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Les invités de Thierry Cabannes débattent de l'actualité dans #PunchlineWE
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NewsTranscription
00:00Il est 17h, bonsoir, soyez bienvenus. Édition spéciale de votre Punchline.
00:04On va beaucoup évidemment vous parler de ce crash d'avion civil ce matin à proximité de l'aérodrome de
00:09Nancy-Essay.
00:10Il s'agissait d'un vol pour un baptême de parachutisme.
00:14Le bilan est lourd, très lourd. 11 personnes sont mortes, les victimes 5 moniteurs, 5 élèves et le pilote.
00:19On va retrouver nos équipes sur place évidemment.
00:21Le ministre de l'Intérieur, Laurent Nunez, est attendu sur place.
00:25Le ministre du Transport, Philippe Tabarro également.
00:27Philippe Tabarro qui a réagi. Je vous propose de voir tout de suite la réaction de Philippe Tabarro.
00:34Terrible drame en Meurthe-et-Moselle où un avion transportant des participants à une activité de saut en parachute s
00:40'est écrasé au niveau de Tomblaine.
00:42Le bilan humain est particulièrement lourd. 11 personnes ont perdu la vie.
00:46J'adresse mes plus incères condoléances à leurs proches.
00:48Et je me rends sur place cet après-midi avec Laurent Nunez, ministre de l'Intérieur.
00:53Les deux ministres, je vous le disais, sont attendus aux alentours de 17h40.
00:56À mes côtés, autour de moi, Ophi Leroc, bonsoir. Merci d'être avec nous.
01:01Olivier Vial également, bonsoir.
01:02Olivier Benkemoun, fidèle de cette émission.
01:06Driss Galli est avec nous également, bonsoir.
01:08Célia Barotre, spécialiste police-justice.
01:11On fera un point évidemment sur le tout, tout, tout début de cette enquête.
01:15Et Michel Chevalet est avec nous.
01:17Merci Michel. J'ai beaucoup de questions évidemment à vous poser.
01:21Et je sais que vous avez aidé également des informations.
01:23Mais d'abord, les toutes dernières informations sur ce drame absolu avec Audrey Berthaud.
01:27Bonsoir Audrey.
01:30Bonsoir Thierry, bonsoir à tous.
01:32Oui, ce crash Thierry a eu lieu précisément à 11h25 ce matin à Tomblaine, dans la banlieue de Nancy.
01:39Onze personnes, vous l'avez dit, sont décédées, dont cinq moniteurs, cinq élèves et le pilote.
01:44Les victimes du crash sont des infirmiers libéraux de Nancy qui faisaient un baptême de parachutisme.
01:50La police a appelé sur le réseau social X à éviter impérativement le secteur et de ne pas se rendre
01:57sur place
01:58afin de laisser l'accès libre aux secours et aux forces de l'ordre.
02:01Une cellule d'urgence médico-psychologique est en train de prendre en charge plusieurs proches des victimes
02:07qui étaient présentes sur l'aérodrome au moment de l'accident ainsi que des témoins de ce terrible drame.
02:13Pour le moment, l'incident a nécessité l'intervention de 50 pompiers et de 25 engins.
02:19Le ministre de l'Intérieur Laurent Nunez et le ministre des Transports Philippe Tabarro sont attendus sur place
02:25à partir de 17h40 selon leur entourage.
02:29Une prise de parole qui sera bien sûr à suivre sur CNews tout à l'heure.
02:33Merci beaucoup et on fera un nouveau point dans une demi-heure avec vous.
02:36Je vous propose d'écouter le préfet de Mortemoselle, Yves Segui, qui s'est exprimé sur ce drame.
02:42Mesdames et messieurs, nous sommes donc sur le territoire de la commune de Tomblaine.
02:46Alors que s'est produit ce matin à 11h un accident d'aéronef dramatique.
02:53Alors qu'il s'agissait d'activité propre à un club de parachutistes,
02:59l'avion qui transportait 11 personnes est tombé subitement aux abords immédiats de l'aérodrome.
03:0911 victimes à ce stade.
03:11Il n'y a pas de victime collatérale.
03:14Nous avons, avec l'ensemble des acteurs des services de secours et tous les élus qui m'entourent,
03:21une pensée pour les victimes et pour leurs proches.
03:25Voilà, c'était le préfet.
03:26On va retrouver tout de suite Pauline Trevzer qui est à Tomblaine sur le lieu du crash.
03:30Pauline, quelles sont les dernières informations à votre possession au moment où on se parle ?
03:36Écoutez Thierry, ce que l'on sait, c'est qu'il y a 11 personnes qui sont décédées dans ce
03:41crash d'avion
03:42qui a eu lieu juste derrière moi, ici à Tomblaine en fin de matinée.
03:47Cinq moniteurs décédés, cinq élèves et un pilote chevronné.
03:53Alors sur place, on voit un important dispositif.
03:57Beaucoup de voitures de gendarmerie, de la DIPN et de la PJ Nancyenne.
04:03Les élus qui viennent aussi d'arriver sur place.
04:06Le maire de Nancy et le maire de Tomblaine avec qui j'ai pu échanger,
04:11qui était très ému, qui était juste avant dans une cellule psychologique
04:17avec les familles des victimes.
04:19Il a parlé avec une famille justement, Thierry,
04:22qui avait offert en cadeau d'anniversaire à leur enfant ce baptême en parachute
04:27et leur enfant qui est donc décédé ce matin, peu avant midi.
04:32Il y a beaucoup d'émotions dans cette commune de Meurthe-et-Moselle.
04:36Il n'y a pas eu de victimes collatérales suite à ce crash,
04:39mais les habitants sont tous très choqués.
04:42On attend désormais sur place le ministre de l'Intérieur Laurent Nunez
04:46et le ministre des Transports, Philippe Tabaron,
04:49qui devrait donc arriver d'ici quelques minutes.
04:52Merci beaucoup Pauline Trevzer à Tomblaine.
04:56Michel Chevalet, en vertu des informations,
04:59encore une fois, il faut être très prudent.
05:02Quel regard portez-vous sur ce crash ?
05:04On voit qu'il s'est vraiment crashé à la verticale cet avion.
05:07Quel est le regard que vous portez ?
05:08Vous avez raison.
05:09Le mot, je crois, dans une déclaration,
05:11le préfet avait dit qu'il est tombé à la verticale.
05:13C'est-à-dire, pour vous, un avion qui vient de décoller
05:17et qui tombe à la verticale, vous vous dites qu'il y a une perte de portance.
05:21On appelle ça un décrochage.
05:23Ou bien il n'a pas assez de vitesse.
05:25S'il n'a pas assez de vitesse, vous vous interrogez,
05:28c'est en face de pleine poussée au décollage.
05:31C'est quelques secondes après le décollage.
05:32Vous vous dites, donc on va interroger,
05:35il est monomoteur, une turbine.
05:36C'est un très bon avion à part ça.
05:38On va revenir sur l'avion, justement.
05:40Oui, oui, il est très éprouvé.
05:41Ça fait 50 ans qu'il est construit.
05:44Il marche très bien avec les très bonnes turbines.
05:46Mais il y a une perte de puissance sur une turbine.
05:48Et là, on s'interroge.
05:50Il faut voir l'état de la turbine.
05:52Il faudra être sur place.
05:53C'est l'analyse.
05:54On a entendu l'explosion de la turbine, etc.
05:56Vous voyez les témoins.
05:57C'est très important, les témoins.
05:59Et surtout, il y avait toutes les familles, j'imagine,
06:01puisque c'était le premier saut en parachute.
06:03Il y avait les familles qui ont assisté ou vu le crash.
06:07Et peut-être qu'ils ont pris des...
06:08Comme le disait Pauline, c'était...
06:10Bien sûr.
06:10Et pris des photos, enregistré.
06:13C'est ça qui est important.
06:14Le seul élément technique que l'on a, je vous rappelle,
06:16c'est le flight radar, c'est-à-dire la trajectoire de l'avion.
06:19Dans l'axe de la piste, on le voit décoller.
06:21On le voit décoller.
06:22Il dégage sur la gauche.
06:24Il faut dégager sur la gauche pour un problème,
06:26si vous voulez, de visibilité.
06:27Parce que quand vous virez avec l'aile,
06:28vous ne voyez plus le sol.
06:29Donc, il dégage sur la gauche.
06:31Et là, quelques secondes après,
06:32il disparaît de l'écran radar.
06:34Parce qu'il tombe.
06:35Donc, on est autour de la perte de puissance.
06:40Alors, la perte de puissance, ça peut être le carburant.
06:42Ça peut être une erreur humaine.
06:44C'est déjà arrivé dans le feu de l'action.
06:47Il y a trois réservoirs.
06:49Les ailes centrales.
06:51Et il y a un commutateur pour passer de l'un à l'autre.
06:54Et c'est déjà arrivé que les avions décollent.
06:56Et que le pilote, dans la préoccupation,
06:59est resté sur la position réservoir vide.
07:01Parce qu'il n'a pas fait le plat.
07:03C'est possible.
07:04C'est arrivé sur des avions de ligne.
07:05C'est terrible.
07:06C'est comme ça.
07:07Il y a des contrôles avant le décollage.
07:09Écoutez, juste une anecdote.
07:11Jean-Luc Chrétien,
07:13notre premier cosmologue français,
07:15m'a avoué qu'il s'est craché en bout de piste
07:19à Morlaix, c'est un petit terrain.
