plusieurs mois,
03:04avec des tensions de plus en plus fortes, et c'est dans le cadre d'une énième dispute conjugale que
03:09les choses ont mal tourné,
03:10et que celui-ci se retrouve donc à l'origine de la disparition de sa femme.
03:16Tétanisé, quand il a repris ses esprits et qu'il a réalisé son geste, quand il a réalisé ce qu
03:20'il avait fait,
03:21il a tout de suite pensé à ses enfants, il n'a pas voulu leur infliger ce regard terrible,
03:29cette vision de ce corps inanimé de leur mère, et donc il s'est dit, il ne faut pas qu
03:34'il ne voit ça,
03:35donc je dois déplacer le corps. Il a pensé aussi, parce qu'il s'agit d'un être humain,
03:39mes enfants m'en voudront, ils ne me le pardonneront pas, et donc très rapidement, pour ne pas dire immédiatement,
03:45il a pris la décision de déplacer le corps de Delphine avec le véhicule,
03:50et il a déplacé ce corps dans un endroit pour lequel il nous a donné quelques précisions,
03:54mais pas beaucoup de détails. Il réserve toutes les informations, tous les détails à la justice,
03:59il est disposé à collaborer entièrement, et moi à ce stade, je formule le vœu très vif,
04:03qu'on puisse évidemment retrouver Delphine pour lui donner une sépulture.
04:08Ce travail-là, c'est un travail que je n'ai pas fait seul, c'est un travail d'équipe,
04:13avec une tierce personne, une personne qui va le voir régulièrement à la maison d'arrêt depuis plusieurs mois,
04:18qui nous a beaucoup aidés, et je l'ai fait aussi avec mon père, Guy Debusson, à qui je donne
04:22la parole.
04:23Est-ce qu'il vous a donné des précisions ?
04:25D'abord la parole à...
04:26Oui, Pierre, effectivement, à un certain moment, on m'a demandé d'intervenir en me disant
04:33« Qu'est-ce que tu penses ? Va le voir », donc c'est ce que j'ai fait.
04:36J'étais immédiatement choqué par le délabrement psychologique de ce garçon.
04:40Alors, délabrement psychologique était dû à quoi ?
04:43On vit dans cette affaire un véritable scandale, ça n'a échappé à personne.
04:47Ça fait 5 ans en juin, ça aura fait 5 ans en juin qu'il était l'isolement.
04:51Quand on sait que la Cour européenne considère que l'isolement, c'est un moyen de torture,
04:55on peut considérer effectivement qu'il y avait un abus.
04:58Le deuxième abus, il m'a expliqué, moi j'avais suivi le procès d'une manière assez particulière,
05:02que tous les soirs, pendant ce procès, pendant 3 semaines, il était extrait de la maison d'arrêt de Seyce,
05:09à 4 ou 5 heures du matin, on l'amenait à Albi, 1h30 de trajet,
05:13et le soir, à 17h, à la fin de l'audience, on le ramenait à Toulouse.
05:17C'est-à-dire que c'était encore un moyen très particulier d'anéantir le peu de force
05:21qui lui restait au plan psychologique.
05:23Donc, isolement pendant 5 ans, ce procès avec ces moyens et des médicaments,
05:28ce que disait Pierre, qui étaient extrêmement forts et qui le rendaient comme un légume.
05:31Moi, ce délabrement psychologique m'a laissé penser immédiatement,
05:35et c'est la raison pour laquelle j'ai accepté d'intervenir également,
05:38parce qu'on a un cabinet qui cultive l'ADN de la reconnaissance.
05:43Se présenter devant des juges en ayant reconnu les faits,
05:45c'est tellement plus agréable pour les magistrats, pour les avocats généraux,
05:49pour les procureurs, pour les partis civils,
05:51plutôt que de contester certains faits qui ne doivent pas l'être.
05:54Et l'ADN de notre cabinet, notre culture, c'est justement de faire en sorte de se rapprocher,
05:59de présenter au juge un dossier au plus près de la vérité.
06:03Et c'est ce qu'on a essayé de faire, bien évidemment.
06:05Et il a expliqué à Pierre, dans le détail, ce qu'il vous disait il y a quelques instants,
06:09le processus qu'il a amené, malheureusement, à une certaine extrémité.
06:13Il fournira tous les renseignements ultérieurs aux magistrats qu'il entendra
06:17ou qu'il ne manquera pas de l'entendre.
