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Clélie Mathias, accompagnée de la rédaction d’Europe 1, propose à la mi-journée un point complet sur l’actualité suivi de débats entre invités et auditeurs.

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00:0113h15, Europe 1 Info. Vous écoutez les grands entretiens politiques d'Europe 1 Info, c'est avec vous
00:06Mickaël Dorion, il est 14h33, nous accueillons votre deuxième invité, la ministre de l'agriculture, de l'agroalimentaire
00:11et de la souveraineté alimentaire, Annie Gennevard.
00:14Bonjour madame la ministre. Bonjour. Merci d'être avec nous sur Europe 1.
00:18Pour commencer, je voudrais qu'on parle de ce rendez-vous à suivre de très près.
00:22Demain, Sébastien Lecornu reçoit à Matignon plusieurs de ses ministres aux côtés des représentants
00:27des organisations agricoles. Au menu, la réponse de l'État face à la canicule qui frappe durement
00:33le monde agricole depuis plusieurs semaines. Deux possibles annonces sont attendues de ce rendez-vous.
00:40Écoutons les précisions d'Alexis de La Fontaine.
00:42Oui, le Premier ministre et la ministre de l'agriculture, Annie Gennevard, devraient annoncer
00:47une série de mesures, la plus concrète des prêts de trésorerie débloqués dans les prochains jours
00:52pour permettre aux éleveurs de rénover ou équiper leurs bâtiments.
00:55Objectif, installer des systèmes de brumisation et de ventilation pour protéger les animaux
01:01lors des prochains pics de chaleur. Ces prêts seront garantis par BPI France.
01:06Autre annonce, dans chaque région, les services de l'État vont devoir identifier des sites
01:10capables d'accueillir en urgence l'enfouissement d'animaux morts.
01:13Le gouvernement prévoit également de faire contribuer les assureurs et demande des indemnisations
01:19pour les récoltes touchées par la chaleur. Cette réunion à Matignon devrait donc concrétiser
01:23ces différentes pistes. Annie Gennevard l'assure, si une nouvelle canicule survient, des mesures
01:28complémentaires seront annoncées. Un signal fort attendu par la profession agricole.
01:33Ça veut dire, Madame la ministre, qu'on attend une prochaine canicule pour annoncer de nouvelles mesures ?
01:41Disons qu'on s'y prépare. C'est indispensable. Dès le premier jour des canicules, on a mis en place
01:46une cellule de crise.
01:47On est en mode crise absolument permanent. On a des remontées de terrain, heure par heure, sur la situation des
01:55cultures,
01:57la situation des bâtiments d'élevage, l'accompagnement humain des agriculteurs, parce qu'ils vivent une nouvelle crise
02:03absolument terrible avec des pertes de récoltes, de moindre quantité de lait, la menace du feu, l'intensité du travail
02:14qu'il leur faut faire, puisqu'ils sont en pleine moisson et qu'ils sont extrêmement vigilants à le faire
02:20dans des conditions qui évitent tout risque de feu. Ils savent de toute façon que la saison ne sera pas
02:28bonne,
02:29alors que leurs charges de fonctionnement ont beaucoup augmenté avec le conflit au Moyen et au Proche-Orient,
02:34avec l'augmentation des engrais, l'augmentation du gasoil. Enfin, ils vivent, nous vivons une période
02:42qui est vraiment très éprouvante et c'est le moment de montrer notre solidarité à l'égard de ceux qui
02:48nous nourrissent
02:49et qui travaillent dur, particulièrement dur en ce moment où ils sont dans leur champ.
02:53Mais la question que beaucoup de Français se posent, c'est tout ça n'aurait-il pas pu être
02:58anticipé ?