07:20Il a fini dans les broussailles.
07:22Ça s'est bien passé.
07:23Parce qu'il avait oublié d'ouvrir le robinet d'essence carburant.
07:27Même Jean-Luc Chrétien.
07:28Donc, il faut être très prudent.
07:30Donc, tout tourne autour de cela.
07:32Et il y a la météo.
07:34C'est orageux.
07:36On ne décolle pas quand il y a de l'orage, de toute façon.
07:38Et il y a un problème de cisaillement de vent arrière.
07:41Est-ce que la chaleur peut être un facteur ?
07:43Et l'autre dernier problème, c'est le centrage.
07:44Est-ce que la chaleur peut être un facteur ?
07:46Oui.
07:46Oui.
07:47Vous avez une perte de puissance sur la turbine, évidemment.
07:51Elle pousse moins.
07:53Donc, là, le pilote le sait.
07:54Donc, il ajuste sa charge.
07:56En fonction de la météo, de la température.
08:00Et également de la portance de l'avion.
08:02Puisque l'air est, entre guillemets, moins dense.
08:05Et donc, on est limite, si vous voulez.
08:08On est limite.
08:09Mais ça se fait.
08:10Ça se passe.
08:11Avec les Pilatus, vous en avez en Afrique.
08:12Vous décollez.
08:13Il n'y a pas de crash.
08:14Donc, il s'est passé quelque chose, à mon avis, autour du centrage de l'avion.
08:21Je ne sais pas.
08:22Il faut voir.
08:22Et au niveau de la turbine.
08:25On est avec Michel Polacco.
08:26Et vous êtes avec nous, évidemment, spécialiste des questions de défense.
08:29Et vous êtes un expert.
08:31Merci d'avoir accepté de témoigner, Michel.
08:34Michel, quel regard vous portez-vous, justement, sur ce crash ?
08:39Selon les toutes premières informations que l'on vient d'évoquer avec Michel Chevalet.
08:43Quel est votre regard, vous, en tant qu'expert ?
08:46Michel a fait déjà un très bon tour d'horizon de la situation.
08:51Alors, maintenant, on va dire que, pour l'instant, en fait, on ne sait rien vraiment de précis.
08:58Le préfet dit l'avion est tombé, mais il n'était pas là.
09:01Donc, vous savez, un avion qui tombe, ça peut tomber de plein de manières.
09:05Il est tombé à pic.
09:06Il a plané un peu.
09:08Il est tombé en virage.
09:09Il est tombé à plat dans l'axe de la piste.
09:12Tout ça, on ne sait pas.
09:14Donc, voilà.
09:15On a besoin, en fait, du travail qui est fait en ce moment par les enquêteurs de première.
09:21intervention du bureau enquête et analyse de l'enquête accident
09:24et les enquêteurs de la gendarmerie des transports aériens
09:27pour arriver à rassembler tous les éléments.
09:29Et dans les éléments, il y a évidemment tout ce qui concerne l'avion, son carburant,
09:34la manière dont le pilote a préparé son vol,
09:36la manière dont l'avion a été chargé, centré,
09:40quelle quantité de carburant a été emporté,
09:43quels étaient les réservoirs qui avaient été remplis, qui n'avaient pas été remplis.
09:47Parmi les gens qui étaient au sol et qui avaient laissé partir des parents à eux,
09:51quels sont ceux qui ont fait des images ?
09:53Comment est-ce qu'on va pouvoir récupérer toutes ces images rapidement
09:56avant que tout ça, ça ne traîne ou ne disparaisse ?
10:00De même, sur la scène de l'accident, il faut récupérer tous les éléments
10:05et pouvoir les analyser.
10:07Donc, ils vont être conduits certainement dans le hangar du BEA qui est au Bourget.
10:11Voilà, et on a besoin de tout ça pour savoir.
10:13Mais évidemment, ça peut être une cause technique à laquelle s'est complétée,
10:18s'est ajoutée une cause humaine.
10:19Ça peut être une cause humaine tout court.
10:22Ça peut être une cause technique imparable.
10:24Les trois choses sont possibles pour l'instant.
10:27Depuis un mauvais réglage du trim de l'avion,
10:30en passant par un mauvais centrage et un trop gros chargement de l'avion,
10:35un mauvais calcul des vitesses de décollage et de montée de l'avion.
10:39Apparemment, cet avion a décroché, peut-être en virage juste après avoir décollé,
10:44peut-être carrément dans l'axe de décollage juste après qu'il ait décollé.
10:50Michel, pour qu'on soit très précis pour nos téléspectateurs,
10:53le trim de l'avion, ça veut dire quoi très précisément ?
10:56Pardon, le trim, ça s'appelle un compensateur de profondeur.
11:00Enfin, celui en question, c'est un compensateur de profondeur.
11:03C'est fait pour diminuer l'effort que fait le pilote sur le manche de pilotage.
11:09Par exemple, si vous savez que vous allez monter, vous allez mettre le trim à cabrer,
11:13ce qui fait que quand vous allez vous mettre en montée, vous aurez un effort faible à faire.
11:17Si vous descendez, vous ferez l'inverse.
11:19Simplement, si vous décollez avec un avion qui a été trimé lors de l'atterrissage,
11:24donc trimé à piquer, et que vous décollez sans l'avoir remis au neutre,
11:29vous pouvez avoir un effet aérodynamique qui peut provoquer, en très peu de temps,
11:34le décrochage de l'avion et la difficulté à très basse altitude
11:39pour l'équipage de rattraper ce décrochage à basse altitude.
11:43Cet avion, on l'a un peu évoqué avec Michel, c'est un pilatus.
11:48Qu'est-ce qu'on peut dire sur ce type d'avion ?
11:51C'est un avion connu, reconnu, fiable ?
11:56Est-ce qu'il y a eu des précédents ou pas ?
11:57C'est un très bon avion, c'est un vrai camion.
12:00Moi, je l'ai connu dans les années 70, il volait déjà depuis quelques années.
12:05Il a été fabriqué par Pilatus en Suisse.
12:07Moi, j'ai inauguré la ligne Paris-Mégevres, Paris-Courchevel,
12:12Paris-Méribel en Pilatus.
12:14Ça partait du Bourget à l'époque, qui était le grand aéroport parisien
12:17avant qu'il y ait Roissy-Charles de Gaulle.
12:20Et évidemment, c'était un avion avec une turbine à hélice
12:24qui vibrait beaucoup, qui faisait un bruit du feu de Dieu.
12:29Quand vous arriviez, vous étiez encore tremblotant pendant au moins une demi-heure.
12:34Mais en dehors de ça, c'était un merveilleux avion
12:37pour le vol en montagne, pour le largage de parachutistes,
12:40pour le travail aérien.
12:42Et c'est une machine qui, 60 ans après, reste une machine éprouvée.
12:47Et si elle est bien entretenue, évidemment.
12:50Et si elle est bien exploitée, une machine de qualité.
12:53Alors, sur ce type d'avion, vous me dites, si je ne me trompe ou pas,
12:55mais il n'y a pas de boîte noire, me semble-t-il.
12:57Selon les informations, il n'y a pas de boîte noire.
12:59Donc ça, ça reste un petit peu plus compliqué pour l'enquête.
13:02Michel ou Michel...
13:03Enfin, on a deux Michel, Michel Polaco et Michel Chevalet.
13:06Et si vous voulez, les boîtes noires de cet avion,
13:08elles sont dans les téléphones portables de tous les gens
13:11qui étaient sur le terrain au moment du départ de cet avion.
13:16Elles sont sur les systèmes d'aide au pilotage
13:20qu'il y a à bord de l'avion.
13:22C'est-à-dire, probablement, il devait y avoir un GPS, etc.
13:26Donc, on va trouver plein d'éléments numériques
13:31sur la manière dont s'est déroulé ce court vol.
13:35Aussi bien sur les téléphones portables des uns et des autres.
13:38Peut-être les caméras de l'aérodrome, s'il y en a.
13:41Et sur les instruments de bord de l'avion.
13:44Aujourd'hui, c'est vrai qu'on ne met pas de boîte noire
13:46sur des avions de cette taille-là,
13:48même si c'est un avion qui a fait du transport public.
13:51Mais en revanche, les gens du BEA sont capables,
13:54avec simplement l'analyse des images d'un téléphone portable,
13:59de reconstituer une scène d'accident.
14:01Ça s'est produit plusieurs fois ces dernières années.
14:04On dit également, Michel, que dans ce type de compagnie aérienne
14:08dite de loisirs, il y a moins de contrôles.
14:11Oui ou non ?
14:13Non, simplement, ce n'est pas un avion exploité
14:16en transport public de passagers pour faire des lignes aériennes.
14:21Donc, si vous voulez, il a un niveau de contrôle
14:23qui n'est pas exactement le même.
14:25Mais néanmoins, tous ces avions-là sont des avions
14:28qui sont exploités selon des normes
14:30qui sont définis par l'Agence européenne de sécurité aérienne,
14:34l'AESA, qui est basé à Cologne.
14:36Et ils ont un certificat, comment s'appelle, un CDN,
14:39un certificat de navigabilité qui doit être à jour.
14:43De même, il y a un certain nombre de visites
14:45qui doivent être faites régulièrement.
14:47Il y a une surveillance qui est faite
14:49par un organisme délégué par l'État.