06:19Mais en même temps, on s'aperçoit, et c'est de la conclusion,
06:23qu'en libérant sa conscience, il voulait aussi démontrer qu'il y avait peut-être une autre image de lui,
06:31c'est-à-dire qu'il y a une sensibilité chez l'homme qui est incontestable,
06:34et bien entendu des remords, des remords extrêmement profonds,
06:38qui font que vis-à-vis de ses enfants, vis-à-vis des partis civils, vis-à-vis des tiers,
06:43il a beaucoup à dire.
06:44Alors on a, et j'en termine par là, on a dit que pendant le premier procès,
06:48il était mutique et qu'il ne disait rien,
06:50mais quand je lui pose la question, ou quand on lui pose la question,
06:52il nous dit oui, parce que dès le matin, on me cachetonnait à mort,
06:55c'est-à-dire qu'on lui mettait des médicaments extrêmement puissants, extrêmement forts,
06:59qui en faisaient presque un zombie.
07:01Donc effectivement, il dit, je n'ai pas répondu,
07:04maintenant je suis à même de répondre dans le détail,
07:06de répondre à toutes les questions qui me seront posées,
07:09mais surtout, je voulais libérer ma conscience,
07:11et je n'en ai jamais eu l'occasion, tout simplement,
07:13parce que, là je vais faire une critique,
07:15les enquêteurs qui ont dit beaucoup de choses dans ce dossier,
07:20sont passés à côté de la quasi-totalité.
07:22Quand il dira à un magistrat ce qu'il nous a dit,
07:25vous serez extrêmement surpris,
07:27parce que manifestement, les enquêteurs ont voulu à tout prix,
07:29à tout prix, à tout prix, retenir certains éléments,
07:32alors que manifestement, c'était faux.
07:34Le travail que l'on a fait, que Pierre a fait dans un premier temps,
07:36et que j'ai complété, c'est un travail de mise en confiance,
07:39et je crois qu'effectivement, c'est l'essentiel dans un procès de justice,
07:43quel qu'il soit, c'est d'amener l'intéressé à ne pas dire des contre-vérités,
07:47mais à se rapprocher le plus possible de cette vérité,
07:50de manière à ce que, quand nous irons devant le juge,
07:52ou devant les juges, ou devant les jurés,
07:54eh bien, il n'y ait plus de contestation,
07:56et qu'à partir de cet instant,
07:57la justice, avec un grand J, retrouve un peu de ses forces,
08:01ce dont elle a beaucoup besoin en ce moment.
08:03Est-ce qu'il vous a donné des explications sur les conditions
08:05dans lesquelles il a souhaité sa compagne ?
08:07Est-ce qu'il s'agit de l'ence pour l'entraîner à mort
08:08sur l'attention de la neurée ?
08:10Est-ce qu'il y a une intention homicide ?
08:12Est-ce qu'il va être en détail de ça ?
08:13Alors, oui, il nous a donné un certain nombre d'éléments,
08:16de contextes, évidemment,
08:18un contexte qui trouve ses sources plusieurs semaines,
08:20plusieurs mois avant cette nuit dramatique,
08:23mais s'agissant des précisions, vous vous en doutez,
08:25elles seront données aux magistrats qui l'interrogeront,
08:27et encore une fois, il est important de rappeler
08:28qu'il se tient à la disposition des juges,
08:30et en ce qui nous concerne, nous espérons que tout sera fait
08:32avec l'aide de Cédric Jubilard
08:34pour retrouver le corps de Delphine.
08:36Il n'y a rien de plus important aujourd'hui.
08:37Quel crédit vous accordez aujourd'hui à ces confessions ?
08:41Total.
08:42Alors que durant cette affaire,
08:44les manipulations, et d'ailleurs on a parlé du manipulateur,
08:48est-ce que vous accordez un crédit et quel est ce crédit ?
08:50Un crédit total.
08:52Un crédit total ?
08:52Vous n'avez pas de doute ?
08:53Non, parce qu'il soulage sa conscience,
08:54comme mon père l'a dit,
08:55c'est quelque chose qui émane d'un profond sentiment,
09:00un profond besoin,
09:01d'une envie réelle,
09:02qui le date, lui, dès le départ, en fait.
09:04Parce qu'à partir du moment où il réalise ce qu'il a fait,
09:08où il reprend ses esprits,
09:10il est face à un choix humain
09:12qu'on peut imaginer,
09:13qu'on voit dans des scènes de films américains,
09:15et il pense à ses enfants d'abord.