02:59Mais en réalité, depuis les grandes sécheresses d'il y a quelques années, le monde agricole s'est tout de
03:07même
03:08organisé pour ce faire. D'abord, il sait, il connaît les procédures, les bonnes façons de faire pour éviter
03:15les problèmes, mais il faut aller plus loin, puisque ce qui caractérise notre époque, c'est non seulement
03:20le réchauffement climatique, mais le dérèglement climatique. C'est-à-dire que les épisodes météorologiques
03:25sont plus fréquents et plus violents. Ça pose par exemple la question de l'eau. Le stockage de l'eau
03:32auquel
03:34nous voulons évidemment apporter des améliorations à travers le texte de loi que nous venons d'adopter
03:39au Sénat est aussi une réponse. C'est pas la seule réponse. Il faut aussi un travail agronomique pour que
03:45le sol retienne l'eau.
03:46Il faut des choix de cultures qui soient moins gourmands en eau. Il faut que la technologie et la recherche
03:51nous aident.
03:51Elles le font avec notamment les nouvelles techniques génomiques qui produisent des plants qui sont mieux résistants.
03:59Il y a toute une batterie de mesures que les agriculteurs n'ont pas attendu qu'on leur dise
04:07quoi faire pour les mettre en place, mais il faut qu'on accélère. Je vous donne un exemple.
04:12Cet été, au plus fort, le climat de l'Occitanie, c'est celui de la Jordanie. Il est clair que
04:18ça va avoir des conséquences
04:20sur le choix des cultures. Est-ce qu'on va demain cultiver la même chose ? Il y a des
04:25filières où on est très dépendant
04:27de gros consommateurs d'huile d'olive, d'amande, de pistache. On est des gros consommateurs, on ne produit pas.
04:32Or, ce sont des cultures qui demandent moins d'eau. Il faut aussi qu'on explore et qu'on s
04:40'inspire aussi
04:41de ces pays où il fait très chaud, où depuis très longtemps, ils ont adapté leur système agricole à la
04:46chaleur.
04:47Je pense, par exemple, au Maroc. Ils ont des modes d'irrigation qui sont très économes en eau.
04:54Voilà, donc il faut déployer à 360 degrés toutes les possibilités. Et puis, dans vos annonces, vous avez évoqué
05:00l'adaptation des bâtiments d'élevage, parce qu'il y a certaines espèces animales qui supportent très très mal la
05:06chaleur,
05:06notamment la volaille. Et là, il faut pouvoir brumiser les bâtiments d'élevage, les ventiler.
05:16D'ailleurs, vous savez, quand ils le peuvent, ils n'ont pas attendu pour le faire.
05:19Moi, je vois chez moi, dans les étables de bovins, certains ont déjà mis en place des brumisateurs.
05:28Mais là, on va intensifier le dispositif.
05:30J'entends ce que vous dites. Effectivement, depuis quelques années, certains agriculteurs ont pris les devants.
05:37Mais toutes ces installations, toutes ces modifications, toutes ces adaptations ont évidemment un coût.
05:43Aujourd'hui, on le sait, certains agriculteurs sont dans des situations parfois et malheureusement souvent très délicates.
05:52Et ils attendent beaucoup de l'État.
05:54Bien sûr, bien sûr. L'État et la nation, on leur doit une solidarité, puisqu'on compte sur eux pour
06:00quelque chose d'absolument fondamental,
06:01qui est la nourriture qu'ils produisent.
06:05C'est d'abord les protéger de la concurrence des loyales.
06:07Vous voyez, dans le texte de loi, il y a des dispositifs pour les cantines.
06:11Les cantines, c'est une façon d'écouler leur production.
06:14Mais au-delà, il faut se préparer, parce que ce ministère, il a ce site particulier qu'on passe toujours
06:22d'une crise à une autre.
06:23Mais il faut aussi, de temps en temps, relever la tête pour pouvoir prévoir, travailler à l'avenir.
06:28Et là, nous anticipons.
06:31Le fonds hydraulique que le Premier ministre a triplé, c'est pour aider les agriculteurs à stocker l'eau.
06:37Le plan méditerranée, c'est pour initier de nouvelles productions végétales.
06:42Voilà.