14:52Et a priori, il n'y a aucune raison
14:54pour que cet avion ne respecte pas ses règles,
14:57parce que le club de parachutistes n'avait aucune raison
15:00de louer un avion qui ne respectait pas les règles d'exploitation.
15:04Merci beaucoup, Michel Polacco,
15:06d'avoir votre regard d'expert si important.
15:08Et on est au tout début de...
15:09Et bonjour à Michel !
15:10Oui, évidemment.
15:11Et Michel, je vous salue également, Michel Polacco.
15:14On est au tout début de l'enquête, Célia Barotte.
15:17L'enquête risque d'être assez longue.
15:20Il va falloir analyser, voir évidemment,
15:23puisqu'il n'y a pas de boîte noire,
15:24observer tous les téléphones,
15:27potentiellement ces vidéos, les témoignages, etc.
15:30Et c'est terrible, parce qu'il y avait des familles de proches,
15:32comme le disait Pauline, qui ont assisté à ces baptêmes.
15:34Ça va être un traumatisme absolu.
15:36Et c'est un traumatisme absolu, déjà.
15:37Oui, on a eu la confirmation que des familles de ces proches
15:40étaient présentes pour assister à ces baptêmes,
15:43puisque c'est habituellement un moment de joie à immortaliser.
15:47On voit aussi la proximité du lieu de l'accident
15:51avec tous ces pavillons.
15:53Donc, on peut s'attendre à ce que de nombreux riverains
15:55aient peut-être filmé la scène
15:57où ont entendu peut-être des bruits qui les ont alertés
16:04ou encore ont assisté à ce moment
16:06où cet avion a atterri près de ces pavillons.
16:12Le drame est énorme.
16:14Évidemment, 11 victimes, mais ça va plus être encore pire,
16:15parce qu'on est au cœur d'un quartier.
16:18Vraiment, un drame d'une plus grande ampleur a été évité,
16:22puisque ça aurait pu s'écraser sur une maison,
16:26sur aussi des enfants, des personnes qui passent dans ce secteur.
16:30Un secteur qui, pour le moment, est donc bouclé,
16:32qui est à éviter.
16:33Si vous devez emprunter ce secteur,
16:36emprunter d'autres itinéraires.
16:38Il y a la mobilisation de beaucoup de moyens,
16:41comme la présence de pompiers.
16:43On parle de 50 pompiers déployés sur place.
16:46Une saisine aussi de gendarmes et de policiers.
16:49Il y a aussi des techniciens en identification criminelle
16:53pour identifier ces personnes.
16:56Il y a aussi des enquêteurs en aéronautique.
16:58Donc, beaucoup de moyens déployés.
17:01Une scène, une zone qui va être bouclée encore de nombreuses heures.
17:06On va attendre les informations aussi de Laurent Nunez
17:09et aussi du ministre des Transports, Philippe Tabarro,
17:12pour comprendre peut-être les premiers éléments
17:14de circonstances de cet accident.
17:17Mais en tout cas, on n'est qu'au début de ce chapitre
17:20concernant ce drame.
17:22Et on pense bien évidemment aux familles
17:24qui peuvent être aussi accompagnées
17:25par cette cellule d'urgence médico-psychologique
17:28qui a été déployée, qui sera active tant que nécessaire,
17:33avec la présence de médecins, la présence de psychologues
17:35pour accompagner toutes ces personnes témoins
17:38mais aussi touchées de près ou de loin par ce drame.
17:41Merci beaucoup pour ce point.
17:43Je vous propose de faire un petit tour de table très rapidement
17:45avant de retrouver nos équipes et nos spécialistes en direct.
17:48Gris Ghani ?
17:48Juste un petit point.
17:50On voit un camion rouge, le PC des pompiers.
17:55C'est une belle innovation bien française.
17:59Vous avez une parabole, je ne sais pas si on pourra voir l'image,
18:01qui est reliée à un satellite.
18:02Le poste de commandement.
18:03Le poste de commandement.
18:04Et vous avez un pylône télescopique qui montre comme ça,
18:09comme on l'avait dans les antennes FM avant.
18:10Et il y a une caméra au-dessus et une bulle Wi-Fi de 80 mètres.
18:14C'est tout bête, mais ça permet à tout le monde de se...
18:16Alors à Nancy, ça ne fait pas trop sens parce qu'on est en réseau 4G,
18:19mais ce serait dans la forêt ou autre,
18:21vous avez un réseau Wi-Fi où tout le monde peut communiquer.
18:23Les flics, les gendarmes, le préfet, tout ça.
18:25Et vous avez un réseau radio.
18:29Et puis je vois qu'il est matriculé en Allemagne.
18:32En Allemagne, oui.
18:33Parce qu'on nous dit que c'est un véhicule de location
18:37loué spécialement pour ce week-end de baptême en parachute.
18:41Michel, juste une petite remarque.
18:43Je regarde les seules images que je vois, c'est celle-là.
18:46C'est un truc qui ne vous choque pas dans les images, non ?
18:49De l'avion, là ?
18:50Quand vous voyez, vous voyez que la partie arrière,
18:53un pilatus, ça a une halle haute.
18:57S'il a du carburant, il vient de décoller, il a fait le plein,
19:00il a du carrosène.
19:01Vous pouvez vous poser la question,
19:03fort heureusement, il n'a pas brûlé.
19:05Il n'y a pas de trace d'incendie.
19:06Il n'y a pas de trace d'incendie, oui, vous avez raison.
19:08Et peut-être que les témoins pouvaient dire
19:09ça ne sent pas le carrosène ou ça sent le carrosène.
19:11Bien sûr.
19:12Il y avait plusieurs...
19:14En tout cas, notre envoyé spécial sur place ne le dit pas.
19:16C'est un élément qui rend, vous avez raison de le rappeler.
19:20Il n'y a pas eu visiblement d'explosion ou d'incendie.
19:23Voilà.
19:25C'est tragique, surtout que c'est...
19:27Je regardais un peu les chiffres parce que je ne me rendais pas bien compte
19:30de la fréquence des accidents dans ces genres d'avions.
19:34En fait, c'est assez rare.
19:35Je crois qu'il y a même des années où il n'y en a pas du tout.
19:37Il y a des années où il y en a trois et c'est déjà considéré comme énorme.
19:40Et là, on se retrouve avec 11 morts d'un coup.
19:42Plus en plus, savoir qu'il y avait les familles en bas
19:45qui ont assisté à ça en direct.
19:47Mais je n'ose même pas imaginer dans quel état ces personnes doivent être.
19:50Donc, c'est tragique, c'est tragique parce qu'on se rend compte en fait
19:54que là, il y a, comment dire, peu importe la cause finalement de l'accident.
20:00On voit qu'on est dans une pente vers le deuil pour ces gens-là.
20:04Il n'y aura rien en fait.
20:05Il n'y a pas de mot de consolation.
20:06On ne peut rien dire.
20:07C'est vrai que c'est triste qu'on est spectateur de ça
20:09parce qu'on n'a pas d'expertise forcément technique tous à amener.
20:12Et on peut juste en fait compatir.
20:14Il y a juste ça en fait.
20:15Il ne reste plus qu'à ça, être humain et compatir
20:17en espérant que ces personnes-là soient prises en charge
20:20le mieux possible par les services appropriés.
20:22Olivier.
20:23Oui, je suis tout à fait d'accord.
20:24En fait, ce qui est compliqué, c'est de voir justement
20:28que ça arrive tellement peu souvent
20:30qu'en fait, le drame est presque encore plus important
20:32parce qu'en fait, là, on a vraiment affaire à ce qui est inexplicable,
20:36ce qui apparaît comme normalement un moment de joie
20:40où les familles sont là et d'un coup, en fait,
20:42en quelques secondes, tout bascule dans quelque chose
20:45qui n'était même pas imaginable
20:47parce qu'effectivement, il y a très peu d'accidents.
20:49On sait que le transport aérien, c'est sans doute
20:51le transport le plus sûr.
20:53Et bien malgré tout, en fait, on peut avoir des drames comme ça.
20:56Et effectivement, je pense que c'est à ces moments-là
20:58où on est confronté à ce qui ne devrait pas arriver,
21:01qui arrive.
21:02Et là, en fait, c'est une sorte de fatalité
21:04qui est extrêmement dure à accepter,
21:06y compris dans le processus de deuil après.
21:08Parce qu'en fait, c'est encore plus dur à accepter
21:10quand on ne voit pas de raison à ce qui nous est arrivé.
21:14Et en plus, c'est la pleine saison, en plus,
21:17qui commence un peu le saut aux parachutes, etc.
21:20On le sait.
21:22Nancy est quand même l'endroit peut-être le plus connu
21:25et de France et peut-être même d'Europe
21:26pour les sauts aux parachutes.
21:28Il y a une expertise, etc.
21:29C'est vraiment très important.
21:30Et on vient y faire des débats.
21:33Simplement, il y a une sorte de loi des séries.
21:35Il y a quelques jours encore,
21:35il y a eu un accident d'avion à La Baule.
21:37Un petit avion.
21:39Deux morts.
21:39Et alors, je regardais dans des choses
21:41qui sont à peu près comparables.
21:43Il faut remonter, effectivement, assez loin.
21:45En 1998, il y a eu la collision aérienne
21:47au large de Quiberon.
21:48C'était deux petits avions.