09:16Et à partir de là, il va être pris dans cet engrenage
09:18qui l'amène à rester mutique,
09:20et à s'enfermer dans ce mensonge jusqu'à aujourd'hui.
09:22– C'est évident, on l'a vécu dans d'autres procès,
09:26vous savez lesquels,
09:27puisque nous étions également partie prenante.
09:29À partir du moment où on s'aperçoit
09:31que la personne est décédée,
09:33il y a deux alternatives, pas trois,
09:35c'est un, j'appelle la gendarmerie ou la police
09:37et je dis, voilà, venez vite,
09:38voilà ce qui vient de se passer.
09:39Ou au contraire, il y a un moment de panique
09:41pendant lequel on ne sait pas trop ce qu'il faut faire.
09:43Et la meilleure des choses à ce moment-là,
09:45c'est de tenter de dissimuler,
09:46c'est ce qu'il a fait.
09:47Et il n'a jamais eu la possibilité,
09:50c'est ce qu'il précise,
09:51il n'a jamais eu les moyens
09:53de pouvoir dire la vérité.
09:55On ne l'a jamais mis en confiance.
09:56Et ce qu'a réussi à faire Pierre,
09:57c'est assez exceptionnel.
09:58Mais c'est notre travail aussi,
10:00c'est l'ADN, je le disais, du cabinet,
10:02c'est de faire en sorte que, bien,
10:03toutes les personnes qui contestent bêtement,
10:05il faut les écarter,
10:07parce que se présenter devant des juges
10:08en disant qu'un dossier rose est devenu bleu,
10:11c'est complètement stupide.
10:13La réalité de ces affaires,
10:14c'est tout simplement qu'il faut se rapprocher
10:15le plus possible de la vérité.
10:17Alors, tout ce qu'il nous a dit,
10:18pour répondre à votre question,
10:19tout ce qu'il nous a dit,
10:20on y croit parfaitement,
10:21parce que ça ne s'est pas fait en quelques minutes.
10:23On l'a vu, on l'a revu, on l'a revu,
10:25et au fur et à mesure,
10:26on s'est bien aperçu qu'il nous disait la vérité.
10:28C'est pas lui, vous avez donné le date de camp précisément,
10:30la lettre ?
10:31Il y a plusieurs semaines qu'on est informé.
10:33La lettre, on l'a reçue la semaine dernière
10:34avec une semaine de retard,
10:35en raison de problèmes à la poste.
10:37Est-ce que la justice était au courant
10:39de la publication dernière après ?
10:42Non, non, personne n'est informé.
10:44Personne n'est informé.
10:45La justice n'a pas joué le jeu.
10:46Ça fait des mois et des mois
10:47que Pierre et moi, par la suite,
10:49nous nous battons pour qu'il sorte de l'isolement,
10:51dont, je répète,
10:52la Cour européenne considère que c'est une torture.
10:54Et malgré toutes nos demandes,
10:56y compris au ministre,
10:57il est resté à l'isolement.
10:58Vous savez ce que c'est ?
10:58C'est 5 ans isolé, seul.
11:01Abdeslam est à l'isolement,
11:02on peut le comprendre.
11:03C'est un terroriste sanguinaire.
11:05Lui, aucune raison.
11:06Alors, on nous répondait systématiquement,
11:08c'est pour le protéger.
11:10Jumillard, il n'a pas besoin d'être protégé.
11:11Est-ce que Jumillard était au courant
11:12de la publication de ces années ?
11:15Non, bien sûr.
11:16Évidemment, il souhaite.
11:18Non, mais cette démarche...
11:19Il est sépressé,
11:20il nous a même demandé,
11:21alors quand, alors quand ?
11:22C'est une démarche qui se fait
11:23en collaboration avec lui.
11:26Moi, j'ai servi de catalyseur,
11:27mais encore une fois,
11:30c'est un aveu que lui a voulu faire.
11:33Est-ce que vous avez une preuve
11:34qu'il était cachemouillé ?
11:35Oui, on a des ordonnances.
11:37On a des ordonnances.
11:38On a plusieurs ordonnances.
11:39On parle de neuroleptiques,
11:40on parle d'antipsychotiques très puissants.
11:42Non, mais ce qu'il faut,
11:43c'est ne pas dire n'importe quoi.
11:45L'ancienne défense avait les certificats,
11:48donc s'il est très important dans ce dossier,
11:50on sera très pointu.
11:51Dans le cadre de sa défense,
11:52on ne peut plus accepter
11:54que ce soit dit des choses
11:55qui ne ressemblent pas
11:56le reflet de la vérité.