06:43Il faut effectivement se mettre dans une posture de comment l'agriculture française va-t-elle s'adapter à cette
06:51nouvelle donne climatique.
06:52Et tous les pays de l'Union européenne font cela.
06:58Il faut aussi qu'on développe des systèmes assurantiels, des outils de résilience pour les aider.
07:04Vous voyez, moi, j'ai visité des serres très technologiques qui sont autonomes en eau,
07:09qui se passent de traitement, qui ont des bons niveaux de production.
07:14Il va falloir vraiment un bouleversement assez complet.
07:18Mais ça, vous savez, les agriculteurs, c'est à la fois une activité très traditionnelle
07:22et en même temps ouverte à la modernité la plus pointue.
07:27Et surtout, ils ont quelque chose de très précieux,
07:29c'est qu'ils approchent les choses très collectivement,
07:32ou saines filières organisées.
07:33Et ça, c'est précieux.
07:35Madame la ministre, dans la première partie de nos grands entretiens politiques,
07:39tout à l'heure, nous étions avec Aminata Niakate,
07:41qui est porte-parole d'Europe Écologie Les Verts.
07:45Son parti va déposer une motion de censure.
07:47Je vous parlais, tout à l'heure, je parlais d'anticipation
07:50concernant ces fortes chaleurs, concernant la canicule qui a frappé la France.
07:54Son parti va déposer une motion de censure contre le gouvernement.
07:59Il dénonce la mauvaise gestion de la canicule
08:02par le gouvernement de Sébastien Lecornu.
08:06Que leur répondez-vous aujourd'hui ?
08:08Moi, je pense que c'est une réponse qui n'est pas à la hauteur
08:10de la difficulté que vit notre pays.
08:12Lorsque toutes les forces vives du pays sont mobilisées
08:15pour passer cet épisode très difficile,
08:17qu'il s'agisse des pompiers, des policiers, des services de l'État,
08:23des professionnels de toute nature, professionnels de santé,
08:27c'est presque indécent de déposer une motion de censure
08:30parce que c'est la canicule.
08:32Je trouve que ce n'est pas à la mesure.
08:33Qu'est-ce qui indécent ? La réponse du gouvernement ou justement la motion de censure déposée par...
08:38Je trouve que vouloir censurer le gouvernement au motif que c'est la canicule
08:43n'est pas à la hauteur de la situation.
08:46Quand est-ce que dans notre pays, nous allons retrouver un peu de solidarité nationale
08:50et pouvoir, dans des moments exceptionnels de souffrance,
08:55parce que le pays est en souffrance aujourd'hui,
08:58retrouver un peu de sens collectif, de penser à l'autre
09:01et de ne pas être dans une réponse étroitement politicienne,
09:05je trouve véritablement que ça n'est pas à la hauteur.
09:07Alors écoutons justement Marine Tondelier, la patronne des écologistes.
09:11J'imagine bien qu'ils la voteront.
09:12Des contacts que j'ai pu avoir, j'ai compris qu'il a voté
09:15et je n'imagine pas qu'il en soit autrement.
09:17Il vient pour les communistes d'ailleurs.
09:19Donc cette motion de censure pourrait faire l'unanimité à gauche.
09:22J'espère bien. C'est beau l'écologie, non ?
09:24Voilà, Marine Tondelier qui parlait donc du Parti Socialiste,
09:27puisqu'on sait d'ores et déjà que la France Insoumise va se joindre
09:31aux écologistes pour cette motion de censure.
09:35Et donc effectivement, ils espèrent qu'elle fera l'unanimité au sein de la gauche.
09:41Vous comprenez, Annie Gennevar, qu'aujourd'hui,
09:43beaucoup de Français s'interrogent d'une manière ou d'une autre
09:46sur justement le fait d'avoir pu anticiper
09:51et sur la gestion justement de cette crise.
09:53Écoutez, moi, je pense que Marine Tondelier
09:58espère coaliser autour de cette motion de censure
10:02et susciter une unité qu'elle n'a pas dans sa propre famille politique.