21:49Et là, il y avait 15 morts, effectivement.
21:50C'était une collision d'avions.
21:52C'était assez rare.
21:53Je pense que c'est le plus rare.
21:54Et puis, il y a eu un crash au Bourget Falcon 20.
21:57C'était en 1995.
21:58Donc, il faut remonter.
22:00Il s'avait fait 10 morts au décollage.
22:02Oui, c'était au décollage.
22:03C'est parce qu'il avait ingéré des gros oiseaux.
22:06Oui, évidemment.
22:07Il y a plein de causes différentes.
22:09Mais il faut remonter très loin
22:10pour trouver ce genre d'accident
22:13avec cette gravité.
22:1511 morts.
22:15Évidemment, tout l'équipage,
22:17tous les participants,
22:18tous les accompagnants.
22:19d'où la présence tout à l'heure
22:21du ministre de l'Intérieur
22:23dont les forces sont mobilisées.
22:26Et puis, le ministre des Transports, évidemment.
22:28Je propose d'écouter Amoril Lacote,
22:30qui est le substitut du procureur de Nancy,
22:32qui s'est exprimé également
22:33sur ce crash dramatique.
22:35Le parquet de Nancy a saisi
22:39la section des recherches de Paris
22:41en co-saisine avec la brigade de gendarmerie
22:44des transports aériens de Nancy-Messe,
22:47qui vient de débuter
22:48les constatations techniques.
22:50L'association d'aide aux victimes
22:52a également été saisie
22:53pour la prise en charge
22:55des personnes victimes
22:57de cet accident.
22:59Oui, Michel, il faut dire
23:00que ce type de crash
23:01est assez rare
23:03dans ce type d'activité.
23:05Très, très, très, très rare.
23:07Et surtout, avec des avions
23:08de ce type-là qui sont,
23:10Michel Polacco le disait bien,
23:11c'est le couteau suisse, entre guillemets.
23:14C'est le truc à tout faire
23:15et qu'on l'utilise beaucoup
23:16dans le transport aérien,
23:18dans les transports de passagers,
23:20pour le dessert de petites compagnies.
23:21Il y avait les Paris-Geneve.
23:23Je n'en ai pas à m'utiliser.
23:25Et qui se pilote très bien
23:26et qui est surpuissant
23:27et qui est connu pour avoir
23:28une vitesse ascensionnelle
23:30très importante
23:31en raison de la puissance
23:33de cette turbine.
23:33donc ça paraît encore plus surprenant
23:36que ça arrive
23:37avec ce type d'appareil.
23:39Je ne sais pas si c'est
23:39les ministres qui arrivent
23:41ou vous disent
23:41d'ici quelques minutes
23:42mais peut-être que Michel
23:43peut le préciser.
23:44Ce sont des avions
23:45qui sont complètement démontés,
23:46remontés
23:47toutes les 2000 heures
23:48de vol à peu près.
23:50C'est-à-dire qu'ils sont largement,
23:53je ne sais pas combien il y a de pièces,
23:54il y a des milliers de pièces,
23:55ils sont vraiment démontés
23:57les unes après les autres.
23:58Alors, c'est des vieux avions.
24:00Avant, c'était des cadrans,
24:02ça a été remplaçant,
24:02je pense, les cadrans
24:03maintenant par des tablettes
24:04et des systèmes
24:05plus modernes.
24:07Mais ils sont vraiment
24:09regardés à la loupe.
24:10On ne fait pas voler un avion
24:11qui n'a pas été remonté,
24:14démonté et inspecté.
24:17Mais combien ça dure un avion ?
24:18Combien de temps ?
24:19Parce que 50 ans, 60 ans,
24:20pour un néophyte,
24:21ça semble très long
24:21par rapport à une voiture.
24:22Combien de temps ça peut durer
24:23un avion ?
24:24Même si on change les pièces ?
24:25On vous répond.
24:26Il y a encore des DC-3
24:27de la Deuxième Guerre mondiale
24:28qui volent.
24:29À partir du moment
24:30où c'est très bien retenu
24:32et que l'on met
24:33des pièces d'origine
24:34et non pas,
24:35il faut faire très attention
24:36aux pièces d'un peu
24:38de contrebande,
24:39il n'y a pas de problème.
24:40Théoriquement, il va...
24:41Sinon, c'est quoi ?
24:43La limite d'un avion,
24:44on l'indique,
24:45c'est le nombre d'heures de vol.
24:46Donc, on peut aller
24:47jusqu'à 10 000, 20 000,
24:4830 000, 40 000 heures.
24:50Il y a des Airbus
24:50qui ont 40 000 heures.
24:51Mais en fait,
24:52le plus grand vieillissement
24:53de l'avion,
24:54c'est les avions
24:55qui se posent
24:56et qui décollent souvent
24:57pour le problème
24:57de la pressurisation
24:58de la cellule.
25:00Là, ce n'est pas le cas.
25:01Il n'est pas pressurisé.
25:02Alors, on voit sur les images,
25:03Olivier Benquémou,
25:04Laurent Nunez
25:04et Philippe Tabarro
25:06sont arrivés sur le plage.
25:07Je ne sais pas
25:07si on peut avoir
25:08le son des échanges
25:10ou oui ou non.
25:11Est-ce qu'on peut me dire
25:11si on peut avoir
25:11les échanges ?
25:13On n'a pas les échanges
25:15pour le moment.
25:16Mais voilà,
25:16ils sont arrivés un petit peu.
25:17Ils sont arrivés
25:18un petit peu plus tôt que prévu.
25:19Ils devaient arriver
25:19à 17h40.
25:20Ils vont rencontrer
25:21tout le personnel,
25:22les secours,
25:23évidemment,
25:24ceux qui sont
25:27mobilisés
25:27depuis les premières heures,
25:29les policiers,
25:30les gendarmes,
25:31évidemment,
25:31les pompiers.
25:33Là, c'est l'accueil institutionnel,
25:35le maire, etc.
25:37Le maire qui a pris
25:38des décisions très importantes
25:39tout de suite.
25:39D'ailleurs,
25:40ne serait-ce que couvrir
25:41l'endroit du crash,
25:44le cacher aux yeux
25:45des riverains,
25:46c'est très important
25:46parce qu'en fait,
25:47c'est un traumatisme.
25:48Vous vous rendez compte,
25:49et vous l'avez dit tout à l'heure
25:49vous-même,
25:50ça aurait pu être
25:51absolument dramatique
25:52puisque c'est tombé
25:53à quelques mètres
25:54sur une piste cyclable
25:55à quelques mètres
25:55d'habitation.
25:57Donc voilà,
25:57il y a ce parcours-là.
25:59Les ministres sont là
26:01pour rencontrer,
26:02pour écouter,
26:03pour être au chevet
26:03de ceux qui en ont besoin.
26:05Les secours
26:06et puis évidemment
26:06les familles
26:07puisqu'on l'a dit,
26:08les familles
26:09de ceux qui participaient
26:10à ces baptêmes
26:11étaient là
26:12et ont sans doute fini.
26:14Et on sera dans quelques instants
26:16justement
26:16et que c'est important
26:17de souligner
26:18avec Jérôme Moreau
26:19qui est le vice-président
26:20et porte-parole
26:21de la Fédération France Victime.
26:22Cette association
26:23qui vient en aide aux victimes
26:24comme le nom de l'association
26:25le signifie.
26:26Nous sommes avec lui.
26:28Il est connecté,
26:29Jérôme Moreau ?
26:29Bonsoir,
26:30Jérôme Moreau,
26:31on regarde évidemment.
26:32Merci d'être avec nous.
26:33Je le disais,
26:35c'est un drame absolu.
26:3711 victimes
26:38et votre association
26:38et votre association
26:39a été immédiatement alertée.
26:42Racontez-nous.
26:43Il y a même
26:43certains membres
26:44de votre association
26:45qui sont
26:46ou qui vont
26:47se rendre sur place
26:48ou qui sont déjà sur place.
26:50Dites-moi Jérôme.
26:51Oui, oui,
26:51on est donc sur place.
26:53On a été réquisitionné
26:54par le procureur
26:55de la République de Nancy
26:56et Paris Aide aux victimes
26:58a été également mobilisé
26:59par la procureure
27:00de la République de Paris
27:01comme l'impose d'ailleurs
27:03le code de procédure pénale
27:05dans le cadre
27:05d'accidents collectifs.
27:06Donc France Victime 54
27:07et Paris Aide aux victimes
27:08sont mobilisés.
27:09Les équipes de France Victime 54
27:11sont arrivées sur place.
27:15Donc là,
27:16l'idée,
27:16c'est de voir
27:17comment on peut
27:17se mettre à disposition
27:19dans le cadre
27:21de ce que nous autorise
27:22le code de procédure pénale
27:23puisque tout d'abord,
27:25ce sont les soins.
27:25De toute façon,
27:27c'est la cellule
27:28d'urgence médico-psychologique
27:29qui va intervenir en premier.
27:30Puis nous allons voir
27:32avec M. le préfet,
27:34M. le ministre de l'Intérieur
27:36qui doit arriver.
27:37Donc je pense
27:38que les membres
27:39des associations
27:40vont également
27:41le rencontrer.
27:41Et puis après,
27:42on va faire ce qu'on sait faire,
27:43c'est-à-dire accompagner
27:44psychologiquement les victimes.