11:57Nous, on a une limite.
11:59Il nous a expliqué,
12:00on pense de manière quasi certaine
12:03que ce qu'il dit est la vérité.
12:04À partir de là,
12:05c'est lui qui va s'expliquer,
12:06ce n'est pas nous.
12:07Mais il ne faut pas non plus
12:08qu'on commence à interpréter
12:09les choses négativement.
12:10Moi, je pense que sa démarche,
12:11elle est très positive
12:12et qu'à partir de cet instant,
12:13l'institution judiciaire
12:15qui est malmenée en ce moment
12:16doit en être très satisfaite.
12:18Les parties civiles très satisfaites
12:19et l'accusation très satisfaite.
12:20Vous dites que la justice ne joue pas le jeu,
12:23vous dites,
12:23la justice ne joue pas le jeu
12:24et vous semblez dire,
12:26maître de Buisson,
12:27que l'enquête a été plus ou moins bâclée.
12:29Vous le verrez,
12:30avec tous les éléments.
12:32Tout a été mal fait ?
12:33Non, mais c'est flagrant.
12:34Tout a été mal fait ?
12:47La question essentielle,
12:48c'est le constat d'aujourd'hui.
12:50Comment deux avocats réussissent
12:52en quelques semaines
12:53à le faire avouer,
12:55puisqu'il avoue,
12:56il n'a pas un meurtre.
12:57J'ai entendu tout à l'heure le meurtre.
12:58Il n'avoue pas un meurtre.
12:59Attention aux qualifications juridiques.
13:01Il avoue, bien entendu,
13:02avoir donné la mort à son épouse.
13:06Mais à partir de cet instant,
13:08on doit s'en tenir uniquement à ses aveux.
13:10Il n'est pas question de revenir
13:12sur des détails qui, manifestement,
13:13ne sont pas le reflet de la vérité.
13:15Donc, il vous dit qu'il n'avait pas l'intention d'un meurtre.
13:17Non, je n'ai pas dit ça.
13:18Vous dites que ce n'est pas un meurtre.
13:19Ah non, non, mais oui,
13:20mais voyez, vous commencez à déformer.
13:21Non, non, mais c'est très important.
13:23On verra ultérieurement.
13:24C'est lui qui va s'expliquer.
13:25Il reconnaît être à l'origine
13:28de la mort de sa femme.
13:30Pour les détails,
13:31il les donnera au magistrat.
13:32C'est évidemment prématuré.
13:36Ce sont des détails
13:36qu'il réservera au magistrat.
13:38Vous en doutez,
13:38on ne peut pas tout vous donner maintenant.
13:39Ce sont des enfants
13:40qui lui ont fait finalement avouer.
13:41Non, non.
13:42Non, il a essayé d'échanger beaucoup
13:44avec ses enfants.
13:45Ah oui, oui,
13:46on lui a toujours bloqué
13:47tous les échanges par voie postale.
13:49Là aussi.
13:49Il a été isolé à tout point de vue.
13:51Toutes les lettres
13:52qu'il a adressées à ses enfants,
13:53les lettres n'arrivaient jamais.
13:55C'est-à-dire que même là,
13:56on l'a coupé de ses enfants.
13:57Est-ce qu'un état actuel
13:59de l'affaire telle que vous la connaissez,
14:01de la situation telle qu'elle se présente,
14:03est-ce que vous pensez
14:04qu'un procès d'appel
14:05pour se tenir à septembre ?
14:06C'est impossible.
14:08On parlait de la qualité de la justice
14:10et des difficultés
14:11ce qui est qu'elle a actuellement.
14:12Je parle de justice avec un grand J.
14:14Il est évident qu'il faut laisser
14:15du temps au temps
14:16et que par voie de conséquence...
14:17Je le lisais ce matin
14:19dans le journal local,
14:20la dépêche du midi,
14:21tout est à reprendre.
14:23Tout est à reprendre.
14:24Et effectivement,
14:26si l'enquête avait été faite
14:28de manière correcte dès le départ,
14:30ce que nous avons fait
14:30en quelques semaines,
14:31ça aurait pu être fait à l'époque
14:32en quelques mois.
14:33Il faut qu'il soit entendu.
14:34Non mais attendez,
14:35il faut qu'il soit entendu.
14:36Ensuite, il faut qu'il y ait des fouilles
14:37en espérant qu'on retrouve
14:38le corps de Delphine.
14:39Il faut qu'il y ait des analyses
14:40sur le corps de Delphine
14:41si on le retrouve,
14:42ce que j'espère vivement.