10:06C'est une façon finalement de détourner le regard
10:09de la situation dans laquelle elle se trouve politiquement,
10:12qui est une façon d'exister.
10:14Une façon d'exister, mais rapportée à la situation que nous vivons,
10:19je trouve que ce n'est pas à la hauteur de la situation.
10:23Gérer une crise, ça veut dire apporter les bonnes réponses au bon moment.
10:27C'est ça, gérer une crise.
10:28Et puis c'est aussi en tirer les enseignements.
10:31L'hôpital, les EHPAD par exemple, ont tiré les enseignements
10:35de la dernière épisode, du dernier pic de chaleur.
10:38On a organisé les EHPAD pour qu'il y ait des salles rafraîchies
10:43où on puisse mettre...
10:44Moi j'ai été maire, on a mis en place des dispositifs
10:48d'aller vers les personnes isolées pour vérifier qu'elles s'hydratent,
10:53pour vérifier qu'elles sont entourées,
10:55qu'elles ne sont pas isolées dans la situation.
10:58Il y a des discussions, le pays,
10:59mais vous savez, la politique gérée...
11:03Il y a tout de même certains sujets sur lesquels on reste encore très timide.
11:06Alors je suis d'accord avec vous,
11:07effectivement les écologistes ne sont peut-être pas les mieux placés
11:10sur ces sujets-là,
11:11mais en ce qui concerne par exemple la climatisation.
11:13Vous parliez des hôpitaux,
11:15quand certains hôpitaux sont actuellement en construction
11:18et qu'on continue de construire des hôpitaux
11:21sans que les chambres soient climatisées,
11:24on s'interroge.
11:25Alors deux choses, d'abord il est possible que les choses évoluent
11:28à la faveur de la situation que nous vivons.
11:31Mais la situation que nous vivons, on ne la découvre pas aujourd'hui.
11:33Ensuite, on sait construire aujourd'hui
11:35des bâtiments mieux isolés,
11:37des bâtiments passifs,
11:38ce qu'on appelle la construction passive,
11:40qui évite d'avoir des frais démesurés de chauffage l'hiver.
11:46Madame la ministre, je vous interromps,
11:47parce que pour le coup je connais le sujet,
11:50j'ai habité il y a très peu de temps dans un immeuble
11:51qui venait de sortir de terre.
11:53Effectivement aujourd'hui on sait construire
11:55des habitations qui sont extrêmement bien isolées
11:58dans lesquelles on n'a pas besoin de se chauffer l'hiver.
12:00Et c'était extraordinaire,
12:02c'était effectivement très intéressant
12:04parce que l'hiver on n'avait pas besoin de chauffer.
12:06Pour quelle raison ?
12:07Parce que ces bâtiments, ces nouveaux bâtiments
12:09gardent la chaleur l'hiver.
12:11Sauf que ces bâtiments gardent aussi la chaleur l'été.
12:14Alors écoutez, le principe de la maison passive,
12:17c'est normalement une isolation exceptionnelle
12:19qui permet d'éviter justement les écarts
12:21dans le froid et dans le chaud.
12:23Mais en tout état de cause, je pense que,
12:26je ne sais pas de quels hôpitaux en construction
12:29vous me parlez précisément,
12:30mais je suis bien convaincue
12:34que cette canicule va amener probablement
12:37à adapter la construction
12:42à l'évidence aux dérèglements climatiques
12:45que nous connaissons dans notre pays.
12:46En tout cas, il faut le faire assurément.
12:48De même pour les bâtiments d'élevage,
12:50il est clair qu'il faudra, ou même dans la façon
12:53de soigner les animaux,
12:55de les mettre dans des systèmes mixtes,
12:59forêt-pâturage,
13:00pour qu'ils puissent bénéficier de l'ombre des arbres.
13:04Enfin, il y a des réponses à apporter.