27:46Donc là,
27:46aujourd'hui,
27:46évidemment,
27:47c'est l'urgence.
27:48Un certain nombre
27:48de membres des familles
27:50ont assisté au crash
27:51et donc au décès
27:52de leurs proches.
27:53Donc c'est la violence
27:54et le traumatisme
27:56de ce drame
27:57que nous devons accompagner
27:59en étant tout simplement
28:00à côté de ces personnes,
28:02en leur faisant exprimer
28:04les émotions
28:05et puis en gérant
28:06l'accélération
28:07qui est quelque chose
28:08de tout à fait normal
28:09et que nous avons
28:10l'habitude
28:11de prendre en charge.
28:11Ce qui est très spécifique
28:13dans ce crash-là,
28:14c'est que les personnes
28:15ont assisté
28:16à la mort
28:16de leurs proches
28:17en direct
28:17sans pouvoir rien faire.
28:19Et donc,
28:20c'est l'horreur
28:21à l'horreur,
28:22j'ai envie de dire.
28:23Et là,
28:23encore une fois,
28:24vous êtes dans l'urgence,
28:25mais il va falloir trouver
28:26les mots
28:27pour, entre guillemets,
28:28soigner les mots
28:29MAUX
28:30et c'est tellement
28:32difficile.
28:33Pauline Trevzer,
28:33notre envoyée spéciale,
28:34le disait,
28:35elle a pu échanger
28:36avec une famille
28:36qui était là
28:37et dont l'enfant
28:41était dans l'avion.
28:44Donc,
28:45désarroi,
28:46sidération,
28:47émotion,
28:47colère,
28:48incompréhension,
28:49on va devoir gérer
28:50tout ça.
28:50Le principal,
28:51c'est que,
28:52si c'est possible
28:53pour les personnes,
28:54c'est que les émotions
28:54s'expriment.
28:55Mais on va accompagner
28:56ces émotions
28:56en disant tout simplement
28:58que les personnes
28:58ne sont pas seules,
28:59que des professionnels,
29:01que des proches sont là
29:02et que,
29:03dans ce drame,
29:05nous allons traverser
29:06ces prochaines heures,
29:08ces prochaines nuits,
29:08ces prochains jours
29:09à leur côté
29:11en les aidant.
29:12Évidemment,
29:13ce ne sera pas
29:13la question juridique,
29:14ce sera primordial.
29:16Aujourd'hui,
29:16c'est la question psychologique,
29:17c'est l'accompagnement
29:19tout simplement
29:20des personnes
29:21en étant à leur côté
29:22et en leur parlant,
29:24en respectant aussi
29:25leur phase de silence,
29:26en respectant les larmes,
29:28en respectant
29:29l'incompréhension
29:30ou l'impossibilité
29:31de parler.
29:32Mais le principal,
29:34c'est d'être à côté.
29:35C'est ce que nous ont appris
29:35ces événements collectifs
29:36depuis 1992.
29:38Vous savez,
29:38nous, en 1992,
29:40on accompagne
29:41Furiani d'à côté,
29:42le crash du Mont-Saint-Odile
29:43de l'autre.
29:43Et donc,
29:45c'est une succession
29:46de drames
29:47et d'accidents collectifs
29:48que la fédération
29:48a accompagné.
29:50Donc,
29:50malheureusement,
29:51j'ai envie de dire,
29:51nous avons cette expérience
29:53et que même
29:54nos professionnels,
29:55de toute manière,
29:57seront rejoints
29:57à l'équipe de Nancy
29:58s'il y a besoin
29:59par d'autres
29:59et seront épaulés
30:00parce qu'on aura besoin
30:01de toutes les forces nécessaires
30:02parce que c'est quand même
30:03un drame massif,
30:05un accident collectif
30:06et qui,
30:07malheureusement,
30:08se termine avec
30:09beaucoup de familles
30:09en deuil
30:10et beaucoup de proches
30:10à accompagner.
30:11Et on le sait très rapidement,
30:12Jérôme Moreau,
30:13cet accompagnement
30:14se fait sur la longueur.
30:15Il faut du temps,
30:16évidemment.
30:18Oui,
30:18alors aujourd'hui,
30:19on n'est pas dans cette sphère-là.
30:20On est vraiment dans l'urgence.
30:21On est dans l'incidération,
30:23encore une fois,
30:23et dans le traumatisme
30:24lié à cette violence.
30:27Et puis après,
30:27effectivement,
30:28on va faire des choses
30:29petit à petit
30:30au rythme des victimes
30:32et le rythme des victimes
30:33n'est pas forcément
30:33le temps institutionnel,
30:35mais en tout cas,
30:36on va essayer
30:36de faire des accompagnés
30:37comme cela.
30:38Et puis,
30:39il va y avoir
30:40une succession de démarches
30:43les premières.
30:44Ça va être effectivement
30:45la reconnaissance des corps
30:46et puis après,
30:47c'est la recherche
30:50de la vérité.
30:51Et puis,
30:51dans tout cela,
30:52il va falloir les accompagner
30:53psychologiquement et socialement
30:54parce qu'on sait
30:55qu'il faut les accompagner
30:56sur l'intégralité des plans
30:57d'une manière totalement globale
30:58et individualisée.
31:00Merci beaucoup,
31:01Jérôme Moreau.
31:02Je rappelle que vous êtes
31:03vice-président
31:04et porte-parole
31:05de la Fédération France Victime
31:07et votre rôle,
31:08on ne le rappellera jamais assez,
31:09est primordial
31:10dans ce type de drame
31:12parce qu'il faut trouver
31:13les mots,
31:13je le dis encore une fois,
31:14écouter,
31:16et c'est terrible.
31:17Expliquer aussi aux enfants.
31:18Expliquer inéxplicable.
31:19Merci.
31:20Et c'est terrible,
31:22vraiment.
31:22Oui,
31:22c'est tout un métier aussi
31:23qui est touché
31:24puisqu'on nous a fait savoir
31:26qu'il s'agissait
31:27d'infirmiers libéraux.
31:28Oui, en plus.
31:29Donc,
31:29c'est tout un corps de métier
31:31qui est touché
31:31par ce drame.
31:33Nous ne savons pas
31:34s'il s'agit de personnes
31:35qui avaient des enfants
31:36ou non,
31:37mais il va falloir expliquer,
31:38apporter des réponses.
31:40C'est vrai que lorsqu'il y a un drame,
31:42tout le monde attend aussi
31:44des réponses immédiates,
31:46mais le temps de l'enquête,
31:48le temps de la justice
31:49n'est pas le même
31:50que le temps médiatique
31:52et le temps aussi
31:52de l'émotion.
31:53Donc,
31:54c'est toute une gymnastique
31:56et une organisation
31:57que les autorités,
31:59les forces de secours,
32:01les gendarmes,
32:02les policiers
32:02vont devoir œuvrer
32:04pour accompagner tout le monde.
32:05Merci beaucoup.
32:07Et on va faire
32:07un point avec vous,
32:09Audrey Berthaud,
32:09sur les toutes dernières informations
32:11autour de ce crash terrible.
32:13Oui, Thierry.
32:14Donc,
32:15je rappelle que cet avion civil
32:17s'est écrasé ce dimanche
32:18à 11h25
32:19à Tomblaine,
32:21en banlieue de Nancy.
32:2211 personnes au total
32:23sont décédées,
32:24donc 5 moniteurs,
32:265 élèves et le pilote.
32:27Les victimes du crash
32:28sont des infirmiers libéraux,
32:30ce sont des collègues
32:30qui avaient décidé
32:31de faire un baptême
32:32de saut en parachute
32:33pour décompresser,
32:34sans doute,
32:35car on a des moments
32:36difficiles avec la canicule.
32:38C'est ce qu'a déclaré
32:39le président du conseil départemental
32:41de l'ordre infirmier
32:43en Meurthe-et-Moselle.
32:44L'avion de type Pilatus
32:46immatriculé en Allemagne
32:48s'est écrasé
32:49sur une zone herbeuse
32:50à proximité de la piste,
32:51non loin d'une zone résidentielle
32:53et de deux routes.
32:55C'est dramatique,
32:56mais ça aurait pu être encore pire,
32:58a expliqué le maire de Nancy.
32:59Les victimes sont décédées
33:01sous les yeux de leurs proches
33:02qui s'apprêtaient
33:03à filmer les sauts en tandem,
33:05à déplorer également
33:06le maire de Nancy.
33:07Le ministre de l'Intérieur
33:09Laurent Nunez
33:09et le ministre des Transports
33:10Philippe Tabarro
33:11viennent d'arriver sur place, Thierry.
33:14Et on a vu évidemment les images.
33:16On remarque une pause publicitaire rapide.
33:18On retrouve très rapidement
33:19et on va suivre potentiellement
33:20peut-être l'intervention
33:21des deux ministres
33:22qui se sont déplacés sur place.
33:24A tout de suite.
33:25Restez-nous fidèles.
33:29Merci de nous suivre.
33:30Nous sommes toujours en édition spéciale
33:31avec cet accident d'avion
33:33lors d'un baptême de parachutisme
33:34près de Nancy
33:35avec un bilan très lourd.
33:36Nous le commentons.
33:37Onze morts.
33:38Je propose d'écouter un témoin
33:40témoin je recueille par Pauline Trevzer.
33:43Écoutez ce témoignage.