14:43Il faut qu'il y ait
14:43une nouvelle expertise psychologique
14:44et psychiatrique
14:45parce que tout ce qui a été fait
14:46n'était basé que sur du néant.
14:48Et donc, évidemment,
14:49ça va prendre du temps.
14:50Il faut qu'on arrête
14:50de lui donner des médicaments.
14:52Oui, on le force
14:52à prendre des médicaments
14:53à Maison d'arrêt.
14:54Il est obligé
14:54de les mettre sous sa langue
14:55ou de les recracher
14:56dans les toilettes.
14:56Donc, on n'invente pas ça,
14:58si vous voulez.
15:02Pour obtenir les confessions
15:05de Cédric Jubilat,
15:06vous parlez d'une tierce personne.
15:08Est-ce qu'il est possible
15:09de savoir...
15:10Pas pour l'instant.
15:10On le réserve pour la justice aussi.
15:12C'est un témoin ?
15:13C'est une personne
15:14qui a fait du bon travail
15:16sur le plan psychologique
15:17puisque c'est un travail psychologique
15:18que nous avons mené
15:19et qui m'a aidé considérablement.
15:22Mais elle ne se tient pas
15:23à révéler son identité
15:24pour le moment
15:25pour des raisons évidentes.
15:26Elle ne peut pas être assaillie
15:27par la presse.
15:28C'est une proche ?
15:29C'est un proche ou un expert ?
15:30C'est une personne
15:30qui va le voir régulièrement
15:31à la maison d'arrêt.
15:32Vous le verrez.
15:33Quand est-ce qu'il sera entendu par...
15:35On ne sait pas.
15:35On ne sait pas.
15:36C'est les magistrats qui décideront.
15:38Nous, nous sommes toujours
15:39très mécontents
15:40qu'il soit dans une situation particulière.
15:42Actuellement, il est au CRPC
15:43qui est un institut structurel
15:45un peu particulier
15:46dans la maison d'arrêt.
15:47Mais j'insiste bien.
15:49Cinq ans d'isolement
15:50avec une prise quotidienne de cachet,
15:52c'est insupportable.
15:53Parce qu'il est vrai
15:54que s'il n'avait pas été placé
15:55à l'isolement
15:56et s'il n'y avait pas eu
15:57ces médicaments,
15:58il y aurait fort à parier
15:59que des révélations
15:59auraient pu être faites
16:00il y a 3, 4 ou 4 ans.
16:02Et comment vous expliquez
16:03que depuis le début
16:04de cette affaire,
16:06c'est-à-dire depuis
16:064, 6 ans,
16:09Cédric Jumillard,
16:10tout le monde est passé
16:11à côté de sa personnalité ?
16:13Totalement.
16:16Psychologiquement,
16:16il fallait le prendre.
16:17Il fallait savoir le prendre.
16:18Il fallait être à l'écoute.
16:19Il fallait arrêter de le juger.
16:20Parce que tout de suite,
16:21il y a quand même une idée
16:22qui s'est propagée
16:23dans ce village.
16:25auprès de ses proches,
16:26puis dans la presse,
16:27dans les médias,
16:28comme quoi il s'agissait
16:29du vilain petit canard.
16:30Alors, je le défends,
16:31je suis son avocat,
16:32mais je ne suis pas là
16:32pour dire que c'est un saint
16:33puisqu'il a commis un acte
16:35qui est un acte
16:36extrêmement sérieux.
16:37Mais en même temps,
16:38tout le monde est passé
16:39à côté de sa personnalité,
16:40c'est vrai.
16:40Pourquoi il a raison pour toi ?
16:41Parce que ça a été bâclé.
16:43Ça a été bâclé.
16:44Le travail de fond
16:45n'a pas été fait
16:46par les psychologues,
16:47les psychiatres, etc.
16:48Je pense qu'il fallait
16:48l'écouter d'abord.
16:49Il fallait l'écouter,
16:50être à l'écoute,
16:51prendre le temps
16:52de savoir ce qui lui faisait peur
16:53parce que c'est un homme
16:54qui a peur
16:54et qui est terrorisé
16:55depuis le premier jour.
16:56Malgré le visage
16:58qu'il donne à voir,
16:59c'est un homme
16:59qui est paniqué
17:00depuis le premier jour.
17:01Écoute, il y a des témoignages
17:02de Saint-Gaou
17:04confirmatifs
17:04qui l'ont terminé.
17:06Non, mais on verra ça
17:07dans le détail.