13:07Il faut désormais,
13:08et là vous avez raison,
13:10s'interroger systématiquement
13:11dans les aménagements que nous faisons
13:13pour que, évidemment,
13:16on puisse se préparer à ces épisodes
13:17qui, selon toute vraisemblance,
13:20peuvent ressurgir chaque année.
13:23C'est clair.
13:24Mais gérer une crise,
13:26c'est, vous voyez,
13:28vouloir une crise politique
13:29en plus de la crise canicule que nous vivons,
13:32ce n'est pas responsable,
13:33ce n'est pas à la hauteur
13:34de ce qu'on attend
13:37des responsables politiques du pays.
13:38Donc moi je dis aux uns et aux autres
13:41qu'ils donnent des leçons
13:41et qu'ils disent
13:42on aurait dû anticiper,
13:44tout n'est pas anticipable.
13:46Et l'anticipation,
13:49on a tiré quand même les enseignements
13:51des sécheresses et des canicules passées,
13:53il faut continuer à y travailler.
13:56La prochaine élection présidentielle,
13:58on va en parler dans un instant,
14:01puisqu'elle fait déjà polémique,
14:03elle fait déjà polémique,
14:03déjà cette semaine,
14:04on en a parlé en ce qui concerne les dates
14:06de cette prochaine élection présidentielle.
14:08Le 18 avril pour le premier tour,
14:09le 2 mai pour le second tour.
14:12Certains à droite estiment
14:15que ces dates vont favoriser la gauche.
14:17Elles ne font pas l'unanimité,
14:19on entendra notamment
14:20Yael Brown-Pivet,
14:20la présidente de l'Assemblée nationale
14:22qui s'exprimait sur ce sujet.
14:24Restez bien avec nous
14:25pour la suite de cet entretien.
14:27Madame la ministre,
14:28restez avec nous.
14:29Vous écoutez les grands entretiens politiques
14:30d'Europe 1 Info avec vous,
14:32Mickaël Dorian,
14:33et votre invitée Annie Gennevard,
14:34ministre de l'agriculture,
14:35de l'agroalimentaire
14:35et de la souveraineté alimentaire.
14:37Il est 14h47 sur Europe 1.
14:4013h15, Europe 1 Info.
14:4313h15, Europe 1 Info.
14:45Et dans Europe 1 Info sur Europe 1
14:46avec Mickaël Dorian,
14:47vous écoutez les grands entretiens politiques
14:49avec votre invitée Annie Gennevard,
14:51ministre de l'agriculture,
14:52de l'agroalimentaire
14:53et de la souveraineté alimentaire.
14:55Depuis mercredi,
14:56on connaît ça,
14:57il est atteint de la prochaine élection présidentielle.
14:59Le 18 avril pour le premier tour de mai,
15:02donc pour le second tour.
15:04Des dates qui ne font pas l'unanimité à droite,
15:07notamment Bruno Retailleau,
15:08le patron des Républicains,
15:09candidat à cette prochaine élection,
15:12estime que ces dates favorisent,
15:15vont favoriser la gauche.
15:17Écoutez également,
15:17Yael Brown-Pivet,
15:18présidente de l'Assemblée nationale,
15:21qui disait que cette décision
15:22n'était pas satisfaisante.
15:24Ce sont des mauvaises dates, oui.
15:26Le problème, c'est qu'on a des délais
15:28qui sont inscrits dans la Constitution,
15:29c'est l'article 7,
15:30entre 35 et 20 jours avant
15:32la fin du mandat du président.
15:34Il y avait juste une autre possibilité
15:36qui était de décaler d'une semaine en amont.
15:39Je crois que l'Elysée a choisi
15:40la moins mauvaise des solutions.
15:42S'il y a une unanimité
15:43de tous les partis politiques
15:44pour considérer que ça n'est pas une bonne date
15:46et que les dates en plein milieu
15:48de toutes les vacances scolaires
15:49de tout le pays sont meilleures.
15:51Dans ce cas-là,
15:51il faut écouter les partis politiques.