33:45Au moment du passage des deux voies
33:47j'ai vu l'avion qui montait en l'air comme ça.
33:49Et d'un coup il est parti sur la droite.
33:51Donc du coup je vois
33:52il y a un truc qui se passe pas bien.
33:53Le temps d'aller jusqu'au rond-point
33:55de faire le tour
33:56de revenir me garouiller
33:57à le camion de pompier.
33:58Il y avait déjà un monsieur
33:58qui était sur place
33:59en train d'éteindre.
34:00Il m'a dit qu'il n'arriverait pas
34:02à éteindre le feu
34:02avec le seul extincteur qu'il avait.
34:05Donc j'ai été en rechercher un.
34:06On a essayé que l'avion
34:08ne prenne pas feu.
34:10Et puis là on s'est rendu compte
34:13de ce qui s'était passé.
34:14Quand on l'a vu monter
34:15il avait vraiment le nuire en l'air
34:17et d'un coup plus de bruit.
34:19Vraiment avec les fenêtres ouvertes
34:20parce qu'il fait super chaud
34:21donc on roulait les fenêtres ouvertes.
34:22Il n'y a plus de bruit
34:23et d'un coup il est parti sur la main.
34:25J'ai vu officiellement
34:26tous les corps sans vie
34:29par terre.
34:30On les avait identifiés
34:31au nombre de neuf au début.
34:32Et là déjà on voyait tout de suite
34:33qu'il y avait certains corps
34:36à un endroit
34:37certains corps à d'autres endroits
34:38et on l'a vu tout de suite
34:42qu'ils étaient tous morts sur tout.
34:46Michel Chevalet
34:47c'est un témoignage important
34:48parce que vous avez vu
34:49ce témoin parle de flammes aussi.
34:51On évoquait tout à l'heure
34:53le fait que...
34:54Il faut se méfier les témoignages
34:55je suis prudent.
34:55Oui oui mais c'est pour ça
34:56que je me permets
34:57de vous interpeller
34:58sur ce témoignage.
35:00À quel moment il a vu les flammes
35:02avant l'impact
35:04au moment de l'impact
35:06c'est après.
35:07Après l'impact
35:07puisqu'il les a éteints
35:10après l'impact
35:10puisqu'il dit
35:11qu'avec un extincteur
35:12ils ont éteint les flammes.
35:13Oui mais comme...
35:15Il y a du carrosène
35:16oui donc voilà
35:17mais c'est vrai qu'il faut être
35:19prudent sur ce qu'on avance
35:20etc.
35:21Mais comme le disait Michel
35:22il n'y a pas de boîte noire
35:24il n'y a pas de boîte noire
35:25dans ces avions
35:26donc les témoignages
35:27vont être essentiels.
35:30Ceux qui ont vu
35:31et peut-être même
35:31la tour de contrôle a vu
35:34puisque ça s'est passé
35:35à une cinquantaine de mètres
35:36peut-être que c'était à vue
35:37en tout cas
35:37ceux qui...
35:38Les familles ont sans doute vu
35:40mais les témoins
35:41là ce que vient de dire
35:42ce monsieur
35:43c'est absolument essentiel
35:44c'est qu'il a dit
35:44il a entendu le bruit de l'avion
35:46le bruit de l'avion
35:46et d'un coup
35:47silence.
35:48Il est silence
35:49et ensuite
35:51le crash
35:52il est allé sur le lieu du crash
35:54où il y avait des flammes
35:55qu'ils ont essayé
35:57d'éteindre
35:58avec un extincteur
36:00il n'y a pas eu une explosion
36:01mais il y a eu des flammes
36:02mais tous les témoignages
36:04d'incendie avec un avion
36:05avec du carrosène
36:07dans les ailes
36:08Mais toute la particularité
36:09de ce crash là
36:10et toute l'enquête du BEA
36:11va se faire aussi
36:13en regardant la carcasse
36:14en l'emmenant
36:15sans doute
36:16c'est au Bourget
36:16que se trouve
36:18le hangar du BEA
36:19on s'en souvient
36:20c'est là qu'il y avait eu
36:21on avait mis le Concorde
36:23dans des grands hangars
36:25mais en tout cas
36:26beaucoup de cette enquête
36:27va aussi reposer
36:28sur les témoignages
36:29à vue directe
36:30de ceux qui étaient là
36:32Autre témoignage
36:33avec nous
36:34Pierre-Yvogène
36:35Bonsoir Pierre-Yvogène
36:36Vous êtes président
36:37du syndicat national
36:38des parachutistes
36:39Merci d'avoir accepté
36:40notre invitation
36:41votre réaction
36:42à ce drame absolu
36:43qui touche
36:44votre discipline
36:45Pierre-Yvogène
36:47Ça touche
36:48tout le parachutisme
36:49au niveau national
36:51Je connais ces deux personnes
36:52qui sont mortes
36:54aujourd'hui
36:55dont une qui était encore
36:56avec nous
36:56le week-end dernier
36:59Il est important
37:00de préciser
37:01et je mesure
37:02au combien
37:03votre émotion
37:04Pierre-Yvogène
37:04et encore une fois
37:05je vous remercie
37:06d'avoir accepté
37:07de témoigner
37:07dans ces circonstances-là
37:08Il est important
37:09de préciser
37:10qu'il s'agit
37:11d'un crash d'avion
37:12et non pas
37:13d'un problème
37:13de parachutisme
37:14et c'est important
37:16de le dire
37:16et de le rappeler
37:17je suppose aussi
37:18pour vous
37:19Je suis ravi
37:20de vous entendre
37:20de vous entendre dire ça
37:21ça me fait
37:27noter
37:27parachutisme
37:27soit préservé
37:30Aujourd'hui
37:31on est affaire
37:32à un accident
37:33d'avion
37:34ça va prendre
37:35un petit peu de temps
37:36il faut laisser
37:36l'enquête judiciaire
37:37passer
37:38le bureau
37:39enquête
37:39accident
37:40passer
37:41pour déterminer
37:42les raisons
37:43de ce crash
37:43donc panne moteur
37:45panne de trim
37:46une rupture
37:47sur un élément
37:48de l'avion
37:48on ne sait pas encore
37:49mais il faut
37:49il faut laisser faire
37:52Vous connaissez
37:52ce type d'avion
37:55Pilatus
37:55vous connaissez
37:57Pierre-Evogène
37:58Oui
37:59j'en ai piloté
38:01j'en ai fait
38:01à pas loin
38:02de 1000 heures
38:03c'est une machine
38:04qui n'est pas simple
38:05à piloter
38:05qui a du caractère
38:09Je m'interroge un peu
38:10parce que même
38:11en cas de panne moteur
38:12sur un avion comme ça
38:13on a une finesse de 20
38:14c'est à dire que pour
38:16100 mètres de hauteur
38:17on va planer
38:182000 mètres
38:19donc
38:20c'est parce qu'il y a
38:21une panne moteur
38:22que l'avion va tomber
38:22comme on a pu entendre
38:24comme un caillou
38:24verticalement
38:26je pense qu'il y a
38:27plein de pistes ouvertes
38:29Ce qui est important
38:30également de préciser
38:32on avait le témoignage
38:33d'un témoin
38:34qui assistait
38:34à ce crash
38:35c'est que
38:37les parachutistes
38:38ne sont absolument pas
38:39attachés
38:40dans ce type d'avion
38:41en plus
38:42évidemment
38:43Alors
38:44c'est un petit peu
38:46en fonction
38:46de l'exploitant
38:47de l'avion
38:47l'Europe
38:49a laissé
38:50à chaque exploitant
38:50la faculté
38:52de mettre
38:53des ceintures
38:54à l'intérieur
38:54mais
38:55à l'altitude
38:56où ça s'est produit
38:57de toute façon
38:59il n'y avait
39:00aucune possibilité
39:01de faire
39:02ce qu'on appelle
39:02une évacuation
39:03d'urgence
39:04et de pouvoir
39:05s'extraire de l'avion
39:06et ouvrir
39:07son parachute
39:07de secours
39:08en parachute
39:08vitesse
39:09il faut au minimum
39:10500 mètres
39:12pour un saut en loisir
39:14on peut peut-être
39:14partir à 200
39:15à 300 mètres
39:16mais ça commence
39:16à être très très tendu
39:17mais là
39:19de toute façon
39:20les gens
39:21ont très vite
39:22compris ce qui se passait
39:23et n'ont eu qu'à subir
39:26en fait
39:27la fin
39:28de l'ordicot
39:29Pierre-Evogène
39:30est-ce que
39:32je vous pose
39:32des questions
39:33de néophyte
39:34évidemment
39:34est-ce que
39:36quand on est
39:37parachutiste
39:38on est
39:39préparé
39:39évidemment
39:40à potentiellement
39:42est-ce qu'il y a des problèmes
39:43au sein
39:44d'un avion
39:45est-ce qu'il y a
39:45des informations
39:47spécifiques
39:48est-ce qu'il y a
39:48quelque chose
39:49autour de cela
39:49oui ou non
39:51oui
39:52ce que je vous disais
39:53tout à l'heure
39:53en fait
39:54c'est que
39:54chaque parachutiste
39:55que ce serait
39:56dans le cadre
39:57du loisir
39:57ou d'une activité
39:59professionnelle
39:59a une partie
40:01de sa formation
40:03où
40:03on parle justement
40:05de l'évacuation
40:06d'urgence
40:06à certaines altitudes