17:08On verra ça plus tard, oui.
17:09Non, mais l'important
17:11est de considérer
17:12qu'en libérant sa conscience,
17:14on va découvrir
17:14un autre personnage.
17:16Ça va révéler sa sensibilité.
17:18Ça va révéler, bien sûr,
17:19ses remords
17:20puisqu'il les reconnaît,
17:20mais aussi sa sensibilité,
17:22ses qualités d'homme.
17:23Alors que, bon,
17:24vous y étiez tous
17:24lors du premier procès,
17:25on a dit
17:26qu'il est mutique,
17:27il ne s'explique pas,
17:28il n'est pas sympathique, etc.
17:29Là, avec ce procès,
17:31c'est sa sensibilité.
17:33Pour te répondre,
17:33il avait besoin
17:34d'être rassuré.
17:35C'est quelqu'un
17:36qui avait besoin
17:36d'être rassuré
17:37et qui avait besoin
17:38d'accepter
17:41ce qu'il a fait
17:42et ce qui a été
17:42très difficile au départ.
17:43Oui, tout à fait.
17:43Un nouvel homme
17:44avec une sensibilité d'homme
17:46qui n'a jamais été recherché
17:47et qui n'a jamais pu mettre
17:49un exergue,
17:49tout simplement,
17:50parce que tout le monde
17:51est passé à côté.
17:52Tout le monde.
17:54Pas au niveau
17:54de la culpabilité
17:55puisqu'il a été condamné,
17:56mais au niveau
17:57de l'analyse propre
17:58de sa personnalité.
18:00Je pense qu'effectivement,
18:02ce que tu disais,
18:02c'est vrai.
18:03Si jamais le travail
18:04avait été bien fait,
18:05au bout de quelques semaines
18:06ou quelques mois,
18:06il aurait avoué
18:07parce qu'il avait
18:07ce besoin d'avouer.
18:08Et ça, c'est très important.
18:10Il fallait qu'il libère
18:11sa conscience.
18:11Le besoin et l'envie.
18:12Vous nous dites
18:13que c'est un nouveau
18:14fiasco judiciaire
18:15aujourd'hui.
18:16Disons qu'il a été condamné
18:21justement et injustement,
18:22injustement parce qu'il a été
18:23condamné sur l'absence
18:24totale de preuves
18:25avec des expertises
18:26dont les conclusions
18:27sont pour la plupart
18:28totalement aberrantes.
18:30Mais en même temps,
18:31il était coupable.
18:32C'est ça qui rend
18:32les choses intéressantes.
18:33Et cet aveu aujourd'hui
18:34va permettre d'apporter
18:35des réponses
18:36et des explications
18:37à la famille.
18:37Ça, c'était essentiel
18:38pour nous et aussi
18:40de faire en sorte
18:41que la justice passe
18:42enfin dans ce dossier.
18:43Est-ce qu'il regrette
18:44ce qui s'est passé ?
18:45Évidemment.
18:45À travers vous,
18:46c'est un message ?
18:47Oui, il est emprunt
18:49de regrets profonds,
18:50sincères.
18:51Il y pense en permanence.
18:52C'est quelque chose
18:53qui l'affecte considérablement.
18:55Il est déjà fragilisé
18:56par, encore une fois,
18:57ce qu'on a évoqué,
18:58c'est-à-dire cette situation
18:59d'isolement carcéral punitive.
19:01Mais il est surtout
19:01très affecté par l'absence
19:03de lien avec ses enfants.
19:04Ça, c'est quelque chose
19:05qui le ronge profondément.
19:06Et le fait qu'il ne puisse
19:07même pas échanger par courrier,
19:08par voie postale
19:09parce qu'on lui bloque
19:10tous les accès.
19:10C'est quelque chose
19:11qui est quand même
19:11très difficile à vivre.
19:12Mais évidemment,
19:13ce geste qui est quand même,
19:14il faut le préciser,
19:15c'est le pire geste
19:16de toute sa vie
19:16sur lequel il est jugé,
19:18qu'on lui rappelle
19:18en permanence
19:19au sein de la maison d'arrêt
19:20pour les rares personnes
19:21qui le voient,
19:21c'est-à-dire les surveillants.
19:23Il n'est résumé aujourd'hui,
19:24Cédric Jubilard,
19:25qu'au quelques instants,
19:26du pire geste de sa vie
19:27qu'il regrette par-dessus tout.
19:31Qu'est-ce qu'il a à dire
19:37que c'est une nouvelle stratégie
19:39de défense ?