15:53Yael Brown-Pivet,
15:54présidente de l'Assemblée nationale,
15:56interrogée sur RTL.
15:58Comment est-ce que elles sont choisies
15:58ces dates, Annie Geneva ?
16:00Écoutez, elles sont choisies,
16:01comme l'a dit la présidente
16:02de l'Assemblée nationale.
16:03D'abord, on a les contraintes
16:05de calendrier qui sont fixées
16:07par la Constitution.
16:08Donc les options ne sont pas
16:09non plus énormes.
16:11Bon, après, le choix,
16:12c'est d'avoir le 1er mai
16:14en dernier jour de campagne
16:16ou au 1er jour après l'élection.
16:19Moi, je ne sais pas vous dire
16:20si cet élément à lui seul
16:22constitue un facteur déterminant.
16:24Ça ne me paraît pas d'une folle évidence.
16:28Ce qui est sûr,
16:28c'est que le 1er mai
16:30est un marqueur politique.
16:32Chaque année...
16:33Oui, mais est-ce qu'il est préférable
16:34qu'il ait lieu avant le 1er tour
16:36ou dès le lendemain
16:37de l'élection du président de la République ?
16:39Je ne sais pas.
16:40Ou dès le lendemain du 1er tour ?
16:42Je ne sais pas.
16:42En tous les cas,
16:43dès le lendemain,
16:44il ne pourrait pas influencer le vote.
16:46Écoutez, vous savez,
16:48ceux qui déterminent le vote,
16:50j'ai peine à penser
16:51que l'opinion publique
16:55soit si volatile
16:57et si déterminée
16:58par le choix
17:00d'un 1er mai
17:03par rapport
17:03à tel ou tel moment
17:05de l'élection présidentielle.
17:06Je crois que les grands déterminants
17:07de cette élection
17:08ne sont pas là.
17:11Autre polémique,
17:12puisque donc ça,
17:12il y a effectivement
17:13premier débat sur les dates,
17:15autre débat maintenant
17:16sur évidemment les alliances,
17:17sur les candidatures
17:18pour cette prochaine élection
17:20avec notamment Laurent Wauquiez
17:22qui, contre toute attente,
17:24tend désormais la main
17:24à Édouard Philippe.
17:25Selon lui,
17:25il est apte à incarner
17:26l'ordre et le sérieux
17:27qui vont permettre
17:29de redresser la France.
17:30Il ajoute qu'il faut savoir
17:31se retirer,
17:32si c'est nécessaire,
17:33de la course à l'Elysée
17:34sans mentionner directement
17:36le patron des Républicains
17:37Bruno Rotaillot
17:38à qui finalement
17:39d'une certaine façon
17:41il plante un couteau
17:42dans le dos quand même.
17:43Moi je pense qu'il est urgent
17:44pour la droite,
17:45la famille à laquelle
17:47j'appartiens
17:48et je continue d'appartenir
17:49et à laquelle je suis fidèle
17:50de pouvoir aborder
17:53cette élection
17:53en bon ordre.
17:55Et donc à la fois
17:56pour le patron des Républicains
17:58de pouvoir faire
17:59l'unité des siens
18:00parce que c'est la condition
18:02me semble-t-il
18:03indispensable
18:04pour pouvoir peser
18:05sur l'élection
18:06et puis
18:07bien prendre la mesure
18:09aussi du moment
18:10que nous allons vivre
18:11avec cette élection.
18:12La France est en
18:13très grande difficulté.
18:16Il va falloir
18:17des gens
18:18qui soient à la fois
18:19solides, déterminés
18:20et qui aient une vision
18:21pour le pays
18:22qui prennent les rênes.
18:24Moi ma position
18:24est la suivante.
18:25Je considère,
18:26j'appartiens aux Républicains.
18:28J'ai toujours été fidèle
18:30à ma famille politique
18:31et Dieu sait que j'en ai montré
18:32quelques exemples
18:33au moment où
18:33Éric Ciotti nous a lâchés.