40:08en fonction
40:08du type de saut
40:10qu'on fait
40:10donc comme je vous disais
40:11pour le parachute
40:12bi-place
40:13en dessous de 500 mètres
40:14ça commence à être
40:15un peu tendu
40:15pour des parachutistes
40:16de loisir
40:17on peut peut-être
40:18partir à 200
40:19300 mètres
40:20mais voilà
40:22cette évacuation
40:23d'urgence
40:23sur une problématique
40:25d'avion
40:25elle est enseignée
40:27mais à l'altitude
40:29enfin ce que j'ai pu
40:30comprendre
40:30avec tous les témoignages
40:31qui sont
40:32ce qu'ils sont
40:32mais je pense
40:34que l'avion
40:34n'était pas très haut
40:35et qu'il n'y avait
40:36aucune possibilité
40:38pour ces parachutistes
40:40de déclencher
40:41une évacuation
40:41d'urgence
40:43Pierre-Yves Eugène
40:43Olivier Benkeboun
40:44a une question
40:45à vous poser
40:45il me semble
40:46que vous venez
40:47de dire à l'instant
40:48que vous aviez piloté
40:49ce type d'appareil
40:51lorsqu'on a
40:52des accidents
40:53qui se produisent
40:54à ce niveau-là
40:56juste à la sortie
40:57de la piste
40:58en quelque sorte
40:59et on a entendu
40:59ce témoin dire
41:00le moteur
41:01s'est arrêté
41:02ça veut dire
41:03quelles sont
41:04les hypothèses
41:04vous avez évoqué
41:05il y a plusieurs hypothèses
41:06est-ce que
41:07c'était pas assez rapide
41:09il n'y a pas assez
41:09de vitesse
41:10est-ce que ça peut être
41:11une panne moteur
41:13est-ce que
41:13vous avez évoqué
41:14le problème
41:15de trim
41:16on l'a dit
41:17avec Michel
41:17tout à l'heure
41:18peut-être
41:19un problème
41:20d'ouverture
41:21de la vanne
41:22de carburant
41:23pourquoi pas
41:23c'est déjà arrivé
41:25quelles sont
41:25vos hypothèses
41:27alors
41:28il y a peut-être
41:29une erreur
41:30dans l'emport carburant
41:32parce que l'avion
41:33enchaîné
41:34il était
41:35à sa troisième
41:36rotation
41:37d'un cycle
41:38de trois décollages
41:41donc
41:43la possibilité
41:44d'avoir fait
41:44une erreur
41:44sur le robinet carburant
41:46est impossible
41:46quand vous êtes
41:47à la road 2
41:48que vous décollez
41:49pour la road 3
41:49en fait vous ne touchez
41:50pas au robinet carburant
41:52la turbine est allumée
41:53déjà depuis
41:5445 minutes
41:55il n'y a aucune action
41:56pour le pilote
41:56à ce niveau-là
41:58est-ce qu'il y a une erreur
41:59sur l'emport carburant
42:00l'enquête le déterminera
42:01est-ce qu'il y a une rupture
42:03d'une canalisation
42:05carburant
42:06qui amène
42:07le carburant moteur
42:07l'enquête le définira
42:10est-ce qu'il y a eu
42:11un problème de trim
42:11tout ça
42:12il y a plein d'options
42:13en fait
42:13aujourd'hui
42:14il est beaucoup trop tôt
42:15pour avancer
42:15telle ou telle option
42:17Merci pour ce témoignage
42:19Pierre-Yves Eugène
42:20on a une pensée
42:21évidemment
42:21pour tous les parachutistes
42:23et j'ai pu mesurer
42:24au combien
42:25votre émotion
42:26et merci encore une fois
42:27d'avoir accepté
42:27de témoigner
42:28sur notre antenne
42:29sur ce drame
42:30absolu
42:31vraiment
42:31je voudrais vous faire
42:33écouter également
42:33une réaction
42:34celle du maire
42:35de Nancy
42:36qui s'est exprimé
42:37sur ce drame
42:38L'avion s'est écrasé
42:43à quelques mètres
42:43à peine
42:44des habitations
42:44de ce quartier
42:45résidentiel
42:45de la rue Salvador
42:46Allende
42:47à Tomblaine
42:48et c'est vrai
42:48qu'une catastrophe
42:50supplémentaire
42:51à quelques mètres près
42:52a été évité
42:53de justesse
42:53alors il n'y a pas
42:54de victimes physiques
42:55collatérales
42:55mais il y a des victimes
42:56psychologiques
42:57collatérales
42:57nombreuses
42:58et c'est aujourd'hui
42:59leur prise en charge
43:00court, moyen et long terme
43:02qui est évidemment
43:03notre priorité
43:04de prise en charge
43:04médico-psychologique
43:05qui a été activée
43:06dès ce matin
43:07le maire de Nancy
43:08et Michel j'aimerais
43:09qu'on revienne
43:09sur ce que disait
43:12Pierre-Eveugène
43:12sur cet avion
43:13qui n'a pas l'air
43:14si simple que ça
43:15visiblement
43:16c'est aussi une information
43:17en soi
43:18oui moi ça me surprend
43:19parce que j'avais
43:21j'avais interrogé
43:23Pierre-Michel Condot
43:24qui le connait
43:25mais non
43:26pour contraire
43:26c'est
43:28non
43:29j'ai m'entendu
43:30parler de ça
43:31qui était délicat
43:32à piloter
43:34c'est une information
43:35qui m'a
43:36je vais vérifier
43:36je vais vérifier
43:37mais Miller
43:37c'était pas beaucoup
43:38pour un avion
43:39non ?
43:39comment ?
43:39Miller c'est beaucoup
43:40pour un avion
43:40pour un pilote
43:41ou pas tant que ça ?
43:42oui oui
43:42il y a des avions
43:44enfin il y a des avions
43:45on connait
43:45qui sont très particuliers
43:46qui décrochent facilement
43:48ou qui ne préviennent pas
43:49il y a tout
43:51si vous voulez
43:52il n'y a pas d'assistance
43:54tandis que maintenant
43:55les avions sont faits
43:56de telle façon
43:56qu'avec les assistances
43:57on corrige
43:58tous les défauts
44:00de façon que
44:00pour le pilote
44:01c'est complètement lisse
44:02voilà
44:02tandis que là
44:03c'est du bon avion
44:05bien sûr
44:06ça se pilote
44:06comme on dit
44:07avec les fesses
44:07mais c'est pas notin
44:08ce que nous dit
44:09Pierre-Evogène aussi
44:10donc ça mérite
44:11d'avoir
44:12quelques vérifications
44:14quant à la maniabilité
44:15de cet avion
44:16je surveille en même temps
44:17que vous
44:18et je le vois
44:19Olivier Benkémoun
44:20Philippe Tabarro
44:21et Laurent Nunez
44:22sont sur place
44:24est-ce qu'on sait
44:25à quel moment
44:26ils risquent de prendre
44:26la parole ou pas
44:27les ministres
44:28il y a souvent du retard
44:29on sait que
44:30aussi pour eux
44:30c'est le moment
44:31de récolter
44:32l'ensemble des informations
44:35dont disposent
44:36les autorités
44:36depuis ce midi
44:38puisque je vous le rappelle
44:39l'accident a eu lieu
44:40aux alentours
44:41d'11h25
44:42donc pour le moment
44:44les ministres
44:45saluent l'engagement
44:46de l'ensemble
44:46des effectifs
44:47mobilisés sur place
44:48et puis
44:49ils vont discuter
44:51avec le procureur
44:52en tout cas
44:53surtout avec le préfet
44:54de Meurthe-et-Moselle
44:55qui est sur place
44:55pour recueillir
44:57le maximum d'informations
44:58bien sûr
44:58les ministres
44:59vont avoir
44:59plus d'informations
45:00que ce qu'ils vont nous
45:02donner tout à l'heure
45:03puisqu'il y a
45:04une discrétion
45:05et puis
45:06il faut aussi
45:07être prudent
45:08sur les premières pistes
45:10à évoquer
45:11mais en tout cas
45:12on aura quand même
45:12des premiers éléments
45:13officiels
45:14tout à l'heure
45:15en tout cas
45:16pour l'instant
45:16pas d'heure officielle
45:18sur la prise de parole
45:19Thierry
45:19Autre témoignage
45:21celui du maire
45:21de la commune
45:22où ces produits
45:23se crachent
45:24le maire de Tomblaine
45:26que je vous propose
45:26d'écouter
45:27Nos premières pensées
45:29vont
45:30pour les victimes
45:31et pour leurs familles
45:33c'est toute la population
45:35de Tomblaine
45:36qui présente
45:37ses condoléances
45:37et puis qui se sent
45:38touchée
45:39ça nous affecte
45:39particulièrement
45:40et on partage
45:41la peine des familles
45:42J'étais tout à l'heure
45:43dans la cellule
45:46d'accompagnement
45:48il y a un couple
45:49qui avait offert
45:51alors je ne sais pas
45:52si c'est à son fils
45:53ou à sa fille
45:53pour ses 20 ans
45:54en cadeau d'anniversaire
45:56ce baptême
45:57en parachute
46:00oui c'est dur
46:01à encaisser
46:03Je ne vous ai pas
46:04posé la question
46:04Michel
46:05on va interroger
46:06je suppose
46:08mais en vous posant
46:09la question
46:09je pense que j'ai la réponse
46:10évidemment
46:10le constructeur
46:11de cet avion