19:40Non.
19:40Ce n'est pas une stratégie,
19:41c'est tout simplement
19:42qu'on s'adaptera
19:43à ce qu'il dira
19:44et en fonction de ça,
19:45comme je l'ai dit tout à l'heure,
19:46notre but,
19:47comme dans tous les dossiers
19:48que nous avons,
19:49c'est de nous rapprocher
19:50le plus possible
19:50de la vérité,
19:51sans artifices,
19:52c'est-à-dire que ce n'est pas
19:53une stratégie,
19:53c'est tout simplement
19:54qu'il va s'expliquer
19:55et en fonction de ça,
19:56on le défendra.
19:56On a été des catalyseurs.
19:58Des catalyseurs,
19:59c'est-à-dire qu'on a permis
20:00une réaction positive,
20:01mais qui était bloquée au départ.
20:03Pourquoi le fait
20:03qu'on lui intervise
20:04et qu'on lui communiquait
20:05avec ses enfants
20:05et non,
20:07il n'y a pas d'explication.
20:10Pourquoi ?
20:11Deuxième vue procédural,
20:12vous avez saisi...
20:15On a écrit
20:16aux défenseurs des droits
20:17pour signaler
20:18la multitude d'anomalies
20:19qui font qu'aujourd'hui,
20:21de façon objective,
20:22encore une fois,
20:23Cédric Huillard n'est pas un saint,
20:24il est à l'origine
20:24de la disparition de sa femme,
20:25mais il est soumis
20:26à des conditions carcérales
20:27qui sont pires
20:28que la plupart des terroristes.
20:29Ça interroge.
20:30Il bénéficie quand même
20:31d'un casier judiciaire vierge,
20:32il sera condamné.
20:33Il n'a jamais été condamné
20:34par la justice
20:34avant ces faits-là,
20:35alors qu'il a presque 40 ans.
20:37Il s'agit d'un acte isolé
20:38et donc on a du mal
20:39à comprendre pourquoi
20:40depuis 5 ans,
20:41il subit ce régime carcéral
20:43qui, encore une fois,
20:44est celui des pires terroristes français.
20:45Est-ce que vous avez
20:46été garantie
20:47l'administration pénitentiaire
20:48sur la fronte sur les amoureux ?
20:49Non, non, rien.
20:50Personne ne joue le jeu
20:51en nous mettant des bâtons
20:52dans les roues en permanence,
20:53que ce soit l'administration pénitentiaire
20:54ou d'autres personnes.
20:55Est-ce que vous pensez
20:56qu'avec ces révélations,
20:57avec ces aveux,
20:58il peut justement
20:59avoir une administration
21:00un peu plus compréhensible ?
21:01Eh bien, on verra.
21:02Mais c'est aussi
21:03l'administration.
21:04Non, non, non.
21:06Vous savez...
21:07L'échelle,
21:09elle démarre au niveau local,
21:11c'est-à-dire
21:12direction de la maison d'arrêt.
21:15Parquet général,
21:16puisque c'est le parquet général
21:17qui est saisi au niveau,
21:17bien entendu,
21:18du procès.
21:20Ensuite,
21:20le ministre,
21:21qui a été saisi également.
21:23personne ne répond favorablement.
21:25Non, non.
21:25Il faut préciser
21:26que les magistrats aussi
21:27ont été sollicités pour avis
21:29et qui n'ont pas répondu.
21:30Oui.
21:31On a un document
21:32dans lequel les magistrats
21:33à la cour d'assises
21:34ont été sollicités
21:35pour savoir pourquoi
21:36Cédric Jubilard
21:37restait à l'isolement.
21:38Ils n'ont pas donné répondre.
21:39Donc, bon,
21:40c'est silence radio
21:41depuis le début.
21:42Vous croyez sa parole,
21:44mais quel détail ?
21:44Vous êtes-il à vous ?
21:45Ça fait plusieurs semaines
21:47qu'on travaille
21:47sur cette question-là.
21:48Donc, aujourd'hui,
21:49on a des certitudes.
21:52C'est trop tôt.
21:54C'est beaucoup trop tôt.
21:55Il y a quelques semaines,
21:56on a appris
21:56que Maître Berton
21:57allait quitter la défense.
21:59Mais non,
21:59mais ça aussi,
22:00c'est une erreur.
22:02À partir du moment
22:03où il a considéré
22:04qu'il allait faire
22:05des aveux, etc.,
22:06il a dit
22:07je ne prends pas
22:07un troisième avocat
22:08qui ne servira à rien.