18:36Je continue de penser
18:38que LR doit peser
18:39de tout son poids.
18:41La droite doit peser
18:42de tout son poids
18:43dans cette élection
18:43soit parce qu'elle a
18:44un candidat
18:45qui émergera
18:47soit parce qu'elle
18:48pourra peser
18:49sur le projet
18:50qui sera mis en oeuvre
18:51par le futur président
18:52de la République.
18:53Mais en tout état de cause
18:54sur quoi
18:55je veux insister
18:56et je ne suis pas
18:58la seule en la matière,
18:59Gérard Larcher l'a dit,
19:01Valérie Pécresse l'a dit,
19:03Laurent Wauquiez l'a dit,
19:05il faudra
19:06que nous ayons
19:07un candidat
19:08dans l'espace politique
19:10qui est enserré
19:11par le Rassemblement National
19:13et la France Insoumise.
19:15Mais le fait
19:16que Laurent Wauquiez,
19:17c'est ce qui fait finalement
19:18s'assoie sur le vote
19:19des militants
19:19en faisant
19:20une telle déclaration.
19:22Écoutez,
19:22moi je n'ai pas été
19:23dans la confidence
19:24de sa déclaration,
19:26je n'ai pas parlé
19:27avec lui,
19:27je ne veux pas parler
19:28à sa place.
19:29Ce que je vous dis,
19:30c'est que c'est le rendez-vous
19:31de la responsabilité
19:32à laquelle les Républicains
19:34sont convoqués aujourd'hui.
19:36Unité de la famille,
19:39solidité du projet,
19:41esprit de responsabilité
19:42pour que demain,
19:44au deuxième tour,
19:45nous soyons la droite
19:47qui a des choses spécifiques
19:49à apporter à notre pays,
19:50à la résolution
19:51de nos difficultés,
19:52soit pleinement engagée
19:54dans le processus présidentiel.
19:56c'est tout ce qui compte.
19:57Comme l'a dit Valérie Pécresse,
19:59le pays a besoin
20:01des solutions
20:01que notre famille politique,
20:03que la droite,
20:04avec son allié naturel
20:05du centre.
20:06Voilà,
20:07il se fait que
20:08on peut regarder
20:08toutes les précédentes élections,
20:11l'UMP ou LR,
20:12on a gagné avec le centre.
20:14Donc il faut être
20:15en capacité
20:16de conclure des alliances.
20:18Mais avant cette phase-là,
20:19il faut être capable
20:21de rassembler les siens
20:22et de pouvoir travailler ensemble
20:24à un projet
20:25qui, le moment venu,
20:26aura toute son importance
20:28dans le projet présidentiel.
20:30Bien sûr.
20:31Bruno Rotaillot a réagi
20:32dans la Provence.
20:33Je ne sais pas
20:34si vous avez vu
20:34les mots
20:35du patron des Républicains.
20:37Je ne souhaite pas
20:37assez de mal
20:38à Édouard Philippe
20:39pour vouloir
20:39qu'il le soutienne.
20:43Pardon,
20:43je ne souhaite pas
20:44assez de mal
20:44à Édouard Philippe
20:45pour vouloir
20:46qu'il le soutienne.
20:47Vous conviendrez
20:48que toutes ces polémiques,
20:51toutes ces histoires
20:51politiciennes,
20:52finalement,
20:52ne font pas vraiment bien
20:53aux Républicains.
20:55Alors,
20:56il faut veiller
20:56à ne pas désespérer
20:57ceux qui nous font confiance.
21:00Et vous savez,
21:01pour avoir mené
21:02aux côtés des candidats
21:04de plusieurs campagnes
21:05présidentielles,
21:06il y a une période
21:07qui est sensible.
21:09c'est celle où
21:11on peut être tenté
21:12pour exister,
21:13de durcir le ton.
21:15Il est très difficile
21:16après de se retrouver.