46:12pour le pilotage
46:13j'essaie de l'avoir
46:16je vous dirai
46:17est-ce qu'il est délicat
46:18à piloter
46:18est-ce qu'il a
46:21des travers
46:21il y a des avions
46:22qui décrochent
46:23sans vous prévenir
46:25donc je vois la réponse
46:26et ça c'est le type
46:27de question
46:27qu'on va poser
46:28également aux constructeurs
46:29mais ce qui est étonnant
46:30c'est cette information
46:31que nous a donnée
46:33Pierre-Yves
46:34Eugène
46:34un avion exigeant
46:36un avion exigeant
46:38ça veut dire
46:39qu'il faut avoir
46:40une maîtrise
46:40des heures de vol
46:42etc
46:42mais enfin
46:42si c'est un avion
46:43qui vole depuis 50 ans
46:44oui ça va
46:45effectivement
46:45c'est quand même
46:46un avion sûr
46:47un avion utilisé
46:49très régulièrement
46:50pour les sauts
46:51en parachute
46:53donc il y avait
46:54quand même
46:55une confiance
46:55absolue
46:56surtout pour ce genre
46:57de moment
46:58où on est dans
46:58des baptêmes de l'air
46:59fin de cette édition spéciale
47:01de ce Open Shine
47:02merci de m'avoir
47:03accompagné
47:04dans quelques instants
47:05notre grand reportage
47:06les vrais chiffres
47:07de l'immigration
47:08belle semaine
47:09malgré tout
47:10sur CNews
47:16vous retrouverez
47:17donc notre grand reportage
47:18les vrais chiffres
47:19de l'immigration
47:19dans quelques instants
47:20mais je vous conviendrai
47:21très rapidement
47:21sur cet accident
47:23d'avion
47:25Olivier
47:25c'est le plus meurtrier
47:27en France
47:28me semble-t-il
47:2911 morts
47:30dans le crash
47:30d'un avion civil
47:32c'était pour
47:33vous le savez
47:33un vol en parachute
47:35avec un baptême
47:37de l'air
47:37un baptême de l'air
47:38donc aucun survivant
47:40l'accident d'avion
47:41est le plus meurtrier
47:41en France
47:42indique le BEA
47:44le Bureau d'enquête
47:46et d'analyse
47:46sur la sécurité
47:47de l'aviation civile
47:48le plus meurtrier
47:49les précédents accidents
47:50dans cette catégorie
47:52remontent
47:52alors le précédent
47:5324 à ville
47:5488 précisément
47:559 personnes meurent
47:56dans le crash
47:57d'un avion
47:57transportant déjà
47:58des parachutistes
47:59près de l'aérodrome
48:00de Lens
48:01et le 1er novembre
48:0397
48:04un petit avion
48:04de l'aéroclub
48:05de Lens
48:05s'écrase
48:07alors dans un étang
48:08non c'était
48:09dans l'Aisne
48:10les deux précédents
48:11mais là
48:11c'est vraiment
48:12ce qui explique aussi
48:14mais on l'a dit
48:15on l'a répété
48:15c'est la présence
48:16du ministre de l'Intérieur
48:17en ce moment même
48:18sur place
48:18et on voit les images
48:19en direct
48:20Philippe Tabarro
48:20qui est également sur place
48:21Philippe Tabarro
48:22le ministre des transports
48:23on va retrouver
48:24Pierre-Yves Eugène
48:25président du syndicat national
48:26des parachutistes
48:28rebonsoir
48:28Pierre-Yves Eugène
48:29vous souhaitez intervenir
48:31par rapport
48:32à des propos
48:32de Michel Chevalet
48:33donc c'est important
48:34de vous donner la parole
48:35et Michel vous écoute
48:36avec une grande attention
48:37évidemment
48:37Pierre-Yves Eugène
48:39oui
48:39alors je suis désolé
48:40j'ai peut-être du mal
48:41de me faire comprendre
48:42quand je voulais dire
48:42que le Pilatus
48:43c'est un avion
48:44un peu complexe
48:45à piloter
48:46c'est sur sa mise en œuvre
48:48en fait
48:48c'est un avion
48:48qui comme le crash
48:50de l'an en 97
48:51a eu un problème
48:52de trim
48:52dans les possibles pistes
48:54qu'il peut y avoir
48:55pour l'accident de ce matin
48:56il peut y avoir
48:57parce que c'était
48:57sur le 4
48:58l'avion de ce matin
48:59c'est un Pilatus
48:59B2H4
49:00avec des trims électriques
49:01et il y a pu y avoir
49:03aussi un problème
49:04de déroulement de trim
49:06il y a une procédure
49:07où il faut isoler
49:08le trim principal
49:09voir si c'est le secours
49:10ou inverse
49:10donc en fait
49:12mes propos
49:12disons que c'est une machine
49:13complexe
49:14c'est sur le pilotage
49:15c'est une machine
49:15qui a des efforts
49:18importants aux manches
49:19qu'il faut contrer
49:20par le trim
49:20c'est en ça
49:22où je veux dire
49:22que c'est une machine
49:23un peu complexe
49:24c'est sûr que ça n'a rien à voir
49:28à un A321
49:29c'est une caisse en métal
49:30avec du câble
49:31du kérosène
49:32et une turbine
49:33ouais
49:33mais
49:34vous pensez que ça peut avoir
49:35des conséquences
49:36mais il n'y a pas eu de précédent
49:38sur ce type d'avion
49:38Pierre-Evegen
49:39enfin je parle
49:40de votre gouverne
49:41ici en 97
49:4397
49:43à l'an
49:44en l'an
49:45il y a un pilatus
49:46qui s'est craché
49:47où il y a eu 9 morts
49:49je crois
49:50et c'est sur un problème
49:51de trim
49:53c'est en ça
49:54que je me suis permis
49:54de dire
49:55que c'est une machine
49:55qui est un peu complexe
49:57à piloter
49:57pas un peu complexe
49:59un peu
50:00oui
50:00qui a du caractère
50:01il faut y faire très attention
50:02à ces problèmes de trim
50:03ce n'est peut-être
50:04absolument pas
50:05le trim
50:06qui est aujourd'hui
50:07la cause du crash
50:07de ce matin
50:08j'ai juste du mal
50:09à croire
50:09qu'un avion
50:10même si ce moteur
50:11s'arrête
50:13parte dans une trajectoire
50:14verticale
50:14comme on a pu l'entendre
50:15dire par certains témoignages
50:16parce qu'un pilatus
50:17ça a une finesse de 20
50:19M. Chevalet
50:19pourrait dire
50:20que c'est quand même
50:20pas mal
50:20et ça tombe pas
50:22comme ça
50:23d'un seul coup
50:24C'est qu'on n'a peut-être
50:25pas tiré les enseignements
50:26de ce crash précédent
50:28dont vous parliez
50:29Périvogène
50:29parce qu'évidemment
50:30sachant ça
50:31on peut peut-être
50:31avoir quelques craintes
50:33et ça vous est peut-être
50:35moins surpris
50:35je serais tenté de dire
50:36que lorsque vous avez appris
50:38ce nouveau crash
50:39non ?
50:40Non
50:40en 97
50:42en fait c'était un problème
50:43humain
50:44sur un problème de trim
50:46là dans les causes possibles
50:48du crash de ce matin
50:49c'est peut-être un problème
50:51de déroule
50:53de déroulement
50:54du trim électrique
50:54donc là c'est
50:55un problème mécanique
50:57mais qui peut être
50:58sur la même voie
51:00c'est-à-dire un problème
51:01de trim
51:01en 97
51:02c'était un problème humain
51:03qui a causé ce crash
51:04D'accord
51:05merci
51:05c'est important
51:06de nous le signer
51:07évidemment
51:08puisqu'il faut être
51:08très très très prudent
51:10sur les mots
51:11que nous utilisons
51:12et l'enquête est en cours
51:13Michel
51:13rapidement
51:14Oui oui
51:14j'apprends
51:15je suis en train
51:17de faire vérifier
51:17j'attends la réponse
51:18l'enroulement de trim
51:20c'est
51:20les pannes
51:22le trim
51:22c'est-à-dire sur le plan
51:23à l'arrière
51:24la queue de l'avion
51:25sur la queue de l'avion
51:26l'orientation
51:27il y a un moteur
51:28avant c'était des câbles
51:29et puis il y a un moteur électrique
51:31aussi dans la queue de l'appareil
51:32et il y a eu des incidents
51:34notamment sur des Airbus
51:35qui étaient réputés
51:36pour avoir d'un seul coup
51:37un roulement de trim
51:38c'est-à-dire que le moteur
51:39ne se met pas
51:40il y a des butées
51:41mais le moteur tourne
51:43et enroule
51:43enroule
51:44et
51:44et vous même
51:47le met à piquer
51:47voilà
51:48c'est ça
51:49bon
51:50c'était important
51:51j'essaye de vérifier
51:52essaye de vérifier
51:54évidemment
51:54cette fois c'est sûr
51:56vous allez retrouver
51:56dans quelques instants
51:58notre grand reportage
52:00les vrais chiffres
52:00de l'immigration
52:01belle semaine sur CNews
52:03je vous retrouverai
52:03la semaine prochaine
52:04vendredi
52:05merci
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