22:09Il a écrit à Maître Berton.
22:10Et c'est lui qui a écrit à Berton.
22:11Et Berton l'a reconnu.
22:12Il a dit,
22:12il m'a écrit en me disant
22:13qu'il se passait
22:14d'oriné de nos services
22:15en pensant
22:16que Maître Berton
22:16ne serait pas assez disponible.
22:17Et quand vous écrivez
22:18que c'est un avocat
22:19qui l'a quitté,
22:20non, c'est encore une erreur.
22:21C'est pour ça que je disais tout à l'heure,
22:22il va falloir recentrer dorénavant
22:23parce que trop de choses négatives
22:25ont été dites
22:27malencontreusement
22:27contre lui
22:28lors du premier procès
22:28alors que manifestement,
22:30encore une fois,
22:31bon,
22:31il va falloir revenir à l'humanité
22:32et considérer
22:33que c'est un homme
22:34qui doit être jugé
22:35comme tous les hommes.
22:36Vous avez une dernière question ?
22:37Votre client est prêt
22:38à un transport de justice
22:39sur place ?
22:40Bien sûr,
22:40il est prêt à tout,
22:41à collaborer totalement
22:42avec la justice.
22:43Est-ce qu'il veut récupérer
22:47et il espère
22:48les récupérer un jour ?
22:49On a quand même le sentiment
22:50que du début à la fin,
22:51il a gardé la main
22:53sur la chronologie
22:54sur la révélation
22:55d'un état.
22:55Pas du tout.
22:56Il a subi.
22:56Ça ne veut pas dire un petit peu
22:58vous n'allez pas y l'espère
22:59mais instrumentaliser les choses ?
23:00Pas du tout.
23:01C'est une mauvaise impression.
23:01Non.
23:02Non, il a subi.
23:03On vient de l'indiquer.
23:04Depuis le début,
23:05il a subi énormément de choses.
23:06Il a commis un acte
23:08répréhensible et terrible.
23:09Il s'est enfermé
23:11dans une forme de mensonge
23:12pour les raisons
23:12que j'ai évoquées tout à l'heure.
23:14Considérer qu'il fallait
23:15préserver ses enfants
23:17de cette vision terrible
23:18de cette mère inanimée.
23:20À partir de là,
23:21il a été pris dans un engrenage
23:22et il n'a pas réussi
23:23à s'en extirper
23:23parce qu'il était soumis
23:24à plusieurs pressions
23:25que je le répète.
23:26Pression médiatique,
23:27c'est l'un des plus gros procès,
23:28une plus grosse affaire
23:29criminelle française.
23:30Quand il était libre
23:31pendant plusieurs mois,
23:32il était surveillé,
23:35happé,
23:36il était harcelé en permanence.
23:38Pression des enquêteurs
23:39et des magistrats,
23:40isolement, médicaments,
23:42ça fait quand même beaucoup
23:42pour finalement
23:43ce qui s'apparente
23:44plus ou moins
23:45à un crime passionnel.
23:50On a fait sauter
23:51le bouchon du déni
23:52à un certain moment.
23:54Il était dans le déni.
23:55On a fait sauter
23:56ce bouchon du déni
23:57et là,
23:57il s'est expliqué
23:58de manière très loyale.
24:00On a assez d'expérience
24:01pour savoir
24:01quand un individu
24:02nous dit la vérité
24:03ou au contraire
24:04attend de nous manipuler.
24:05Et s'il nous avait manipulés,
24:06il est bien évident
24:07qu'on ne serait pas là
24:08aujourd'hui avec vous.
24:09Non,
24:10aujourd'hui,
24:10on lui fait confiance
24:11et on espère simplement
24:12qu'il soit entendu
24:13dans des conditions
24:14tout à fait normales,
24:15qu'on arrêtera
24:15de lui donner
24:16les médicaments,
24:16qu'il ne sera plus
24:17à l'isolement,
24:18qu'il sera considéré
24:19comme un être normal,
24:20ce qui n'a pas été
24:21le cas jusqu'à présent.
24:27Non, on n'en est pas là,
24:30on n'en est pas là
24:30pour l'instant.
24:31Il réserve encore une fois
24:32toutes les explications
24:33et les précisions
24:34à la justice,
24:34c'est ce qui est
24:34de plus important.
24:35Sous-titrage Société Radio-Canada
24:38Sous-titrage Société Radio-Canada
24:40Sous-titrage Société Radio-Canada
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