21:18Donc,
21:19il ne faut pas
21:19obéir les chances
21:21de réussite
21:22et handicaper
21:24l'avenir
21:25par des mouvements
21:27d'humeur
21:28dont je peux comprendre
21:29humainement
21:31la teneur.
21:32Mais voilà,
21:34c'est un moment
21:35particulier que nous vivons.
21:37on voit bien que l'épreuve
21:38de la canicule
21:40vraiment appelle
21:41à notre sens
21:42des responsabilités
21:43et c'est maintenant.
21:44Mais ce qu'on peut dire,
21:46c'est que la campagne
21:47a commencé.
21:48Oui,
21:48là,
21:48c'est le moins
21:49qu'on puisse dire.
21:50On a le temps
21:50d'écouter Edouard Philippe.
21:52On va écouter Edouard Philippe
21:53qui a réagi justement
21:54à Laurent Wauquiez.
21:55J'ai noté
21:56qu'il m'encourageait.
21:58Je ne suis pas sûr
21:58que ce soit un soutien
21:59mais j'ai noté
21:59qu'il m'encourageait.
22:00Quand vous êtes en campagne
22:02et quand votre objectif
22:03c'est de rassembler
22:05le plus largement
22:06cet espace
22:07qui va de la droite
22:08jusqu'au centre,
22:09vous vous réjouissez
22:10des soutiens
22:11quand ils sont formulés.
22:12Donc je m'en réjouis.
22:12La politique,
22:13on gagne quand on fait
22:14des additions,
22:15pas quand on fait
22:15des divisions.
22:17Et donc,
22:18être capable de rassembler,
22:19c'est-à-dire
22:20de parler à tout le monde,
22:21d'essayer de construire
22:22des choses avec tout le monde,
22:23c'est absolument indispensable
22:24à l'exercice politique
22:25et je suis déterminé
22:26à continuer dans cette voie.
22:28Sur ce point,
22:29il a raison,
22:30Edouard Philippe.
22:30Il n'y aura pas de place
22:31pour Bruno Retailleau,
22:32Edouard Philippe
22:33et Gabriel Attal.
22:34Non mais cette inflation
22:35du nombre de candidats
22:36est ahurissant.
22:38Chaque jour,
22:38dans chaque famille politique,
22:39un nouveau candidat
22:40ou une présomption
22:41de candidature,
22:42tout ça n'est pas sérieux.
22:44Et évidemment,
22:45le moment venu,
22:46il faudra se rassembler.
22:48Mais pour l'instant,
22:49chacun est dans son couloir de nage,
22:50essaye d'aller le plus vite possible,
22:52le plus loin possible
22:52il y a un moment
22:54où quand même
22:56le réalisme politique
22:57imposera quand même
22:58un peu de sagesse.
22:58En tout cas,
22:59c'est ce à quoi j'appelle
23:01les futurs candidats.
23:02Merci Madame la Ministre.
23:03Merci à vous.
23:04Merci Mickaël Dorian.
23:05C'était Mickaël Dorian
23:06sur Europe 1
23:06pour les grands entretiens politiques
23:08d'Europe 1 Info.
23:09Vous retrouvez
23:10Marie-Estelle Dupont
23:11et Romain Desarbes
23:11pour si on en parlait
23:12de 15h à 16h.
23:14Je vous souhaite
23:14une excellente après-midi.
23:15Merci Géraldine Hamon
23:16et bonnes vacances.
23:16Merci beaucoup.
23:18Merci, très belle été
23:19à l'écoute d'Europe 1
23:19et demain matin,
23:20retrouver Frédéric Taddeï
23:21pour cette arrivée
23:22cette semaine et dimanche.
23:23C'est arrivé demain,
23:24deux émissions
23:25pour éclairer l'actualité
23:26des derniers jours
23:26et réfléchir aux événements
23:28à venir en compagnie
23:29de nombreux invités.
23:30C'est tous les week-ends
23:31de 9h à 10h sur Europe 1.
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